En salle

19 février 2010

Didier Goux bande encore

Yann relate aujourd’hui un fort moment d’émoi dans la blogosphère. Didier Goux a failli passer l’arme à gauche. Oui ! A GAUCHE. Il le raconte lui-même dans un billet aux allures chiraquiennes.

Je vais vous résumer : une durit, sans doute pleine de gras, l’a fait vaciller comme Tonnégrande en sortant de la Comète, au point que sa noble, douce, tendre et délicate épouse dût appeler les pompiers pour le coltiner à l’hosto pour lui carrer un dispositif métallique maillé et tubulaire à l’endroit où il est d’usage de foutre ce bordel afin qu’il ne défunte pas immédiatement dans les meilleurs délais. Un problème Coron Aryen, ce qui, de la part de ce réactionnaire, ne nous étonnera en rien.

Pendant quelques minutes, je me suis imaginé prononcer son éloge funèbre dans le présent blog avec plein de méchancetés à dire mais je me suis dit : « Stop ! Son épouse l’aime peut-être, malgré tout. »… sans oublier sa meute légendaire, number one kénobi au classement Wikio des zanimaux.

Néanmoins, j’avais vu des commentaires de Didier dans mon blog et n’étais point spécialement inquiet : tant qu’il dit des conneries, c’est qu’il n’est pas crevé, le gros.

Comme je suis un blogueur quasi professionnel, j’ai quand même analysé les conséquences possibles du décès de Didier Goux. Elles auraient été terribles. Voilà deux ou trois ans que nous élevons ce troll réactionnaire aux grains, notamment d’orge, afin de le rendre hargneux à souhaits. En cas de décès, il nous faudrait trouver une nouvelle outre réactionnaire, la former pour faire des billets incendiaires à propos de nos propres potes, voire de nous-mêmes. Ca nous aurait coûté une fortune, vu les tarifs pratiqués à la Comète.

Un drame.

Je remercie donc, finalement, les pompiers d’avoir sauvé cet ivrogne impénitent. Je vais prier Didier de voter à gauche pour garantir le sauvetage des services publics divers : pompiers, hôpitaux, pompes funèbres, …

Par contre, ce matin, j’ai perdu Tonnégrande. Au moment où j’ai reçu le SMS de Yann (le DM Twitter, en Français), je lui ai dit : « Tiens ! Goux est crevé ». Le vieux Jacques a dit : « Un pneu, mon n’veu. ».

Tonnégrande a dit, je cite : « je vais aller consoler Catherine. » Et il est parti.



18 février 2010

La mise en bière des bistros

Le Parisien, à propos des bistros : « Dans les années 1960, on en comptait 200 000. Il en reste 35 000, à peine un par commune en moyenne. L’an dernier, en Ile-de- France, 2 000 d’entre eux ont mis la clé sous la porte. Chaque jour, en province, deux baissent le rideau. »

J’ai beaucoup parlé de bistro dans mes blogs, comme en 2009 à propos de la baisse de la TVA.J’ai eu beaucoup de commentaires complètement à côté de la plaque de braves gens confondant le bistro de quartier avec la grande brasserie d’un quartier touristique de Paris. Elle, elle n’est pas en danger. Ces mêmes braves gens qui la fréquentent en pleurnichant contre l’augmentation des tarifs ont déserté le café du coin, celui en bas du bureau où on va se jeter un petit noir, avec les collègues, le matin. Celui où on mangeait un « entrée plat dessert » pour 10 euros, le midi...

Ils vont prendre un café à la machine à café de l’entreprise pour 30 centimes et mangent pour 7 euros au « Restau Inter Entreprises ».

Et les bistros ferment. Et les commentaires tombent, dans mon blog. Les analyses persistent, toujours à côté de la plaque.

