En salle

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28 février 2014

En territoire ennemi

Il m'attendait sur le bureau dans ma chambre d'enfant, où je faisais mes devoirs quand j'étais petit, où j'ai passé des heures à réviser pour mon bac, il y aura trente ans en juin. C'est le livre de Didier Goux, la compilation de billets de son blog qu'il a faite pour la plus grande joie du public. Je ne sais pas pourquoi, je me l'étais fait livrer chez ma mère. Il me tardait de le lire ou, du moins, de l'entamer, de me taper une trentaine ou une quarantaine de pages pour avoir un avis.

Je l'ai donc lu pendant la sieste : si le bouquin avait été très chiant, il m'aurait endormi.

Ca a marché ! J'ai bien dormi. Les deux ou trois premiers chapitres (en moyenne deux pages par chapitre) sont ennuyeux à mourir pour le lecteur comme qui moi qui lis son blog tous les jours depuis six ou sept ans avec beaucoup de plaisir sauf quand il raconte trop de réaconneries. J'avais une impression désagréable qu'on me forçait à le lire. Ca me faisait exactement le même truc avec son journal (qu'il tient dans un autre blog).

Pensez donc ! Un lecteur de blog comme : j'ouvre mon lecteur de flux et je tombe sur une lecture très variée, des billets politiques, des billets geeks, des billets plus personnels,... Avec le journal, vous vous retrouvez avec deux heures de lecture. Avec le bouquin, ce sont 420 pages qu'il va vous falloir ingurgiter. Ca vous interrompt la lecture des blogs, la pause faite pendant les heures de travail !

Pour le journal, j'ai compris il y a quelques mois. Je le lis hors de mon temps de blogage, par exemple dans les transports en commun.n

Au réveil, j'ai repris ma lecture du bouquin. Le déclic s'est produit. J'étais sorti du monde des blogs. Ce n'était plus un blog que je lisais mais réellement un livre, par ailleurs fort agréable à lire, traitant un tas de sujets variés n'ayant rien à voir, un recueil de pensées, de fulgurances,...

Ce qu'il y a d'étrange, c'est qu'en tant que blogueur, on arrive à se mettre à la place de l'écrivain. On connaît la genèse d'un billet de blog, la pensée, la lecture,... qui génère ce billet. Le détail que l'on constate en prenant un café avec des collègues ou en écoutant la radio en voiture... Tiens ! Je vais vous dire comment j'ai eu l'idée de ce billet. Je suis en week-end chez ma mère où est en vacances ma sœur avec sa fille, qui, par le plus grand des hasards se trouve également être ma nièce. Cette dernière a squatté la chambre pendant la semaine pour y jouer et fouiller dans mes bandes dessinées. Il y a donc un vague foutoir, rien de bien grave. Mais quand je me suis levé, après la lecture, ça m'a fait rigoler d'avoir lu un bouquin du vieux en étant entouré de bandes dessinées éparses. Hop ! Un billet... 

On imagine l'écrivain derrière son clavier à chercher des idées. Il n'en est rien. Comme moi, Didier a une idée, il colle dans son blog et repart vaquer à ses occupations. Ce n'est pas un travail. Pendant plus de six ans, le gros a fait ses billets à son rythme.

Le seul travail est de détecter les meilleurs pour les sélectionner pour « En territoire ennemi ». Et c'est drôlement bien fait.

Foncez l'acheter. Chez Amazon pour faire chier votre libraire.

30 juillet 2013

Des réactionnaires en hollandie

Les sujets sociétaux nous ont bien occupés au cours du premier semestre, avec le mariage pour tous puis la mort de Clément Méric, l’incarcération de Nicolas,… Du coup, j’en ai fait des billets de blog. Didier Goux écrit ceci, dans son journal de juin (par ailleurs recommandé dans toutes les bonnes boulangeries), à mon sujet : « Il se passe, je crois, que Nicolas est de plus en plus mal à l'aise vis-à-vis de son soutien inconditionnel au régime actuel. Il s'y entête (et il n'a pas tort : le reniement au premier vent contraire n'a rien de spécialement glorieux), mais en même temps il est assez lucide pour voir que Hollande et sa bande de branquignols, non seulement se renient tous les jours, mais en plus vont droit dans le mur. Par compensation, il se rue sur le moindre sujet “sociétal” (mariage pour tous par exemple), le plus banal fait divers (une échauffourée entre voyous d'extrême droite et d'extrême gauche qui se termine par la mort de l'un d'eux), parce qu'il n'y a guère que dans ces domaines marginaux qu'il peut encore soutenir Hollande et sa clique, dans la mesure où ces sujets ne sont pas à l'épreuve des faits, mais relèvent de la pure jactance (en français d'aujourd'hui : du débat d'idées…). Il en remet une couche d'autant plus épaisse, et qui finit par devenir indigeste, qu'il voit arriver la question de la réforme des retraites, dont il sait bien – il l'a d'ailleurs dit – qu'elle va être particulièrement pénible pour les béats de l'hollandisme. »

Il commet quelques erreurs…

Par où commencer ?

