En politique, l'important, c'est d'être d'accord avec le patron de bistro d'autant que son métier consiste essentiellement à taire ses désaccords avec les clients.
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06 mai 2015
Trois ans d'action !
Visiblement, pour cet anniversaire, les services de communication du gouvernement sont très actifs. Voilà qu'ils sortent une infographie présentant trois ans d'action !
L'agenda des réformes
A l'occasion du 6 mai, le gouvernement a mis en ligne l'agenda des réformes. C'est très bien fait (au niveau informatique et ergonomique, pour le contenu, je vous laisse découvrir).
26 août 2014
Il est temps que le gouvernement Valls 2 vienne !
Hé ! Manu !
Tu es
en train de nous préparer un gouvernement. La dernière fois, on a eu un
gouvernement de combat, je ne sais pas ce que tu vas nous pondre, cette
fois ! Un gouvernement d’attaque ? D’assaut ? D’engagement ?
De lutte ? De tuerie ? D’action ? D’engagement ? De
reniement ?
Je
vais te donner un conseil : fais-nous un machin bien "soclib" assumé,
qu'on arrête de tergiverser, du moins dans tous les postes en relation avec l'économie. Certes, ça va couiner à gauche mais, avec pépère,
vous avez choisi un cap. Il faut le montrer. L'assumer, disais-je.
Je
vais te donner un autre conseil : évite les vieux crabes. Hier, on parlait de
Baylet (j'en ai fait un billet pour rigoler). Ce matin, on parle de Hue. Je
n'ai rien contre ces lascars mais, bon sang, un tel gouvernement ne ferait pas
sérieux. Pense à la communication. On ne fait pas un machin moderne soclib avec
des types qui auraient pu être ministre sous de Gaulle. Et encore, je suis
gentil. Au fait ! Evite, Placé, aussi… Par contre, Barbara machin
me semble avoir des avantages.
Ton
gouvernement doit marquer une rupture. De toute manière, l'aile gauche du PS ne
sera pas contente. Mais faites en sorte qu'elle couine maintenant, elle finira
par lasser. De toute manière, les députés de toute la gauche finiront par aller
à la soupe. S'ils tiennent à leur poste, ils doivent vous accorder la
confiance. S'ils veulent avoir la moindre chance d’être réélus en 2017, ils ne
peuvent qu'espérer de bons résultats de votre part, même s'ils n'y croient pas.
De toute manière, ça sera votre politique qui sera mise en œuvre, pas la leur.
Arrêtons de jouer.
Ce qui n’empêche évidemment pas le respect du
travail parlementaire : c’est le Parlement qui vote les lois. Revenons à l’esprit
de la cinquième…
Hamon
? Il va passer pour ce qu'il est. Un apparatchik plus intéressé par la conquête
du PS que par l'Education Nationale.
Montebourg
? Il va passer pour un populiste, anti-européen, anti-mondialisation. Ça ne te
rappelle rien ?
Alors,
ne nous sors pas un foireux gouvernement de combat ou je ne sais quelle équipe
d'ouverture, mais un vrai truc qui corresponde à la politique que vous
souhaitez mettre en œuvre. Ou alors fais nous un remaniement "a minima", en remplaçant uniquement les trois personnes qui doivent sortir. Au fait ! D'après Le Monde, Mme Taubira devrait rester ! Très bien. En plus, elle fait chier les réacs.
Au
boulot.
(Le
titre du billet n'est pas de moi, je l'ai repéré dans Twitter).
25 août 2014
Nicolas, téléphone !
![]() |
| Futur ministre avec une tache de café sur sa seule chemise gauche caviar. |
-
Oui, allo ?
-
Nicolas ? C’est François !
-
Ah ! Salut, Pépère. Ca va ? Dis donc,
t’as encore fait fort. Va pas attraper une pneumonie, hein !
-
Oui, ça va et toi ! J’ai vu sur ton blog
que t’avais repris le boulot. Au fait, merci pour ton billet d’hier pour faire
croire que tout va bien…
-
Bah ! La routine… Dis-moi, je suis en plein
taf, là. Je suppose que tu as pas mal d’occupations toi-aussi. D’ailleurs, vu
ce qu’il tombe ici, à la Défense, je me demandais si tu étais passé par l’A14
pour rentrer de Villacoublay. Trêve de plaisanterie, pour me remercier, tu
aurais pu envoyer un SMS, comme d’habitude. Je suppose que tu m’appelles pour
autre chose ?
-
Ben… J’avais pris Montebourg comme ministre de l’économie.
Il me fallait un incompétent et c’est le premier qui est passé devant de moi
mais il n’arrête pas d’ouvrir sa gueule, du coup, je l’ai viré.
-
Bah !
-
Je cherche donc un type aussi incompétent mais
qui aille toujours dans la ligne que je fixe quand il cause, j’ai pensé à toi.
-
Je te remercie, j’ai en effet toute l’incompétence
requise.
-
Tu accepterais ?
-
Je ne sais pas. Pour l’instant, je te remercie d’avoir
pensé à moi.
-
Qu’est-ce qu’il te faudrait pour accepter ?
Des assurances ? Des secrétaires avec des gros nichons ?
-
Bof… Je pensais plutôt à une certaine marge de manœuvre
dans certains domaines, comme la fiscalité de la bière.
-
C’est emmerdant ! C’est plutôt du ressort
de Michel. Lui, c’est vraiment un fidèle, je ne peux pas le virer. Je ne peux
même pas le foutre ailleurs, il ne sait faire que ça.
-
Ah !
-
Bon, ce qu’on va faire : tu réfléchis à des
propositions. Manu te rappelle te rappelle plus tard et tu lui dis ça.
-
OK, a+
-
Salut.
-
Oui, allo ?
-
¡disculpe! No comprendo.
-
Allô !
-
Ah ! Oui, Nicolas, c’est Manuel.
-
Ah ! Salut, ça va ? J’attendais ton
appel, suite à celui du vieux.
-
Ben oui… J’t’appelle, andouille. Alors, tu as
réfléchi ? Tu as des propositions ?
-
Oui. Tu as de quoi noter ?
Petit 1 : je nomme les membres de cabinets comme je
veux. Je prendrai même des types de droite, comme FalconHill, qui au moins saura nous
trouver des petits vins de pays sympathique.
-
Mais non. Faut pas déconner, quand même. Je sais
bien qu’il faut qu’on garde un minimum de crédibilité. Ou alors, tu le colles à
la culture, pour rigoler, je pense qu’il saura s’occuper des intermittents…
-
Abruti !
-
Oui, chef ! Bon, je continue. A propos du
cabinet, je prends aussi El Camino pour choisir les
gonzesses, pardon, des secrétaires, il est plus grosses fesses que gros nichons
mais tant pis. Tiens ! Il s’occupera aussi des bagnoles, ça nous fera des
économies. Bon, je continue.
Petit 2 : tu te démerdes avec Stéphane, mais le
commerce des céréales doit rentrer dans giron du ministère de l’économie.
-
Ça ne va pas être facile à justifier…
-
Mais si ! Avec quoi est faite la bière,
hein ? De quoi dépend son prix si ce n’est du cours mondial des céréales,
ou, du moins, de l’orge.
-
Ah oui, tiens !
-
Voila… Tiens ! On va faire une première
mesure particulièrement gauchiste pour tromper les autres couillons : le
prix des céréales ne sera plus dépendant des marchés mais sera fixé par décret
après concertation, tu sais, le truc socdem ?, avec les paysans et les
brasseurs. Comme ça, on pourra, en plus, envoyer chier les céréaliers.