Et ce type, dans le Parisien, qui nous dit : « On ne peut plus servir du liquide s’il n’y a pas de solide. Avec le petit verre de vin, on doit proposer des tapas ou du saucisson. »

Peut-on penser  qu’on continuera à fréquenter les bistros pour des tapas ? Qu’on pourra trouver une bière à 2€50 si le patron est obligé de payer un cuistot et un serveur pour améliorer « la qualité du service » ? Un professionnel de la profession : il se trompe. Il n’y a pas la place pour 35000 bars à tapas ou à sauciflard en France.

Le chiffre d’affaire d’un bistro ne se fait pas le soir, entre 17 heures et 19 heures les jours de travail et, un peu plus tard le dimanche.

Le Parisien cite des raisons de fermeture des bistros : « La faute, pêle-mêle, à l’exode rural, aux tarifs des « conso » qui ont grimpé en flèche, aux loyers qui ont flambé dans les métropoles, aux campagnes de prévention sur l’alcoolisme ou à l’interdiction de fumer. »

Il a oublié ma machine à café et mon RIE. Il a oublié le prix exorbitant des fonds de commerce. Il a oublié la main mise des brasseurs sur les bistros pour garantir les monopoles. Il a oublié la concurrence des sandwicheries, des fast food, des supermarchés, …

Il a oublié le chômage qui grimpe, la smicardisation de la société, la perte de pouvoir d’achat. Il a oublié la disparition des autres petits commerces, la désertification des centres villes au profit de zones commerciales, de centres commerciaux, …

Mais non. Le professionnel de la profession cite ce qui l’emmerde ! Le loyer imposé par le proprio, les campagnes contre l’alcoolisme et l’interdiction du tabac. Le professionnel de la profession est sans doute propriétaire de son fond de commerce, dans un quartier touristique ou aux quatre temps, à la Défense. Lui, le grand libéral ! Et si on l’interrogeait sur la libéralisation des licences, sur les horaires de fermeture imposés en banlieue, … ?

Mais non ! Il donne son avis. Il aime bien donner son avis. « Il est incroyable qu’en 2007, 60 % des cafetiers ne vendaient toujours pas de Coca Light ! » Mouarf ! Depuis quand un rade de quartier va rembourser sa licence en vendant du Coca Light ?

« Les cafés doivent évoluer, devenir des espaces d’événements. En faisant, par exemple, le café à 1 € le matin » Mouarf ! Depuis quand les gens vont préférer le bistro à 1€ à la machine à café à 30 centimes ?

« ou en diffusant un match de foot. » Mouarf !

J’imagine un match de foot à l’Aéro ! Et le patron qui fout tout le monde dehors à 22 heures parce que la réglementation locale le lui impose. Et la loi lui impose des taxes pour diffuser des matches pendant que TF1 gagne de l’oseille avec la publicité à la mi-temps…

J’imagine, une fois par semaine, 50 demis vendus en plus. 200 euros de marge en plus par semaine. En 100 ans, il aura remboursé le fond de commerce… Mais il craquera avant, ne pouvant payer les intérêts au brasseur qui l’a « aidé » à acheter l’affaire. Alors, des professionnels de la profession, salariés du brasseur, « rachèteront » le fond de commerce. Ils prendront un gérant en lui disant que « c’est d’la balle » et financeront quelques travaux. Au bout d’un an, ils vireront le gérant pour en épuiser un autre. Le suivant s’en sortira un peu mieux, parce qu’il le faut bien et aura renoncé à s’octroyer deux soirées par semaine.

Et le professionnel de la profession continuera à toucher son loyer. Mais il parle dans le journal. Dénoncer le loyer pour les murs, pas celui pour les fonds...

Les bistros crèveront de l’évolution de la société, de la concentration du capital, du manque de revenu des mecs qui y bossent, des législations et réglementations favorisant les grandes affaires.

Comme nous, quoi…

Mais 80% des patrons de bistro continuent à voter à droite. Au moins, ça me fait rigoler. Mais bientôt, je n’aurais plus que le blog chez Google pour le faire. Mon comptoir aura disparu. Remplacé par un Pizza’s Burger avec des salariés à mi temps payés au SMIC le midi et au pourcentage le soir…

Qui n’iront plus au bistro, faute de bistros et de moyens.