Tout d’abord, Hollande et sa bande branguignols ne vont pas dans le mur. Ils ont fait un tout un paquet de réformes et la reprise économique arrive doucement. Je ne suis pas Madame Soleil mais je ne suis pas non plus une sorte de « décliniste » comme on en voit tant partout, des andouilles qui souhaitent que le gouvernement se casse la gueule pour prouver qu’ils avaient raison.

A force de polémiquer sur un tas de conneries, on voit peu le travail qui est fait. Peut-être que je ne fais pas assez mon job de blogueur de gouvernement. Par exemple, j’ai très peu parlé de la loi bancaire et de ces cent mesures. Je n’ai pas parlé du premier bilan semestriel de la BPI. Je ne fais pas mon job. Mais ce genre de billet n’intéresse pas les lecteurs.

Avec le gouvernement précédent, les annonces se succédaient mais le boulot ne suivait pas. Maintenant, c’est le contraire…

J’ai fait les critiques que j’avais à faire sur le gouvernement. Par exemple, de plus en plus le CICE me parait, disons, obscur… Pour ne pas dire une connerie. Effectivement, la réforme des retraites pourrait donner à jaser. Néanmoins, la piste d’une augmentation de la CSG semble se confirmer de jour en jour. Je suis partisan de l’imposition sur le revenu et la CSG est un impôt sur le revenu. Didier pourra vérifier en lisant les archives de mon blog.

Certains sujets n’intéressent pas les lecteurs. Par exemple, je peux bosser pendant deux heures sur la réforme territoriale ou le Grand Paris, le compteur de visites aimablement fourni par mon hébergeur montre qu’il y a environ 200 lecteurs. Un billet comme celui d’hier, à propos des vacances de Valérie Trierweiler finira vers 600. Mon dernier billet à propos de Brétigny est arrivé à 900.

Cela étant, ce n’est pas l’essentiel des propos de Didier, je crois.

Les sujets sociétaux

Didier manque singulièrement de recul ce qui est surprenant de sa part. Je vais prendre deux exemples : Brétigny et la « théorie du genre ». Je prends ce dernier parce que c’est le sujet du dernier billet d’Elooooody et parce que mes billets restent trollés longtemps après leur publication. Je prends l’autre parce qu’il est récent.

La théorie du genre : elle n’existe pas. Pourtant, les réactionnaires disent partout que la gauche va obliger son enseignement à l’école et nier les genres. Selon eux, les instits devraient expliquer aux enfants qu’ils pourront décider plus tard s’ils sont des garçons ou des filles. C’est évidemment une immense connerie qui prête à rire, ce que je fais volontiers avec des billets parodiques, mais il est particulièrement significatif de la vie politique française : les réactionnaires racontent n’importe quoi sur la gauche et pousse une droite au pouvoir, droite dont on voit tous les jours que la gestion est une catastrophe. Il y a dix ans, nous pouvions lutter avec l’Allemagne. Maintenant, nous sommes à la traine.

Et les responsables sont bien les électeurs de droite et ceux qui communiquent avec des bêtises. Mon billet de ce matin est encore un exemple puisque j’y parle d’un commentateur qui explique que le civisme et la morale sont des valeurs de droite. Dans les réseaux sociaux, le but des blogueurs est de rétablir certaines vérités.

Pourtant, la réforme territoriale aura bien plus d’impact sur la vie de tous les jours et le développement économique que les modifications qui seront faites dans les programmes scolaires pour éviter que les exercices de mathématiques commencent par « Maman va au marché et achète deux carottes à 5 francs et 3 courgette à 8 francs. Pendant ce temps, papa va chez Lidl pour acheter huit bouteilles de Côtes-du-rhône. Que vont-ils en faire ? ».

