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11 mars 2015

Le petit monde des socialistes

Dans l’actualité politique, la polémique du jour est affligeante et est interne au Parti Socialiste. Il s’agit de savoir si François Hollande a raison ou pas de recevoir ou pas les frondeurs. S’il y a bien un sujet dont on se fout, c’est bien celui-là et les socialistes commencent à me les brouter sérieusement. Il n’empêche que l’information, à ma grande surprise, fait la une de Google News.

Comme on s’en fout et que c’est affligeant, je vais rentrer dedans de tout mon poids, ce qui n’est pas rien. Plus précisément, ce sont les non frondeurs qui m’exaspèrent tout comme Libération avec son titre débile : « la consécration ».

Rassurez-vous néanmoins, je n’ai strictement rien de plus à dire sauf que je suis d’accord avec Didier Guillaume, patron des sénateurs PS : « Depuis un an, nous n’avons pas d’opposition à droite. Nous n’avons que les frondeurs. » Les fraudeurs sont donc gonflants. Tous comme les non frondeurs qui gueulent contre les frondeurs.

Après, tout ce beau monde s’étonne de perdre des élections.

Petit 1 : on ne critique pas le chef de l’Etat.
Petit 2 : on ne critique pas ceux qui critiquent le chef de l’Etat parce que ça les met en avant.


Cela étant, je ne sais plus trop si on peut critiquer ceux qui critiquent les critiques du chef de l’Etat…

10 novembre 2014

La schizoprénie des élus du PS par l'exemple : Alexis Bachelay

Alexis Bachelay, porte-parole de la Gauche Forte, et Mehdi Thomas Allal, délégué machin de ce truc, signent, cette après-midi, une bonne tribune dans le Huffington Post que je vais résumer en quelques mots : ils ne se font pas chier, à l'UMP, d'accuser Jouyet alors que, visible, ce sont Sarkozy et Fillon qui ont fait les plus grosses conneries. Vous pouvez la lire, vous ne paierez pas plus cher.

Ce matin, Bachelay disait chez Bourdin que Jouyet devait partir.

Il est schizophrène ? Il rédige l'après-midi une chronique pour s'excuser d'avoir affaibli le chef de l'Etat à la radio ce matin ?

A mon tour d'exiger la démission de Bachelay. Hop ! C'est à la mode, exiger des démissions.

Comme je le disais dans mon billet de ce matin, il serait temps que ces braves gens de gauche se calment et soutiennent Jouyet qui n'est pas le problème dans cette histoire.

Dans ce billet, j'ai oublié quelques prénoms : Jean-Pierre, Nicolas, François, Jean-Jacques et quelques Alexis. Je vous laisse les remettre à leur place.

Cela étant, je vous laisse aussi relire mon billet à propos de la communication de François Hollande : il est urgent que les cadres du PS et les élus ne donnent leur avis dans les médias que s'ils sont mandatés pour. Une communication, cela se maîtrise, bordel.

23 octobre 2014

Le désarroi du militant socialiste

Suite à mon billet d’hier, à propos de la « gauche passéiste », j’ai continué à lire mes camarades de gauche qui ronchonnent après le premier ministre quand je suis tombé sur ce billet de la camaradette @iboux. Elle se demande de quelle gauche parle Manuel Valls et apporte des éléments de réponse dont : « La gauche passéiste pour laquelle Hollande a concocté un programme qui a emporté l'adhésion des électeurs face à celui de Sarkozy ? »

On a l’impression qu’elle sous-entend que Valls et Hollande auraient trahi les électeurs mais je me demande à quel point on pourrait se demander si se tromper à ce point sur les intentions des électeurs n’est pas une trahison. Je me comprends.

Un de ces jours, il va falloir réécrire l’histoire de la Cinquième République ! Un président qui serait élu parce que son programme est meilleur. On croit rêver.

Petit 1 : François Hollande a été élu parce que la droite était au pouvoir depuis dix ans, a échoué, et que les Français ne voulaient plus de ces gens-là.

Petit 2 : le petit 1 est surtout valable pour l’ancien président qui énervait tellement les gens et a montré tant d’incompétence que tout le monde voulait le foutre dehors.

Petit 3 : François Hollande a été élu parce qu’il avait promis de s’attaquer aux déficits ce qui a fait que François Bayrou a dit : « je vote pour lui ». Ce qui veut dire : « nous sommes centristes et nous n’avons pas de raison de voter systématiquement à droite et il est urgent de virer l’autre qui est mauvais et divise la France. »

Le petit 2 était tellement fort que François Hollande a été donné gagnant avec 20 points d’avance dans les sondages mais cette avance a fondu au fil de la campagne pour tomber à un peu plus de trois points. Nous avons donc un candidat qui a perdu un petit cinquième de ses électeurs potentiels de second tour pendant la campagne. On y trouvera plusieurs raisons dont, évidemment, le fait que les sondages donnent n’importe quoi. Il n’empêche qu’il n’est pas interdit de penser que les électeurs aient été effrayés par certains points du programme bien trop à gauche parce que l’aile gauche de ce qui allait devenir la majorité les a imposés au candidat.

On pourrait ajouter un certain nombre de faits. Depuis de Gaulle, par exemple, aucun candidat sortant n’a été réélu hors période de cohabitation. En 2012, la gauche a fait 45% au premier tour comme à peu près à chaque élection présidentielle sauf 2007.

Cela étant, le Parti Socialiste est en crise. L’ami Nathanaël revient longuement sur cette mauvaise passe, le jeu de chacun,…  Il évoque rapidement « désarroi des militants PS qui ne savent plus sur quel pied danser, coincés entre leur désir de voir « leur » président réussir et le sentiment diffus que la méthode n’est pas la bonne. » Le PS est probablement un bon parti d’opposition mais est dans le cirage quand il est au pouvoir.

Je disais hier, et je le rappelle souvent, que je ne suis pas membre du PS. Si je le rappelle, ce n’est pas pour me désolidariser, c’est presque le contraire, même. Je n’ai pas la responsabilité de convaincre des électeurs de voter pour lui, je n’ai pas celle de faire passer mes idées au sein de débats,… Et je ne comprends rien aux guerres internes. Nathanaël pense qu’elles sont issues du referendum de 2005. Il a fait des ravages au sein du parti mais je crois que le clivage est autre, maintenant. Par exemple, Manuel Valls était opposé au traité de 2005 mais avait fait campagne pour le « oui » par discipline de parti vu que le « oui » l’avait emporté lors du vote interne. C’est d’ailleurs assez cocasse de voir ce qu’est devenue la discipline du parti par rapport à celui qui est actuellement premier ministre.

Depuis que je fréquente beaucoup de militants socialistes, disons lors de la création des leftblogs début 2008, mais aussi que je lis des blogs de toute la gauche, je suis frappé par le décalage entre :
Petit 1 : la politique que l’on aimerait voir mener dans le meilleur des mondes,
Petit 2 : la politique que l’on pense que devrait mener son parti,
Petit 3 : la politique que l’on pense qu’il est réellement possible de mener en fonction de la conjoncture, des circonstances internationales,
Petit 4 : la politique qu’il faut vendre aux électeurs.

Prenons un exemple : le nucléaire.