Qui voteront à droite parce qu’on leur aura dit « travailler plus pour gagner plus ».

L'enceinte de la République

C'est Dada qui diffuse cette copie de la publicité pour le grand emprunt. Je me demande s'il a fallu emprunter beaucoup pour payer cette publicité. Et si les enfants de Marianne mettront des générations à la rembourser. Le tout pour accoucher d'une souris ?


17 février 2010

Mon bistro préféré

Dédicace spéciale, ce soir !



Fragments du désir le 18 février à au Kremlin-Bicêtre

"Nous avons tous quelque chose en commun : Nous sommes tous différents ! Comment vit-on cette différence ? Quel est ce besoin d’être à la fois soi-même et un autre ?"

La suite dans ce billet d'un blog dont j'avais oublié l'existence. Honte à moi. J'ai même oublié qui se cache derrière. J'ai bien un doute...

Ca se passe à l'ECAM qui est facilement repérable à Bicêtre. En sortant du métro, vous avez soif ? Vous passez à la Comète. Ensuite, vous retraversez et vous vous arrêtez à l'Aéro. Ensuite, vous montez vers l'hôpital et vous vous arrêtez à l'Amandine. Vous buvez un demi en terrasse couverte. Là vous regardez de l'autre côté de l'avenue, vous verrez une espèce de pyramide en verre : c'est là. Vous redescendez à l'Aéro. Vous retraversez vers la Comète. Et vous remontez vers l'ECAM (vous auriez pu traverser en face de l'Amandine mais c'est dangereux). Si vous avez suivi ce chemin, redescendez à la Comète pour pisser pour tenir le temps de la représentation si vous avez bu un demi dans chaque bistro.

Le sujet de la représentation est très intéressant : rien que la présentation ci-dessus donnera à Didier Goux l'envie de troller.

Retraites, socialistes et pénibilité

Le sujet social du moment est la réforme des retraites. Lundi, Nicolas Sarkozy a réussi à repousser ça après les élections en nous faisant croire qu’il ne passerait pas en force tout en exigeant une loi pour septembre. Je me demande comment il va faire…

Avant d’en venir au sujet du billet, les propositions des socialos, je vais rappeler ma position sur la question, moult fois exprimée dans ce blog, par exemple quand j’ai cité le récent billet de Julien Dray qui rappelle qu’il faut une vision globale de la société.

En outre, récemment (il y a trois secondes), j’ai sorti ma calculette et estimé que les Français travaillent globalement environ 40 milliards d’heures par an. Je veux bien qu’on essaie de me faire croire qu’il faille bosser plus, malgré le progrès technologique qui voudrait le contraire pour soutenir le poil que j’ai dans la main, pour filer de l’oseille à tout le monde, mettons 41 milliards d’heures, mais je ne crois pas totalement débile d’imaginer qu’il faudrait filer ce boulot a des gugusses qui ont envie de bosser et pas à des zigs épuisés, ceux-là même qui font des phrases trop longues dans leurs billets de blogs.


Sur le financement, mon point de vue : il faut élargir l’assiette des cotisations ce qui est très logique, la structure du PIB ayant évolué, la part du travail dans ce dernier ayant perdu 10%, la pauvre.

Ca nous amène directement à la position de certains dirigeants socialistes qui estiment qu’il faut aussi taxer la valeur ajoutée. Autant je suis d’accord sur la philosophie globale qui consiste à taxer les charges de l’entreprise « hors main d’œuvre », autant j’aimerais quelques précisions. Taxer la valeur ajoutée dans le langage commun équivaut à augmenter la TVA qui est l’impôt le plus injuste de tous les temps, à part toutes les charges qui reposent sur les brasseurs.

