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06 mai 2015

Trois ans d'action !

Visiblement, pour cet anniversaire, les services de communication du gouvernement sont très actifs. Voilà qu'ils sortent une infographie présentant trois ans d'action !

L'agenda des réformes

A l'occasion du 6 mai, le gouvernement a mis en ligne l'agenda des réformes. C'est très bien fait (au niveau informatique et ergonomique, pour le contenu, je vous laisse découvrir).

26 août 2014

Il est temps que le gouvernement Valls 2 vienne !

Hé ! Manu !

Tu es en train de nous préparer un gouvernement. La dernière fois, on a eu un gouvernement de combat, je ne sais pas ce que tu vas nous pondre, cette fois ! Un gouvernement d’attaque ? D’assaut ? D’engagement ? De lutte ? De tuerie ? D’action ? D’engagement ? De reniement ?

Je vais te donner un conseil : fais-nous un machin bien "soclib" assumé, qu'on arrête de tergiverser, du moins dans tous les postes en relation avec l'économie. Certes, ça va couiner à gauche mais, avec pépère, vous avez choisi un cap. Il faut le montrer. L'assumer, disais-je.

Je vais te donner un autre conseil : évite les vieux crabes. Hier, on parlait de Baylet (j'en ai fait un billet pour rigoler). Ce matin, on parle de Hue. Je n'ai rien contre ces lascars mais, bon sang, un tel gouvernement ne ferait pas sérieux. Pense à la communication. On ne fait pas un machin moderne soclib avec des types qui auraient pu être ministre sous de Gaulle. Et encore, je suis gentil. Au fait ! Evite, Placé, aussi… Par contre, Barbara machin me semble avoir des avantages.

Ton gouvernement doit marquer une rupture. De toute manière, l'aile gauche du PS ne sera pas contente. Mais faites en sorte qu'elle couine maintenant, elle finira par lasser. De toute manière, les députés de toute la gauche finiront par aller à la soupe. S'ils tiennent à leur poste, ils doivent vous accorder la confiance. S'ils veulent avoir la moindre chance d’être réélus en 2017, ils ne peuvent qu'espérer de bons résultats de votre part, même s'ils n'y croient pas. De toute manière, ça sera votre politique qui sera mise en œuvre, pas la leur. Arrêtons de jouer.



Ce qui n’empêche évidemment pas le respect du travail parlementaire : c’est le Parlement qui vote les lois. Revenons à l’esprit de la cinquième…

Hamon ? Il va passer pour ce qu'il est. Un apparatchik plus intéressé par la conquête du PS que par l'Education Nationale.

Montebourg ? Il va passer pour un populiste, anti-européen, anti-mondialisation. Ça ne te rappelle rien ?

Alors, ne nous sors pas un foireux gouvernement de combat ou je ne sais quelle équipe d'ouverture, mais un vrai truc qui corresponde à la politique que vous souhaitez mettre en œuvre. Ou alors fais nous un remaniement "a minima", en remplaçant uniquement les trois personnes qui doivent sortir. Au fait ! D'après Le Monde, Mme Taubira devrait rester ! Très bien. En plus, elle fait chier les réacs.

Au boulot.

(Le titre du billet n'est pas de moi, je l'ai repéré dans Twitter).

25 août 2014

Nicolas, téléphone !

Futur ministre avec une tache de café sur
sa seule chemise gauche caviar.
-          Oui, allo ?

-          Nicolas ? C’est François !
-          Ah ! Salut, Pépère. Ca va ? Dis donc, t’as encore fait fort. Va pas attraper une pneumonie, hein !
-          Oui, ça va et toi ! J’ai vu sur ton blog que t’avais repris le boulot. Au fait, merci pour ton billet d’hier pour faire croire que tout va bien…
-          Bah ! La routine… Dis-moi, je suis en plein taf, là. Je suppose que tu as pas mal d’occupations toi-aussi. D’ailleurs, vu ce qu’il tombe ici, à la Défense, je me demandais si tu étais passé par l’A14 pour rentrer de Villacoublay. Trêve de plaisanterie, pour me remercier, tu aurais pu envoyer un SMS, comme d’habitude. Je suppose que tu m’appelles pour autre chose ?
-          Ben… J’avais pris Montebourg comme ministre de l’économie. Il me fallait un incompétent et c’est le premier qui est passé devant de moi mais il n’arrête pas d’ouvrir sa gueule, du coup, je l’ai viré.
-          Bah !
-          Je cherche donc un type aussi incompétent mais qui aille toujours dans la ligne que je fixe quand il cause, j’ai pensé à toi.
-          Je te remercie, j’ai en effet toute l’incompétence requise.
-          Tu accepterais ?
-          Je ne sais pas. Pour l’instant, je te remercie d’avoir pensé à moi.
-          Qu’est-ce qu’il te faudrait pour accepter ? Des assurances ? Des secrétaires avec des gros nichons ?
-          Bof… Je pensais plutôt à une certaine marge de manœuvre dans certains domaines, comme la fiscalité de la bière.
-          C’est emmerdant ! C’est plutôt du ressort de Michel. Lui, c’est vraiment un fidèle, je ne peux pas le virer. Je ne peux même pas le foutre ailleurs, il ne sait faire que ça.
-          Ah !
-          Bon, ce qu’on va faire : tu réfléchis à des propositions. Manu te rappelle te rappelle plus tard et tu lui dis ça.
-          OK, a+
-          Salut.

-          Oui, allo ?
-          ¡disculpe! No comprendo.
-          Allô !
-          Ah ! Oui, Nicolas, c’est Manuel.
-          Ah ! Salut, ça va ? J’attendais ton appel, suite à celui du vieux.
-          Ben oui… J’t’appelle, andouille. Alors, tu as réfléchi ? Tu as des propositions ?
-          Oui. Tu as de quoi noter ?

Petit 1 : je nomme les membres de cabinets comme je veux. Je prendrai même des types de droite, comme FalconHill, qui au moins saura nous trouver des petits vins de pays sympathique.

-          Heu, pas Didier Goux, quand même ?
-          Mais non. Faut pas déconner, quand même. Je sais bien qu’il faut qu’on garde un minimum de crédibilité. Ou alors, tu le colles à la culture, pour rigoler, je pense qu’il saura s’occuper des intermittents…
-          Abruti !
-          Oui, chef ! Bon, je continue. A propos du cabinet, je prends aussi El Camino pour choisir les gonzesses, pardon, des secrétaires, il est plus grosses fesses que gros nichons mais tant pis. Tiens ! Il s’occupera aussi des bagnoles, ça nous fera des économies. Bon, je continue.

Petit 2 : tu te démerdes avec Stéphane, mais le commerce des céréales doit rentrer dans giron du ministère de l’économie.

-          Ça ne va pas être facile à justifier…
-          Mais si ! Avec quoi est faite la bière, hein ? De quoi dépend son prix si ce n’est du cours mondial des céréales, ou, du moins, de l’orge.
-          Ah oui, tiens !
-          Voila… Tiens ! On va faire une première mesure particulièrement gauchiste pour tromper les autres couillons : le prix des céréales ne sera plus dépendant des marchés mais sera fixé par décret après concertation, tu sais, le truc socdem ?, avec les paysans et les brasseurs. Comme ça, on pourra, en plus, envoyer chier les céréaliers.
-          Ben ça ne va pas être possible, et nos partenaires étrangers.
-          On s’en fout. On va dire qu’on privilégie les circuits courts, ça fera plaisir aux écolos. Au fait, ma troisième exigence.