Brétigny : on le sait, des rumeurs sont parties pour dire que des jeunes des banlieues ont dépouillé des cadavres. Les réactionnaires auraient voulu qu’il soit établi que des hordes de jeune musulmans se sont précipité pour empêcher les services de sécurité et d’intervenir pour pouvoir dépouiller les victimes plus longtemps. Ce n’est pas la vérité. Ils ne peuvent pas répandre leur propagande et leur haine.

C’est ballot ! D’un autre côté, ils devraient plutôt faire des billets de blogs pour expliquer l’immigration et étudier les impacts de la présence de la droite et de la gauche au pouvoir, pour que l’on puisse rigoler. Dans cette étude, ils oublieront probablement que les sans-papiers sont employés… par des employeurs.

Avec Brétigny, ils se sont rendus ridicules. Avec les autres affaires aussi. Les gazés des manifs pour tous nous ont bien fait rire. Quand ils ont fait de Nicolas un martyr, on a bien rigolé aussi ! Ils étaient mignons, tous ces blogueurs réactionnaires.

A propos de Nicolas, embastillé suite à un contrôle de police, Didier reprend un de mes propos et dit qu’il a du mal à me le pardonner. Il a tort. J’ai seulement une phrase qui est mal branlée. Ce qu’il y a, c’est qu’on n’aurait jamais du parler du Nicolas en question qui a fait trois semaines de prison après deux refus d’obtempérer, le pauvre. Je connais des gens qui pensent que les 3 ou 500 connards qui ont foutu le bordel à Trappes devraient être punis, emprisonnés,… Je suis d’accord ! Augmentons les impôts en conséquence pour entretenir une caserne avec 2000 policiers dans chaque ville de banlieue. Et ça n’empêchera rien…

Les réactionnaires devraient oublier que le gouvernement n’est pas là pour leur faire plaisir. Si les ministres prennent des vacances trop longues, les blogueurs – je ne parle pas de Didier – vont immédiatement faire des billets pour les traiter de fainéants.

Pourtant, le boulot ne se fait pas uniquement par les ministres. Des gens travaillent. Tout prend du temps.

On sait très bien qu’on ne sortira du Sarkozysme en claquant des doigts. On a cinq ans pour ça.

Le plus drôle, pendant cette période, c'est quand Jacques Etienne s'est fâché avec moi et est venu me descendre en commentaires (non sans faire un billet pour dire qu'en réponse je l'avais insulté) parce que je n'étais pas d'accord avec lui, probablement à propos de l'affaire Méric.

Ce ne sont pas les blogueurs de gouvernement qui sont en difficulté, mais bien les blogueurs d'opposition, (des deux côtés), notamment chez les réacs qui, par définition, ne supportent pas que le monde évolue dans le sens qui n'est pas le leur et qui ne reconnait pas la légitimité des urnes quand la gauche gagne.

Pour en finir à propos des blogs, j'avais fait le calcul, mi juin : 70% des billets des blogs de droite militants sont consacrés à des sujets sociétaux contre 30% à gauche (un peu plus chez moi, mais comme je faisais 3 ou 4 billets par jours, ces derniers mois...).

Sur les 30%, vous enlevez les billets personnels, les critiques idiotes du gouvernement ("oh ! t'as vu ? le chômage il a augmenté à cause de ces cons ?" ou "ah ! la Trierweiler est partie en vacances en Grèce, c'est mal"), il ne reste plus aucun sujet de fond !

Didier, mettez donc vos blogueurs au boulot...

10 février 2012

Qui est la vraie droite ?

Je suis un blogueur de gauche. Je ne sais pas si c’est la vraie, on s’en fout, vous avez vu le titre du billet ? Je cherche la vraie droite. Il faut dire que je suis copain avec plein de monde à droite dans les réseaux sociaux.  

Il y a d’un côté Didier Goux, chef de file des blogueurs réactionnaires, même s’il a été classé comme socialiste par Le Monde, son côté nazi, probablement. Je ne sais pas qui il soutient pour la Présidentielle. Marine Le Pen fait figure d’enfant de cœur dans sa hiérarchisation des personnalités politiques à soutenir. Mais c’est un copain.

Dans Twitter, je suis copain avec Alain Lambert. Il est chef de file de la rigueur budgétaire et l’était aussi pour la  droite catholique jusqu’à un certain épisode malheureux pendant la messe, à l’été 2010, si ma mémoire est bonne. Président du Conseil Général de l’Orne ou d’un patelin dans le coin, ancien Sénateur viré pour antisarkozysme primaire et recasé à la Cour des Comptes où il jouit d’une retraite heureuse entouré de ses nombreux petits enfants sous la direction de Didier Migaud.

