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08 novembre 2015

L'opportunisme illustré par Nicolas Hulot à NDDL

Nicolas Hulot n'est pas content et le dit dans Mediapart qui aime bien accueillir tout ce qui est opposé au gouvernement. Il pense que c'est maladroit d'annoncer la reprise des travaux pour l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes juste avant la « COP 21 ». Il fait une tribune. Je vais lui répondre.

« J’ai une exigence, celle de la vérité. Une liberté, celle de mes mots. Une volonté, celle de tout faire pour que la COP21 soit un succès. L’annonce de la reprise des travaux du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes à moins d’un mois du début de la conférence de Paris est pour le moins inopportune. » La vérité est qu'annoncer la reprise après la COP21 aurait été prendre tout le monde pour des cons. Parler de vérité est un scandale et sous-entend que les autres sont des menteurs.

«  Serait-ce lié à des considérations électorales ? » Je te remercie d'admettre enfin que cet aéroport est attendu par la population tant il est indispensable.

« NDDL n’est pas l’alpha et l’oméga de la réussite de la COP21, mais un geste de l’Etat sur ce dossier serait un superbe symbole. Un gage de l’exemplarité du pays qui, en choisissant d’accueillir la COP21, a pris une responsabilité historique. » Certes mais moi aussi je peux raconter n'importe quoi et dire que ce serait un superbe symbole de lancer la construction de cet aéroport beaucoup moins polluant que les autres à l'occasion de la COPmachin et un magnifique signe pour le monde entier de voir la suppression progressive d'un aéroport en centre ville de Nantes, nuisant à la santé physique et mentale de centaines de milliers d'habitants, détruisant l'écosystème du lac de Beaulieu, mettant en danger de mort tous les habitants qui voient les avion défiler au dessus de leur tête, en plein cœur d'une grande métropole.

« Pourquoi s’enfermer dans un choix déraisonnable ? » Oui. Bonne question. Pourquoi s'entêter dans des positions délirantes ? « N’ayons pas peur de le dire : les alternatives n’ont pas été suffisamment considérées par l’Etat et la transparence n’a jamais été la règle sur ce dossier. » C'est tout simplement faux, il y a eu des enquêtes, des études et tout ça. Dire le contraire est du mensonge, très amusant de la part d'un lascar qui commence sa bafouille en disant « ayons une exigence de vérité ».

Je vais néanmoins résumer : il n'y a pas 36000 alternatives. Petit 1 : NDDL. Petit 2 : Nantes Atlantique. Refaire cet aéroport coûterait aussi cher que faire l'autre (il faut détourner une ligne de train) et ne résoudrait pas des problèmes.

« Jamais il n’a été démontré que la construction de ce nouvel aéroport était la meilleure option. » Si, ça l'a été. Et tous ceux qui ont essayé de démontrer le contraire ont été couverts de ridicule.

« Mais, si les conditions d’une remise à plat du projet et de l’étude sérieuse de ses alternatives étaient réunies, menée par des experts indépendants, mobilisant la parole et l’expertise citoyenne, autour d’un comité de concertation accepté par toutes les parties, je n’aurais aucun mal à en accepter les conclusions. Les parties prenantes pourraient aussi s’y engager. » Il se répète un peu le gars, alors je vais insister : comment veux-tu (si je puis me permettre) que l'on trouve un comité de concertation accepté par toutes les parties alors qu'une des parties à une posture purement idéologique.

Je ne critique pas. Les écolos doivent évidemment lutter contre le transport aérien mais ils doivent le faire en bonne intelligence sans refuser systématiquement tous les arguments, coupant court à toute discussion. Le nouvel aéroport sera un des moins polluants au monde ; il ne provoquera pas un accroissement du trafic (du moins, ce n'est pas lui qui le provoquera), il permettra de récupérer des surfaces au cœur de Nantes pour des constructions, limitant ainsi l'étalement urbain, il sera l'occasion de la construction d'une ligne de TGV entre Rennes et Nantes, limitant ainsi l'usage de la voiture, il permettra de préserver des centaines de milliers de brave gens.