Petit 3 : que Placé ne soit pas au gouvernement.

-          OK évidemment, continue le deuxième point, je ne vois pas comment tu vas procéder.
-          On va faire une loi qui oblige les céréaliers français à livrer en priorité les industriels français. On trouvera des très bons prétextes, qui seront validés par le Conseil Constitutionnel. De toute manière, c’est probablement déjà le cas mais le prix n’est pas négocié en France. Le problème est seulement le prix. On trouvera un truc. Ils pourront vendre les excédents à l’international aux prix du marché.
-          Et tu as un objectif précis, quelque chose de chiffré ?
-          Oui, que le demi-pression au comptoir à 2€10 soit rentable pour le bistrotier et le brasseur. On va se mettre dans la poche les commerçants et le peuple, ou, du moins, les pochetrons.
-          Je vois que tu as pensé à tout !
-          Ben oui, je l’ai dit à François, j’ai toute l’incompétence requise. Je continue. Par contre, il faudra que Christian [NDLR : Eckert, ministre du budget] y mette du sien pour la fiscalité. Bon, je continue.

Petit 4 : pour les professions réglementées, je continue le boulot de Nono et je vais encore plus à la hache que lui.

-          T’es fou ? On va avoir tout le monde dans la rue, notamment les taxis qui vont faire des opérations escargots et ce genre d’emmerdements.
-          On s’en fout ! Tu connais beaucoup de taxis qui votent à gauche… ? Et on va faire appel au peuple, lui expliquer la situation,… Tu penses que les types qui crèvent la dalle vont défendre les revenus des pharmaciens ou des greffiers ?
-          T’as raison ! Bon, j’accepte tes quatre conditions.
-          Hé ! J’ai pas fini.
-          Fais pas chier, envoie le reste par mail à ma secrétaire. La concierge de l’école de son fils étudiera ça.
-          Attends, juste un point.

Petit 5 : si tu crées un grand ministère du numérique avec Blachier à la tête, tu ne le fous pas sous mes ordres, ni même à Bercy, on passerait notre temps à buvette.

-          C’est bien le type avec des cernes et une légère surcharge pondérale qui avait fait campagne pour moi ?
-          Ouais. Bon ! Je commence quand ?
-          Demain après-midi. Appelle le secrétariat de Nono pour organiser la passation.
-          Ca roule ! On se voit mercredi pour le Conseil ?
-          OK. A+.
-          Salut,
-          Beep, beep, beep.


18 juillet 2014

Le gouvernement, le terrorisme et internet

Si j’en crois ce papier de Numerama repris par Korben, Bernard Cazeneuve prépare un texte de loi antiterroriste dont un article « prévoit de confier à l'administration le pouvoir d'élaborer des listes de sites à bloquer, sans contrôle judiciaire ». « Le dispositif prévu par le projet de loi est jugé "techniquement inefficace" et "inadapté aux enjeux de la lutte contre le recrutement terroriste". Pour le CNNum, il "n'offre pas de garanties suffisantes en matière de libertés". »

Je n’ai pas lu l’article en question mais j’espère bien que le ministre de l’intérieur prendra en compte l’avis du Conseil National du numérique pour réécrire sa copie…

Toujours est-il qu’on a passé des années à lutter contre les conneries de la droite en matière de numérique, au travers des Lopssi et autre Hadopi… Il ne faudrait pas que le gouvernement actuel refasse les mêmes…

02 avril 2014

Changer de gouvernement : fait.

La nomination du gouvernement a rassuré certains militants, comme Grandludo, mais la critique reste forte, sur le thème on fait du neuf avec du vieux, il n’y a pas beaucoup de changement, c’est un jeu de chaises musicales, ça ne répond pas aux attentes des Français et tout ça. Sarkofrance, par exemple, est très critique, tout comme Rosaelle. Noix Vomique, blogueur réac mais qui sent pas trop fort, aussi, pour d’autres raisons, mais un blogueur de droite ne va pas féliciter les gouvernements de gauche.

J’aurais voulu citer les réactions de quelques personnalités de droite, pour rigoler, mais Google News est planté, ce que je trouve très drôle.

Dans un moment de bonne humeur, je vais répondre aux critiques.

Ce n’est pas le même gouvernement qu’avant. Le budget, le travail, les finances,… ont changé de main. D’autres ministres restent en place pour continuer les réformes engagées, notamment pour la justice et la décentralisation. Deux personnalités politiques d’envergure nationale et connues sont en charges de deux secteurs clés : l’écologie et le travail. Elles n’étaient pas au gouvernement auparavant. La présence de Ségolène Royal, notamment, montre que le sujet sera abordé sérieusement. Elle a suffisamment de voix… Le gouvernement est maintenant composé de professionnels expérimentés (en 2012, ils débutaient, pour beaucoup). En outre, il s’agit d’un remaniement, pas renouvellement.

Le gouvernement est réellement resserré. J’espère qu’ils ne feront pas l’erreur de multiplier les ministres délégués ou secrétaires d’Etat. Je ne leur fais que moyennement confiance. Il faudra bien quelqu’un pour s’occuper des anciens combattants (c’est cette année, qu’il y a de boulot, avec le centenaire…), de la santé, des transports, des relations avec le Parlement, du budget (Sapin ne pourra pas tout faire…), des affaires européennes, des PMI PME, du commerce extérieur et je suppose que Benoit Hamon aura besoin d’un coup de main pour maitriser le mammouth, tout comme Marylise Lebranchu qui a un vaste domaine.

Mais il n’y a pas besoin de Ministre des Français de l’étranger, l’agroalimentaire (si si, on en avait un), la francophonie, le développement, les handicapés, la famille, l’économie sociale, la consommation, les personnes âgées, la ville (en plus du ministre), la réussite éducative, la vie associative, l’artisanat, le commerce, le tourisme,… Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : ces thèmes sont importants, mais la charcuterie, les produits fermentés à base d’orge, l’aviation, l’élevage, le patinage artistique féminin, les trains de banlieue… aussi. Faire des réunions à 40 ne sert à rien, surtout s’il y en a 39 qui écoutent Laurent Fabius.

J’espère qu’ils seront assez malin pour maîtriser la communication et éviter les couacs (il y a déjà une passe d’arme entre Fabius et Montebourg qui se disputent le commerce extérieur).

Ils sont là pour mettre en œuvre la feuille de route fixée par Hollande et recadrée suite aux municipales.

Je ne leur ferai pas un procès avant qu’ils ne commencent à bosser et je ne vais pas dire qu'Hollande fait un virage à droite et qu'il faut une autre politique en permanence.

Gouvernement Valls Star

Elooooody a été la première blogueuse, parmi mes potes, à sortir la liste des membres du gouvernement. Pour ma part, j’ai foiré l’affaire. J’ai pris une liste sur un site de presse qui avait voulu faire vite et a donné des informations erronées. Comme, en plus, j’ai voulu donner un avis et aller vite, mon billet est raté… Sarkofrance et Grandludo ont également été très rapide. Ils étaient les premiers déçus par la nomination de Manuel Valls et se réjouissent de la composition de son gouvernement.