Il est très geek, Alain Lambert. Tiens ! Il participait, hier, à « une table ronde autour des infrastructures numériques du département » avec François Bayrou. Oui. Alain Lambert est courageux : il soutient François Bayrou.

Ce n’est pas le seul, d’ailleurs, puisque Philippe Douste-Blazy a annoncé il y a quelques semaines son ralliement. Aujourd’hui, un fin observateur Belge me signale cet article de France Soir à propos de la participation de PDB (si je puis me permettre) aux « 4 vérités », ce matin.

Il a déclaré : « Nicolas Sarkozy a décidé d'être à droite tout, de représenter cette droite pure et dure cette droite réactionnaire, une droite sans aucune possibilité d'évolution. »

Nicolas Sarkozy est donc qualifié de réactionnaire par une partie de la droite.

France Soir est méchant avec PDB : « Il a d'ailleurs déjà annoncé qu'il ne voterai pas pour la réélection de Nicolas Sarkozy, et qu'il apportait son soutien à François Bayrou. Cette défection n'est pas très grave pour le parti majoritaire. » D’un autre côté, France Soir aurait pu titrer : « Catastrophe pour François Bayrou. »

Comme dirait Eric (qui m’excusera de reporter ici une discussion privée, je lui paierai une bière) : « Il a vraiment de la chance Bayrou de récupérer Douste ... C'est un peu comme si nous récupérions Bockel et son groupuscule de droite au PS ! »

Qui est Philippe Douste-Blazy ? « Philippe Douste-Blazy, né le 1er janvier 1953 à Lourdes (Hautes-Pyrénées), est un homme politique français, membre de l'UDF puis de l'UMP. » Il est donc bien de droite. Je précise ça parce qu’il y a peut-être des jeunes qui me lisent et qui auraient oublié son parcours.

En 1995, il avait soutenu Jacques Chirac contrairement à Nicolas Sarkozy qui en pinçait pour Edouard Balladur. Sous ce dernier, PDB était Ministre de la Santé ou un truc comme ça. Sous Alain Juppé, il était Ministre de la Culture. On ne rigole pas, ceci est un billet sérieux. Il s’est à nouveau retrouvé à la Santé (pas la prison, andouille, le Ministère) à nouveau en 2004 puis aux affaires (étrangères, andouilles) l’année suivante.

« Démissionnaire à la suite de la victoire de Nicolas Sarkozy à la présidentielle, il annonce […] renoncer à se présenter aux législatives […] » On le croyait à la retraite mais non ! « En juin 2007, il est nommé conseiller, chargé de mission auprès du président de la République. » Je ne sais pas s’il avait besoin d’argent ou si Nicolas Sarkozy lui avait confié une mission. « En février 2008, il devient conseiller spécial chargé des sources novatrices de financement du développement14, auprès du Secrétaire Général des Nations Unies. » Il n’est pas resté longtemps à l’Elysée. A se demander si ça ne serait pas un placard et s’il n’aurait pas été viré par Nicolas Sarkozy… (je ne veux pas médire, hein !).

Nous avons donc deux personnes qui ont bossé dans les mêmes gouvernements, n’ont pas soutenu la même personne en 1995 et qui sont partis en mauvais termes. Ce qui n’est pas très grave. Tiens ! Samedi, il y a trois semaines, j’étais parti fâché avec Clémence la serveuse de la Comète. On est réconciliés…

Si vous ne comprenez rien à la droite française, ce n’est pas trop grave. Si vous m’avez lu jusqu’ici, c’est que vous votez à gauche ou que vous êtes un copain (ou salarié de l'Elysée, désolé pour celui qui est payé pour suivre mes conneries et celles de mes camarades).

D’ailleurs comme je suis copain avec Didier Goux, vil réactionnaire, et Alain Lambert, vil libéral, je vais faire tout mon possible pour œuvrer à la renaissance de la droite.

Puisque pour, qu’elle ait une chance d’exister et de recommencer à exister, il faut que François Hollande soit élu en mai 2012.

19 janvier 2012

L'Amiral de la Marine

J’ai appris en rentrant de déjeuner, ce midi, aux alentours de 15 heures que la réunion chiante que j’aurais du avoir à 16 heures était annulée. Pour tout vous dire, la réunion portait sur l’évolution de l’informatique pour la compatibilité. Je ne connais rien de plus chiant que l’informatique de la comptabilité : les informaticiens ne sont pas faits pour parler avec des comptables et vice versa.