-
Ben ça ne va pas être possible, et nos
partenaires étrangers.
-
On s’en fout. On va dire qu’on privilégie les
circuits courts, ça fera plaisir aux écolos. Au fait, ma troisième exigence.
Petit 3 : que Placé ne soit pas au gouvernement.
-
OK évidemment, continue le deuxième point, je ne
vois pas comment tu vas procéder.
-
On va faire une loi qui oblige les céréaliers français
à livrer en priorité les industriels français. On trouvera des très bons
prétextes, qui seront validés par le Conseil Constitutionnel. De toute manière,
c’est probablement déjà le cas mais le prix n’est pas négocié en France. Le
problème est seulement le prix. On trouvera un truc. Ils pourront vendre les
excédents à l’international aux prix du marché.
-
Et tu as un objectif précis, quelque chose de chiffré ?
-
Oui, que le demi-pression au comptoir à 2€10
soit rentable pour le bistrotier et le brasseur. On va se mettre dans la poche
les commerçants et le peuple, ou, du moins, les pochetrons.
-
Je vois que tu as pensé à tout !
-
Ben oui, je l’ai dit à François, j’ai toute l’incompétence
requise. Je continue. Par contre, il faudra que Christian [NDLR : Eckert,
ministre du budget] y mette du sien pour la fiscalité. Bon, je continue.
Petit 4 : pour les professions réglementées, je
continue le boulot de Nono et je vais encore plus à la hache que lui.
-
T’es fou ? On va avoir tout le monde dans
la rue, notamment les taxis qui vont faire des opérations escargots et ce genre
d’emmerdements.
-
On s’en fout ! Tu connais beaucoup de taxis
qui votent à gauche… ? Et on va faire appel au peuple, lui expliquer la
situation,… Tu penses que les types qui crèvent la dalle vont défendre les
revenus des pharmaciens ou des greffiers ?
-
T’as raison ! Bon, j’accepte tes quatre
conditions.
-
Hé ! J’ai pas fini.
-
Fais pas chier, envoie le reste par mail à ma
secrétaire. La concierge de l’école de son fils étudiera ça.
-
Attends, juste un point.
Petit 5 : si tu crées un grand ministère du
numérique avec Blachier à la tête, tu ne le fous pas sous mes ordres, ni
même à Bercy, on passerait notre temps à buvette.
-
C’est bien le type avec des cernes et une légère
surcharge pondérale qui avait fait campagne pour moi ?
-
Ouais. Bon ! Je commence quand ?
-
Ca roule ! On se voit mercredi pour le
Conseil ?
-
OK. A+.
-
Salut,
-
Beep, beep, beep.
18 juillet 2014
Le gouvernement, le terrorisme et internet
Si j’en crois ce
papier de Numerama repris par Korben, Bernard Cazeneuve prépare un texte de
loi antiterroriste dont un article « prévoit de confier à
l'administration le pouvoir d'élaborer des listes de sites à bloquer, sans
contrôle judiciaire ». « Le dispositif prévu par le
projet de loi est jugé "techniquement inefficace" et "inadapté
aux enjeux de la lutte contre le recrutement terroriste". Pour le CNNum,
il "n'offre pas de garanties suffisantes en matière de libertés". »
Je n’ai pas lu l’article en question mais j’espère bien que
le ministre de l’intérieur prendra en compte l’avis du Conseil National du numérique
pour réécrire sa copie…
Toujours est-il qu’on a passé des années à lutter contre les
conneries de la droite en matière de numérique, au travers des Lopssi et autre
Hadopi… Il ne faudrait pas que le gouvernement actuel refasse les mêmes…
02 avril 2014
Changer de gouvernement : fait.
La nomination
du gouvernement a rassuré certains militants, comme Grandludo,
mais la critique reste forte, sur le thème on fait du neuf avec du vieux, il n’y
a pas beaucoup de changement, c’est un jeu de chaises musicales, ça ne répond
pas aux attentes des Français et tout ça. Sarkofrance, par exemple, est très
critique, tout comme Rosaelle.
Noix Vomique, blogueur réac mais qui sent pas trop fort, aussi, pour d’autres
raisons, mais un blogueur de droite ne va pas féliciter les gouvernements
de gauche.
J’aurais voulu citer les réactions de quelques personnalités
de droite, pour rigoler, mais Google News est planté, ce que je trouve très drôle.
Dans un moment de bonne humeur, je vais répondre aux
critiques.
Ce n’est pas le même gouvernement qu’avant. Le budget, le
travail, les finances,… ont changé de main. D’autres ministres restent en place
pour continuer les réformes engagées, notamment pour la justice et la
décentralisation. Deux personnalités politiques d’envergure nationale et
connues sont en charges de deux secteurs clés : l’écologie et le travail. Elles
n’étaient pas au gouvernement auparavant. La présence de Ségolène Royal,
notamment, montre que le sujet sera abordé sérieusement. Elle a suffisamment de
voix… Le gouvernement est maintenant composé de professionnels expérimentés (en
2012, ils débutaient, pour beaucoup). En outre, il s’agit d’un remaniement, pas
renouvellement.
Le gouvernement est réellement resserré. J’espère qu’ils ne
feront pas l’erreur de multiplier les ministres délégués ou secrétaires d’Etat.
Je ne leur fais que moyennement confiance. Il faudra bien quelqu’un pour s’occuper
des anciens combattants (c’est cette année, qu’il y a de boulot, avec le
centenaire…), de la santé, des transports, des relations avec le Parlement, du
budget (Sapin ne pourra pas tout faire…), des affaires européennes, des PMI
PME, du commerce extérieur et je suppose que Benoit Hamon aura besoin d’un coup
de main pour maitriser le mammouth, tout comme Marylise Lebranchu qui a un
vaste domaine.
Mais il n’y a pas besoin de Ministre des Français de l’étranger,
l’agroalimentaire (si si, on en avait un), la francophonie, le développement, les
handicapés, la famille, l’économie sociale, la consommation, les personnes
âgées, la ville (en plus du ministre), la réussite éducative, la vie
associative, l’artisanat, le commerce, le tourisme,… Ne me faites pas dire ce
que je n’ai pas dit : ces thèmes sont importants, mais la charcuterie, les
produits fermentés à base d’orge, l’aviation, l’élevage, le patinage artistique
féminin, les trains de banlieue… aussi. Faire des réunions à 40 ne sert à rien,
surtout s’il y en a 39 qui écoutent Laurent Fabius.
J’espère qu’ils seront assez malin pour maîtriser la
communication et éviter les couacs (il y a déjà une passe d’arme entre Fabius
et Montebourg qui se disputent le commerce extérieur).
Ils sont là pour mettre en œuvre la feuille de route fixée
par Hollande et recadrée suite aux municipales.
Je ne leur ferai pas un procès avant qu’ils ne commencent à
bosser et je ne vais pas dire qu'Hollande fait un virage à droite et qu'il faut une autre politique en permanence.
Gouvernement Valls Star
Elooooody a été la première blogueuse, parmi mes potes, à
sortir la
liste des membres du gouvernement. Pour ma part, j’ai foiré l’affaire. J’ai
pris une liste sur un site de presse qui avait voulu faire vite et a donné des
informations erronées. Comme, en plus, j’ai voulu donner un avis et aller vite,
mon billet est raté… Sarkofrance et Grandludo
ont également été très rapide. Ils étaient les premiers déçus par la nomination
de Manuel Valls et se réjouissent de la composition de son gouvernement.