A quoi s’attendaient-ils donc alors que Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon étaient présentés comme faisant partie de l’équipe ? Pensaient-ils réellement que Manuel Valls allait faire une politique de droite alors que, un jour, il cherchera le soutien de la gauche pour une présidentielle ? Les réactions vont parfois trop vite.

Cyril le note : c’est un gouvernement de gauche. Je n’en ai jamais douté.

Ayant foiré mon billet, je vais recommencer avec quelques personnes…

Marilyse Lebranchu, ministre de la décentralisation, de la réforme de l'Etat et de la fonction publique

Vous le savez peut être… D’une part, je m’intéresse beaucoup à la décentralisation. D’autre part, je suis assez proche de Marilyse Lebranchu pour des raisons familiales. Je suis surpris mais heureux de son maintien. Surpris parce que la première réforme qu’elle a faite me parait mal barrée pour ce qui concerne la région Parisienne : les collectivités locales doivent rester à taille humaine ne serait-ce que pour intéresser les électeurs… Surpris parce que je pensais qu’elle allait jeter l’éponge. Heureux, parce que je suis persuadé qu’elle pourra achever ce travail, qui me parait indispensable.

C’est aussi un des enseignements que l’on pourrait tirer des élections : l’extrême concentration vers Paris des pouvoirs fait que l’électeur ne croit plus à la politique ou va voter ailleurs… La décentralisation est nécessaire.

Benoît Hamon, ministre de l'Education nationale, enseignement supérieur et recherche

Je suis surpris de sa nomination à un poste de cette importance. Gérer le mammouth me parait une tâche colossale et j’espère qu’il aura les épaules assez larges…

Najat Vallaud-Belkacem, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports

C’est quoi ce ministère avec un tas de trucs qui n’ont rien à voir dedans ? Je l’ai dit dans mon premier billet : je regrette qu’elle conserve le droit des femmes. Elle me paraissait très bonne en tant que porte parole du gouvernement mais pas dans le rôle de cette ministre.

Elle aura deux secrétaires d’Etats, je suppose.

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics
Arnaud Montebourg, ministre de l’Economie, du Redressement productif et du Numérique

Doit-on comprendre que c’est Arnaud Montebourg, le nouveau patron de Bercy ? Le fait de ne pas nommer clairement un chef est une mauvaise nouvelle. Par contre, la montée de ces deux lascars en est une bonne.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international

Que veut dire le développement international ? Doit-on comprendre qu’il aura le commerce extérieur ou est-ce un fourre-tout pour y coller l’Europe, la Francophonie,… ?

Christiane Taubira, Garde des Sceaux, ministre de la Justice

Je le disais dans mon billet de ce matin, c’est un très bon signe et une très bonne nouvelle qu’elle reste en place. Tonnégrande m’offrira un verre et elle pourra poursuivre ses réformes, montrant ainsi que la nomination de Manuel Valls n’est pas une rupture dans la politique.

J’espère que la cohabitation se passera bien.

Ségolène Royal, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie

Je pensais la trouver ailleurs mais c’est évident là qu’elle a sa place. Qu’elle nous démantèle une centrale ou deux pour faire plaisir aux gens mais qu’elle nous fasse réellement la transition énergétique.

Je vais lui donner une piste : elle passe nécessairement par des travaux sur le stockage de l’électricité… Y compris pour mon iPhone, d’ailleurs.

Des grands virés.

On ne sait pas qui seront les secrétaires d’Etat ou ministres délégués.

Je note avec satisfaction la disparition de Pierre Moscovici. Je suppose qu’il brigue un siège au niveau européen.

Je note avec regret la disparition de Victorin Lurel. Depuis son passage à la Comète, on attend toujours qu’il nous invite en Guadeloupe, ce qu’il avait promis.

Merci à Gildan pour la photo !

Gouvernement

Le nouveau gouvernement a été annoncé. Il a quinze membres, en plus de Manuel Valls.

Edit : billet modifiée. J'avais pompé ma première liste sur un site de presse qui s'était planté... Les cons.

  1. Ministre de l'Intérieur: Bernard Cazeneuve
  2. Ministre des Affaires Étrangères et du Développement international: Laurent Fabius
  3. Ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie: Ségolène Royal
  4. Ministre de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et des forêts, et Porte-parole du Gouvernement: Stéphane Le Foll
  5. Ministre de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique: Arnaud Montebourg
  6. Ministre de l’Éducation, de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche: Benoît Hamon
  7. Ministre de la Décentralisation des territoires: Marylise Lebranchu
  8. Ministre de la Justice: Christiane Taubira
  9. Ministre des Finances: Michel Sapin
  10. Ministre des Affaires Sociales: Marisol Touraine
  11. Ministre de la Défense: Jean-Yves Le Drian
  12. Ministre des Droits des Femmes, de la ville, de la jeunesse et des sports: Najat Vallaud Belkacen
  13. Ministre de la Culture et de la Communication: Aurélie Filippetti
  14. Ministre du Logement et de l'Egalité des territoires: Sylvia Pinel
  15. Ministre des Outres-Mers: George-Pau Langevin
Tant qu’à passer par là, je vais donner mon avis…

Ministre de l'Economie  : Arnaud Montebourg

Très bien. Je ne sais pas exactement en quoi consiste le poste. C’est étrange de séparer les finances de l’économie. Je suppose qu’il y a l’industrie, le commerce extérieur, l’artisanat,…

Edit : l'intitulé du ministère a changé depuis mon billet...

Ministre des affaires sociales : Marisol Touraine

Pas d’avis. Je n’aime pas spécialement.

Ministre du Travail : François Rebsamen

Il était donné à l’intérieur, le voilà au travail. Pas d’avis non plus.

Ministre des Finances : Michel Sapin

C’est à peu près le seul truc que j’avais vaguement pronostiqué sans me planter. Ca s’arrose.

Ministre de l'Intérieur : Bernard Cazeneuve

Hier, on disait qu’il serait secrétaire général de l’Elysée ce qui me surprenait. Pourquoi pas l’intérieur ?

Ministre du droit des Femmes, de la ville,  : Najat Vallaud-Belkacem

Aie ! J’aime bien Najat et je souhaitais la voir rester au gouvernement mais pas à ce poste qui n’a rien à faire dans un gouvernement resserré.

Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour faire plaisir aux gauchistes !

Ministre de la décentralisation : Marylise Lebranchu

Très bien. C’est un peu une surprise, pour moi, mais elle pourra continuer le job et corriger ses textes de lois suite à la débâcle électorale… A ce propos, je vous conseille le texte de Jean-Luc Laurent. Il va falloir que je me surveille, je vais finir au MRC…

Ministre de la Culture : Aurélie Filippetti

Aie. Sans commentaire. Je n’aime pas spécialement notre ministre.

Ministre de l'Agriculture et porte-parole du gouvernement : Stéphane Le Foll

Très bien.

Ministre du Logement : Sylvia Pinel

Pourquoi pas ?