Petit 1 : le nucléaire est potentiellement dangereux, pas spécialement gratuit, pas durable,… Il faut sortir du nucléaire au profit d’énergies renouvelables.
Petit 2 : il faut engager la recherche et organiser la sortie progressive du nucléaire.
Petit 3 : il faut favoriser la recherche, encourager le développement d’énergies renouvelables et préparer la fermeture d’une ou deux centrales.
Petit 4 : il faut favoriser la recherche, préserver notre indépendance énergétique mais ne pas sortir du nucléaire avant d’être sûrs d’avoir de quoi le remplacer.

C’est mon point de vue, pour illustrer la conversation, il est discutable mais ce n’est pas l’objet du billet. Les débats sur la sortie du nucléaire entre la primaire et l’élection de 2012, avec le fameux accord entre les verts et les socialos a été désastreux, électoralement, donnant une grande impression d’amateurisme. Les Français ne veulent pas d’une sortie du nucléaire mais d’un gouvernement qui assure la pérennité de l’approvisionnement en énergie, la sortie du nucléaire est la cerise sur le gâteau. En outre, la mesure pourrait choquer  les ouvriers qui travaillent dans le secteur et leur donner un doute quant à la durabilité de leur emploi…

Faut méditer.

L’ami Jeff, du blog Perdre La Raison, nous fait un billet pour taper sur Valls. Il commence ainsi : « Bien, je crois que le ci-devant Manuel Valls a poussé le bouchon un peu loin, trop loin ces derniers temps pour qu'on ne lui rappelle pas que s'il est là c'est parce que le Parti Socialiste dont il changerait volontiers le nom l'y a mis. » C’est un peu le problème de l’œuf ou de la poule mais ce n’est pas le PS qui l’a mis là, mais François Hollande. Il termine ainsi : « Il n'a rien à faire à la tête du gouvernement sauf à vouloir mener une politique qui n'est pas socialiste et donc pas celle souhaitée par les électeurs de gauche le 6 mai 2012 quand ils ont voté François Hollande. »

Ce qui nous ramène à ce que je disais en début de billet (Jeff est membre du PS, pas moi, au fait, ce que je rappelle pour relativiser mes propos) : quelles sont les raisons qui ont fait que les électeurs ont voté pour François Hollande ? François Hollande a-t-il été élu avec les seules voix de gauche ?

Alors, je préfère la conclusion de l’ami El Camino : « Passéisme, modernisme, socialisme, pas socialisme, je m'en fous de tout ça, je n'ai pas voté en 2012 pour un parti qui tombe en ruine mais pour sauver un pays qui tombait en ruine alors démerdez-vous les socialistes pour vous entendre et penser à la France parce qu'à ce rythme de conneries,à la présidentielle de 2017, le nain et ses alliés en bottes allemandes vont péter les scores dans les urnes. »

Il n’est pas le seul à s’en foutre.

L’opposition interne n’a que trop duré. C’est bien François Hollande qui a été élu. Si le PS veut rester conforme à lui-même, à savoir un parti de débat (pour être gentil,…), il peut l’être.


Benoît Hamon arrivera peut-être à obtenir le graal : devenir Premier Secrétaire du Parti Socialiste. C’est son problème et je m’en fous.

22 octobre 2014

La gauche gauche

Manuel Valls donne une interview au Nouvel Obs. Il sera à lire dans son intégralité dès demain. Un extrait est disponible onezehouaibe. Il dit notamment : « Il faut en finir avec la gauche passéiste, celle qui s’attache à un passé révolu et nostalgique, hantée par le surmoi marxiste et par le souvenir des Trente Glorieuses. La seule question qui vaille, c’est comment orienter la modernité pour accélérer l’émancipation des individus. » Le moins que l’on puisse dire est qu’il ne va pas de main morte avec la fraction de la gauche qui critique le gouvernement. Et je suis d’accord avec lui.

Le premier ministre a dit plein de trucs que vous lirez dans la presse. Par exemple, il est favorable à une fédération des partis de gauche ou un machin en commun, voire au changement de nom. Je pense qu’il n’a pas entièrement tort.

En préambule, avant de raconter les conneries d’usage, je rappelle que je ne suis pas membre du parti socialiste ni d’aucune autre formation politique. Si je tiens ce blog, c’est par habitude, pour le reste, qu’ils se débrouillent, tous ces braves gens.

Je crois tout d’abord qu’il est temps de faire exploser quelque chose. Il se passe un événement par jour qui assombrit le parti. Hier, nous avions le Gégé qui disait des conneries dans Twitter. Aujourd’hui, c’est Benoît Hamon qui raconte des âneries du genre : la politique du gouvernement menace la république. Il y a eu un débat : Hamon doit-il être exclu du PS ? Hier, c’était : Filoche doit-il être exclu du PS. Je m’en fous. Gérard Filoche doit comprendre qu’un responsable politique doit savoir fermer sa gueule ou, du moins, respecter quelques conventions. Hamon joue un jeu, on ne sait pas lequel. Il était jeune, occupait un de ministère les plus importants. Il a décidé d’arrêter tout pour revenir confortablement dans une espèce d’opposition qui ne le mènera à rien. Il va se retrouver complètement marginalisé, avec cette histoire.

Je me demande si Filoche et Hamon se rendent compte qu’ils viennent de torpiller leur propre courant, l’un passant pour un vieillard sénile et l’autre pour un enfant gâté qui mérite un bon coup de pied au cul.

Faut-il renommer le parti socialiste ?

J’aurais tendance, à titre personnel, à dire oui. J’en ai marre de voir la gauche passer pour de ringards collectivistes et être rejetée uniquement parce qu’un mot fait peur. J’en ai marre de tous ces débats avec des andouilles qui cherchent à définir des mots, à mettre des étiquettes… D’ailleurs l’année avait commencé par des débats sur le social libéralisme, la sociale démocratie et tout ça.

Je suis attaché au socialisme en tant que machin visant à un monde meilleur, la justice sociale et tout ça. D’ailleurs, qui pourrait être contre ?

Je ne suis pas attaché à un mot.

L’autre jour, je parlais de Jean-Luc Bennahmias qui se disait, dans le même entretien, soutien de François Hollande et pas socialiste. Pareil ! Je soutiens Pépère et je ne me suis jamais présenté comme étant socialiste. Ce qui ne veut pas dire que je ne me sente pas socialiste. Tout cela est bien compliqué. S’il fallait définir le socialisme en tant que machin visant à une propriété collective des moyens de production (ben oui, entrons dans le concret), je dirais que c’est bien joli mais inefficace.

Nicolas Sarkozy est sur le pont pour 2017. Il a fait un discours à Nice, hier, très à droite, la plus grande partie axée sur l’immigration, pour bien s’adresser au cœur des militants UMP. Il refera un virage au centre après l’élection interne. Nul doute que s’il gagne la présidence du parti, il gagnera aussi la primaire. Le Front National est en pleine forme. Ca n’est pas récent. Marine Le Pen a fait un bon score à la présidentielle. Soral et Dieudonné ont annoncé la création d’une nouvelle formation politique, forcément à la droite de la droite.

Une partie du Parti Socialiste ne vote pas le budget. Benoît Hamon dit que le gouvernement met en danger la République.

Qu’est-ce qu’ils veulent ?

Est-il vraiment idiot de s’interroger sur ce que doit être le Parti Socialiste, sur ce que doit être son avenir, sur ce que doivent devenir ceux qui ont mangé la soupe pendant deux ans et se placent maintenant aussi froidement dans l’opposition ?