Faudrait voir à s’expliquer… Cela dit, je viens de dire une connerie : « Autant je suis d’accord sur la philosophie globale qui consiste à taxer les charges de l’entreprise ». Ce n’est pas la première fois que je dis des conneries : ce ne sont pas les charges qu’il faut taxer mais les produits… On n’est pas sortis de l’auberge…

La deuxième ânerie que j’entends dans la bouche de mes congénères porte sur l’âge légal de départ retraite. Martine Aubry avait commencé avant de faire un retour arrière magistral mais je crois avoir entendu d’autres dire des bêtises équivalentes, notamment François Hollande (je crois, hein !). Je ne vois pas pourquoi ils continuent à agiter ce chiffon rouge, sauf pour « faire moderne » dans la mesure où plus personne maintenant n’a « suffisamment de trimestres » pour se casser à 60 balais…

Sauf ceux qui ont commencé à bosser jeunes et qui ont, presque par définition, un boulot pénible, ce qui nous amène à la troisième chose que je voulais évoquer dans ce billet : la pénibilité du travail. C’est le dernier truc à la mode : évoquer la pénibilité quand on parle des réformes des retraites !

Je veux bien. Mais j’aimerais bien qu’on me dise comment évaluer la pénibilité d’un boulot…

Je suis sérieux. Tiens ! Prenons un cas au hasard : le mien. J’ai, certes, un boulot peu pénible où j’ai un accès à Internet qui me permet de répondre aux commentateurs du blog, mais j’ai des horaires à la con : je pars de chez moi à 7 heures et je rentre à la maison au bistro à 19 heures, parfois à 22 heures quand on a des « mises en prod ». C’est pénible. Pendant toute une partie de ma vie, j’ai passé la moitié de mon job debout ou à quatre pattes pour tester des machines dont au sujet desquelles j’avais la responsabilité du logiciel. C’était pénible. Pendant certaines périodes de ma carrière, je me tapais un ou plusieurs déplacements par semaine dans « des villes de province ». Une fois, il a même fallu que j’aille jusqu’à Papeete. C’est pénible. Pendant une partie de ma carrière, j’avais des chefs qui trouvaient amusant de nous convoquer à peu près tous les soirs à 18 heures pour un travail urgent qui nous faisait rentrer vers 21 heures. C’était pénible. Depuis une quinzaine d’années, hors périodes de vacances scolaires, il n’y a pas de semaine où je ne me tape pas au moins une journée avec plus de 6 ou 7 heures de réunion pendant lesquelles je suis obligé de bloguer à partir de l’iPhone. C’est pénible.

Certes, à bientôt 45 ans, je ne suis pas spécialement usé physiquement par le travail que je mène, malgré une légère surcharge pondérale principalement due à l’absorption de liquides divers dans le cadre de mes fonctions.

J’étais, hier soir, avec le Gros Loïc, personnage héroïque de mon blog bistro. Il a un boulot très pénible : il est boulanger. Il se lève tous les jours à 3 ou 4 heures du matin, bosse jusqu’à midi et rebosse une petite heure, le soir, pour préparer ses pétrins du lendemain (il fait du très bon pain, faire les pétrins la veille permet au machin de se reposer dans des frigos dont il repasse régler la température vers 22 heures). C’est un boulot très pénible et pas seulement parce qu’il ne peut pas rester faire le con au bistro avec nous après 21 heures. Il est toujours debout, doit porter un tas de machin pour les coller dans le pétrin, dans le four ou dans tout autre emplacement où un boulanger doit coller quelque chose, comme le cul de la petite vendeuse.

Il n’empêche qu’il adore son boulot. Surtout qu’il a obtenu de son patron de faire lui-même les livraisons dans les bistros.

Mais il est pénible, ce boulot. Le Gros Loïc aussi, d'ailleurs.

Mais le gros Loïc a tendance à considérer tous les autres comme des fainéants, notamment les bureaucrates comme Tonnégrande et moi. Et surtout les fonctionnaires. Prenez un conducteur de métro. Selon le gros Loïc, c’est nécessairement un privilégié. Pourtant, je n’imagine pas de boulot plus chiant. Accélérer, ralentir, s’arrêter, accélérer, ralentir, s’arrêter, annoncer aux braves gens qu’on s’arrête pour régulation de trafic et risquer, toutes les deux minutes de zigouiller quelques désespérés. Le tout dans des sous-sols avec une succession de période de clarté et de noir profond. Pour ma part, je n’imagine pas beaucoup de travail aussi pénible, à part peut-être caissière en supermarché !