A quoi s’attendaient-ils donc alors que Ségolène Royal,
Arnaud Montebourg et Benoît Hamon étaient présentés comme faisant partie de l’équipe ?
Pensaient-ils réellement que Manuel Valls allait faire une politique de droite
alors que, un jour, il cherchera le soutien de la gauche pour une
présidentielle ? Les réactions vont parfois trop vite.
Cyril
le note : c’est un gouvernement de gauche. Je n’en ai jamais douté.
Ayant foiré mon billet, je vais recommencer avec quelques
personnes…
Marilyse Lebranchu, ministre de la décentralisation, de
la réforme de l'Etat et de la fonction publique
Vous le savez peut être… D’une part, je m’intéresse beaucoup
à la décentralisation. D’autre part, je suis assez proche de Marilyse Lebranchu
pour des raisons familiales. Je suis surpris mais heureux de son
maintien. Surpris parce que la première réforme qu’elle a faite me parait mal
barrée pour ce qui concerne la région Parisienne : les collectivités
locales doivent rester à taille humaine ne serait-ce que pour intéresser les
électeurs… Surpris parce que je pensais qu’elle allait jeter l’éponge. Heureux,
parce que je suis persuadé qu’elle pourra achever ce travail, qui me parait
indispensable.
C’est aussi un des enseignements que l’on pourrait tirer des
élections : l’extrême concentration vers Paris des pouvoirs fait que l’électeur
ne croit plus à la politique ou va voter ailleurs… La décentralisation est
nécessaire.
Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale,
enseignement supérieur et recherche
Je suis surpris de sa nomination à un poste de cette
importance. Gérer le mammouth me parait une tâche colossale et j’espère
qu’il aura les épaules assez larges…
Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes,
de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
C’est quoi ce ministère avec un tas de trucs qui n’ont rien
à voir dedans ? Je l’ai dit dans mon premier billet : je regrette qu’elle
conserve le droit des femmes. Elle me paraissait très bonne en tant que porte
parole du gouvernement mais pas dans le rôle de cette ministre.
Elle aura deux secrétaires d’Etats, je suppose.
Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes
publics
Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, du
Redressement productif et du Numérique
Doit-on comprendre que c’est Arnaud Montebourg, le nouveau
patron de Bercy ? Le fait de ne pas nommer clairement un chef est une
mauvaise nouvelle. Par contre, la montée de ces deux lascars en est une bonne.
Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement
international
Que veut dire le développement international ? Doit-on
comprendre qu’il aura le commerce extérieur ou est-ce un fourre-tout pour y
coller l’Europe, la Francophonie,… ?
Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la
Justice
Je le disais dans mon billet de ce matin, c’est un très bon
signe et une très bonne nouvelle qu’elle reste en place. Tonnégrande m’offrira
un verre et elle pourra poursuivre ses réformes, montrant ainsi que la
nomination de Manuel Valls n’est pas une rupture dans la politique.
J’espère que la cohabitation se passera bien.
Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement
durable et de l’Energie
Je pensais la trouver ailleurs mais c’est évident là qu’elle
a sa place. Qu’elle nous démantèle une centrale ou deux pour faire plaisir aux
gens mais qu’elle nous fasse réellement la transition énergétique.
Je vais lui donner une piste : elle passe
nécessairement par des travaux sur le stockage de l’électricité… Y compris pour
mon iPhone, d’ailleurs.
Des grands virés.
On ne sait pas qui seront les secrétaires d’Etat ou
ministres délégués.
Je note avec satisfaction la disparition de Pierre
Moscovici. Je suppose qu’il brigue un siège au niveau européen.
Je note avec regret la disparition de Victorin Lurel. Depuis
son passage à la Comète, on attend toujours qu’il nous invite en Guadeloupe, ce
qu’il avait promis.
Merci à Gildan pour la photo !
Merci à Gildan pour la photo !
Gouvernement
Le nouveau gouvernement a été annoncé. Il a quinze membres,
en plus de Manuel Valls.
Edit : billet modifiée. J'avais pompé ma première liste sur un site de presse qui s'était planté... Les cons.
Edit : billet modifiée. J'avais pompé ma première liste sur un site de presse qui s'était planté... Les cons.
- Ministre de l'Intérieur: Bernard Cazeneuve
- Ministre des Affaires Étrangères et du Développement international: Laurent Fabius
- Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie: Ségolène Royal
- Ministre de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et des forêts, et Porte-parole du Gouvernement: Stéphane Le Foll
- Ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique: Arnaud Montebourg
- Ministre de l’Éducation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche: Benoît Hamon
- Ministre de la Décentralisation des territoires: Marylise Lebranchu
- Ministre de la Justice: Christiane Taubira
- Ministre des Finances: Michel Sapin
- Ministre des Affaires Sociales: Marisol Touraine
- Ministre de la Défense: Jean-Yves Le Drian
- Ministre des Droits des Femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports: Najat Vallaud Belkacen
- Ministre de la Culture et de la Communication: Aurélie Filippetti
- Ministre du Logement et de l'Egalité des territoires: Sylvia Pinel
- Ministre des Outres-Mers: George-Pau Langevin
Tant qu’à passer par là, je vais donner mon avis…
Ministre de l'Economie : Arnaud Montebourg
Très bien. Je ne sais pas exactement en quoi consiste le
poste. C’est étrange de séparer les finances de l’économie. Je suppose qu’il y
a l’industrie, le commerce extérieur, l’artisanat,…
Edit : l'intitulé du ministère a changé depuis mon billet...
Edit : l'intitulé du ministère a changé depuis mon billet...
Ministre des affaires sociales : Marisol Touraine
Pas d’avis. Je n’aime pas spécialement.
Ministre du Travail : François Rebsamen
Il était donné à l’intérieur, le voilà au travail. Pas d’avis
non plus.
Ministre des Finances : Michel Sapin
C’est à peu près le seul truc que j’avais vaguement
pronostiqué sans me planter. Ca s’arrose.
Ministre de l'Intérieur : Bernard Cazeneuve
Hier, on disait qu’il serait secrétaire général de l’Elysée
ce qui me surprenait. Pourquoi pas l’intérieur ?
Ministre du droit des Femmes, de la ville, : Najat Vallaud-Belkacem
Aie ! J’aime bien Najat et je souhaitais la voir rester
au gouvernement mais pas à ce poste qui n’a rien à faire dans un gouvernement
resserré.
Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour faire plaisir aux
gauchistes !
Ministre de la décentralisation : Marylise Lebranchu
Très bien. C’est un peu une surprise, pour moi, mais elle
pourra continuer le job et corriger ses textes de lois suite à la débâcle
électorale… A ce propos, je vous conseille le texte de Jean-Luc
Laurent. Il va falloir que je me surveille, je vais finir au MRC…
Ministre de la Culture : Aurélie Filippetti
Aie. Sans commentaire. Je n’aime pas spécialement notre
ministre.
Ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement
: Stéphane Le Foll
Très bien.
Ministre du Logement : Sylvia Pinel
Pourquoi pas ?
Ministre de la Justice : Christiane Taubira
Très bien. Son maintien en place est un signal qui me parait
fort et fera chier les réacs. J’espère qu’elle ne s’engueulera pas trop avec
son chef.
Surtout, elle pourra présenter son texte, j’espère, sur la
réforme pénale.
Ministre de l'Environnement : Ségolène Royal
Très bien aussi. Son retour était nécessaire et elle me
parait avoir la force pour conduire correctement la transition énergétique.
Ministre de l'Education nationale : Benoit Hamon
Même si certains l’avaient annoncé, cela reste ma principale
surprise. C’est très bien.