Je vois des types qui ronchonnent dans les blogs, dans Twitter et tout ça. Ils sont à gauche, n’aiment pas spécialement ce que fait le gouvernement et s’étonnent que Cambadélis et Le Foll tombent sur le paletot des dissidents en culote courte.

Les gars, il faudrait peut-être se réveiller… Le Parti Socialiste existe-t-il encore ?


02 septembre 2014

Quand Cambadélis pulvérise Rebsamen

Ah ben Jean-Christophe Cambadélis semble d'accord avec mes deux billets précédents et tape sur François Rebsamen... Cliquez sur l'image pour agrandir le communiqué du Partie Socialiste.

(via Peggy)

26 mai 2014

Et maintenant, au travail !

Chacun analysera les résultats des élections comme il l’entend et, comme il se doit, on lit un tas de billets passionnants. Je vais donc vous offrir un lien vers celui d’Elooooody, qui fait, elle-même, un tas de liens vers les copains que je vais rappeler à la fin.

Je voulais donner un conseil à tous les partis politiques mais il vaudrait mieux que je m’occupe de ma propre paroisse, à savoir le parti dont je suis le plus proche, le PS, mais aussi à François Hollande que je soutiens mordicus. Tiens ! Je vais commencer par lui, le camarade Dedalus s’étant offert Jean-Luc Mélenchon. L’UMP s’occupe toute seule d’elle-même. Je vais m’occuper de Manuel Valls, aussi, tiens !

Cher François,

Je te soutiens depuis le départ pour différentes raisons, dont deux qui me paraissent importantes : tu étais le seul, à mon avis, à pouvoir battre Nicolas Sarkozy donc à mettre en place les conditions nécessaires pour que l’Assemblée Nationale passe à gauche. La deuxième étant que ton projet, tes propos sur l’état de la France,… me donnaient entière satisfaction.

Je ne vais pas te lâcher comme une vieille chaussette et je pense que la politique menée est la bonne à quelques détails près. Il n’empêche que l’on ne peut pas dire que les résultats sont là. Ta boite à outil et l’inversion de la courbe ont été maladroits.

La gauche, la tienne, la mienne, a perdu 10 points par rapport aux élections de la même nature. La droite traditionnelle avec les centristes ont perdu, quant à eux, 6 points. Seule la droite antieuropéenne a gagné, plus de 18 points. C’est énorme.

Tu sais tout cela et tu dois avoir des dizaines de lascars qui te donnent des conseils. Alors, je ne vais pas te les gonfler plus que ça. Mon confrère Cyril dit : « Ce soir, c'est l'Union Européenne qui a perdu. Trop coupée de ses concitoyens, les messages d'exaspérations sont venus de presque tous les pays. » Il n’a pas tort. Mais n’oublions pas que, en France, c’est le président de la République qui incarne l’Europe.

Dans les prochains mois, tu devras rencontrer tes confrères chefs d’Etat. Vous allez faire une proposition pour un président de la Commission européenne qui devra être validée par le Parlement fraichement élu. Il faut plus de 375 députés pour faire une majorité et aucun parti n’en a beaucoup que 200. L’ensemble des droites n’arrivera pas à 375 sans alliance avec le Front National… Il est probable qu’au cours des cinq ans à venir, aucun texte ne passe sans entente entre la droite et le PSE, le tout à cause de la France.

L’élection est européenne. Le résultat doit être traité au niveau de l’Europe. Le résultat provient essentiellement d’un front antieuropéen. Il faut donc en tirer les conséquences. Tu dois prendre ton bâton de pèlerin et aller voir Mme Angela et lui dire : stop, mémère ! D’ailleurs, tu as aussi été élu pour cela. Tu dois la convaincre que les Etats doivent s’unir pour corriger quelques défauts… Tu pourras leur donner à lire le billet de l’Amiral Woland, illustre blogueur réactionnaire pour illustrer tes propos. Ne vas pas croire que je bascule dans le camp du mal mais il faut bien reconnaître que quand ça ne va pas, ça ne va pas…

Tu en as la responsabilité.

Tu pourrais aussi être tenté de faire une dissolution, te disant que tu n’as plus rien à perdre. Grâce au système électoral, il est peu probable que le Front National se retrouve majoritaire mais il n’est pas exclure que personne ne soit majoritaire et que notre Parlement national soit dans le même état que le Parlement européen, à savoir que la droite traditionnelle ne pourrait pas gouverner sans une entente avec la gauche ou sa droite. Certes, on pourrait avancer un peu mais la victoire de Marine Le Pen en 2017 ne ferait alors plus aucun doute.

Sur le plan intérieur, tu en feras le moins possible, par contre. Tu cogéreras la réforme territoriale, toujours aussi importante, mais tu laisseras Manuel faire le reste. Toi, tu vas négocier avec Angie.

Friendly,
Nicolas

Cher Manuel,

Comme à chaque fois, tu dois être submergé de demandes pour changer de politique. Il y a toujours des gens qui, au lendemain de défaites électorales, sont très bons pour en imputer la responsabilité à d’autres sans même penser à leurs propres torts.

Tu ne vas donc pas changer de politique, ça ne fait que deux mois que tu es là. Tu vas néanmoins écouter les frondeurs du PS et prendre en compte certaines de leurs préoccupations dans un souci d’apaisement, comme on dit ! Il va falloir recoller les morceaux et il n’y a quand mettant la pédale douce sur le rétrécissement des déficits que l’on pourra y arriver.

Pépère va s’occuper de Mme Angie, à Berlin. Elle devra bien comprendre qu’une majorité des électeurs français se dressent maintenant contre l’Europe et que « ça va chier ».

Friendly aussi,
Nicolas

Le temps que je signe ce paragraphe, Cyril a fait un nouveau billet. Il conclut « Il est peut être temps de se demander s'il n'est pas temps d'enterrer la hache de guerre à gauche. Si le gouvernement mettait un peu d'eau dans son vin de rigueur et si le Front de Gauche se comportait de façon plus productive et moins assassine, nous pourrions imaginer une nouvelle alliance des gauches, surement la seule façon de faire barrage au FN et à une UMP toujours plus droitière pour les prochaines échéances électorales. »

Cher Jean-Christophe,

Tout d’abord, je voudrais te dire que j’aimerais bien que le PS retrouve de la voix… Je ne vais pas trop t’engueuler, ça ne fait qu’une paire de mois que tu es là. Il faut reconstruire un grand parti qui soit là pour soutenir le gouvernement et agir comme force de proposition. Pas facile…

Surtout, je connais beaucoup de jeunes militants, disons des gens d’une dizaine ou d’une quinzaine d’années de moins que moi et qui essaient de s’en sortir au sein du Parti. Il est urgent d’y entreprendre une profonde et nouvelle cure de ménage. Il faut remettre en route la magnifique machine qui a abouti à la victoire de 2012. Le travail est lourd : il faut casser les baronnies qui subsistent et ce genre de choses.

Je ne peux pas t’en dire plus. Je ne suis pas au PS. Je suis à faire le guignol avec mon clavier mais je n’ai pas la responsabilité de faire gagner des élections. Je me contente d’écouter mes copains qui n’en peuvent plus. Par exemple, lors de la dernière campagne, on a l’impression que les instances du parti étaient absentes pour donner le cap à des braves gens.

On a vu des cadres faire campagne contre le FN. On a vu ce que cela a donné. Une fois de plus.

