06 septembre 2017

À vélo, ça roule !

Je vous livre un article du Monde avec un lien pourri, iPhone oblige. 


Il est réjouissant. Pour moi. Il va dans le sens de ce que je dis depuis très longtemps : le problème de la circulation à Paris est qu'il y a trop de voitures. C'est ballot. Les mesures prises contre les voitures augmentent de très peu les problèmes de circulation des seuls automobilistes. 

Notons bien que je ne l'ai pas toujours dit ! En 1996, je bossais en banlieue lointaine sans bonne solution en transport en commun. En octobre, une nouvelle mission m'a amené à bosser dans Paris et j'ai mis des mois à me rendre compte que la voiture n'était pas la bonne solution. Le plus drôle est que je pestais contre les autres cons qui prenaient leur voiture alors que, contrairement à moi, ils n'en avaient pas besoin. Au bout de quelques mois, néanmoins, je me suis retrouvé presque ruiné. Je n'avais plus les moyens de payer le parking. La mort dans l'âme, j'ai commencé à prendre le metro. 40 minutes de trajet au lieu d'une heure. 

Heureusement que ma connerie m'amuse. Revenons à cet article sympathique. Ou pas. Passons directement aux commentaires dans les réseaux sociaux embouteillés. 

Les opposants à Annie Dalvélo sont des gens avec qui je suis assez proche : nous avons la même détestation de la gauche bien pensante. Mais pour l'aménagement de Paris, je deviens subitement plus progressiste que réactionnaire. 

Ils assimilent donc le Monde à la Pravda qui essaie de nous imposer une opinion toute faite venue des hautes sphères. C'est très drôle. Ils sont d'ailleurs souvent journalistes, éditorialistes, chroniqueurs,... De gauche. Mais quand ils ne sont pas d'accord avec ce que dit le Monde, leur journal de référence devient une espèce de collabo. 

Nier une évidence pour un confort personnel ou pour faire croire qu'on est un stratège électoral n'est pas très fin. Les électeurs ne sont pas aussi stupide qu'on pourrait le penser. C'est exactement le type même de phrase qu'ils pourraient sortir pour nous démontrer qu'ils (les électeurs) sont cons comme des bites. Désolé pour la stigmatisation. 

Il n'empêche que s'il y a trop de voitures dans Paris, on ne m'otera pas de la tête que c'est parce qu'il y a trop de voitures dans Paris. Même si, de fait, je renie mon côté libéral réactionnaire de gauche tant apprécié par les délicates jeunes filles et les grosses tafioles. 

Hop.  

4 commentaires:

  1. En temps qu'adepte du 🚲 je salue ce billet , ça serait bien que les jouranlistes TV fassent des interview de gens qui vont travailler en vélo AILLEURS que dans leur coin du 15/16e. ça casserait l'image "bobo" des cyclistes... que cette presse entretien sans le vouloir forcément (sauf le Figaro et Voleurs actuels )

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    1. Ca s'arrose.

      Note bien que je ne défends pas les vélos mais critique les voiture.

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  2. Je lisais un article sur PyongYang en Corée du Nord et il y était écrit qu'en raison du manque de pétrole de ce pays, il y a très peu de voitures dans les rues et qu'une des conséquences est l'absence d'embouteillages, ce qui vérifie par la pratique qu'effectivement moins il y a de voitures, moins il y a bouchons.

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  3. La gogoche qui se pignole devant la photo de méluche en pensant très fort à Hamon.

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