Valls et les blogs de gauche
A l’heure où je publierai ce billet, le nouveau gouvernement
sera peut-être connu. Il n’empêche que la nomination de Manuel Valls à Matignon
continue à déchainer les passions à gauche. Mon confrère et néanmoins ami
Melclalex fait le
billet que je voulais faire ce matin. Lisez-le, je vais pouvoir passer à
autre chose. Il parle des écolos et les qualifie d’idiots du village global.
Mon confrère et néanmoins ami aussi Sarkofrance fait un état des blogs de
gauche et constate que plusieurs blogs qui soutenaient François Hollande seraient
passés dans l’opposition. « A gauche encore, il
y en a peut-être qui se réjouissent de cette nomination. Ils sont rares, très
rares. J’ai cherché. Je n’ai rien trouvé. Je n’ai pas trouvé une blogueuse, un
blogueur politique enthousiasmé par cette nomination. Au mieux, je n’ai trouvé que
quelques confiants. »
Je vais lui répondre. Jamais la nomination d’un premier
ministre ne m’a enthousiasmé, sauf peut-être Jospin, parce que je suis un vieux
Jospiniste. J’étais. Je n’ai néanmoins pas dansé sur les tables…
Petit 1 : c’est bien facile, hein !, d’être dans l’opposition…
Ca évite à avoir des questions à se poser. On peut dire « c’est mal ce qu’ils
font » et pas « il faudrait faire cela ». Si j’étais méchant, je
dirais que les rats quittent le navire…
Petit 2 : on a tous cru à François Hollande. Il
disait : on va réduire les déficits, la croissance nous aidera en 2013. La
croissance n’est pas venue. On a dit : l’industrie française va mal après
10 ans de droite, la croissance viendra plus tard. Pourquoi devrais changer d’avis
le 31 mars 2013 ?
Petit 3 : je rêve d’une société où les profits des
entreprises sont redistribués équitablement, où l’Etat puisse construire assez
de logements sociaux pour tout le monde, où l’on puisse disposer d’un revenu
minimum sans pouvoir travailler ou qu’on puisse trouver du travail facilement,
où la bière ne serait pas taxé, où l’on puisse se déplacer sans nuire à l’environnement
et où l’on ne puisse pas chopper le sida en tirant un coup.
Petit 4 : la France est un pays majoritairement à
droite comme la plupart des pays au monde. Les partis dits à gauche ne
dépassent quasiment jamais 45% au premier tour des présidentielles. Le
président de gauche que nous avons a été élu de justesse, principalement par
rejet de l’ancien président de droite qui était insupportable et a mené une
très mauvaise politique. Lors des récentes évolutions, la France a à nouveau
montré qu’elle était à droite et des blogueurs de gauche nous disent qu’elle a
voté à droite parce qu’elle aspire à une politique plus à gauche ? Il y
avait quoi dans les champignons ?
Petit 5 : la gauche morale est exaspérante. Je veux
bien expliquer aux Français que les Roms ont une sincère volonté d’intégration
et que les prières des musulmans dans la rue, le port de la burqa, et l’interdiction
du porc à la cantine c’est génial, mais ils ne me croient pas. Je veux bien,
sincèrement, devenir féministe (et j’ai beaucoup appris au contact de
blogueuses) mais je ne veux pas faire croire aux Français qu’on empêchera la
prostitution et qu’on sauvera des femmes en pénalisant les clients. Je veux
bien expliquer aux Français que le nucléaire c’est mal mais je ne veux pas les
prendre pour des cons en leur expliquant que les centrales à charbon sont
bonnes pour l’environnement et les éoliennes produiront assez d’électricité au
moins d’août pour faire fonctionner la climatisation dans leurs hôtels. Je suis
néanmoins écolo : je n’ai pas allumé mon chauffage cette année, je n’ai
pas de voiture,… A un moment, à gauche, il faudrait se demander pourquoi on
perd !
Petit 6 : malgré mon grognement du petit 5, je pense
que la société peut avancer comme on le souhaite mais les coups de fouet n’attirent
pas les électeurs.
Petit 7 : il n’y a pas de vraie alternative à gauche.
Les verts se grillent de jour en jour. Le Front de Gauche qui a peut-être de
bonnes idées sert de repoussoir par une stratégie débile. Nouvelle Donne a
probablement raison mais reste inaudible. L’opposition de gauche ne sert à rien
puisqu’elle ne fait que fragiliser la majorité de gauche pour le plus grand
bonheur de l’opposition de droite qui finit par être la majorité de droite.
Petit 8 : je suis fatigué de voir des recherches de bouquets
missaires (copyright Balmeyer) pour les défaites aux élections. Je lisais un
billet de blog d’hier qui disait que la défaite était exclusivement à cause du
PS, du président et du gouvernement. C’est trop facile. A chaque élection, c’est
pareil.
Petit 9 : la stratégie est la bonne pour 2017. Sauf si
la gauche entretient une cacophonie inutile. Même si la politique est mauvaise, la stratégie est bonne. Elle évitera le retour d'une droite dure.
Je continue à penser que l’on va dans la bonne direction,
que Manuel Valls poursuivra la politique économique choisie par François
Hollande et donc moi, à l’occasion de la primaire.
01 avril 2014
Le 1er avril gouvernemental ?
Z’avez vu la page du chancelier Schroëder dans Wikipedia ?
Quand il a commencé son second mandat, « sa
première grande décision est de fusionner le ministère fédéral de l'Économie
avec celui du Travail pour créer un « super-ministère » sous la direction de
Wolfgang Clement. »
On apprend aujourd’hui que Bernard
Cazeneuve devrait devenir le prochain Secrétaire Général de l’Elysée.
Les rumeurs continuent pour ce qui concerne le futur
gouvernement qui devrait être resserré. Bercy devrait donc perdre quelques uns
de ses ministres. Verra-t-on un « super ministère » regroupant l’économie
et le travail ? Qui pour le diriger ? Michel Sapin, Pierre Moscovici ?
Que dit la suite de la page Wikipedia ? « Ce nouveau mandat, placé sous le signe de la morosité économique
et d'une hausse du chômage, est celui de la mise en œuvre de l'agenda 2010, une
série de réformes destinées à réduire les dépenses de l'État providence,
notamment en fusionnant les allocations sociales avec celles du chômage, comme
le préconisait la commission de réforme présidée par Peter Hartz. »
François, Manuel, ne faites pas les cons…
27 mars 2014
Valls, premier ministre ?
![]() |
| Futur premier ministre : ça va chier. |
Je lui ai répondu rapidement en commentaire. Il peut nommer
Manuel Valls à Matignon même si cela implique le départ de Cécile Duflot.
Compte tenu d’un des commentaires à mon précédent billet, je
dis en préalable que ce n’est pas la solution que je souhaite mais une des
solutions offertes à François Hollande, peut-être bien la seule compte tenu du
choix fort qu’il a fait de redresser les comptes du pays tout en augmentant la
compétitivité des entreprises. D’ailleurs, mon commentateur n’a pas dit qu’il
était contre le redressement des comptes et l’amélioration de la compétitivité…
Attendons de voir le fameux pacte de responsabilité.
Eventuellement, dans notre hypothèse, à la sauce Valls.
Sauf s’il remporte une forte opposition des députés
socialistes, il pourra probablement trouver assez facilement une majorité vers
le centre pour faire passer les textes refusés par sa gauche. Néanmoins, la
probabilité d’une forte opposition me parait faible : les députés ne
pourront pas admettre leurs propres erreurs et ils n’ont plus qu’à croiser les
doigts pour que la situation se rétablisse.