Bon courage.

Friendly,
Nicolas


Et encore un nouveau billet, chez Rosa. Que de lecture !

03 juin 2013

Comparer le PS et l'UMP ?

On a beaucoup parlé de la démocratie interne à l'UMP, ce week-end, à l'occasion de la primaire pour la municipale à Paris. Mes commentateurs de droite ne peuvent s’empêcher de comparer l’UMP avec le Parti Socialiste sur le thème : « nananère, ce n’est pas mieux chez vous. Il y a eu le bordel en 2008 et Harlem Désir n’a pas été élu par les militants. »

Tout d’abord, je dois préciser que je ne suis pas membre du Parti Socialiste et que je n’ai jamais rien compris à une partie des différences entre les différentes chapelles de ce machin. Ensuite, l’élection de Harlem Désir est parfaitement légitime : il a été élu par 72,46% des adhérents, parce que le Premier Ministre fraichement en poste et l’ancienne Première Secrétaire ont choisi de le proposer.

Je vous préviens : je vais dire du bien de Jean-François Copé. Je me suis moqué de lui, hier, quand il a dit qu'ils avaient beaucoup à apprendre en matière de démocratie. Je ne vais pas aller jusqu'à regretter mais force est de constater qu'il a fait preuve d'honnêteté. Toujours est-il que personne ne conteste sa nomination à la tête de l’UMP en 2010, même s’il n’a pas été élu par les militants. En outre, c’est lui qui a mis en place de « mouvements » au sein du parti afin que ce dernier ne soit plus seulement au service du courant de son chef…

Rappelons que c’est Nicolas Sarkozy, alors président de la République, qui a fait modifier les statuts de l’UMP pour créer ce poste de Secrétaire Général… A ma connaissance, François Hollande n’a pas fait modifier les statuts du PS… Même s’il a peut-être poussé la candidature d’Harlem Désir…

Peut-on comparer le congrès de Reims du PS et la dernière élection pour la tête de l’UMP. Assurément oui. Il y a suspicion de fraude et les résultats sont très serrés.

Il n’empêche que le PS a réussi à se mettre en ordre de bataille et a fini par organiser de belles primaires qui lui ont permis d’accéder à la Présidence.

Le Parti Socialiste et l’UMP se sont retrouvés à des phases de leurs vies en situation de KO. Pour le PS, ce n’est pas la première fois (mais l’UMP est beaucoup plus jeune). Les raisons sont assez faciles à trouver. A l’UMP, il y a deux lignes politiques qui s’affrontent. Le PS avait encore plus de divisions en 2008 (une autour des personnes et notamment Ségolène Royal et une autre autour des lignes politiques : le referendum européen n’a pas été digéré).

Le Parti Socialiste s’est remis plus ou moins de ce bordel même si les élections européennes, qui ont suivi l’ont montré affaibli.

L’UMP semble ne pas en sortir. Par cet aveu, Jean-François Copé reconnaît que l’UMP n’a pas été construit pour avoir un fonctionnement démocratique mais pour défendre un chef. Le président de l’UMP, par sa déclaration qui nous a fait rire, ne fait que reconnaître que tout est à refaire, au sein du parti. Au fond, c’est aussi une belle critique des créateurs de ce machin et de ses prédécesseurs.

On connaîtra ce soir le résultat de la primaire. NKM aurait du sortir grande gagnante. La primaire aurait du être une espèce de formalité pour lui donner légitimité. Non seulement, toute la communication a foiré mais l’élection risque d’avoir un second tour qui pourrait mettre en avant toutes les divisions, sans donner un élan supplémentaire, contrairement au second tour de la primaire socialiste qui avait propulsé François Hollande.

Je ne crois pas que mes copains de droite ont raison de comparer le PS et l’UMP.



28 avril 2013

Ich bin ein berliner mais tout de même...

Moquons nous de l'Allemagne. Ils ont une économie en pleine santé avec peu de chômage mais un tas de travailleurs pauvres et une démographie catastrophique. Leur politique a fini par ruiner les salariés Allemands et tous les principaux clients de l'Allemagne : les autres pays Européens. La charge du Parti Socialiste était donc parfaitement justifiée : la politique menée par l'Allemagne l'entraîne droit dans le mur et nous avec. D'ailleurs, la gauche Allemande commence à se réveiller. Ils ont raison, les élections sont dans 6 mois et le parti de Mme Merkel semble bien en tête.

La charge du Parti Socialiste Français contre l'Allemagne et le rétropédalage qui a suivi sont en fait parfaitement réjouissants : la réaction de Jean-Marc Ayrault sonne un peu comme : bon, les gars, vous avez raison mais il ne faut pas le dire.

La presse est réjouissante, ce matin ! Bembelly a trouvé un article reportant un sondage : les Français seraient favorable à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale. On ne sait pas pour quoi faire, mais tant pis...

Le Parti Socialiste, avec ce texte « retiré » a réaffirmé sa position et c'est heureux. Elmone le relève : « Si M. Hollande ne peut faire de pressions sur l'Allemagne sans risquer l'incident diplomatique, le PS français a peut être un rôle à jouer. Si besoin avec la gauche allemande (et celle d'autres pays). »

Il a d'autant plus raison qu'Authueil, sympathique blogueur de droite, est furieux. « Proposer une "confrontation" avec l'Allemagne, c'est de la bêtise à l'état pur. Et le pire, c'est que ce n'est pas le délire de quelques apparatchiks idéologisés, c'est relayé par le président de l'Assemblée nationale, numéro 4 de la République française. On vient encore de descendre d'un cran dans la décomposition politique de la gauche française. » Il ferait mieux de s'occuper de la décomposition politique de la droite française.

« Je ne vais pas m'étendre plus loin, mais si Hollande et les socialistes commettent l'erreur de rompre l'axe franco-allemand, ce sera une faute historique, absolument impardonnable ! » Bah ! On peut voir aussi l'inverse. Faut-il poursuivre la relation avec un pays qui pousse toute l'Europe à la ruine, avec une mauvaise politique depuis 20 ans, une mauvaise opposition, un mauvais tout. N'est-il pas temps de chambouler radicalement nos relations et nos approches de l'Europe ?

« On peut penser ce qu'on veut de leurs choix politiques, ne pas les approuver, mais avant de balancer des trucs dignes d'un blog militant de gauche, on analyse un peu et on cherche à comprendre. » Hé ho ! Qu'est-ce qu'il a contre les blogs militants de gauche, lui ? « Dans les attaques socialistes contre l'Allemagne, on ne sent aucune réflexion de fond, juste des propos de café du commerce sur "l'égoïsme" allemand. » Ah ! Qu'est-ce qu'il a contre les bistros ? « Est-ce qu'il y aurait là une stratégie du PS pour sauver la mise l'an prochain, avec le slogan "en votant PS, vous votez contre l'Allemagne et la grosse Angela" ? » Ben pourquoi pas ? Elle va gagner l'élection à la rentrée et on repartira pour quatre ans...

« Le document et les prises de positions montrent clairement que sur le fond, le PS est à sec, faute d'avoir travaillé. On le savait déjà, mais c'est une démonstration éclatante qu'il n'y a plus de pensée politique structurée au Parti socialiste. » Hou ! Et la pensée politique structurée, à droite, elle est où ? Z'avez compris ? Quand la n'est pas d'accord avec un blogueur politique de droite, c'est mal.

