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30 mai 2011

Le TINA de la vraie gauche

Dans le temps, j’aimais bien faire des billets sarcastiques à propos de Ségolène Royal et de François Bayrou ; ça attirait les trolls mais j’ai perdu la main… J’ai l’impression que « la vraie gauche » est en train de reprendre la main. L’épisode de « la lettre » a montré l’exemple. Je pourrais reprendre le créneau mais je préfère le laisser à Stef… Il a osé faire un billet « Mélenchon, Grand chef Bisounours. » Je vous le conseille !

Je vais néanmoins le résumer. A la télé, hier, M. Mélenchon aurait déclaré : « Je ne participerai à aucun gouvernement de gauche autre que celui que je dirigerai » ! (à noter que ce n’est pas la première fois qu’il le dit)

Il n’y a pas d’autre alternative. Le TINA de la vraie gauche comme le disait un sympathique twittos.

Quand on voit les critiques qu’on a pris dans la tronche à l’occasion de l’appel à l’unité…

Finalement, parmi les militants du Parti de Gauche que je fréquente dans les blogs, le seul à montrer un peu d’ouverture pour une victoire de la gauche est mon camarade GdeC. Qu’il en soit félicité.

21 mars 2011

Parti de Gauche, Arrivé nulle part...

Finalement, il y aurait assez peu de chose à dire propos de cette élection d’hier soir qui montre une victoire attendue de la gauche et une déroute programmée de l’UMP. Au final, la gauche était hier largement majoritaire à ce scrutin avec sept points d’avance sur la droite (UMP, « Divers » et FN cumulé, puisque le discours d’hier de Jean-François Copé montre qu’il n’est plus spécialement utile de séparer l’UMP du FN).

Toutefois, ce sont les commentaires à mon billet d’hier soir qui m’amusent. J’y déplorais le refus de Jean-Luc Mélenchon de se rendre à la réunion des dirigeants de la gauche, contrairement à Martine Aubry, Cécile Duflot et Pierre Laurent. La dernière commentatrice déplore « une opération de communication ». De la part d’une supportrice d’un des champions de la communication, c’est assez fort !

Au premier tour, on choisit, on deuxième, on élimine, c’est une « tradition » de la cinquième république et de ce mode d’élection. Une autre « tradition » est un regroupement des forces de gauche, entre les deux premiers tours pour montrer qu’on est unis pour aller au combat contre la droite.

Dans les commentaires, nous avons même le sympathique DPP qui évoque le FMI. Sans doute DSK envisage-t-il de mettre quelques cantons sous tutelle… ?

Je ne sais pas si les partisans du Parti de Gauche comptent un jour gouverner la France à eux seuls.

En 2008, au premier tour, le PC avait réuni 8,77% des d’électeurs. Cette fois, le Front de Gauche est à 10,38 (à l’heure où je vous parle).

On en conclura donc (rapidement...) que le Parti de Gauche pèse 1,6% des voix et si j’étais membre du Parti Communiste Français, je présenterais un candidat aux élections présidentielles histoire de faire une belle opération de communication…

(photo)

05 décembre 2009

La cible du Parti de Gauche


Mon billet d’hier matin portait sur une publication du Parti de Gauche qui désignait le Modem comme l’ennemi pour les régionales. Il me faut remettre le couvert. Les débats furent enflammés et je crois que je me suis trompé d’ennemi…

Enflammés mais à côté de la plaque, souvent. J’ai d’ailleurs bien aimé le commentaire du Coucou, qui comme Dedalus (j’y reviendrai) et moi, appelons à du pragmatisme, comme dirait Nicolas Sarkozy.

Les premiers commentaires vinrent de mes copains blogueurs Ségolistes, notamment Marc et Dagrouik qui appellent aussi au pragmatisme mais se méprennent sur mes intentions. Dagrouik a d’ailleurs fait un billet avec pour titre : « Number one vote modem ! » (pour se foutre de ma gueule) avec en introduction : « Stupeur et persuasion dans la blogosphère lefto-pg-verte: Nicolas J devient partisan  d'une grande coalition arc en ciel pour les 2nd tour de régionales ». Ce n’est pas ce que j’ai exprimé. Je n’ai pas parlé de coalition (ni d’ailleurs d’alliance). J’ai juste dit qu’au deuxième tour, dans une région, si le total des voix des partis « ancrés à gauche » ne suffit pas à battre l’UMP, il faudra bien se regrouper avec le Modem. Cela se fera en quelques jours dans des négociations (préparées à l’avance mais dépendant du poids de chaque liste au premier tour). Je ne peux donc pas cautionner un parti qui exclurait, d’emblée cette possibilité.

