15 août 2018

Carnet de vacances du roi de la pédale

Fumer tue. Le vélo aussi ?


Ce matin, j’ai raconté ceci dans Facebook : « Ainsi, disais-je, j'ai acheté un vélo électrique. Le vendeur habite à 300 mètres de la maison mais je n'étais pas très à l'aise en rentrant. Il faut dire que je n'ai jamais eu de deux roues à moteur et que je n'ai pas fait de vélo depuis plus de 25 ans. Mais le vélo ne s'oublie pas...

Dans la soirée, j'ai décidé de m'entraîner un peu ou, plus précisément, de découvrir posément le machin. Ma mère habite dans une impasse avec 5 maisons de chaque côté et un petit rond point au bout pour faire demi-tour.

Avant de conclure avec la poésie qui me caractérise sauf quand j'ai abusé de liquides peu recommandés par la faculté de médecine, je vais apporter quelques précisions sur le VAE (véhicule à assistance électrique). Quand j'ai acheté ça, je le voyais comme une espèce de cyclomoteur. Il n'en est rien. Pour que le moteur électrique se mette en branle et vous apporte sa glorieuse assistance, il faut tourner les pédales... C'est assez déstabilisant. Par exemple, il faut calculer le rythme de pédalage pour avoir la bonne vitesse, sachant que ça n'a rien à voir avec un vélo normal. Le vélo a plusieurs pignon (7 je crois) sur la roue arrière mais, dans l'absolu, on se demande bien à quoi ils servent à un touriste comme moi (mais je ne doute pas progresser) vu qu'on ne fait strictement aucun effort. Le moteur est, quant à lui, dans le moyeu avant. Il a lui même trois "vitesses" possibles (un peu comme s'il avait une boîte de vitesse) selon la pente de la route : plat, légère montée, montée sérieuse. Il va falloir que j'apprenne à régler tout cela.

Mais le plus difficile à "ingurgiter" est l'assistance en question dans les virages. Imaginez que vous êtes à un stop et voulez tourner à gauche. Dès que vous commencez à pédaler, le moteur se met en route ce qui vous fait accélérer de manière incontrôlée en tournant... Pas simple.

Enfin, ce n'est pas lié à l'électrification du machin mais à mon âge avancé, j'ai du mal à tourner la tête pour regarder derrière moi en roulant. Les virages à gauche vont être difficiles, je le sens, sans compter que j'ai pas encore l'assurance nécessaire pour lâcher le guidon pour indiquer que je souhaite bifurquer (d'autant que l'interrupteur du moteur se trouve sur le côté gauche du guidon).

Toujours est-il que, hier soir, à 52 ans révolus, je me suis retrouvé à faire des allers-retours dans l'impasse devant chez ma mère, là même où j'en avais fait tant, il y a bien plus de 40 ans, là où j'ai vu quelques mômes du quartier, au fil de ces trop courtes et nombreuses années, faire leurs apprentissages...
J'avais 7 ans... »



Aujourd’hui, j’ai fait quatre ou cinq kilomètres, j’ai récupéré mes réflexes de l’époque où je roulais pas mal (jusqu’au moment où j’ai passé le permis, il y a 34 ans) mais j’ai toujours des problèmes pour tourner à gauche.



Hier, j’avais fait un premier billet pour raconter l’achat (cela fut assez drôle, notamment quand l’aimable commerçant m’a demandé d’essayer la machine : je ne savais plus comment on montait sur un vélo et le démarrage du moteur au moindre coup de pédale est surprenant). Je ne vais pas y revenir sauf au sujet de détails notamment pour répondre à quelques commentaires, comme celui de Romain qui me demandait « pourquoi un vélo électrique ? ». 



Revenons sur le début de l’histoire sans trop tomber dans l’intime ou le pathétique. Vers avril, l’état de ma mère a commencé à se dégrader (fatigue, essoufflement,…) à un point qu’on s’est dit qu’on ne pouvait plus trop la laisser seule à la maison très longtemps. Pour ma part, j’ai décidé de ne plus venir toutes les trois semaines mais toutes les deux semaines. J’ai donc négocié avec mon sympathique employeur pour être en télétravail le vendredi (et travailler depuis Loudéac) : je voyage le jeudi soir, je travaille le vendredi… Je prends donc moins de jours de congés (avant c’était un toutes les trois semaines). Mais je n’ai pas eu le temps de mettre en application le télétravail avant vendredi dernier...