Pour 2017, il y a deux hypothèses : la France est
rétablie, le chômage baisse,… et la France n’est pas rétablie, le chômage reste
au dessus de 10%,… Dans ce dernier cas, l’élection est assurément perdue ou
presque. Presque parce que si la gauche baisse les charges et aide les
entreprises, la droite traditionnelle n’aura plus rien à proposer et on
pourrait très bien avoir un 2002 à l’envers, à l’endroit, les pieds sur les
épaules et l’estomac dans les talons.
Dans le premier cas, que je souhaite évidemment (mais pas
aux prix payés par les Allemands…), il pourra alors gauchir son projet et en
entamant une deuxième phase de redistribution. Les électeurs de droite n’auront
aucune raison d’être fâchés, le mariage pour tous aura été digéré…
Valls passera pour un épouvantail à gauche et rassurera à
droite.
Si son plan ne marche pas et s’il ne génère pas une baisse
sensible des inégalités, j’arrête le blogage, la bière et de raconter des
conneries.
Par contre, s'il n'y a pas de remaniement, je ferais un billet avec "Remaniement à l'eau" comme titre.
Par contre, s'il n'y a pas de remaniement, je ferais un billet avec "Remaniement à l'eau" comme titre.
25 mars 2014
A Bercy, le changement de ministre, c'est maintenant ?
Le service informatique de Bercy a envoyé un mail à des collaborateurs pour les inviter à préparer leurs départs. Il leur est donné des consignes (sauvegardes, nettoyage des messagerie,...).. C'est une information de l'Express.
Le remaniement serait donc imminent !
13 mars 2014
Affaire Sarkobira : la responsabilité des médias !
![]() |
| Patron de presse ayant reçu sa subvention selon Bosch |
Un gamin trois de ans pourrait argumenter : « ben heu la ligne étant anonyme (ou à un faux nom), les
policiers ne pouvaient pas savoir à parti, comment savoir que c’était l’avocat ». Un gamin de quatre ans lui répondrait
facilement qu’il est reconnaissable. Celui de cinq dirait : « ah mais ce n’est pas le numéro de l’avocat donc c’est
quelqu’un qui se fait passer pour l’avocat ». Et ainsi de suite… Je
répondrais : si les écoutes d’une conversation d’un avocat avec son client
sont illégales, pourquoi, alors, avoir utilisé un téléphone anonyme ? En
gros : ils se foutent de notre gueule.
Le problème est qu’on se fout de la légalité de l’écoute.
Quand je dis « nous », c’est le grand public, les zozos qui lisent
les journaux. Je comprends que les avocats et les juristes puissent s’émouvoir
mais cela commence à me les briser sérieusement. Deux questions se posent :
Nicolas Sarkozy a-t-il oui ou non touché du pognon illégalement en 2004 et
a-t-il été informé illégalement par un magistrat du déroulement de l’enquête ?
La question du dysfonctionnement de la justice n’est pas la légalité d’une
écoute d’un téléphone anonyme mais le fait de savoir si un magistrat peut
librement diffuser des informations sur une affaire qu’il ne gère pas moyennant
un avantage quelconque.
Le Point aurait pu trouver un autre titre plus neutre et
Google News aurait pu éviter de mettre ça en une.
Les médias ont une grande part de responsabilité dans cette
affaire. L’UMP a déclenché un contrefeu alors qu’ils étaient victimes de
scandales et la presse va dans son sens parce que c’est plus vendeur qu’une
énième affaire scabreuse concernant un politicien.
La démocratie va mal, dans ce pays, et les médias sont
fautifs. Néanmoins, je ne détiens pas la vérité. Je ne peux à moi tout seul
décréter quelle information est importante et doit être mise en avant.
Je comprends les rédacteurs en chef des journaux, magazines,…
et de leurs sites web : ils ont besoin de vendre. Ils peuvent donc mettre
en avant des trucs qui leur rapportent de l’argent, ne serait-ce que par la
publicité affichée sur un site web. Je ne peux pas dire ce qui est important
mais je peux dire que les entreprises privées (ou publiques, d’ailleurs, France
Info et France 2 n’étaient pas mal, ce matin….) ne diffusent pas l’information
en fonction de leur importance mais en fonction de sa capacité à rapporter de l’oseille.
Ca ne date pas d’hier et c’est un thème récurrent chez les
observateurs de la vie politique tels que les twittos et les blogueurs. Il
n’empêche que ça me casse les couilles.
Ca fait une semaine (ou plus) que l’UMP est empêtrée dans
une série de scandales au sujet de son financement et ça fait le sixième jour
consécutif que la presse fait ses unes sur des conneries.
Et des crétins vont encore dire que les médias sont à la
solde de la gauche.
Toujours est-il que s’ils ne savent pas exercer leurs
missions d’information, je ne vois pas pourquoi ils continueraient à recevoir
des subventions de l’Etat.
Je propose au gouvernement de mettre franchement le sujet
sur la table. Pourquoi financer une profession devenue quasiment inutile puisqu’il
n’y a plus de travail de journalisme derrière ? Des sites web reprennent
des dépêches AFP qu’ils diffusent sur leur site web…
Ou alors, comme ils se livrent fréquemment à des sondages en
ligne complètement ridicules, je leur propose de poser la question : nos
impôts doivent-ils continuer à finir dans la poche de patrons de presse ?
Oui ou non.
Arrêtons de les financer !
14 février 2014
#Stopbashing : le site qui fait du bien aux citoyens
« Le
dénigrement en continu de l'action du Président de la République et du
Gouvernement est à l'origine de ce site. Nous ne sommes pas spécialement des
propagandistes des actions de notre Exécutif. D'ailleurs nous pensons que
parfois il pourrait faire mieux, ou autrement et, comme à tout le monde il nous
arrive d’exprimer vivement notre désaccord.
Mais
« le bashing » systématique des actions et projets du gouvernement
que nous lisons, voyons, entendons jour après jour, semaine après semaine, dans
les médias quels qu'ils soient dans nos cercles relationnels où il se propage,
nous choque profondément.
Nous
pensons qu’une telle campagne médiatique désinforme les citoyens et bafoue leur
droit à une information objective qui leur permette de se forger librement une
opinion.
Nous
voulons qu’il soit possible de le dire : et c’est pourquoi, ce site est le
vôtre, il vous donne la parole pour rétablir, chaque fois que vous la verrez,
lirez ou entendrez bafouée, la vérité sur l’action du Gouvernement de Gauche
issu des élections présidentielles de Mai 2012. »
C’est ainsi que l’équipe de stopbashing.org présente son site. Tous
les internautes peuvent participer et écrire une contribution (on me dit qu’il
y a une féroce équipe chargée de la modération, composée notamment de gros
frisés avec des cravates à chier).
On me proposerait, aujourd’hui,
de participer au projet, je foncerais les yeux fermés. Depuis la volte face sur
la loi famille, en début de semaine dernière, je ne décolère pas contre le
gouvernement. Il n’empêche que c’est la seule équipe à pouvoir mener le pays,
la droite ayant largement montré son incompétence. Aussi, je suis fatigué des
critiques.
Tous les jours, on trouve des occasions de montrer que la
droite est ridicule. Je parlais hier soir des municipales à Brest, c’est
anecdotique. Mais on parlait récemment des histoires de genre. L’UMP critique
aujourd’hui les projets de la gauche alors que c’est ce qu’elle défendait il y
a trois ans, tout simplement parce que ces projets sont de bon sens.