Jeter tous ces arguments au nom de la communication politique, parce que c'est bien de cela dont il s'agit est bel et bien du foutage de gueule, de l'opportunisme et tout ça.

Nicolas, tu n'es pas élu. Tu fermes ta gueule et continue à faire ton boulot : gagner de l'argent et de la notoriété en faisant le guignol en hélicoptère.

Au fait, Médiapart est le seul machin à avoir accepté ta bafouille ?

29 juin 2011

La journée des femmes...

Les femmes semblaient à l’honneur dans l’actualité avec la nomination de Christine Lagarde au FMI, la « remontée » d’Eva Joly  dans la primaire EELV et la déclaration de candidature de Martine Aubry. La nomination de la première ne m’intéresse pas. J’attends juste le léger remaniement qui devrait s’en suivre. Je ne sais pas si quelqu’un a compté le nombre de remaniements depuis quelques temps… Ce sont bien Martine Aubry et Eva Joly qui m’intéressent aujourd’hui.

Hier, j’ai passé une journée particulière, consacrée à des séminaires, vous savez, ces réunions où on écoute d’un d’œil et on tweete de l’autre avec le smartphone en attendant un passage intéressant où une intervention à faire. Après avoir fait mes deux billets rapide du matin, je savais, pour la première fois depuis longtemps, que je ne pourrais pas faire d’autres billets de blog de la journée (j’ai supprimé par mégarde l’application que j’utilise sur l’iPhone, en plus) ce qui m’a permis de suivre les informations avec un œil différent par rapport à d’habitude tout en voyant les réactions à mes billets du matin.

La première fut celle de l’inusable Des Pas Perdus qui a backtweeter mon billet à propos de la primaire en ajoutant « Très drôle ». Je maintiens pourtant que je ne vois pas comment un citoyen ayant une conscience politique puisque se déplaçant pour un vote, pourrait vouloir participer à un processus favorisant l’unité, ces fameuses primaires ouvertes même si les autres formations politiques ont refusé d’y participer, puisse ne pas soutenir le candidat issu de cette élection.

La politique n’est pas un jeu. On ne peut pas dire « je soutiens Montebourg ou Aubry mais après je soutiendrai Mélenchon ». Ca n’a  tout simplement pas de sens. Martine Aubry a une bonne chance de gagner cette primaire. Intellectuellement, je ne comprends pas qu’on puisse se déplacer en octobre pour voter pour elle, pour dire qu’elle est la meilleure pour faire gagner la gauche, et ne pas continuer à la soutenir jusqu’au second tour de l’élection présidentielle. Ca me dépasse. Le raisonnement est un peu l’inverse pour Arnaud Montebourg puisqu’il a beaucoup moins de chance de gagner la primaire. Mais si on le soutient maintenant alors qu’il s’engage lui-même, s’il n’est pas élu, à suivre le vainqueur, je ne vois pas comment on peut annoncer avant qu’on ne suivra pas son choix. Tout ça me dépasse.

Soit on s’engage derrière le Front de Gauche soit on s’engage derrière le processus de rassemblement mis en place par le PS. Je veux bien qu’on change d’avis en cours de route mais annoncer maintenant qu’on fait les deux est surréaliste.

Consultant, l’information à 5 heures du matin (dans ces p… de séminaires, on mange très peu, du coup je me suis rattrapé hier soir, d’où un réveil un peu matinal), j’ai du mal à analyser le discours de Madame Aubry. J’ai un peu le même sentiment que Romain (« un discours de candidature intéressant sur le fond mais qui manquait de passion et de pep's ») mais ce n’est pas trop grave, elle a quelques semaines pour décliner ses propositions et séduire l’électeur.