Ministre de la Justice : Christiane Taubira

Très bien. Son maintien en place est un signal qui me parait fort et fera chier les réacs. J’espère qu’elle ne s’engueulera pas trop avec son chef.

Surtout, elle pourra présenter son texte, j’espère, sur la réforme pénale.

Ministre de l'Environnement : Ségolène Royal

Très bien aussi. Son retour était nécessaire et elle me parait avoir la force pour conduire correctement la transition énergétique.

Ministre de l'Education nationale : Benoit Hamon

Même si certains l’avaient annoncé, cela reste ma principale surprise. C’est très bien.

Valls et les blogs de gauche

A l’heure où je publierai ce billet, le nouveau gouvernement sera peut-être connu. Il n’empêche que la nomination de Manuel Valls à Matignon continue à déchainer les passions à gauche. Mon confrère et néanmoins ami Melclalex fait le billet que je voulais faire ce matin. Lisez-le, je vais pouvoir passer à autre chose. Il parle des écolos et les qualifie d’idiots du village global.

Mon confrère et néanmoins ami aussi Sarkofrance fait un état des blogs de gauche et constate que plusieurs blogs qui soutenaient François Hollande seraient passés dans l’opposition. « A gauche encore, il y en a peut-être qui se réjouissent de cette nomination. Ils sont rares, très rares. J’ai cherché. Je n’ai rien trouvé. Je n’ai pas trouvé une blogueuse, un blogueur politique enthousiasmé par cette nomination. Au mieux, je n’ai trouvé que quelques confiants. »

Je vais lui répondre. Jamais la nomination d’un premier ministre ne m’a enthousiasmé, sauf peut-être Jospin, parce que je suis un vieux Jospiniste. J’étais. Je n’ai néanmoins pas dansé sur les tables…

Petit 1 : c’est bien facile, hein !, d’être dans l’opposition… Ca évite à avoir des questions à se poser. On peut dire « c’est mal ce qu’ils font » et pas « il faudrait faire cela ». Si j’étais méchant, je dirais que les rats quittent le navire…

Petit 2 : on a tous cru à François Hollande. Il disait : on va réduire les déficits, la croissance nous aidera en 2013. La croissance n’est pas venue. On a dit : l’industrie française va mal après 10 ans de droite, la croissance viendra plus tard. Pourquoi devrais changer d’avis le 31 mars 2013 ?

Petit 3 : je rêve d’une société où les profits des entreprises sont redistribués équitablement, où l’Etat puisse construire assez de logements sociaux pour tout le monde, où l’on puisse disposer d’un revenu minimum sans pouvoir travailler ou qu’on puisse trouver du travail facilement, où la bière ne serait pas taxé, où l’on puisse se déplacer sans nuire à l’environnement et où l’on ne puisse pas chopper le sida en tirant un coup.

Petit 4 : la France est un pays majoritairement à droite comme la plupart des pays au monde. Les partis dits à gauche ne dépassent quasiment jamais 45% au premier tour des présidentielles. Le président de gauche que nous avons a été élu de justesse, principalement par rejet de l’ancien président de droite qui était insupportable et a mené une très mauvaise politique. Lors des récentes évolutions, la France a à nouveau montré qu’elle était à droite et des blogueurs de gauche nous disent qu’elle a voté à droite parce qu’elle aspire à une politique plus à gauche ? Il y avait quoi dans les champignons ?

Petit 5 : la gauche morale est exaspérante. Je veux bien expliquer aux Français que les Roms ont une sincère volonté d’intégration et que les prières des musulmans dans la rue, le port de la burqa, et l’interdiction du porc à la cantine c’est génial, mais ils ne me croient pas. Je veux bien, sincèrement, devenir féministe (et j’ai beaucoup appris au contact de blogueuses) mais je ne veux pas faire croire aux Français qu’on empêchera la prostitution et qu’on sauvera des femmes en pénalisant les clients. Je veux bien expliquer aux Français que le nucléaire c’est mal mais je ne veux pas les prendre pour des cons en leur expliquant que les centrales à charbon sont bonnes pour l’environnement et les éoliennes produiront assez d’électricité au moins d’août pour faire fonctionner la climatisation dans leurs hôtels. Je suis néanmoins écolo : je n’ai pas allumé mon chauffage cette année, je n’ai pas de voiture,… A un moment, à gauche, il faudrait se demander pourquoi on perd !

Petit 6 : malgré mon grognement du petit 5, je pense que la société peut avancer comme on le souhaite mais les coups de fouet n’attirent pas les électeurs.

Petit 7 : il n’y a pas de vraie alternative à gauche. Les verts se grillent de jour en jour. Le Front de Gauche qui a peut-être de bonnes idées sert de repoussoir par une stratégie débile. Nouvelle Donne a probablement raison mais reste inaudible. L’opposition de gauche ne sert à rien puisqu’elle ne fait que fragiliser la majorité de gauche pour le plus grand bonheur de l’opposition de droite qui finit par être la majorité de droite.

Petit 8 : je suis fatigué de voir des recherches de bouquets missaires (copyright Balmeyer) pour les défaites aux élections. Je lisais un billet de blog d’hier qui disait que la défaite était exclusivement à cause du PS, du président et du gouvernement. C’est trop facile. A chaque élection, c’est pareil.

Petit 9 : la stratégie est la bonne pour 2017. Sauf si la gauche entretient une cacophonie inutile. Même si la politique est mauvaise, la stratégie est bonne. Elle évitera le retour d'une droite dure.

Je continue à penser que l’on va dans la bonne direction, que Manuel Valls poursuivra la politique économique choisie par François Hollande et donc moi, à l’occasion de la primaire.

01 avril 2014

Le 1er avril gouvernemental ?

Z’avez vu la page du chancelier Schroëder dans Wikipedia ? Quand il a commencé son second mandat, « sa première grande décision est de fusionner le ministère fédéral de l'Économie avec celui du Travail pour créer un « super-ministère » sous la direction de Wolfgang Clement. »

On apprend aujourd’hui que Bernard Cazeneuve devrait devenir le prochain Secrétaire Général de l’Elysée.

Les rumeurs continuent pour ce qui concerne le futur gouvernement qui devrait être resserré. Bercy devrait donc perdre quelques uns de ses ministres. Verra-t-on un « super ministère » regroupant l’économie et le travail ? Qui pour le diriger ? Michel Sapin, Pierre Moscovici ?

Que dit la suite de la page Wikipedia ? « Ce nouveau mandat, placé sous le signe de la morosité économique et d'une hausse du chômage, est celui de la mise en œuvre de l'agenda 2010, une série de réformes destinées à réduire les dépenses de l'État providence, notamment en fusionnant les allocations sociales avec celles du chômage, comme le préconisait la commission de réforme présidée par Peter Hartz. »

François, Manuel, ne faites pas les cons…

27 mars 2014

Valls, premier ministre ?

Futur premier ministre : ça va chier.
Elie Arié, dans son billet, se demande comment peut faire François Hollande pour tenir jusqu’à la fin de son mandat, vu qu’il a sa propre majorité contre lui et qu’on ne voit pas trop quels changements il pourrait pratiquer vu qu’il a annoncé qu’il ferait une politique de l’offre il y a moins de trois mois.