Hasard du calendrier, le lundi 23 avril, c’était mon anniversaire et j’ai décidé de le passer à Loudéac. Notons bien que si je note les dates, c’est autant pour ma mémoire que pour votre intérêt. J’en suis désolé. Avec les grèves de la SNCF, je n’avais pas tellement d’autre choix que de partir le vendredi matin précédent et de rentrer le mardi 1er mai… Pour mes 52 ans, je me suis offert un iPhone X, vous savez le machin qui ne sert à rien qui coûte 1150 euros. J’en avais fait un billet mais je ne le rappelle pas pour me la péter. Tout a un sens.



Début mai, ma mère a eu un accident de voiture. Elle s’en est sortie à peu près indemne (pas tant que ça, on verra) contrairement à cette pauvre Twingo qui a fini à la casse. Et elle a pris la sage décision de ne plus jamais conduire.



Toujours à cause des grèves, je n’ai pas pu revenir en Bretagne avant le 1er juin mais son état s’est empiré (pas celui de la Twingo qui était déjà au plus bas) subitement. J’avais prévu de passer une semaine à la maison avec elle mais elle était à l’hôpital à Rennes. J’ai emprunté une voiture à un pote et j’ai fait l’aller retour presque tous les jours… Depuis la santé est revenue mais elle ne peut pas revenir à la maison où elle passerait son temps à bosser (le ménage, le linge, le jardin,…) et aurait eu trop de soucis divers, par exemple pour faire les courses. Je dis bien « soucis », pas « problèmes », deux termes souvent confondus par les andouilles au point qu’il faut, maintenant, préciser de quoi on parle. Elle est donc en maison de retraite. On espère sans trop y croire que, d’ici quelques mois, elle pourra reprendre sa vie d’avant. Sans voiture.



Toujours est-il que depuis cinq ou six ans, j’avais l’habitude de ne plus venir en voiture (je n’en avais plus à Paris mais j’en louais) et de prendre la sienne à Loudéac. Et nous revoilà aux choses sérieuses : pourquoi un vélo électrique ? C’est une idée que j’ai émise dès l’accident ce qui faisait bien rire les copains qui ne m’en croyaient pas capable ou qui n’imaginaient pas qu’on puisse vivre en Centre Bretagne sans voiture. J’ai quand même laissé mûrir l’idée dans mon crâne (plus de deux mois). Autant, j’avais acheté l’iPhone X sur un coup de tête (mais le précédent, un 5c, était au bout du rouleau), autant, cette fois, j’ai pesé le pour et le contre. J’avais décidé de ne plus jamais avoir de voiture à Paris. Ça coûte trop cher, c’est emmerdant,… J’aurais pu acheter une voiture en Bretagne mais pour faire cinq kilomètres tous les quinze jours, un peu plus pendant les vacances, disons 2 ou 3000 par an, aucune solution raisonnable n’apparaissait (acheter une voiture récente aurait fait une belle décote en quelques années et une voiture ancienne m’aurait coûté du temps en entretien).



On m’a conseillé de prendre un scooter mais ça n’est pas du tout mon truc. J’ai aussi pensé acheter une voiture sans permis (non pas pour le côté « sans permis » mais pour la possibilité d’avoir une véhicule récent à un prix abordable… jusqu’à ce que je consulte les tarifs…) mais je trouvais ça trop ridicule. Compte tenu du fait que je ne suis pas du tout sportif et que le pays est légèrement vallonné, mon idée initiale, le vélo électrique, s’est imposée. Et j’en suis bien content ! Tiens ! Ce soir, je vais au bistro habituel, il était fermé, j’ai pu faire le tour de la commune en dix minutes pour en chercher un autre. En vain, d’ailleurs, d’où ce billet de blog à rallonge à part le Colibri mais il n’a aucun espace pour garer un vélo à 2000 euros…



2000 euros… Nous y voila. Dans ma première publication Facebook, je parlais de ce prix. Les gens m’ont traité de fou vu qu’aurais pu en trouver pour 800. Mais j’ai prix un modèle de qualité (Gitane ou Peugeot, je ne sais plus, mais c’est pareil), construit en France, acheté dans une petite boutique où le taulier pourrait me faire l’entretien, à 300 mètres de la maison. Au bout de quelques échanges, la majeure partie de mes commentateurs étaient d’accord avec moi. En plus, si j’avais acheté un machin à 800 euros, il n’aurait pas été assez puissant et solide, il aurait fallu que j’en change au bout de deux ans. C’est un peu comme les iPhone. C’est un peu comme les smartphones et autres gadgets électriques : en 10 ans, je n’ai pas dépensé les 2500 euros (et encore…). Et toi ? Et toi le pauvre qui conseille des trucs pas chers, combien dépenses-tu pour des conneries en moyenne chaque année ?