Pour ma part, j’en reste à mon sentiment depuis quelques semaines : seul François Hollande pourra gagner au second tour face à Nicolas Sarkozy. Je suis plus inquiet pour le premier tour.

Mais il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis. J’ai lu les tweets de mes copains soutiens de Martine Aubry, hier. Il semblait satisfait. Ca suffit à me rendre satisfait.

Quant aux écolos, j’en reste aussi à mon sentiment depuis quelques semaines : ça me gave. J’aurais aimé voir une force politique représentée par une personnalité politique pour remettre la politique au centre du débat. J’ai toujours considéré que les écolos auraient du avoir pour candidat Cécile Duflot ou Daniel Cohn-Bendit. Ca ne sera pas le cas. Ils se sont donnés le choix entre Eva Joly et Nicolas Hulot, plus deux autres candidats mais j’ai la flemme de retenir leurs noms vu qu’ils sombreront dans l’oubli dès ce soir…

Je n’aime pas ce que représente Nicolas Hulot. Il a fait main basse sur l’écologie pendant l’élection présidentielle de 2007 avec le fameux pacte qu’il a fait signer à tous les candidats importants ce qui a déclenché une forte représentation de l’écologie dans les paroles mais pas dans les actes. Les Grenelle se sont succédés mais je ne sais pas s’il en reste quelque chose. L’écologie politique est morte à ce moment. L’épisode de la taxe carbone est presque le plus drôle puisqu’on a failli se taper un nouvel impôt injuste, dénoncé comme tel par Ségolène Royal.

Avant 2007, je voyais Nicolas Hulot comme quelqu’un de droite, ayant soutenu Jacques Chirac. Peu importe si c’est vrai, c’est l’image qui reste. Je l’avais assez mauvaise de voir une formation politique qui se revendique ouvertement à gauche envisager d’avoir comme représentant aux élections une personnalité semblant à droite.

Aussi, quand j’ai vu que les premières tendance du vote à la primaire écolo laissaient entrevoir une victoire possible de Eva Joly, j’étais assez content. Le dépouillement n’est pas fini (le système électoral est assez étrange chez les écolos, cette année, certains votent par des bulletins « papier » et d’autres par Internet mais les « résultats papiers » sont annoncés avant ceux du vote électronique alors qu’en théorie, il suffit d’appuyer sur un bouton pour les avoir…). Tout pourrait d’ailleurs basculer aujourd’hui (a priori, les partisans de Nicolas Hulot pourraient être plus branchés et enclins à voter par Internet). Le résultat sera connu aujourd’hui à 17 heures ;

J’espère d’ailleurs que Madame Joly sera élue dès le premier tour pour qu’on ne parle plus de Nicolas Hulot…

Ca m’amuse beaucoup de constater que, politiquement, je préfère Eva Joly à son rival pour les raisons évoquées ci-dessus (au moins Eva Joly est une professionnelle de la politique, déjà élue et pas estampillée à droite) tout en pensant qu’il est à peu près sur qu’elle ferait un moins bon score... Je ne suis pas à un paradoxe près.

Sa désignation serait d’ailleurs une très bonne nouvelle pour le Parti Socialiste et pour Martine Aubry.

Je retourne me coucher.


04 juin 2011

Hulot, Borloo : au boulot à l'eau

J'aime bien quand un vent de panique flotte sur les formations proches mais concurrentes du Parti Socialiste. Avec ce que je considère comme une foirade (le vote de la semaine dernière, avec le refus du vote électronique), puis le retrait de Daniel Cohn-Bendit voilà que Nicolas Hulot réchauffe le congrès d'Europe Ecologie Les Verts en déclarant qu'il avait envisagé une collaboration avec Jean-Louis Borloo, à condition que celui disait « très clairement qu'il est en phase avec les valeurs de la gauche. »

Ensuite, il se fait descendre par Dominique Voynet qui dit qu'il l' a « carrément torpillée en 2007 » avec son Pacte écologique, signé par la quasi-totalité des candidats ! Ce qui n'est probablement pas totalement faux...