Je lis beaucoup de blogs réacs, comme celui de la
sympathique Lady Waterloo qui fait un billet sur deux pour taper sur
pépère. Dans son dernier, elle estime qu’il devrait démissionner. C’est usant
et ça ne sert à rien. On dirait qu’elle a oublié Nicolas Sarkozy… Même Le
Point, qu’on ne peut accuser de sympathie pour la gauche, s’en souvient,
pourtant. Aujourd’hui, ils nous expliquent
pourquoi « Barack Obama préfère François Hollande » à Nicolas Sarkozy
qui a été la risée de la France à l’échelle mondiale. Je peux concevoir que ça
amuse les opposants de voir pépère tourner en ridicule par la presse anglaise mais
qu’ils regardent plutôt les sujets
importants : nous avons David Cameron qui a annoncé un referendum pour
la sortie de l’Europe de son pays qui demande maintenant de l’aide à l’Union
Européenne suite aux intempéries dans son pays. Qui est ridicule ?
Le soutien au gouvernement ou, plus exactement, le refus du
dénigrement systématique, n’empêche pas la critique et le recul. Par exemple,
il y a une bonne nouvelle aujourd’hui : la croissance pour 2013 est
supérieure aux prévisions. Il n’empêche qu’il n’y a pas lieu de fanfaronner.
Notre ministre des finances. François Hollande a salué la confiance retrouvée
et dit que c’était de bon augure. Il faut bien qu’il dise quelque chose mais
ça reste de la communication politique. Pierre Moscovici, notre ministre des
finances, a, quant à lui, déclaré : « Il
faut aller plus loin pour avoir des créations d’emplois, pour faire reculer le
chômage ». Ca me fatigue, ça n’est que de la communication
politique. Ca fait des années qu’on nous annonce que le chômage baissera avec
la croissance mais ça fait des années qu’on ne croit plus au retour de la
croissance, à une croissance suffisante.
Ainsi, on peut critiquer le gouvernement mais, pendant ce
temps, on a une équipe qui bosse, qui essaie de reconstruire quelque chose de
cassé par 40 ans de crise, dix ans de droite, cinq ans de sarkozysme. Rayer les
mentions inutiles.
28 janvier 2014
Inversons la courbe cette année, alors !
Certains la qualifiait d’objectif, l’autre de pari. Toujours
est-il que c’est raté : l’inversion de la courbe du chômage n’était pas au
rendez-vous en 2013. On a seulement une « diminution de l’augmentation »
du chômage. Il faut positiver. Michel Sapin et François Hollande parlent de
stabilisation. L’inversion est bien réelle pour les jeunes, depuis 8 mois, et même
pour les moins de 50 ans mais reste préoccupante pour les plus de 50 ans.
Au premier trimestre, le nombre de chômeurs augmentait de
33000 par mois. Il augmente maintenant de 2500. Ce n’est pas génial mais c’est
une amélioration. On se console comme on peut.
Que lit-on dans la presse ?
TF1 nous sort cette
magnifique courbe. Je la recopie ici pour faire joli mais aussi parce que j’ai
encore entendu des blogueurs de droite dire que la gauche ne peut plus faire le
coup de l’héritage. Je ne vais pourtant pas me privé. Le seul a avoir réussi
une inversion de la courbe est bien Nicolas Sarkozy… Le chômage galope en France
parce que notre industrie est dans un piteux état et, sans la moindre vergogne,
je vais dater cela de 2002. Attention ! Je ne fais pas « que »
le coup de l’héritage. La droite pourra me répondre que c’est de la faute aux
35 heures. Je propose de remonter directement jusqu’à la dernière guerre et
dire que c’est de la faute aux nazis, histoire de vérifier assez rapidement la
loi de Godwin.
Je donne cette date parce que la rumeur a couru, ce matin,
qu’un ancien conseiller de Gerhard Schröder allait entrer au service de
François Hollande : « Peter Hartz, ancien
membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, avait été chargé en
2002 par M. Schröder de présenter une série de réformes du marché du travail
allemand. Son fameux « Agenda 2010 » avait profondément remanié l'Etat-providence
allemand pour remettre au travail une Allemagne plombée par le chômage. »
Cela a été démenti, ce
matin, mais des lascars de gauche, attention la vraie, hein !, on
commencé à se foutre de la gueule de Sarkofrance et moi, ce matin, en disant
que nous allions devoir ramer pour continuer à faire du blogage du gouvernement
(même si Sarkofrance prend plus régulièrement ses distances que moi). L’industrie
allemande est pourtant bien un exemple mais pas son marché du travail ! A
quoi bon gagner un maximum de pognon si c’est pour battre des records de
pauvreté.
Il se trouve que la gauche allemande a fait ses réformes de
droite à un moment où la droite était au pouvoir chez nous et n’a rien fait. Du
coup, la gauche française est emmerdée maintenant et la droite allemande gagne
les élections.
2002 est décidément une date clé dans la politique (d’autant
que c’est l’année où nous avons commencé à avoir des euros dans nos poches).
Au secours, la droite revient !
Je retiens quelques
propos, ce matin. Jean-François Copé a demandé la démission de Michel Sapin.
Ce dernier lui a répondu que c’est le degré zéro de la politique, ce en quoi il
a raison. Cela montre surtout que l’UMP n’a strictement rien à proposer…
Tiens ! Une devinette. Qui a dit : « L'augmentation du chômage en décembre met donc fin à ce
sketch grossier, rejoué tous les mois depuis un an, d'une hypothétique
inversion de la courbe du chômage. Tant que la politique économique de la
France restera la même, c'est à dire l'eurostérité couplée à un ultra-libéralisme
débridé, ni la croissance ni le chômage ne s'amélioreront. » ?
Non ! Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon. C’est Marine Le
Pen. Je le relançais un éternel débat, hier, sur le thème : comment faire
baisser le Front National ? Tant que les militants de gauche n’auront pas
compris que Marine Le Pen a changé son discours et même si le reste n’a
pas changé, le dossier n’avancera pas. Ne vous voilez pas la face. Le
Front National sera prochainement le premier
parti politique de France : « des médias
s'interrogeront sur cette "lepenisation des esprits". Le Front de
gauche criera au complot médiatique, la gauche se demandera ce qu'elle a raté. La
droite réfléchira à son avenir fusionné. »
Et ça ? « Il est indécent
également de se féliciter du recul du chômage des jeunes, car cela veut dire
que celui de toutes les autres catégories - en particulier de longue durée - progresse
plus fortement que la moyenne. » C’est Robert Rochefort, du Modem…
Les jeunes, vous savez pour qui ne pas voter…
Hervé
Morin est interviewé par les
Echos : « Je défends l’idée d’un vrai
choc de compétitivité, autour d’une politique libérale qui dit aux Français : c’est
par l’amélioration des conditions de production que l’on fera la meilleure des
politiques sociales, c’est-à-dire le retour au plein-emploi ! » « D’abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures
payées 35 ! » « Enfin, redonnons
plus de souplesse aux entreprises avec la mise en place d’un contrat de travail
unique. Pour que les entreprises n’aient plus peur d’embaucher, il faut aussi
qu’elles puissent licencier : faisons un contrat dans lequel les conditions de
rupture soient connues au moment de l’embauche. »
Je note les propos de Monsieur Morin parce que c’est à peu
près le seul à proposer quelque chose même s’il dit trois belles conneries. La
première : on sait que le retour au plein-emploi n’est pas possible. La
deuxième : le passage au 39 payées 35 est immoral, ridicule et
inacceptable. Surtout, il créera un effet d’aubaine pour le patronat qui pourra
produire autant pour moins cher avec 10% de salariés en moins. La troisième :
une évolution importante du droit du travail a déjà été faite l’an dernier et
le CDD ne disparaitra jamais : comment faire face à un congé maternité,
par exemple ? Que fera-t-il de l’intérim, de l’autoentreprenariat,… ?