Je lui ai répondu rapidement en commentaire. Il peut nommer Manuel Valls à Matignon même si cela implique le départ de Cécile Duflot.

Compte tenu d’un des commentaires à mon précédent billet, je dis en préalable que ce n’est pas la solution que je souhaite mais une des solutions offertes à François Hollande, peut-être bien la seule compte tenu du choix fort qu’il a fait de redresser les comptes du pays tout en augmentant la compétitivité des entreprises. D’ailleurs, mon commentateur n’a pas dit qu’il était contre le redressement des comptes et l’amélioration de la compétitivité… Attendons de voir le fameux pacte de responsabilité.

Eventuellement, dans notre hypothèse, à la sauce Valls.

Sauf s’il remporte une forte opposition des députés socialistes, il pourra probablement trouver assez facilement une majorité vers le centre pour faire passer les textes refusés par sa gauche. Néanmoins, la probabilité d’une forte opposition me parait faible : les députés ne pourront pas admettre leurs propres erreurs et ils n’ont plus qu’à croiser les doigts pour que la situation se rétablisse.

Pour 2017, il y a deux hypothèses : la France est rétablie, le chômage baisse,… et la France n’est pas rétablie, le chômage reste au dessus de 10%,… Dans ce dernier cas, l’élection est assurément perdue ou presque. Presque parce que si la gauche baisse les charges et aide les entreprises, la droite traditionnelle n’aura plus rien à proposer et on pourrait très bien avoir un 2002 à l’envers, à l’endroit, les pieds sur les épaules et l’estomac dans les talons.

Dans le premier cas, que je souhaite évidemment (mais pas aux prix payés par les Allemands…), il pourra alors gauchir son projet et en entamant une deuxième phase de redistribution. Les électeurs de droite n’auront aucune raison d’être fâchés, le mariage pour tous aura été digéré…

Valls passera pour un épouvantail à gauche et rassurera à droite.

Si son plan ne marche pas et s’il ne génère pas une baisse sensible des inégalités, j’arrête le blogage, la bière et de raconter des conneries.

Par contre, s'il n'y a pas de remaniement, je ferais un billet avec "Remaniement à l'eau" comme titre.

25 mars 2014

A Bercy, le changement de ministre, c'est maintenant ?

Le service informatique de Bercy a envoyé un mail à des collaborateurs pour les inviter à préparer leurs départs. Il leur est donné des consignes (sauvegardes, nettoyage des messagerie,...).. C'est une information de l'Express.

Le remaniement serait donc imminent !

13 mars 2014

Affaire Sarkobira : la responsabilité des médias !

Patron de presse ayant reçu sa subvention selon Bosch
Je n’ai pas suivi l’actualité aujourd’hui. En milieu d’après midi, j’ai consulté rapidement Google News. L’article en une reprenait tous ce qu’avaient dit les dirigeants socialistes (et on en a besoin) comme méchanceté sur Nicolas Sarkozy, comme moi, dans mon billet de ce matin. J’en ai d’ailleurs été amusé… Ce soir, le deuxième article en une est du point et est titré : « Maître Herzog a été écouté par 'ricochet', c'est totalement illégal ! »

Un gamin trois de ans pourrait argumenter : « ben heu la ligne étant anonyme (ou à un faux nom), les policiers ne pouvaient pas savoir à parti, comment savoir que c’était l’avocat ».  Un gamin de quatre ans lui répondrait facilement qu’il est reconnaissable. Celui de cinq dirait : « ah mais ce n’est pas le numéro de l’avocat donc c’est quelqu’un qui se fait passer pour l’avocat ». Et ainsi de suite… Je répondrais : si les écoutes d’une conversation d’un avocat avec son client sont illégales, pourquoi, alors, avoir utilisé un téléphone anonyme ? En gros : ils se foutent de notre gueule.

Le problème est qu’on se fout de la légalité de l’écoute. Quand je dis « nous », c’est le grand public, les zozos qui lisent les journaux. Je comprends que les avocats et les juristes puissent s’émouvoir mais cela commence à me les briser sérieusement. Deux questions se posent : Nicolas Sarkozy a-t-il oui ou non touché du pognon illégalement en 2004 et a-t-il été informé illégalement par un magistrat du déroulement de l’enquête ? La question du dysfonctionnement de la justice n’est pas la légalité d’une écoute d’un téléphone anonyme mais le fait de savoir si un magistrat peut librement diffuser des informations sur une affaire qu’il ne gère pas moyennant un avantage quelconque.

Le Point aurait pu trouver un autre titre plus neutre et Google News aurait pu éviter de mettre ça en une.

Les médias ont une grande part de responsabilité dans cette affaire. L’UMP a déclenché un contrefeu alors qu’ils étaient victimes de scandales et la presse va dans son sens parce que c’est plus vendeur qu’une énième affaire scabreuse concernant un politicien.

La démocratie va mal, dans ce pays, et les médias sont fautifs. Néanmoins, je ne détiens pas la vérité. Je ne peux à moi tout seul décréter quelle information est importante et doit être mise en avant.

Je comprends les rédacteurs en chef des journaux, magazines,… et de leurs sites web : ils ont besoin de vendre. Ils peuvent donc mettre en avant des trucs qui leur rapportent de l’argent, ne serait-ce que par la publicité affichée sur un site web. Je ne peux pas dire ce qui est important mais je peux dire que les entreprises privées (ou publiques, d’ailleurs, France Info et France 2 n’étaient pas mal, ce matin….) ne diffusent pas l’information en fonction de leur importance mais en fonction de sa capacité à rapporter de l’oseille.

Ca ne date pas d’hier et c’est un thème récurrent chez les observateurs de la vie politique tels que les twittos et les blogueurs. Il n’empêche que ça me casse les couilles.

Ca fait une semaine (ou plus) que l’UMP est empêtrée dans une série de scandales au sujet de son financement et ça fait le sixième jour consécutif que la presse fait ses unes sur des conneries.

Et des crétins vont encore dire que les médias sont à la solde de la gauche.

Toujours est-il que s’ils ne savent pas exercer leurs missions d’information, je ne vois pas pourquoi ils continueraient à recevoir des subventions de l’Etat.

Je propose au gouvernement de mettre franchement le sujet sur la table. Pourquoi financer une profession devenue quasiment inutile puisqu’il n’y a plus de travail de journalisme derrière ? Des sites web reprennent des dépêches AFP qu’ils diffusent sur leur site web…

Ou alors, comme ils se livrent fréquemment à des sondages en ligne complètement ridicules, je leur propose de poser la question : nos impôts doivent-ils continuer à finir dans la poche de patrons de presse ? Oui ou non.

Arrêtons de les financer !

14 février 2014

#Stopbashing : le site qui fait du bien aux citoyens

« Le dénigrement en continu de l'action du Président de la République et du Gouvernement est à l'origine de ce site. Nous ne sommes pas spécialement des propagandistes des actions de notre Exécutif. D'ailleurs nous pensons que parfois il pourrait faire mieux, ou autrement et, comme à tout le monde il nous arrive d’exprimer vivement notre désaccord.