L’annulation de cette réunion m’arrangeait bien compte tenu des quelques verres de vin que j’ai bu au cours de ce déjeuner de la plus haute importance.

A 15h05, mon chef est entré dans le boulot pour me dire que la réunion commençait. Je ne savais pas de quoi il s’agissait mais j’y suis allé quand, même, à reculons. Vu qu’un de mes collègues était comme moi, c'est-à-dire n’était pas au courant de la tenue de cette réunion, le fait que je l’ai oublié n’était du à mon état de fatigue consécutif à ce Chablis mais au fait que le chef avait oublié de nous dire.

La réunion était très intéressante et je n’ai pas dormi. C'est au bout de trois heures trente que ça devient difficile. Nous y sommes.

J’avais ainsi rendez-vous avec la fine fleur de la réacosphère, sous l’égide de Didier Goux. Nous avons mangé avec l’abominable Amiral Woland (notre illustration), un des pires réactionnaires, bien nazi tout ça. Ne le dites à mes copains blogueurs gauchistes.

Je l’avais croisé, je ne sais où, probablement dans les commentaires de Didier Goux.

Un jour, il avait fait un billet pour se foutre de ma gueule. Quand les autres tordus qui traînent chez Didier parlent de moi, ils disent « Ha ha ha, le gros con a dit que… ». L’Amiral est différent, il ne me traite pas de gros con, il se contente de démontrer que j’en suis un, ce qui est beaucoup mieux.

Ca nous en fait donc un personnage éminent sympathique, bien différent de la bande d’abrutis (à part Suzanne et Dorham, hein !) qui traînent dans les commentaires chez Didier, tous plus prétentieux les uns que les autres, s’imaginant terrasser l’ennemi d’une seule phrase, pensant automatiquement que si on n’est pas d’accord avec eux, ce n’est pas parce qu’ils disent des conneries mais parce qu’on est débiles légers.

Il faudra que j’amène l’Amiral à la Comète mais j’ai peu qu’il soit effrayé par une forte population pas vraiment originaire de Scandinavie comme Madame Joly.

Et en plus, il a une bonne descente (de verres, pas d’étrangers).

29 janvier 2011

Didier Goux soutient Martine Aubry

La préparation de la Présidentielle 2012 vient de franchir un pas majeur avec le Soutien de Didier Goux à Martine Aubry. L'ami Corto n'est pas loin même s'il n'est pas sur la photo.

Google nous indique qu'une page de l'histoire de l'humanité vient de se tourner.

24 mars 2010

Soutien total

Je voudrais apporter d’abord mon soutien à Fansolo, récemment condamné à une peine de 9000 pour des propos qu’il aurait tenu sur son blog. J’ai déjà parlé plusieurs fois de ce blogueur dans mon blog. Je vais laisser Gaël vous expliquer les rebondissements de l’affaire.

Je vais maintenant apporter mon soutien à deux autres personnes mais les faits ne sont pas comparables : Fansolo n’avait qu’un blog, lu par quelques centaines de personnes. Les deux autres passent à la radio, à la télé et ont des centaines de milliers d’auditeurs.

Mon deuxième soutien du jour sera pour Eric Zemmour. Si si ! D’ailleurs, quand on arrive à se faire virer du Figaro pour des propos tenus, on ne peut pas avoir mauvais fond. Dans un billet récent (que je ne retrouve pas), Dagrouik qualifiait Eric Zemmour d’idiot utile si ma mémoire est bonne. Si on n’avait pas Zemmour, nous autres, blogueurs gauchistes, serions vidés d’une partie de notre substance.

Je soutiens Eric Zemmour mais je n’approuve pas ses propos, hein ! Il mérite que la blogosphère lui tombe dessus, que la Halde lui donne une claque, mais pas d’être viré de son canard ! Je crois bien que si l’emblème de je ne sais quoi qu’est le Figaro le blâme pour des propos qu’il a ténus (en dehors du journal), on est mal barrés ! Il mérite peut-être une condamnation pour incitation à la haine raciale (je n’ai pas écouté les propos dans leur contexte), mais c’est bien à la justice, dans le cadre de la loi, de trancher. Pas à un patron de presse conservateur dont les clients adulent généralement Zemmour !