Les premiers pas en politique de M. Hulot, en 2007, n'ont pas été spécialement brillant en faisant « signer » le même texte à tous les candidats, montrant ainsi que l'écologie politique ne servait à rien.

Et maintenant, il annonce qu'il veut pactiser avec Jean-Louis Borloo, l'homme qui symbolise le Grenelle de l'Environnement, qui a été vidé d'à peu près tout...

La route est longue...

13 avril 2011

Etre de gauche, en tant qu'Hulot ?

« Nicolas Hulot est-il de droite ou de gauche ou être écolo aujourd'hui, c'est être forcément à gauche ? » Telle est la double question que me pose Dominique, aujourd’hui, suite à l’annonce de la candidature de l’animateur TL.

Je vais commencer par la deuxième. « Etre écolo aujourd'hui, c'est être forcément à gauche ? »

Si je réponds « Oui », je vais me faire engueuler. Alors, je réponds : « non, pour être respectueux de l’environnement, il n’y a pas besoin d’être gauche et la plupart des gens qui connaissent l’environnement, les chasseurs et les paysans, sont généralement à droite. »

Un beau coup de langue de bois est toujours appréciable pour commencer un billet. Je crois néanmoins qu’une politique écologique de droite ne peut pas exister. J’espère que ça répond à la question.

La politique est compliquée. Dès fois on se demande si on peut être contre la burqa tout en restant de gauche.

« Nicolas Hulot est-il de droite ou de gauche ? » Je ne vois pas quel droit j’aurais de répondre à cette question : je ne l’ai jamais entendu parler de politique. 


N.B. : FalconHill le qualifie, vu son passé, de candidat de l'extrême.

Par contre, je crois qu’EELV ferait une erreur majeure pour sa survie politique de « suivre » Nicolas Hulot. Les analyses ont fleuri, sur la toile, je vous laisse lire, par exemple, le billet de El Camino.

EELV a mis des années à avoir l’image d’un parti de gauche, « le deuxième parti de gauche », et ils risquent de tout perdre sur un coup de dés en espérant qu’ils pourront dire qu’ils ont fait 10% à une présidentielle (ce qui est mieux que les 1,57% de la dernière fois). Pire, ils risqueraient de faire perdre la présidentielle à la gauche. Aussi, je félicite Daniel Cohn-Bendit quand il s’annonce sceptique sur une candidature écolo en 2012, moyennant une négociation avec le PS pour obtenir plus de députés : « Un groupe à l'Assemblée est beaucoup plus durable qu'un petit tour à la présidentielle, où ils feront 3 à 10% ».

Par ailleurs, je ne crois pas qu’une candidature de gauche puisse se baser sur « l’homme providentiel » et il n’y a pas de raison que les Verts, parti de gauche, échappent à cette logique. S’ils vont chercher un candidat « en dehors » de leurs rangs pour avoir une forte personnalité à présenter, ils se détourneraient encore plus de valeurs de la gauche. Ils auraient d’autant plus tort de le faire que cette personnalité n’aurait strictement aucune chance de remporter cette élection.

N.B. : Si ce paragraphe plait aux militants du Front de Gauche, je leur ferais remarquer, que comme le  précédent, il s’appliquerait parfaitement au Parti Communiste.

En outre, je crois que les Français en ont soupé de la « peoplisation » de la politique. Ils attendent autre chose : une équipe qui se mette au travail sur la base d’un projet (peu importe ce projet, d’ailleurs, personne ne le lit…), ce qu’incarnent très bien Martine Aubry et François Hollande pour le PS, n’en déplaise aux nombreux détracteurs.

Ainsi, même si Nicolas Hulot fait 10% « sur son nom », EELV n’apparaitrait même plus comme un parti politique… Ainsi, outre le fait que je pense qu’ils doivent écouter les frangins Cohn-Bendit et ne pas présenter de candidat, je crois qu’ils doivent surtout ne pas désigner Nicolas Hulot comme candidat. Qu’ils le laissent se présenter tout seul s’il en a envie.