Mais « le bashing » systématique des actions et projets du gouvernement que nous lisons, voyons, entendons jour après jour, semaine après semaine, dans les médias quels qu'ils soient dans nos cercles relationnels où il se propage, nous choque profondément.

Nous pensons qu’une telle campagne médiatique désinforme les citoyens et bafoue leur droit à une information objective qui leur permette de se forger librement une opinion.

Nous voulons qu’il soit possible de le dire : et c’est pourquoi, ce site est le vôtre, il vous donne la parole pour rétablir, chaque fois que vous la verrez, lirez ou entendrez bafouée, la vérité sur l’action du Gouvernement de Gauche issu des élections présidentielles de Mai 2012. »

C’est ainsi que l’équipe de stopbashing.org présente son site. Tous les internautes peuvent participer et écrire une contribution (on me dit qu’il y a une féroce équipe chargée de la modération, composée notamment de gros frisés avec des cravates à chier).

On me proposerait, aujourd’hui, de participer au projet, je foncerais les yeux fermés. Depuis la volte face sur la loi famille, en début de semaine dernière, je ne décolère pas contre le gouvernement. Il n’empêche que c’est la seule équipe à pouvoir mener le pays, la droite ayant largement montré son incompétence. Aussi, je suis fatigué des critiques.

Tous les jours, on trouve des occasions de montrer que la droite est ridicule. Je parlais hier soir des municipales à Brest, c’est anecdotique. Mais on parlait récemment des histoires de genre. L’UMP critique aujourd’hui les projets de la gauche alors que c’est ce qu’elle défendait il y a trois ans, tout simplement parce que ces projets sont de bon sens.

Je lis beaucoup de blogs réacs, comme celui de la sympathique Lady Waterloo qui fait un billet sur deux pour taper sur pépère. Dans son dernier, elle estime qu’il devrait démissionner. C’est usant et ça ne sert à rien. On dirait qu’elle a oublié Nicolas Sarkozy… Même Le Point, qu’on ne peut accuser de sympathie pour la gauche, s’en souvient, pourtant. Aujourd’hui, ils nous expliquent pourquoi « Barack Obama préfère François Hollande » à Nicolas Sarkozy qui a été la risée de la France à l’échelle mondiale. Je peux concevoir que ça amuse les opposants de voir pépère tourner en ridicule par la presse anglaise mais qu’ils regardent plutôt les sujets importants : nous avons David Cameron qui a annoncé un referendum pour la sortie de l’Europe de son pays qui demande maintenant de l’aide à l’Union Européenne suite aux intempéries dans son pays. Qui est ridicule ?

Le soutien au gouvernement ou, plus exactement, le refus du dénigrement systématique, n’empêche pas la critique et le recul. Par exemple, il y a une bonne nouvelle aujourd’hui : la croissance pour 2013 est supérieure aux prévisions. Il n’empêche qu’il n’y a pas lieu de fanfaronner. Notre ministre des finances. François Hollande a salué la confiance retrouvée et dit que c’était de bon augure. Il faut bien qu’il dise quelque chose mais ça reste de la communication politique. Pierre Moscovici, notre ministre des finances, a, quant à lui, déclaré : « Il faut aller plus loin pour avoir des créations d’emplois, pour faire reculer le chômage ». Ca me fatigue, ça n’est que de la communication politique. Ca fait des années qu’on nous annonce que le chômage baissera avec la croissance mais ça fait des années qu’on ne croit plus au retour de la croissance, à une croissance suffisante.

Ainsi, on peut critiquer le gouvernement mais, pendant ce temps, on a une équipe qui bosse, qui essaie de reconstruire quelque chose de cassé par 40 ans de crise, dix ans de droite, cinq ans de sarkozysme. Rayer les mentions inutiles.

Une équipe bosse.

Nous, on vous attend sur Stopbashing.org. Vous pouvez contribuer.

28 janvier 2014

Inversons la courbe cette année, alors !

Certains la qualifiait d’objectif, l’autre de pari. Toujours est-il que c’est raté : l’inversion de la courbe du chômage n’était pas au rendez-vous en 2013. On a seulement une « diminution de l’augmentation » du chômage. Il faut positiver. Michel Sapin et François Hollande parlent de stabilisation. L’inversion est bien réelle pour les jeunes, depuis 8 mois, et même pour les moins de 50 ans mais reste préoccupante pour les plus de 50 ans.

Au premier trimestre, le nombre de chômeurs augmentait de 33000 par mois. Il augmente maintenant de 2500. Ce n’est pas génial mais c’est une amélioration. On se console comme on peut.

Que lit-on dans la presse ?

TF1 nous sort cette magnifique courbe. Je la recopie ici pour faire joli mais aussi parce que j’ai encore entendu des blogueurs de droite dire que la gauche ne peut plus faire le coup de l’héritage. Je ne vais pourtant pas me privé. Le seul a avoir réussi une inversion de la courbe est bien Nicolas Sarkozy… Le chômage galope en France parce que notre industrie est dans un piteux état et, sans la moindre vergogne, je vais dater cela de 2002. Attention ! Je ne fais pas « que » le coup de l’héritage. La droite pourra me répondre que c’est de la faute aux 35 heures. Je propose de remonter directement jusqu’à la dernière guerre et dire que c’est de la faute aux nazis, histoire de vérifier assez rapidement la loi de Godwin.

Je donne cette date parce que la rumeur a couru, ce matin, qu’un ancien conseiller de Gerhard Schröder allait entrer au service de François Hollande : « Peter Hartz, ancien membre du directoire du constructeur automobile Volkswagen, avait été chargé en 2002 par M. Schröder de présenter une série de réformes du marché du travail allemand. Son fameux « Agenda 2010 » avait profondément remanié l'Etat-providence allemand pour remettre au travail une Allemagne plombée par le chômage. »

Cela a été démenti, ce matin, mais des lascars de gauche, attention la vraie, hein !, on commencé à se foutre de la gueule de Sarkofrance et moi, ce matin, en disant que nous allions devoir ramer pour continuer à faire du blogage du gouvernement (même si Sarkofrance prend plus régulièrement ses distances que moi). L’industrie allemande est pourtant bien un exemple mais pas son marché du travail ! A quoi bon gagner un maximum de pognon si c’est pour battre des records de pauvreté.

Il se trouve que la gauche allemande a fait ses réformes de droite à un moment où la droite était au pouvoir chez nous et n’a rien fait. Du coup, la gauche française est emmerdée maintenant et la droite allemande gagne les élections.

2002 est décidément une date clé dans la politique (d’autant que c’est l’année où nous avons commencé à avoir des euros dans nos poches).

Au secours, la droite revient !

Je retiens quelques propos, ce matin. Jean-François Copé a demandé la démission de Michel Sapin. Ce dernier lui a répondu que c’est le degré zéro de la politique, ce en quoi il a raison. Cela montre surtout que l’UMP n’a strictement rien à proposer…

Tiens ! Une devinette. Qui a dit : « L'augmentation du chômage en décembre met donc fin à ce sketch grossier, rejoué tous les mois depuis un an, d'une hypothétique inversion de la courbe du chômage. Tant que la politique économique de la France restera la même, c'est à dire l'eurostérité couplée à un ultra-libéralisme débridé, ni la croissance ni le chômage ne s'amélioreront. » ?