« Etre le parti au pouvoir implique de faire attention à ce qu'on écrit, à ce qu'on publie. Et si certains peuvent ne pas vouloir respecter cette règle, il est du rôle du patron de leur faire entrer ça dans le crane, y compris en tapant. On pouvait reprocher beaucoup de choses à Sarkozy et à l'UMP entre 2007 et 2012, mais un truc comme ça ne serait jamais arrivé ! C'est bien d'être pluraliste, démocratique, d'avoir des débats "ouverts et sans tabous", mais quand on est au pouvoir, il faut parfois savoir mettre une sourdine et renvoyer certains débats à des temps ultérieurs (quitte à ce que ça pète à la gueule quand on soulève le tapis, une fois dans l'opposition). » Ben non ! Dans l'annexe, hier, je relevais les propos de Jean Quatremer qui disait que François Hollande ne maitrisait pas la parti. Faut-il lui rappeler que ce n'est pas le rôle du chef de l'Etat d'être le chef du parti majoritaire ?

On peut reprocher beaucoup de choses à Nicolas Sarkozy, notamment le fait qu'un truc comme ça ne soit jamais arrivé et qu'il ait laissé Angela Merkell dicter toute la politique.

Certes, je ne suis pas content du Parti Socialiste. Je trouve qu'il n'est pas assez à l'attaque, contre la droite, pour défendre les projets du gouvernement. Il n'est peut-être pas assez uni mais je ne peux pas lui faire le reproche d'ouvrir sa gueule contre une politique qui représente un des maux de notre société. Je ne peux pas lui critiquer de lancer le débat en son sein, même si un blogueur de droite n'est pas d'accord avec le texte.

Le blogueur de droite n'a pas constaté qu'il y a une légère crise économique et que nous sommes à la limite de la rupture ?

« L'indigence intellectuelle de ce document est sidérante, on est au niveau du tract militant dans une primaire cantonale. » Je n'ai pas vu le document. Mais il ne me semble pas idiot qu'un parti politique sorte des textes politiques militants.

Ich bin ein Berliner disait l'autre. Les Allemands sont nos amis, les Anglais aussi, tiens !

Mais quand est-ce qu'on réfléchit à une politique qui ne soit pas exclusivement centrée sur les intérêts des industriels allemands ?

12 septembre 2012

Harlem Désir : l'avenir

Je lisais dans Métro, ce matin, une interview de NKM qui se plaignait des difficultés pour trouver les parrainages pour sa candidature pour la Présidence de l'UMP. Elle a beau jeu de qualifier le processus de désignation au sein du PS de "soviétique"...

Moquons nous d'elle pour évacuer le sujet. Elle déclare : "je fais campagne sur un positionnement politique clair". Elle cite un seul exemple : "je suis par exemple contre toute alliance avec le FN". Outre le fait que les autres candidats auraient pu déclarer la même chose, je me demande si ça ne fait pas un peu léger comme positionnement !

Pour en revenir à la comparaison avec le PS, qu'elle qualifie de "soviétique", pourrait-elle nous rappeler la dernière fois où un vrai processus démocratique a été mis en œuvre dans son parti ?

Ainsi, Harlem Désir serait le futur Premier Secrétaire. Le conditionnel reste de vigueur : il reste des étapes à franchir. Et il nous faudra étudier ça de plus près

À mon avis qu'il m'arrive de partager, c'est un très mauvais choix mais Jean-Christophe Cambadelis aurait été pire. Le PS aurait du désigner une personnalité de premier plan. Mais non ! Pas Jack Lang ! Ils ont en stock un tas de lascars comme Bertrand Delanoë. Il sera bientôt à la retraite et on comme à présenter Anne Hidalgo comme future maire de Paris. Ou Ségolène Royal, tiens ! Elle est toujours très bien pour taper sur la droite et défendre des projets. En plus, ça aurait été rigolo.

Le rôle de Premier Secrétaire est un peu à définir (ça fait longtemps que le parti n'a pas été au gouvernement) mais il faut quelqu'un de poids pour causer dans le poste. 

Là, on a l'impression d'avoir le choix entre le charisme d'un oursin et celui d'une huitre. 

Je dis "on", c'est une façon de parler. Je ne suis pas dans le coup. Les militants non plus, d'ailleurs. D'ailleurs parler de choix est gonflé. 

Un système soviétique ?

On peut toujours rigoler de NKM mais les critiques qui viennent du sein de la gauche sont encore plus drôle. 

La presse est coupable en premier plan, comme souvent. Elle nous présentait la chose comme une décision de Martine Aubry. Après, elle a joué l'adoucissement et a évoqué un choix entre Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. Elle commence à dire que c'est un choix de François Hollande...

C'est amusant comment la présentation de la chose peut jouer. Je vais donc donner une autre grille de lecture : la gauche ayant gagné sa première présidentielle depuis 24 ans, les principaux cadres du PS ont décidé de montrer l'unité derrière le Président et le Gouvernement. Ils ont donc décidé de présenter ensemble une même motion (dans le temps on parlait de synthèse). Il restait ensuite à négocier les postes entre les différents courants du parti, notamment les Aubryistes, les Hollandistes, les Vallsistes (je dis ça pour faire plaisir à Louis), les Montebourgeoisiens, les Ségolènistes et les Hamonistes (sauf qu'ils ne jouent pas le jeu et présentent une motion à part). J’espère que je n’ai oublié personne, comme les Mallotistes.

Qui parle de déni de démocratie ? Je ne sais s’il y a un système de parrainage pour être candidat mais, a priori, rien n’empêche n’importe quel gugusse de se présenter… Encore faut-il qu’un candidat sérieux soit assez taré pour foutre en l’air l’harmonie actuelle pour sa propre gloire.

Après on pourra toujours tergiverser sur la démocratie interne. Du temps de Jospin, il avait mis en place un système où, pour résumer, l’élection se basait essentiellement sur la personne, pas sur une motion. Ca a donné le joyeux bordel de 2008. Du coup, Martine Aubry a fait changer les règles ce qui nous permet d’éviter ce merdier aujourd’hui. Il n’empêche que c’est « le joyeux bordel de 2008 » et ce qui s’est passé ensuite qui nous a permis de gagner les deux élections nationales et d’être maintenant au Gouvernement.

Et c’est pour ça qu’il faut un parti politique derrière le Gouvernement, pour le soutenir voire lui botter les fesses. Ces victoires ont été rendu possibles par 60 engagements qu’il convient maintenant de mettre en musique.

C’est un devoir démocratique : les électeurs « nous » ont fait confiance.

N.B. : Je remercie les copains des leftblogs. Nos échanges m’ont bien inspiré pour ce billet. Notamment Melclalex, Romain et Martin qui m’ont expliqué un peu comment fonctionnait le parti.

06 septembre 2012

Soutenir, soutenir !

Force est de constater que la gauche n'a jamais pu rester plus de cinq ans de suite au pouvoir. Elle n'a donc pas pu instaurer une politique de gauche sur la durée et se contente de constater que les retours périodiques de la droite sont dévastateurs.

Mes trolls reacs diront probablement le contraire : c'est leur job.

À gauche, chacun aura son explication. J'ai les miennes et je précise à mes trolls de gauche que je ne les considère pas comme exhaustives. Je ne vais qu'en citer 3 par opposition à la droite.