Dans ces conditions, peu importe de savoir si Nicolas Hulot est de droite ou de gauche. Voila donc ma réponse à Dominique.

12 avril 2011

Candidature Hulot : la fin de la politique...

Aux dernières nouvelles, Nicolas Hulot s'apprête à devenir candidat à la candidature d'Europe Ecologie Les Verts.

J’ai pompé cette phrase chez DPP. Je vous laisse lire son billet.

Si j’étais membre d’EELV et que je voyais Nicolas Hulot désigné candidat pour mon parti politique, je le quitterais immédiatement.

Le Pole Ecologique du Parti Socialiste pourrait leur proposer l’asile.

23 février 2011

Nicolas Hulot : sa candidature se confirme

Il est à peu près sûr, maintenant, que Nicolas Hulot sera candidat aux primaires au sein de Europe Ecologie Les Verts.

Selon le député François de Ruby, proche d’Eva Joly, il pourrait annoncer sa décision à la veille du Conseil fédéral d'EELV, début avril.

S’il l’emporte, j’invite mes copains écolos qui croient encore à la politique à quitter le parti qui ne ressemblera alors plus rien, juste à une machine à gagner des voix de bobos divers au détriment de l’intérêt commun.

« Nicolas Hulot est par ailleurs désormais "clair sur le fait qu'+il n'y a rien à attendre de Nicolas Sarkozy+" et qu'il faudra "discuter pour voir jusqu'où amener les socialistes" dans les négociations. »

Je rappelle à M. Hulot qu’il avait réussi à faire signer son pacte à une majorité de candidats, en 2007.

On voit bien ce que ça a donné…

30 janvier 2011

Politicailleries

« Désormais, Sarkozy fait aussi semblant de ne pas s'inquiéter de la compétition de Marine Le Pen. La nouvelle présidente du Front National a plus de chance, à en croire les sondages, de disqualifier le candidat de gauche du second tour. Mme Le Pen a maquillé son islamophobie d'un vernis laïc, et, dans les médias, on persiste à souligner le discours social de l'héritière du millionnaire Jean-Marie. »

Tel est le constat fait par mon honoré confrère Sarkofrance dans un billet, ce matin. Il a raison. Nicolas Sarkozy aussi, d’ailleurs : c’est du tripatouillage électoral et on ne peut pas prévenir l’avenir mais le Chef de l’Etat préfère probablement affronter Marine Le Pen, au second tour, que Dominique Strauss-Kahn.

Notre chef de l’état doit bien rigoler à observer les autres formations de droite, celles qui auraient pu le mettre en danger. Les calculettes doivent tourner à fond, de simulation en simulation.

Tiens !

Marine Le Pen : 19%
Nicolas Sarkozy : 18%
Jean-Louis Borloo : 13%
Dominique de Villepin : 5%

Hop ! Ca nous fait une droite à 55%, dont 36% pour la « droite de gouvernement »…

On me rétorquera que c’est n’importe quoi ce dont je serais passablement honoré : c’est effectivement n’importe quoi, la « droite de gouvernement » n’a pas fait 35% en 2007. Dans les chiffres ci-dessus, je suis particulièrement optimiste… Et encore, je ne compte pas d’autres zozos qui pourraient survenir, notamment du côté d’une « droite de gouvernement souverainiste ». Heureusement que Dieu a inventé les guillemets. Sans, je ne pourrais pas faire un tel billet.

Mais Jean-Louis Borloo ne fera pas 13%. J’ai regardé Hervé Morin, chez Ruquier, hier soir. Je sais, j’avais mieux à faire. Voila une émission que je regarde tous les trois ans et je tombe sur Morin. Moi qui ne regarde presque jamais la télé, je n’ai pas de bol. Tout ça à cause de mon coloc (parti) qui avait laissé la télé en veille et la télécommande sur la table, aidé par des antibiotiques qui m’ont empêché de boire de l’alcool. Je tombe sur Morin. Boire ou tomber sur Morin, il faut choisir.