Non ! Ce n’est pas Jean-Luc Mélenchon. C’est Marine Le Pen. Je le relançais un éternel débat, hier, sur le thème : comment faire baisser le Front National ? Tant que les militants de gauche n’auront pas compris que Marine Le Pen a changé son discours et même si le reste n’a pas changé, le dossier n’avancera pas. Ne vous voilez pas la face. Le Front National sera prochainement le premier parti politique de France : « des médias s'interrogeront sur cette "lepenisation des esprits". Le Front de gauche criera au complot médiatique, la gauche se demandera ce qu'elle a raté. La droite réfléchira à son avenir fusionné. »

Et ça ? « Il est indécent également de se féliciter du recul du chômage des jeunes, car cela veut dire que celui de toutes les autres catégories - en particulier de longue durée - progresse plus fortement que la moyenne. » C’est Robert Rochefort, du Modem… Les jeunes, vous savez pour qui ne pas voter…

Hervé Morin est interviewé par les Echos : « Je défends l’idée d’un vrai choc de compétitivité, autour d’une politique libérale qui dit aux Français : c’est par l’amélioration des conditions de production que l’on fera la meilleure des politiques sociales, c’est-à-dire le retour au plein-emploi ! » « D’abord, première mesure, il faut le passage à 39 heures payées 35 ! » « Enfin, redonnons plus de souplesse aux entreprises avec la mise en place d’un contrat de travail unique. Pour que les entreprises n’aient plus peur d’embaucher, il faut aussi qu’elles puissent licencier : faisons un contrat dans lequel les conditions de rupture soient connues au moment de l’embauche. »

Je note les propos de Monsieur Morin parce que c’est à peu près le seul à proposer quelque chose même s’il dit trois belles conneries. La première : on sait que le retour au plein-emploi n’est pas possible. La deuxième : le passage au 39 payées 35 est immoral, ridicule et inacceptable. Surtout, il créera un effet d’aubaine pour le patronat qui pourra produire autant pour moins cher avec 10% de salariés en moins. La troisième : une évolution importante du droit du travail a déjà été faite l’an dernier et le CDD ne disparaitra jamais : comment faire face à un congé maternité, par exemple ? Que fera-t-il de l’intérim, de l’autoentreprenariat,… ?

Un sondage est sorti hier à propos des Européennes. Des listes soutenues par l’UDI et le Modem arriveraient en quatrième position (derrière, dans l’ordre, le FN, l’UMP et le PS). Hervé Morin est en campagne. Le ton est donné : libéralisme. Le seul à oser est bien lui. François Fillon, par exemple, donnait une longue interview au Figaro, dimanche. Il ne dit rien, n’annonce rien, ne propose rien, à part une hausse de la TVA et une diminution de la progressivité de l’impôt sur le revenu. Les mêmes recettes appliquées par l’UMP depuis 2002…

Et au gouvernement ?

François Hollande a lancé son pacte de responsabilité. Quatre chantiers sont lancés :
-         la diminution des prélèvements sur les entreprises,
-         la fiscalité des entreprises avec les assises de la fiscalité des entreprises,
-         la simplification,
-         les contreparties nécessaires.

Les élections européennes approchent, donc. Les Français et les Allemands montrent qu’ils veulent continuer à travailler ensemble (l’actualité nationale est trop chaude pour que l’information soit en une de la presse mais il y avait un Conseil économique et financier franco-allemand ; l’amélioration des relations est nette).

Le travail doit continuer, chacun a ses sujets de prédilection (je compte beaucoup, par exemple, sur la réforme territoriale).

Et dans les blogs ?

Ils semblent étrangement muets. Le yakofaucon semble avoir disparu.

Mais au moins, on apprend que Philippe Katerine sortira bientôt un album.

20 janvier 2014

Gouvernés par des clowns ?

« Mais visiblement, ils sont plus occupés par leur caleçon que par la situation des citoyens qu'ils disent servir. Ca fait 10 ans qu'on est gouvernés par des clowns et j'en ai ma claque. » Ainsi se termine le billet de ma copine Fiso qui donne son avis après avoir vu l'émission de Taddeï où des braves gens débattaient de la vie privée des présidents.

Je ne vais pas évoquer le sujet à nouveau. C'est à propos du gouvernement pendant dix ans par des clowns que je souhaite lui répondre. Ça ne fait pas dix ans mais ça date de la nuit des temps. Je ne remonterai pas jusqu'à la préhistoire. Commençons à la révolution. Pour imposer la République (je fais court, pas historique), les clowns d'alors mirent en place un État très fort et tentaculaire. Tout était dirigé depuis Paris avec du personnel aux bottes dans tout le territoire.

On a décidé, à cette époque, que l’Etat pouvait tout. Du coup, on attend tout de ceux qui nous gouvernent.

Faisons un bond dans l'histoire. Après la guerre, les clowns ont créé la sécu et tout ce qui va avec. Je ne critique pas le fond mais la forme. On s'est retrouvé avec de nouveaux organismes tentaculaires ne dépendant plus de l'Etat mais des partenaires sociaux. Ce n'est pas anodin, le budget de ces machins est supérieur à celui de l'Etat.

Allons faire une virée vers les années 60, vers la fin des 30 glorieuses. On s'est retrouvé avec tout un tas de trucs gérés par des syndicats et des hauts fonctionnaires : tout le secteur public. D'un autre côté, on avait une industrie forte et un pouvoir politique à la ramasse mais fort : la France était une grande puissance, on faisait la guerre partout, on avait des colonies (enfin, peu de temps avant...). L'Etat finançait la guerre, les grands travaux,...

Un jour, un clown avec un gros nez a dit : on va faire l'élection du chef au suffrage universel. Ce n'est pas anodin : les Français votent pour un gugusse, lui filent les clés de la boutique et retournent au bistro,...

Le problème avec internet c’est qu’on a l’impression de pouvoir lui donner des consignes en tweetant depuis le comptoir avec son smartphone.

N'ayant plus trop de guerre à faire, le pouvoir politique s'intéresse à la France. Mais c'est désespérant. Tout est régi par des hauts fonctionnaires.  Tiens ! Le préfet du département de la Seine est quasiment le type avec le plus de pouvoirs en France. Du coup, les clowns sont obligés de casser son département en quatre pour lui faire fermer sa gueule. C'est amusant : il a fallu 50 ans pour qu'on envisage de revenir en arrière...

Après, il y a eu mai 68. Les événements ont peu d'importance, c'est la date qui est symbolique. La libéralisation de la société. Les clowns d'alors se mettent au goût du jour. Ils font des lois pour dire que le racisme c'est mal et pour autoriser l'IVG. C'est aussi amusant : 40 ans après on a des nouveaux réacs qui mettent tout ça en cause.

En 1981, des nouveaux clowns arrivent au pouvoir mais ils se rendent compte que tout l'appareil d'Etat est aux ordres de fonctionnaires plutôt du camp d'en face. Tonton, le chef des clowns, dit alors : on va faire la retraite à 60 ans pour virer les vieux fonctionnaires puis la décentralisation pour donner moins d'importance à l'appareil d'Etat puisque ce dernier finit toujours par se retrouver aux mains de lascars de droite. Pour se faire, il s'entoure de jeunes prometteurs issus de la promotion Voltaire de notre école nationale d'administration.