Je suis insoumis à la bêtise des consommateurs moyens. Mon côté social démocrate CSP++.



A ces deux publications, j’ai reçu plein de commentaires et Dagrouik me propose de faire part des bonnes idées à mes lecteurs de blog. J’y fonce.



Suite à une discussion sur le tarif, Muriel me confirme : « pour un électrique ni décathlon ni go sport un revendeur. Pour l'entretien c'est mieux pour la garantie en cas de problème sur la batterie (peut arriver en cas de pluie gaffe aussi aux variations de température) un autre conseil ? Casque et gants et chasuble fluo. Surtout si il n'y a pas de piste cyclable ça évite bien des désagréments. » J’y pense… Je pense que le machin fluo sera indispensable en hiver, tout comme les gants. Le casque, bof… Mais David me le conseille aussi. J’ai d’autres accessoires en vue dans un premier temps, comme un panier pour mettre les courses.



Mark me rappelle que, même si le machin est sans permis, il faut éviter de rentrer après avoir bu. Je sais. Je suis très prudent.



Loïc me dit : « Un vélo électrique, je vois pas l'intérêt. Autant s'acheter une meule. » Au bout de quelques commentaires, il me demandait des précisions car il s’est rendu compte que c’était peut-être une très bonne solution pour lui…



David donne un conseil que je dois méditer : « Sinon techniquement je te conseille de toujours démarrer sur un pignon plus grand que nécessaire. Ça évite cette sensation désagréable de la puissance du moteur. » Même avec un vélo normal, j’ai toujours eu du mal avec les vitesses…



Certains me racontent leurs expériences personnelles comme Ronald et Denis, ils confirment l’intérêt de la chose. C’est un moyen de locomotion agréable, silencieux, peu polluant,… D’autres me racontent des déboires en vélo.



Avec Julien, on parle de sodomie. Il faut toujours que ça dérape. Les billets de blogs, pas la sodomie. Enfin, j’en sais rien.



Excellente transition. D'ailleurs, ça va justifier le titre de mon billet. Ayons une pensée émue pour les mouches qui auront lu ce billet. Le bistro est fermé. Je ne roule pas, je suis en congés, je vais prendre l’apéro.

A vous de trouver une justification pour la photo d'illustration.














15 commentaires:

  1. C'est donc un gitane.
    D'accord avec toi sur le type d'achat {revendeur, entretien, garantie}
    Mais met un casque bordel !

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    1. Burlot a raison. Avec un VAE, casque cycliste O-BLI-GA-TOI-RE !

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    2. Le casque n'est pas obligatoire pour les plus de 12 ans, arrêtons les conneries des lobbys autoroutiers.

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  2. le casque puis les deux petites roues latérales pour pas tomber en cas de biture.

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  3. Je plussoie le casque, c'est effrayant le nombre de cyclistes sans casque qui décèdent d'une simple chute de vélo. Moi qui fait 4 fois 2,5 km par jour pour aller au taf je mets toujours mon casque alors qu'il y a 99% de piste cyclable en site dédié, c'est fou le nombre de pièges à cons qu'il y a sur un trajet qu'on croit connaître par cœur. Surtout si on a un peu picolé.

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  4. Pas si bête ton histoire de difficulté à tourner à gauche, ce n'est pas si évident de lâcher un guidon pour tendre son bras.
    Maintenant tu as déjà acheté ton VAE et je t'aurais plutôt conseillé d'en trouver un vélo sans assistance sur un site de vente d'occasion mais je ne connais pas Loudéac, je ne sais pas s'il y a des grosses cotes.

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    1. J’y ai pensé. Les cotes ne sont pas dramatiques mais déjà que je n’aime pas le vélo...

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  5. C’est un problème d’alimentation électrique cette hétérogénéité de police du texte ?

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  6. Mon mari, cycliste, s'est fait accrocher par une voiture qui l'a propulsé sur le bas côté de la route. Il s'en est tiré sans gros bobos, mais vu l'état de son casque, s'il n'en n'avait pas porté, il serait mort d'une fracture du crâne...

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    1. Ne généralisons pas, j'ai chuté trois fois dont une fois à cause d'une connasse qui m'a foutu en l'air en bagnole et qui m'a valu des jours d'ITT, je ne suis jamais tombé sur la tête.

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