Je veux bien qu’on mette la pénibilité dans la balance mais il ne faudrait pas qu’on oppose, encore une fois, les Français entre eux. C’est comme ça que Nicolas Sarkozy a été élu.

Opposer le cadre stressé et le boucher de Rungis ne me parait pas une bonne solution pour avancer sur un sujet…


16 février 2010

Darcos 2.0 et l'emploi des séniors

Xavier Darcos a de ses idées ! Il souhaite « interdire des plans sociaux qui s'appuient sur le départ prématuré des seniors ».

« L'emploi des seniors est une des clés de la retraite (...) donc la solution qui consiste à faire partir les gens très tôt n'est pas bonne pour eux, pour l'entreprise, ni pour les retraites. »

Heu… Et si on embauchait des jeunes chômeurs pour favoriser l’emploi et qu’on avançait le départ à la retraite de certains ? Je n’ai plus trop de trolls umpistes, parmi mes commentateurs. Ce n’est pas que je les regrette réellement mais je suis obligé de les remplacer moi-même : « Hé ! Gros con. Les retraites anticipées n’ont jamais permis de sauver des emplois ou de lutter contre le chômage. » Je vais me répondre : « Hé ! Connard, trouve moi un seul truc qui a sauvé des emplois ou lutté contre le chômage à part les emplois jeunes et la réduction du temps de travail ? »

Si on en croit la dépêche que je cite, le gouvernement pourrait « tout simplement faire une proposition de loi qui impose que les gens ne puissent pas partir, ou en tous les cas, interdire des plans sociaux qui s'appuient sur des départs prématurés des seniors ».

Mesdames et Messieurs les employeurs, puisque vous refusiez d’embaucher des vieux de 55 ans avec une retraite à 60 ans, refusez maintenant d’embaucher des vieux de 50 ans puisque vous ne pourrez plus les virer avant 65 ans, futur probable âge légal de la retraite grâce à la réforme des retraites annoncée...

Enfin, ce que j’en dis…



Il a quel âge, Xavier Darcos ?

UMP de travers

Frédéric Lefebvre : "Voter Le Pen, c'est voter socialiste"

Mon copain Le Faucon fait souvent des billets pour montrer son exaspération des petites phrases et des insultes basses qui inondent la campagne électorale.

Il est de droite et s’offusque donc des conneries des mecs de gauche.Rendons-lui ses bons offices...

« Voter Le Pen, c’est voter socialiste ».

Frédéric Lefebvre : « On ne peut pas passer son temps à insulter l'adversaire pour masquer le vide ou les idées gênantes ».

Non, on ne peut pas…


Mais par delà la polémique qu'on pourrait avoir sur les petites phrases, je me demande si Monsieur Lefebvre se rend compte de l'efficacité de ses propos...

15 février 2010

Micro crédit

Hé ! T'as vu ? J'ai une nouvelle bannière dans ma colonne de gauche... C'est pour Veecus, un site de microcrédit en ligne.

Fonce le découvrir et mets-le en bandeau sur ton blog à toi.

J'en ferai prochainement un vrai billet.

N.B. : Je me permets le tutoiement, à cette heure de la journée.

Pour qu'Essonne le gras

Quand j’organise une réunion de blogueurs à la Comète, j’ai toujours un peu de stress, notamment quand je reçois une personnalité politique. Cette fois, l’invitation venait de Jon et j’étais serein… Jusqu’à ce que j’arrive place de la Comète qui était pleine de monde, avec le marché du dimanche… et des militants Modem et UMP qui distribuaient des tracts.