Un sondage est sorti hier à propos des Européennes. Des
listes soutenues par l’UDI et le Modem arriveraient en quatrième position
(derrière, dans l’ordre, le FN, l’UMP et le PS). Hervé Morin est en campagne.
Le ton est donné : libéralisme. Le seul à oser est bien lui. François
Fillon, par exemple, donnait une
longue interview au Figaro, dimanche. Il ne dit rien, n’annonce rien, ne
propose rien, à part une hausse de la TVA et une diminution de la progressivité
de l’impôt sur le revenu. Les mêmes recettes appliquées par l’UMP depuis 2002…
Et au gouvernement ?
François Hollande a lancé son pacte de responsabilité.
Quatre chantiers sont lancés :
-
la diminution des prélèvements sur les
entreprises,
-
la fiscalité des entreprises avec les assises
de la fiscalité des entreprises,
-
la simplification,
-
les contreparties nécessaires.
Les élections européennes approchent, donc. Les Français et
les Allemands montrent qu’ils veulent continuer à
travailler ensemble (l’actualité nationale est trop chaude pour que l’information
soit en une de la presse mais il y avait un Conseil économique et financier
franco-allemand ; l’amélioration des relations est nette).
Le travail doit continuer, chacun a ses sujets de
prédilection (je compte beaucoup, par exemple, sur la réforme territoriale).
Et dans les blogs ?
Ils semblent étrangement muets. Le yakofaucon semble avoir
disparu.
Mais au moins, on apprend que Philippe
Katerine sortira bientôt un album.
20 janvier 2014
Gouvernés par des clowns ?
« Mais visiblement, ils sont
plus occupés par leur caleçon que par la situation des citoyens qu'ils disent
servir. Ca fait 10 ans qu'on est gouvernés par des clowns et j'en ai ma claque. »
Ainsi se termine le billet de ma
copine Fiso qui donne son avis après avoir vu l'émission de Taddeï où des
braves gens débattaient de la vie privée des présidents.
Je ne vais pas évoquer le sujet à nouveau. C'est à propos du gouvernement pendant dix ans par des clowns que je souhaite lui répondre. Ça ne fait pas dix ans mais ça date de la nuit des temps. Je ne remonterai pas jusqu'à la préhistoire. Commençons à la révolution. Pour imposer la République (je fais court, pas historique), les clowns d'alors mirent en place un État très fort et tentaculaire. Tout était dirigé depuis Paris avec du personnel aux bottes dans tout le territoire.
Je ne vais pas évoquer le sujet à nouveau. C'est à propos du gouvernement pendant dix ans par des clowns que je souhaite lui répondre. Ça ne fait pas dix ans mais ça date de la nuit des temps. Je ne remonterai pas jusqu'à la préhistoire. Commençons à la révolution. Pour imposer la République (je fais court, pas historique), les clowns d'alors mirent en place un État très fort et tentaculaire. Tout était dirigé depuis Paris avec du personnel aux bottes dans tout le territoire.
On a décidé, à cette époque, que l’Etat pouvait tout. Du
coup, on attend tout de ceux qui nous gouvernent.
Faisons un bond dans l'histoire. Après la guerre, les clowns ont créé la sécu et tout ce qui va avec. Je ne critique pas le fond mais la forme. On s'est retrouvé avec de nouveaux organismes tentaculaires ne dépendant plus de l'Etat mais des partenaires sociaux. Ce n'est pas anodin, le budget de ces machins est supérieur à celui de l'Etat.
Allons faire une virée vers les années 60, vers la fin des 30 glorieuses. On s'est retrouvé avec tout un tas de trucs gérés par des syndicats et des hauts fonctionnaires : tout le secteur public. D'un autre côté, on avait une industrie forte et un pouvoir politique à la ramasse mais fort : la France était une grande puissance, on faisait la guerre partout, on avait des colonies (enfin, peu de temps avant...). L'Etat finançait la guerre, les grands travaux,...
Un jour, un clown avec un gros nez a dit : on va faire l'élection du chef au suffrage universel. Ce n'est pas anodin : les Français votent pour un gugusse, lui filent les clés de la boutique et retournent au bistro,...
Le problème avec internet c’est qu’on a l’impression de
pouvoir lui donner des consignes en tweetant depuis le comptoir avec son
smartphone.
N'ayant plus trop de guerre à faire, le pouvoir politique s'intéresse à la France. Mais c'est désespérant. Tout est régi par des hauts fonctionnaires. Tiens ! Le préfet du département de la Seine est quasiment le type avec le plus de pouvoirs en France. Du coup, les clowns sont obligés de casser son département en quatre pour lui faire fermer sa gueule. C'est amusant : il a fallu 50 ans pour qu'on envisage de revenir en arrière...
Après, il y a eu mai 68. Les événements ont peu d'importance, c'est la date qui est symbolique. La libéralisation de la société. Les clowns d'alors se mettent au goût du jour. Ils font des lois pour dire que le racisme c'est mal et pour autoriser l'IVG. C'est aussi amusant : 40 ans après on a des nouveaux réacs qui mettent tout ça en cause.
En 1981, des nouveaux clowns arrivent au pouvoir mais ils se rendent compte que tout l'appareil d'Etat est aux ordres de fonctionnaires plutôt du camp d'en face. Tonton, le chef des clowns, dit alors : on va faire la retraite à 60 ans pour virer les vieux fonctionnaires puis la décentralisation pour donner moins d'importance à l'appareil d'Etat puisque ce dernier finit toujours par se retrouver aux mains de lascars de droite. Pour se faire, il s'entoure de jeunes prometteurs issus de la promotion Voltaire de notre école nationale d'administration.
Les années passent, les clowns passent de droite à gauche et de gauche à droite mais, en 1997, le chef des clowns constate qu'il ne plus rien faire, la crise économique dure, c'est la merde.
N'ayant plus trop de guerre à faire, le pouvoir politique s'intéresse à la France. Mais c'est désespérant. Tout est régi par des hauts fonctionnaires. Tiens ! Le préfet du département de la Seine est quasiment le type avec le plus de pouvoirs en France. Du coup, les clowns sont obligés de casser son département en quatre pour lui faire fermer sa gueule. C'est amusant : il a fallu 50 ans pour qu'on envisage de revenir en arrière...
Après, il y a eu mai 68. Les événements ont peu d'importance, c'est la date qui est symbolique. La libéralisation de la société. Les clowns d'alors se mettent au goût du jour. Ils font des lois pour dire que le racisme c'est mal et pour autoriser l'IVG. C'est aussi amusant : 40 ans après on a des nouveaux réacs qui mettent tout ça en cause.
En 1981, des nouveaux clowns arrivent au pouvoir mais ils se rendent compte que tout l'appareil d'Etat est aux ordres de fonctionnaires plutôt du camp d'en face. Tonton, le chef des clowns, dit alors : on va faire la retraite à 60 ans pour virer les vieux fonctionnaires puis la décentralisation pour donner moins d'importance à l'appareil d'Etat puisque ce dernier finit toujours par se retrouver aux mains de lascars de droite. Pour se faire, il s'entoure de jeunes prometteurs issus de la promotion Voltaire de notre école nationale d'administration.