J’aurais presque remercié Eric Noleau et Eric Zemmour qui semblaient éprouver un fond de pitié pour Hervé Morin et ne l’ont pas complètement dézingué. Finalement, cette émission est grotesque. Je la regardais souvent au début. J’adorais l’émission d’Ardisson, avant, du coup j’avais pris l’habitude de regarder la télé dans la nuit du samedi au dimanche. C’était du temps où les bistros de Bicêtre fermaient de bonne heure. Le précédent patron de la Comète, en décidant des nouveaux horaires, a fait beaucoup pour la politique mais il ne le sait pas.

En fait, je n’imagine pas un candidat soutenu par Hervé Morin dépasser les trois pourcents.

A gauche, on sent un vague mouvement de panique. On apprend que Nicolas Hulot pourrait prochainement se déclarer candidat et finirait donc comme celui de EELV (Europe Ecologie Les Verts, je suis obligé de traduire, des Belges me lisent). D’ici qu’il nous rabote des voix chez Borloo et les socialos, Nicolas Sarkozy est peinard… Avec Eva Joly et Jean-Luc Mélenchon, j’aurais bien aimé la tronche du premier tour. 8% chacun, 25% pour les socialos. Avec Hulot, c’est une autre paire de manches… Un type de droite (je vais encore me faire engueuler pour mes a priori) connu avec un parti officiellement (paf !) de gauche derrière lui : bonjour les dégâts ! D’ici que Bayrou nous revienne tout ragaillardi de quelques mois de vacances, le bonheur pour Nicolas Sarkozy.

Pour peu, on attend un coup de gueule de Daniel Cohn-Bendit : « Bon, les gars, on arrête de déconner, on a voulu faire un parti très fort pour faire pencher la gauche vers l’écologie, on va finir par faire perdre la gauche et ne rien faire pencher du tout. »

Elle est con, la cinquième république, elle fout en l’air toute idée de projet politique à cause du charisme de certains de ces acteurs…

05 novembre 2009

Signez le pacte contre Hulot


DPP : "En vidant l'écologie de son contenu politique et de ses enjeux sociaux. Nicolas Hulot participe à la confusion des idées en faisant croire que l'écologie est compatible avec des logiques industrielles qui pillent les ressources de la planète et exploitent l'humanité.

Cette écologie vidée de son contenu est une formidable opportunité pour la droite et le patronat qui ont aussi sec accolé un label vert à un système économique au bout de souffle !"

"On a ainsi vu des militants de gauche et des verts, voire des responsables politiques, soutenir avec Hulot la taxe carbone de Sarkozy en faisant abstraction de la politique profondément anti-écolo ([..] et socialement injuste de la droite."

Par conséquent, il faut signer le Pacte contre Hulot !

14 juillet 2007

Dopons la sauvegarde de la planète

Que pense Nicolas Hulot de l’impact du tour de France pour l’environnement ? Qu’en pense notre super ministre Jean-Louis Borloo qui a remplacé Alain Juppé parce qu’il était nul en économie ! Pas Alain, Jean-Louis !

Nous avons, sur le bord des routes, des ânes qui attendent bêtement le passage de la caravane publicitaire pour recevoir des sacs plastiques pleins de friandises ou autres cochonneries autant inutiles que parfaitement emballées.

Nous avons, au milieu des routes, d’autres ânes pédalant bêtement pour aller de Londres à Paris en 21 jours via les Alpes et les Pyrénées alors qu’il y a plus court, en s’abreuvant de liquide à même le goulot des bidons qui seront immédiatement jetés dans les bas côtés de la route alors qu’il y a des milliers de bistros sympathiques.