Dans la Comète, il y en avait quelques uns, dont la chefesse d’un groupe de droite au Conseil Municipales qui papotait avec la chefesse du groupe des verts qui avait rendez-vous avec Grodem. Quant à moi, je me suis fait payer mon café par le chef des verts locaux. La Comète est devenue très tendance… Mais aucun socialo n’était visible dans le coin, jusqu’à l’arrivée de Martin.

J’ai failli appeler Julien Dray pour lui dire de s’emmitoufler dans un grand manteau et de mettre un bonnet pour ne pas être reconnu…

A 12h45, le bistro s’est vidé comme tous les dimanches, le marché a commencé à remballer. A 13h15, je commençais à paniquer, j’étais tout seul, alors que nous avions rendez-vous à 13 heures, avec Martin et Grodem qui a encore du se faire engueuler par sa femme vu qu’il est rentré à 16 heures.

Finalement, tout le monde est arrivé : Hypos, Dagrouik, Jon, MancioDay, Romain, … Avec Julien, Grodem, Martin et Laurent un copain à lui, socialiste local à qui je dois une tonne de bières, nous étions 10 à table ce qui en porte pas malheur et a nécessité 4 bouteilles de rouge, 3 de cet excellent vin Chilien et une de Chinon car le stock de Chilien était épuisé.

Admettez que c’est raisonnable !

En fin de repas, Djibril a remplacé Laurent qui avait déjà mangé. Djibril buvant de la bière, il n’est pas dans le décompte.

Je vais laisser les autres faire le compte rendu des échanges. Même Hypos qui a arrêté son blog vendredi va en faire un billet… J’ai toujours trop peur de déformer les propos.

Julien Dray a voulu rencontrer les blogueurs pour leur expliquer comment il compte mener la campagne. Je résume : le jeudi, le vendredi et le samedi, il sillonne l’Essonne avec la plupart de membres de sa liste, dans un bus. Chacune des étapes et des conversations, interventions, … sont filmées. Toutes les demi-journées, les vidéos (brutes, sans montage) sont mises sur le site Internet Une bonne équipe pour l’Essonne (que vous pouvez aussi suivre avec Twitter).

Chaque semaine est dédiée à un thème. Il rentrait d’une tournée sur le thème de la santé. Il a visité des hôpitaux, des « maisons de la santé », des « libéraux », … mais aussi un centre de médecine légale, un hôpital psychiatrique, …

Julien Dray pense qu’Internet (pas les blogs…) jouera un rôle de plus en plus grand dans la vie politique, ce média se démocratisant progressivement. Il a donc imaginé cette nouvelle manière de faire de campagne, en complément des actions plus traditionnelles, comme la distribution de tracts. Il estime – et moi aussi – que voir les chefs de file en personne, comme le fait Valérie Pécresse, écumer les sorties des gares est une perte de temps : c’est un boulot destiné aux militants. En outre, les gens reçoivent tellement de machins à lire (quotidiens gratuits, publicités, …) qu’ils ne lisent plus rien.

Ensuite, Julien Dray a évoqué plusieurs thèmes autour de la campagne, du Parti-Socialiste, … Mes potes blogueurs ont twitté quelques phrases :

« La prochaine campagne présidentielle doit être idéologique. La gauche doit faire émerger une conscience collective. » « Aujourd'hui les banlieues payent pour Paris. La tarification est un vrai sujet » (mais faire une tarification unique, comme le proposent les autres listes, serait très couteux et se ferait donc au détriment des investissements).

Quelques petites phrases aussi sur nos amis du Front de Gauche. Le Parti Communiste a fait une erreur historique en ne laissant pas la tête de liste à Jean-Luc Mélenchon qui est une locomotive. Ils sabreraient la campagne pour les régionales pour empêcher Méluche d’être candidat à la prochaine présidentielle pour le Front de Gauche.

Juju a mangé une entrecôte avec une salade verte et moi un tartare avec des frites.

Je dis ça uniquement pour justifier le titre de ce billet. Ca m'est venu dans le métro. C'est plus fort que moi...