1. Elle n'a pas le culte du chef. Toute l'UMP était rangée derrière Nicolas Sarkozy. Toutes l'UMP sera devant le président qui sera prochainement élu.

Le travers pour l'UMP est qu'elle est incapable de faire autre chose que de soutenir un chef national. Elle n'a plus de projet politique et est incapable de trouver des leaders "territoriaux", laissant la gestion des communes, des départements et des régions à la gauche.

Le "drame" qui se joue à la tête du PS est à plier de rire : ils vont de désigner dans un processus fort peu démocratique un leader avec le charisme d'une huitre. On pourrait rigoler longtemps d'ailleurs puisque pour les primaires, ils ont voté pour un gars qui était jugé incompétent trois ans avant...

2. Elle est incapable d'unité. En tant que blogueur, je le "subis" tous les jours, tant je prends de baffe dans la tronche de la part de ces donneurs de leçon que sont les blogueurs d'extrême gauche.

La droite est unie. Les partis satellites de l'UMP ne sont pas sans cesse en train de lui taper dessus. Ils ont aussi la reconnaissance du ventre.

Que voit-on dans l'actualité des partis proches du PS ? Jean-Vincent Placé qui tape sur le Gouvernement. Et je ne parle pas de Jean-Luc Mélenchon qui était membre du PS et du Gouvernement Jospin qui passe son temps à taper sur ses anciens amis, comme les communistes l'ont toujours fait.

3. Elle a une fâcheuse tendance à pratiquer le droit d'inventaire. Les gauchistes ont une fâcheuse tendance à rappeler en toute bonne foi les erreurs de leurs aînés sans se préoccuper du contexte de l'époque et des résultats positifs.

Pas à droite. La gauche est très forte pour rappeler qu'elle fait des erreurs.

Comme promis, je vous passe les autres raisons (dont le fait que beaucoup de militants ne sont pas électoralistes, se basent sur l'intelligence des électeurs tout en les prenant pour des cons).

Pourquoi je vous raconte ça, moi ?

Parce que je suis stupéfait que certains ne retiennent pas les leçons. Je disais hier que la presse de gauche me brisait les roustons à faire éternellement des unes contre la gauche au gouvernement.

La presse de droite, elle, est bien rangée derrière son parti phare. Le Figaro n'a jamais laissé tomber Nicolas Sarkozy.

Il se trouve qu'un blogueur a fait un billet pour dire que j'avais tout faux sans même retenir ce dernier argument et en oubliant complètement qu'une entreprise de presse est une entreprise commerciale. Elle vendra plus de numéros en titrant "Hollande est nul" que "Ayrault est bien coiffé". Pourtant seule cette deuxième affirmation est exacte.

Ce blogueur est Marc Vasseur. Il n'hésite pas à commencer son billet par un mensonge à mon sujet visant à me rendre ridicule pour mieux affirmer la suite de ses propos. J'y reviens ci-après.

Cela étant, je ne suis pas un vieux militant du PS mais un type qui se passionne pour la politique depuis qu'il tient un blog...

La gauche a besoin d’une presse de gauche (et de blogs de gauche) impartiaux et objectif (autant qu’on peut l’être quand on fait de la politique…). Elle a besoin d’une presse (et de blogs) qui travaille, qui analyse, qui complimente, qui critique, …

Elle n’a pas besoin de magazines de gauche qui ornent les kiosques à journaux criant en une que nos dirigeants sont des imbéciles (j’ai trouvé l’illustration ici avec Google News. Elle n’illustre pas directement ce propos).

Il y a un temps pour le « yakafaukon ». Il a duré du 6 mai 2007 au 16 octobre 2011 (second tour de la primaire). Après il y a eu le temps du soutien du candidat et du matraquage des autres. Le temps est venu du soutien d’une équipe dirigeante. Surtout quand le yakafaukon est un ramassis d’âneries que je vais relever à partir de la fin pour varier les plaisirs.

« Comme le dit Plenel « Si l’on joue ici les Cassandre, c’est autant par éthique de responsabilité que par éthique de conviction : en espérant que cette alarme sera entendue. » » Ah ! Et ce n’est pas du tout pour gagner de l’oseille ? Ce n’est pas du tout pour rentabiliser un journal qui commence à « rencontrer un modèle économique qui fonctionne ?

« Et bon la multiplication des commissions… très sincèrement, c’est risible et on l’a d’ailleurs fait du temps de Sarkozy… » Non ! Du temps de Sarkozy, on gueulait parce qu’il mettait en place des commissions pour valider des décisions qu’il avait déjà prises.

« Les copains – blogeurs de gouvernement :) – ne supportent pas non plus qu’on puisse dire qu’il y ait eu une forme d’immobilisme durant cette été. Ben si… » Ben non ! Le PS avait annoncé le planning de sa première année avant les élections, il le tient. « On ne peut pas dire pendant des mois que le pays est dans une très mauvaise situation – une lapalissade- et donner l’impression d’un gouvernement présent aux JO et ensuite en vacances. » Pendant le quinquennat précédent, je n’ai pas arrêté de me foutre de la gueule de Nicolas Sarkozy qui communiquait sur le fait qu’il obligeait ses ministres à faire semblant d’être studieux pendant les vacances. « C’est à mon sens un autre problème de communication. » Peut-être ! Mais je ne peux pas, objectivement, critiquer Hollande pour ne pas faire ce que je reprochais à Sarkozy de faire. Le problème de communication vient de la presse (et des blogs…). Je n’ai pas titré : « Tous les ministres sont des faignants. »

« Ensuite, de ma fenêtre, on voit des choses qui si elles ne sont pas graves peuvent malgré tout agacer… Prenons par exemple ce mode de désignation pour le moins curieux pour entériner le successeur de Martine Aubry… Après une Primaire réussie on pouvait penser que la démocratie avait progressé au PS… et bien non au contraire c’est une complète régression avec un 1er secrétaire qui sera désigné par 3 personnes. » Là, on est d’accord ! Je n’ai pas été le dernier à critiquer ça (ce que je fais encore ici, en début de billet).

« Autre chose qui me chagrine, enfin à l’annonce des 3 millions de chômeurs, on décrète que c’est une urgence… mon coté chieur me fait dire qu’heureusement cette ligne de fracture est survenue rapidement sinon on pouvait attendre un peu plus longtemps. » On ne décrète rien. Une grande partie de la campagne était orientée sur l’augmentation du chômage entre 2007 et 2012 et sur le contrat de génération. Une partie de nos propos, dans les blogs, était qu’on ne pouvait pas travailler dans l’urgence et faire, comme le gouvernement une nouvelle loi par annonce.

Le paragraphe précédent concerne la ratification du traité Européen. Avec la mauvaise foi qui me caractérise, je vais dire que François Hollande avait promis de négocier une révision de ce traité. Il a tenu promesse : il a négocié. Ca n’a pas été bien loin, un peu comme moi quand je négocie la tournée du patron à l’Amandine…

Bref, la critique est fréquente dans les blogs « socialos ». La plus poussée a été faite par Melclalex, je crois. Ne lisez pas ! ;-) Vous pouvez aussi lire les billets de Dagrouik Intox 2007 Politeeks (notamment celui d’hier sur lequel j’aurais voulu revenir : certains voudraient faire bouger l’Europe, c’est bien, mais ça n’avance pas trop, c’est mal).