Les années passent, les clowns passent de droite à gauche et de gauche à droite mais, en 1997, le chef des clowns constate qu'il ne plus rien faire, la crise économique dure, c'est la merde.
Comme si un clown était là pour faire quelque chose. D’un
autre côté, la dissolution nous a bien fait rigoler.
Donc, le clown fait la dissolution pour avoir de l'air mais,
pas bol, ce sont les clowns d'en face qui gagnent. Ce n'est pas la première
cohabitation mais c'est la seule longue en période de reprise économique.
Le clown de Matignon fait une belle politique qui plait bien à ses électeurs : les 35 heures. Mais il privatise un peu trop et dit des conneries comme : "l'Etat ne peut pas tout" ou "mon projet n'est pas socialiste". C’est mal.
Les deux clowns de l'époque se disent "bon une page est tournée, on va faire le quinquennat". Et nous voila quasiment dans les 10 ans…
Le clown de Matignon fait une belle politique qui plait bien à ses électeurs : les 35 heures. Mais il privatise un peu trop et dit des conneries comme : "l'Etat ne peut pas tout" ou "mon projet n'est pas socialiste". C’est mal.
Les deux clowns de l'époque se disent "bon une page est tournée, on va faire le quinquennat". Et nous voila quasiment dans les 10 ans…
En 2002
Les deux clowns d’avant participent à l’élection pour la
succession mais l’un d’entre eux, le clown de gauche, n’a pas trop de bol. A
force d’avoir dit des bêtises, il n’est pas présent au deuxième tour. Le clown
de droite se retrouve donc face à un type encore plus à droite. On se croirait
en 69, ce numéro devrait plaire à Fiso. Bouleversement et tout ça.
Toujours est-il que le clown de droite se succède à lui-même.
Il est formé à l’ancienne école, avant le quinquennat et laisse ses sous-clowns
gouverner. Appelons-les Raffarin et Villepin, pour l’exemple. Ils succèdent à
Jospin, le clown de gauche d’avant et font le job. Ils gouvernent. Mais n’importe
comment.
Ils commencent par nommer à des ministères importants des
personnes issues de l’industrie et pas du tout politiques. D’ailleurs, le deuxième
clown, Villepin, n’est lui-même pas vraiment un politicien : il n’a jamais
été élu. C’est un gars issu de la grande école d’administration que je citais,
de la promotion Voltaire avec les bébés utilisés par Mitterrand, le clown de
1981… Il ne s’est jamais battu sur le terrain auprès des électeurs.
En 2007
Le vieux clown de droite prend sa retraite et c’est un jeune
clown de droite qui prend sa suite. Il est élu haut la main. Appelons-le Sarko,
pour cette belle histoire. C’est le premier clown qui commence le cirque avec
un quinquennat. Les députés seront élus pour la même période que lui. Du coup,
contrairement au vieux clown, il se met à gouverner lui-même et le peuple s’y
habitue.
En 2012
Un nouveau clown est élu et la clique de clowns d’avant est
balayée mais le peuple il aime bien que le clown en chef se montre et gouverne.
Reprenons
Il y a en France deux camps politiques principaux. La droite
et la gauche. La droite a quasiment toujours tout dirigé. Mais la droite est
dite conservatrice. Elle ne veut pas faire bouger la société. Elle est
gestionnaire. Mais à partir du moment où elle n’a plus de raison de faire la
guerre, elle s’ennuie un peu, elle commence à faire bouger la société. Du coup,
c’est la gauche qui a gagné. Elle est dite progressiste et a un projet de
société.
De fait, la droite n’a pas de projet. Elle veut gérer. Elle
veut relancer l’économie et faire des machins mais sans projet.
Dans cette histoire, j’ai loupé deux étapes.
Il y a d’abord la mondialisation (et l’Europe). Non
seulement, le pouvoir économique n’a jamais été dans les mains de l’Etat mais
en plus, il échappe complètement à la France. Ensuite, il y a eu les progrès
technologiques qui ont permis une modification de l’information au public. On a
eu les radios libres, puis les télés du même métal puis internet.
L’Etat n’a aucun pouvoir sur l’économie mais la succession
de clowns ont profité dénouvomédias à des fins électorales faisant croire
obompleuple qu’il dirige, qu’il gouverne, qu’il a des gros pouvoirs, qu’il va
sauver le monde. Du coup, les Français sont persuadés qu’il est important.
Prenons un exemple au hasard. Le clown qui venait de l’école
d’administration, la même promotion que notre clown en chef actuel, il a dit un
jour : pour sauver l’emploi et casser le chômage, on va faire le Contrat
Première Embauche pour les jeunes. C’est un bel exemple de n’importe quoi. La
droite a dit : c’est bien. La gauche a dit : c’est mal. Le machin est
voté puisque les clowns de droite sont majoritaires. Mais le peuple dit aussi :
c’est mal. Alors le clown en chef dit : ah oui, c’est vrai c’est mal. Un
nouveau type de contrat de travail ne servira pas à créer de l’emploi alors ils
font une nouvelle loi en urgence pour supprimer ce machin, nouvelle loi
complètement abrutie mais peu importe.
Un des clowns suivants a dit : pour résoudre le chômage,
il faut de la croissance. Allons chercher la croissance avec les dents.
Toujours est-il que ça fait quarante ans qu’on est en crise
économique et qu’on entend ce genre de connerie alors qu’on sait très bien que
ce n’est pas l’Etat qui nous sortira de la crise économique. Mais, à droite,
ils sont étatistes : ils sont pour l’ordre, la grandeur de la France et
tout ça. A gauche, ils sont antilibéraux. Du coup, personne ne peut dire :
« l’Etat ne peut pas tout ». Un
clown l’a dit, il a été balayé.
Gouvernés par des clowns
Oui. Par des clowns qui nous disent : on va vous sortir
de la crise. Et on fait la connerie d’y croire.
Le jour où l’on n’y croira plus, on ne sera plus gouvernés
par des clowns.
Cela étant, le président de la République peut bien tirer
des coups comme il veut. Le président de la République a pour boulot de
présider la République. La Constitution nous dit : « Le Président de la République veille au respect de la
Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des
pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État. Il est le garant de l'indépendance nationale,
de l'intégrité du territoire et du respect des traités. » « Le Président de la République nomme le Premier ministre. »
« Le Président de la République promulgue les
lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la
loi définitivement adoptée. » « Le
Président de la République est le chef des armées. »
J’aimerais bien qu’on me dise à quel endroit de la
constitution il était indiqué que le président gouverne. Il y a un clown qui a
dit, il y a cinquante ans : on va faire l’élection du président au
suffrage universel. Du coup, on a des candidats. Ces candidats ont un programme
mais, une fois qu’ils sont élus, ce n’est pas leur job de le faire appliquer.
Du coup, ils font les clowns.
Ca fait cinquante ans qu’on se ment…
Ceci n’est pas un billet historique, j’ai fait des
raccourcis (j’ai même refait l’histoire de 81 sur la base d’une chronique que j’ai
lue hier). Ceci n’est ni un billet libéral ni un billet contre les
fonctionnaires. C’est un billet contre la cinquième et pour la réorganisation
de l’Etat. C’est un billet pour la « déconcentration » ou la « décentralisation »
(non pas nécessaire au sens géographique habituel mais dans le sens où les élus
doivent reprendre la main sur les actions des pouvoir publics).
Il est un tantinet libéral néanmoins : l’Etat ne peut
pas tout. Quand on l’aura admis, on ne sera plus obligés d’avoir des clowns
pour nous gouverner. C'est un billet antijacobin, probablement.
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