Les années passent, les clowns passent de droite à gauche et de gauche à droite mais, en 1997, le chef des clowns constate qu'il ne plus rien faire, la crise économique dure, c'est la merde.

Comme si un clown était là pour faire quelque chose. D’un autre côté, la dissolution nous a bien fait rigoler.

Donc, le clown fait la dissolution pour avoir de l'air mais, pas bol, ce sont les clowns d'en face qui gagnent. Ce n'est pas la première cohabitation mais c'est la seule longue en période de reprise économique.

Le clown de Matignon fait une belle politique qui plait bien à ses électeurs : les 35 heures. Mais il privatise un peu trop et dit des conneries comme : "l'Etat ne peut pas tout" ou "mon projet n'est pas socialiste". C’est mal.

Les deux clowns de l'époque se disent "bon une page est tournée, on va faire le quinquennat". Et nous voila quasiment dans les 10 ans…

En 2002

Les deux clowns d’avant participent à l’élection pour la succession mais l’un d’entre eux, le clown de gauche, n’a pas trop de bol. A force d’avoir dit des bêtises, il n’est pas présent au deuxième tour. Le clown de droite se retrouve donc face à un type encore plus à droite. On se croirait en 69, ce numéro devrait plaire à Fiso. Bouleversement et tout ça.

Toujours est-il que le clown de droite se succède à lui-même. Il est formé à l’ancienne école, avant le quinquennat et laisse ses sous-clowns gouverner. Appelons-les Raffarin et Villepin, pour l’exemple. Ils succèdent à Jospin, le clown de gauche d’avant et font le job. Ils gouvernent. Mais n’importe comment.

Ils commencent par nommer à des ministères importants des personnes issues de l’industrie et pas du tout politiques. D’ailleurs, le deuxième clown, Villepin, n’est lui-même pas vraiment un politicien : il n’a jamais été élu. C’est un gars issu de la grande école d’administration que je citais, de la promotion Voltaire avec les bébés utilisés par Mitterrand, le clown de 1981… Il ne s’est jamais battu sur le terrain auprès des électeurs.

En 2007

Le vieux clown de droite prend sa retraite et c’est un jeune clown de droite qui prend sa suite. Il est élu haut la main. Appelons-le Sarko, pour cette belle histoire. C’est le premier clown qui commence le cirque avec un quinquennat. Les députés seront élus pour la même période que lui. Du coup, contrairement au vieux clown, il se met à gouverner lui-même et le peuple s’y habitue.

En 2012

Un nouveau clown est élu et la clique de clowns d’avant est balayée mais le peuple il aime bien que le clown en chef se montre et gouverne.

Reprenons

Il y a en France deux camps politiques principaux. La droite et la gauche. La droite a quasiment toujours tout dirigé. Mais la droite est dite conservatrice. Elle ne veut pas faire bouger la société. Elle est gestionnaire. Mais à partir du moment où elle n’a plus de raison de faire la guerre, elle s’ennuie un peu, elle commence à faire bouger la société. Du coup, c’est la gauche qui a gagné. Elle est dite progressiste et a un projet de société.

De fait, la droite n’a pas de projet. Elle veut gérer. Elle veut relancer l’économie et faire des machins mais sans projet.

Dans cette histoire, j’ai loupé deux étapes.

Il y a d’abord la mondialisation (et l’Europe). Non seulement, le pouvoir économique n’a jamais été dans les mains de l’Etat mais en plus, il échappe complètement à la France. Ensuite, il y a eu les progrès technologiques qui ont permis une modification de l’information au public. On a eu les radios libres, puis les télés du même métal puis internet.

L’Etat n’a aucun pouvoir sur l’économie mais la succession de clowns ont profité dénouvomédias à des fins électorales faisant croire obompleuple qu’il dirige, qu’il gouverne, qu’il a des gros pouvoirs, qu’il va sauver le monde. Du coup, les Français sont persuadés qu’il est important.

Prenons un exemple au hasard. Le clown qui venait de l’école d’administration, la même promotion que notre clown en chef actuel, il a dit un jour : pour sauver l’emploi et casser le chômage, on va faire le Contrat Première Embauche pour les jeunes. C’est un bel exemple de n’importe quoi. La droite a dit : c’est bien. La gauche a dit : c’est mal. Le machin est voté puisque les clowns de droite sont majoritaires. Mais le peuple dit aussi : c’est mal. Alors le clown en chef dit : ah oui, c’est vrai c’est mal. Un nouveau type de contrat de travail ne servira pas à créer de l’emploi alors ils font une nouvelle loi en urgence pour supprimer ce machin, nouvelle loi complètement abrutie mais peu importe.

Un des clowns suivants a dit : pour résoudre le chômage, il faut de la croissance. Allons chercher la croissance avec les dents.

Toujours est-il que ça fait quarante ans qu’on est en crise économique et qu’on entend ce genre de connerie alors qu’on sait très bien que ce n’est pas l’Etat qui nous sortira de la crise économique. Mais, à droite, ils sont étatistes : ils sont pour l’ordre, la grandeur de la France et tout ça. A gauche, ils sont antilibéraux. Du coup, personne ne peut dire : « l’Etat ne peut pas tout ». Un clown l’a dit, il a été balayé.

Gouvernés par des clowns

Oui. Par des clowns qui nous disent : on va vous sortir de la crise. Et on fait la connerie d’y croire.

Le jour où l’on n’y croira plus, on ne sera plus gouvernés par des clowns.

Cela étant, le président de la République peut bien tirer des coups comme il veut. Le président de la République a pour boulot de présider la République. La Constitution nous dit : « Le Président de la République veille au respect de la Constitution. Il assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'État.  Il est le garant de l'indépendance nationale, de l'intégrité du territoire et du respect des traités. » « Le Président de la République nomme le Premier ministre. » « Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze jours qui suivent la transmission au Gouvernement de la loi définitivement adoptée. » « Le Président de la République est le chef des armées. »

J’aimerais bien qu’on me dise à quel endroit de la constitution il était indiqué que le président gouverne. Il y a un clown qui a dit, il y a cinquante ans : on va faire l’élection du président au suffrage universel. Du coup, on a des candidats. Ces candidats ont un programme mais, une fois qu’ils sont élus, ce n’est pas leur job de le faire appliquer. Du coup, ils font les clowns.

Ca fait cinquante ans qu’on se ment…

Ceci n’est pas un billet historique, j’ai fait des raccourcis (j’ai même refait l’histoire de 81 sur la base d’une chronique que j’ai lue hier). Ceci n’est ni un billet libéral ni un billet contre les fonctionnaires. C’est un billet contre la cinquième et pour la réorganisation de l’Etat. C’est un billet pour la « déconcentration » ou la « décentralisation » (non pas nécessaire au sens géographique habituel mais dans le sens où les élus doivent reprendre la main sur les actions des pouvoir publics).

Il est un tantinet libéral néanmoins : l’Etat ne peut pas tout. Quand on l’aura admis, on ne sera plus obligés d’avoir des clowns pour nous gouverner. C'est un billet antijacobin, probablement.