Revenons au billet de Marc et à son paragraphe sur l’Europe qui se termine ainsi : « Il faudrait un plan B ah bon au nom de quoi ? TINA ? » C’est le dernier argument, faire dire aux gens qui ne critiquent pas les évolutions de l’Europe : There Is No Alternative. J’aimerais bien qu’on me propose une alternative viable à ce que je propose : avancer pas à pas, négociation après négociation. On peut critiquer chaque évolution du traité mais ça ne dit pas comment on va trouver le pognon pour le filer aux pays qui en ont besoin avant de sombrer définitivement. On peut critiquer chaque évolution mais on peut aussi rappeler que c’est le traité original (je parle de celui de 92) qui pêche et qui nous a déjà obligé à mettre des contraintes budgétaires dans la Constitution (le respect du traité inscrit dans la Constitution implique de respecter les « 3 et 60% du PIB »), contraintes qui ne sont pas respectées, d’ailleurs…

Cela étant, comme mes camarades, je regrette que les négociations n’aient pas été plus loin mais je ne vais pas communiquer outre mesure sur le sujet : « Marine Le Pen a promis mardi une campagne d'envergure pour exiger un référendum sur le traité budgétaire européen.  » Je ne vais pas faire campagne contre mon parti, contre le Président que j’ai choisi, contre le Gouvernement responsable devant un Parlement que j’ai contribué à élire, par mon vote, pour expliquer que Marine Le Pen a raison. Si l’équipe dirigeante mis en place estime que la meilleure solution pour faire bouger l’Europe dans le bon sens est de ratifier le traité, je dis amen. Je les ai élus pour ça et ils sont largement plus compétents que moi.

J’attends avec impatience les manifestations prévues par le Front National et le Front de Gauche, pour les commenter bêtement, en espérant que le Front sera surtout dégarni.

Certains, au PS, ont oublié les blessures de 2004 et de 2005 et leurs conséquences... Moi qui critiquais le droit d'inventaire...

Revenons au billet de Marc : « Moi-même, et parce que j’ai soutenu François Hollande – ce que je ferai encore aujourd’hui-, je ne veux renier ce que j’ai toujours défendu à travers mes écrits : une liberté de ton et je l’espère une certaine cohérence avec ce que je défends  publiquement depuis près de 6 ans. Alors oui… Ca merde… » Ah ! Oui, ça merde ! Il y a une crise économique majeure. Ce n’est pas faire preuve de liberté de ton que de le constater. Je sens que les slogans « liberté de ton », « blogueur indépendant », … va rapidement devenir à la mode dans les blogs « socialos » pour tenter de prouver à ses lecteurs, voire à soi-même, qu’on est parfaitement objectif. On va vite rigoler. Chacun va faire des billets pour justifier sa propre position. D’ailleurs, c’est au moins le 24ème billet depuis la rentrée que je fais pour justifier la mienne.

Le début du billet de Marc est une réponse directe à mon billet d’hier.

Tout d’abord : « Je passe sur le fait qu’on découvre que l’Express ou le Point sont des hebdomadaires plutôt orientés à droite… aux dernières nouvelles il me semble pourtant qu’un Christophe Barbier -directeur du premier nommé- n’a jamais caché ses sympathies vis à vis de Sarkozy ou alors je n’ai définitivement rien compris à ses éditoriaux. » Soit Marc n’a pas lu mon billet, soit il cherche à me rendre ridicule pour rendre sérieux, c’est au choix… De la part d'un copain, ça surprend... Du coup, il a gagné un billet en réponse.

« Maintenant concernant des médias normalement plus proche de la Présidence, ceux-là si j’en crois mes « camarades » devraient soutenir vaillamment la politiquement de redressement entreprise depuis le 6 mai 2012. Ben non les copains, c’est peut à cela qu’on peut peut-être attester d’une présidence, d’une presse en mesure de dire qu’on n’est pas d’accord ou que ça déconne. »

Il y a une légère différence entre « ne pas soutenir vaillamment » et décorer les kiosques de France avec une une disant que le Gouvernement et le Président sont nuls… Cela étant, on m’expliquera ce que veut dire : « c’est peut à cela qu’on peut peut-être attester d’une présidence, d’une presse en mesure de dire qu’on n’est pas d’accord ou que ça déconne. »

Si c’est la seule conclusion d’un tel réquisitoire, je vais aller reprendre un café, moi, avant de donner un conseil à mes confrères blogueurs : évitez les billets trop longs.

On a l'élection de 2017 à préparer, ensuite...

"Dans son programme électoral, François Hollande s'était présenté comme l'ennemi de la finance et voulait être en rupture avec les politiques de rigueur. A cet instant-là, il avait entièrement raison. Cette posture  était celle qu'il fallait adopter. Cet état d'esprit est encore  d'actualité. 

Etant d'un naturel très optimiste, je reste persuadé, qu'à un moment donné de son quinquennat, il reviendra à ses fondamentaux, s'il veut sortir le pays de l'ornière."

Ca, c'est  Yann Savidan qui le dit. On peut rester optimiste.

04 septembre 2012

Cambadélis, Copé, Désir, Fillon, Guaino... : ils montent une équipe de foot ?

Dès le réveil, le matin, j’ai l’habitude de consulter un grand site d’information pour voir s’il n’y pas une nouvelle guerre mondiale ou, pire, une sécheresse qui ferait augmenter le prix des céréales dont on fait la bière. Ce matin, c’est Google News que j’ai choisi et l’information en une portait sur la candidature d’Henri Guaino à la tête de l’UMP.

Tu parles d’une information importante ! Le jour de la rentrée des classes…

C’est pourtant ce qui agite les deux principales formations politiques, aujourd’hui. Qui prendra la tête de l’UMP et donc, de chef de l’opposition et de favori pour la primaire en vue des élections Présidentielles de 2017 ? Qui prendra la succession de Martine Aubry à la tête du PS en vue de … Ah ben je ne sais pas.

La situation est amusante, au Parti Socialiste : on ne sait pas trop à quoi va servir le nouveau Premier Secrétaire. Pourtant, on nous a affirmé pendant la campagne que François Hollande était très compétent puisqu’il était mis au courant par Lionel Jospin de tout ce qui se passait…

Il n’empêche que des claques se perdent : on a l’impression que des années d’effort pour rénover ce parti après le départ de celui qui est maintenant Président, les progrès de la démocratie interne sont foutus en l’air par la désignation du nouveau Premier Secrétaire.

Comme dirait l’andouille : je ne suis pas membre du PS, qu’ils se débrouillent.

A l’UMP, c’est rigolo aussi. On voit partout Henri Guaino se présenter partout comme « Gaulliste Social ». On ne sait pas ce que ça veut dire mais ça fait joli. François Fillon porte la même casquette. Ils ont tous les deux, semble-t-il, été élevés par Philippe Séguin…

Henri Guaino a choisi Le Figaro pour annoncer sa candidature. Je ne sais pas si c’est bien pour sa fibre sociale. Il aurait du choisir l’Humanité.