Je soutiens enfin Stéphane Guillon. C’est une égérie de la blogosphère gauchiste (je ne l’ai que rarement écouté : je suis la France qui se lève tôt). Je le soutiens mais… La vidéo est drôle. Il n’empêche qu’elle est passablement insultante et même si je ne peux pas blairer le type insulté, je n’aime pas spécialement qu’on s’en prenne au physique des gens.

Bizarrement, ces trois « affaires » surviennent conjointement. Le fond est le même : la liberté d’expression ! On aime bien Fansolo, c’est un blogueur. On aime bien Guillon, il nous fait rire. On n’aime pas Zemmour, il est incarne tout ce qu’il y a de plus réac.

Je soutiens donc les trois, ce qui ne veut pas dire que j’approuve leurs propos. En d’autres termes, si on veut conserver la liberté d’expression, qui me semble un droit fondamental, il faut qu’on apprenne à ne pas dire n’importe quoi. La liberté d’expression a pris une grande claque, hier.

Je ne sais plus sur quelle chaîne Zemmour a dit ses conneries mais, elle a choisi de les diffuser (en direct ou pas, ça ne change pas grand-chose) pour augmenter son audience (sinon, elles n’inviteraient jamais des gens incontrôlables). Pour augmenter ses recettes publicitaires. Personne ne la condamne ?

Enfin, Zemmour et Guillon sont payés pour raconter des conneries et apporter de l’oseille à leurs employeurs respectifs.

Pas Fansolo.

Enfin, je voudrais répondre directement à Didier Goux. Son billet est en lien, sous "Eric Zemmour", là-haut. Il y pointe du doigt les blogueurs gauchistes. Eric Zemmour est un peu leur fond de commerce, c'est l'idiot utile cité par Dagrouik. Mais dans l'affaire d'hier, c'est la "presse de droite" qui lui tombe dessus. Presque la presse "réactionnaire". Pas les blogueurs gauchistes. Didier travaille dans la presse et se vante d'être réac. Qu'il balaie devant sa porte.

19 février 2010

Didier Goux bande encore

Yann relate aujourd’hui un fort moment d’émoi dans la blogosphère. Didier Goux a failli passer l’arme à gauche. Oui ! A GAUCHE. Il le raconte lui-même dans un billet aux allures chiraquiennes.

Je vais vous résumer : une durit, sans doute pleine de gras, l’a fait vaciller comme Tonnégrande en sortant de la Comète, au point que sa noble, douce, tendre et délicate épouse dût appeler les pompiers pour le coltiner à l’hosto pour lui carrer un dispositif métallique maillé et tubulaire à l’endroit où il est d’usage de foutre ce bordel afin qu’il ne défunte pas immédiatement dans les meilleurs délais. Un problème Coron Aryen, ce qui, de la part de ce réactionnaire, ne nous étonnera en rien.

Pendant quelques minutes, je me suis imaginé prononcer son éloge funèbre dans le présent blog avec plein de méchancetés à dire mais je me suis dit : « Stop ! Son épouse l’aime peut-être, malgré tout. »… sans oublier sa meute légendaire, number one kénobi au classement Wikio des zanimaux.

Néanmoins, j’avais vu des commentaires de Didier dans mon blog et n’étais point spécialement inquiet : tant qu’il dit des conneries, c’est qu’il n’est pas crevé, le gros.

Comme je suis un blogueur quasi professionnel, j’ai quand même analysé les conséquences possibles du décès de Didier Goux. Elles auraient été terribles. Voilà deux ou trois ans que nous élevons ce troll réactionnaire aux grains, notamment d’orge, afin de le rendre hargneux à souhaits. En cas de décès, il nous faudrait trouver une nouvelle outre réactionnaire, la former pour faire des billets incendiaires à propos de nos propres potes, voire de nous-mêmes. Ca nous aurait coûté une fortune, vu les tarifs pratiqués à la Comète.

Un drame.

Je remercie donc, finalement, les pompiers d’avoir sauvé cet ivrogne impénitent. Je vais prier Didier de voter à gauche pour garantir le sauvetage des services publics divers : pompiers, hôpitaux, pompes funèbres, …

Par contre, ce matin, j’ai perdu Tonnégrande. Au moment où j’ai reçu le SMS de Yann (le DM Twitter, en Français), je lui ai dit : « Tiens ! Goux est crevé ». Le vieux Jacques a dit : « Un pneu, mon n’veu. ».

Tonnégrande a dit, je cite : « je vais aller consoler Catherine. » Et il est parti.