« Je ne distribue pas de brevet de gaullisme. Mais si je retrouvais ma conception du gaullisme ou du séguinisme dans l'un des candidats, je ne me présenterais pas. Je vois qu'on peut être centriste, libéral et beaucoup d'autres choses encore. Mais j'ai l'impression que l'on a presque honte de dire que l'on est gaulliste. Eh bien moi, je veux qu'à l'UMP on soit fier d'être gaulliste. Je veux incarner cette fierté. »

Allons bon…

« Il faut tenir Nicolas Sarkozy en dehors de tout cela. C'est la seule façon de le respecter. Son talent, son intelligence, son énergie nous avaient permis de ne pas avoir à répondre à la question du sens de notre action collective. »

Je pense que vous auriez du y réfléchir, pourtant…

Je vais être médisant : d’après la rumeur aimablement colportée par Twitter, Henri Guaino se présente uniquement pour éviter à François Fillon de faire un score trop important lors de cette élection car ça empêcherait Nicolas Sarkozy de revenir.

A mon avis, ça pourrait très bien avoir l’effet inverse…


31 août 2012

Cumul des mandats et sandwich au poulet

Je ne crois pas avoir donné mon avis récemment sur le cumul des mandats (ou des mandales comme dirait mon valeureux confère) et je ne vois pas pourquoi je n’ouvrirais pas ma gueule sur un sujet qui m’intéresse aussi peu que la première bière de JJU. Le sujet n’intéresse d’ailleurs absolument pas les Français mais il faisait du bruit à la Rochelle.

Que dire d’un sujet dont on se fout ?

Du remplissage. Tiens ! Je vais vous donner la recette du sandwich au poulet avec un heureux conseil : faites cuire les blancs de poulet à la vapeur mais en prenant soin de remplacer l’eau par de la bière ambrée. Je ne plaisante pas. Vous ferez cuire les œufs normalement. Je ne vais pas expliquer la recette des œufs durs. La salade sera bien fraîche, du cœur de laitue, taillée en chiffonnade. Vous ferez griller le lard sans matière grasse de même que les tranches de laitue. Pour le reste, procéder comme un sandwich ordinaire en ne lésinant pas sur la mayonnaise mélangée à de la moutarde, appliquée dès la première tartine. Vous pourrez les accompagnes de pommes allumettes et surtout d’une bonne bière, si possible de printemps mais ne soyons pas trop exigeants. Les amateurs pourront ajouter des tomates, mais sans moi.

Le non cumul des mandats est un des engagements de François Hollande. Il sera respecté mais devra passer au  travers de la Commission Jospin qui aura surement des trucs à dire mais je ne vais pas anticiper n’ayant, moi-même, rigoureusement rien à avancer sur le sujet.

Prenez bien soin à utiliser de la bière de mars ambrée pour la cuisson du poulet. Sauf si on n’est pas en mars. Les tranches de lard doivent être très fines et le pain de mie sera aux céréales. Ca fait plus branché. Vous pourrez couper les sandwichs en petit triangle que vous maintiendrez en y piquant des cure-dents.

Je rappelle que la bière de mars est à moitié une supercherie commerciale qui aurait du disparaître avec les progrès de l’agriculture et des procédés de conservation. Au moyen-âge, la bière ne pouvait qu’être brassée qu’en hiver pour le froid empêche d’affreux microbes d’intervenir. Arrivé en mars, il fallait commencer à vider les premiers fûts de la saison pour pouvoir y foutre la bière issue des céréales qui restaient encore vivantes. Enfin, je résume. Du coup, les brasseurs ont inventé un système pour vendre plus cher de la bière dont ils devaient se débarrasser. Ils sont malins, hein ! On finit toujours par se faire baiser dans les bistros. D’autant qu’ils cuisent assez rarement leurs blancs de poulets dans la vapeur de bière ambrée.

Je tiens à rappeler à mes collègues blogueurs, amateurs ou non de bière, qu’ils peuvent arrêter de dire qu’ils sont pour le non cumul des mandats. Il est beaucoup plus simple de dire qu’ils sont contre le cumul.

Ce « non cumul » a été voté par les militants socialistes, ce que je ne suis pas sauf pour faire joli dans mon blog, au sein de différentes règles visant à moderniser les pratiques de leur parti, comme les primaires et un tas de trucs dont je me fous comme de la marque des cure-dents utilisés pour maintenir mes mini-sandwichs au poulet. Cette rénovation a permis au Parti Socialiste de gagner l’élection Présidentielle puis les élections législatives.

Afin de marque cette rénovation de la vie politique, toutes les décisions prises par les militants doivent être respectées ne serait-ce que pour montrer qu’on croit à cette rénovation et que la démocratie n’est pas de la merde.

Le refus de certains sénateurs de se plier à la règle – même si je comprends très bien les raisons – est grotesque puisque le cumul devrait être interdit par la loi, qui sera applicable à partir des prochaines échéances électorales.

Je ne vais pas faire un plaidoyer de huit pages pour le sandwich au poulet (n’oubliez pas de bien mélanger la mayonnaise et la moutarde) ou contre le cumul des mandats, le temps nécessaire pour travailler chaque fonction électorale, la destruction des bastions politiques, le cumul des rémunérations, …

Je ne sais pas à quoi travaille la commission Jospin. La loi doit être facile à faire. Je propose : « Article 1. Même pour ceux qui sont amateurs de sandwichs au poulet à la bière de printemps, il est interdit d’exercer conjointement plusieurs des mandats suivants : Président de la République, Ministre, Député, Sénateur, Patron d’un exécutif local, adjoint (ou vice Président) d’un patron d’un exécutif local. Article 2. Après chaque élection, les braves gens concernés ont jusqu’à l’ouverture de la session parlementaire suivante pour se mettre en conformité. »

Je ne sais pas ce que boivent les membres de la Commission Jospin avec leurs sandwichs à la bière de printemps mais ils discutent probablement beaucoup à chercher la petite bête. J’espère que ce n’est pas celle qui nous fera avaler des couleuvres, pour une fois qu’on tient une promesse pas trop compliquée à tenir.

Certains comparent le Beaujolais nouveau et la bière de mars. Ca n’a rien à voir. Les évolutions de l’agriculture et des processus de réfrigération font que la bière de mars ne sert à rien et peut-être produite en permanence. Les céréales sont beaucoup plus dociles que le raisin.

D’ailleurs, les députés sont également beaucoup plus dociles que les sénateurs. Surtout Monsieur Durine. Rebsamen de son prénom. Ce gars-là était un des potes de François Hollande. Il pourrait au moins respecter le choix des militants qui ont permis au Batave en question de se faire élire Président de la République.

Je comprends la peine de Monsieur Rebsamen. Déjà que la loi interdit aux élus locaux de recevoir plus de 9857€49 mais en perdant une de ses fonctions, s’il restait uniquement sénateur, par exemple, il serait limité à 7100 euros sans compter 6400 d’indemnités de représentation, le pauvre.

Il n’empêche que si cela limite les possibilités d’acheter du caviar, il peut encore se payer quelques sandwichs.

Au fait, vous voulez que je vous communique la recette du sandwich au poulet à la vapeur de bière de printemps ?

Je comprends aussi les différents arguments qui sont émis. Tiens ! Ce matin, ma radio me disait personnellement que le Sénat est censé représenter les territoires et qu’il était tout à fait naturel que les Sénateurs soient élus locaux.

J’admets.

J’admets aussi qu’en démocratie et quand on est élu avec le soutien de militants, on respecte les décisions de ces militants.

Ce n’est pas négociable, contrairement à la marque de la moutarde utilisée pour les sandwichs au poulet à la vapeur de bière de printemps.

Les vacances sont terminées. Ce blog peut enfin reprendre le sérieux qui le caractérise.