Se regrouper avec le Modem nécessite, par ailleurs, de respecter ses militants même si on ne peut pas blairer son chef. Claudio (digne représentant de cette formation politique) est d’ailleurs intervenu, en fin de débat, pour nous le rappeler.

Mais je vais laisser Dedalus préciser sa position, que je partage.

Je vais néanmoins répondre à Marc qui commente : « belle conversion Nicolas :) depuis le temps que certains s'échinent à dire cela sur le même raisonnement ». Il n’y a aucune conversion. On ne peut pas monter un projet avec le Modem mais on peut se causer et se respecter, comme pour toute formation politique avec qui nous pourrions nous rapprocher en vue d’un deuxième tour.

La discussion s’est poursuivie, dans les commentaires, avec la venue d’un illustre troll Ségoliste se sentant autorisé à donner son avis suite aux interventions de Dagrouik et Marc. C’est ainsi que j’ai découvert que Asse42 avait un blog puisqu’il me recommande la lecture d’un billet. Je n’ai malheureusement pas réussi à le lire, la première phrase me laissant dans un état d’hilarité sympathique : « Actuellement les leaders socialistes sous les feux des projecteurs sont soit DSK soit Martine Aubry. » Un troll Ségoliste ne voit jamais que sa préférée fait plus souvent la une de la presse que la patronne du PS.

Ainsi, le débat est parti sur Ségolène Royal qui n’avait rien demandé dans cette affaire. C’est le problème avec les trolls Ségolistes, ils ne savent pas dire autre chose que « oui, mais Ségolène, elle, parle du fond ».

Un autre troll est arrivé, visiblement supporter du Front de Gauche bien qu’il s’en défende plus ou moins. Un seul argument : « le Modem est de droite ».  Un troll politique (par opposition aux trolls réactionnaires) est con pénible. Celui là fut exemplaire de pénibilité. Je vais parler poliment : une fois que les désaccords sont exprimés, il faut en faire le constat et, putain de bordel de merde, arrêter de casser les couilles au taulier du blog, surtout si, comme moi, il s’efforce de répondre à à peu près tout le monde. Juste une question de politesse. D’autant que c’est mon blog et que j’y ai, par nature, toujours raison.

L’argument final est « tu refuses le débat ». Quand un troll n’arrive pas à convaincre un type, c’est forcément que le type refuse le débat. Jamais que le troll n’a que des arguments vaseux à exprimer. Jamais que le troll ne veut pas débattre mais imposer sa position. Mes commentaires d'hier sont à garder dans les archives de la trollitude.

Et, enfin, j’ai eu mes copains partisans du Front de Gauche, Des Pas Perdus et Rébus, illustre membre des leftblogs (te voilà dénoncé, tu fricotes avec le PS). Il ne manquait plus que lui.

Faut que j’arrête de faire le con avec les liens, moi ! Avec le nouvel algorithme Wikio, on va se retrouver avec Asse42 et Gauche de Combat en tête du Wikio Politique.

Des Pas Perdus, dans la journée, m’avait déjà répondu dans son billet du jour : « la droite ne se réduit pas à l'UMP... elle comprend aussi le MoDem dont les députés ont voté par exemple l'ultra-libérale directive "services". Le MoDem est un parti de droite, il n'y a qu'à lire le programme. Alors oui, espérons que la voie que le PS choisira ne sera pas la même que celle de ses partis frères du PSE. Enfin, une élection, même au 2d tour, ne se réduit pas à une équation... »

On a le droit considérer le Modem comme un parti de droite vu que son chef est de droite. A force de fréquenter les militants, dans les blogs, je n’en suis plus très sûr... mais un regroupement du PC au Modem a un barycentre bien à gauche. C’est quoi cette manie de penser qu’une région ferait une politique de droite parce que son axe central a du aller chercher 10% d’électeurs au centre ? Attendons donc les négociations de second tour.

« Une élection, même au 2d tour, ne se réduit pas à une équation... » : peut-être, mais l’équation est importante. On pourrait parler de projet, de programme, … Mais j’attends les textes pour l’Ile de France. Dans l’attente, la seule question est « voulons-nous maintenir la gauche dans une majorité de région pour faire barrage à la toute puissance de l’UMP ? »

Rappelons-nous les régionales de 2004 : Centre, Champagne-Ardenne, Franche-Comté, Ile-de-France, Lorraine, Basse-Normandie, Picardie, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Rhône-Alpes. 9 régions dirigées par la gauche sans qu’elle obtienne 50% des suffrages au deuxième tour des élections. Elle ne doit la Présidence de ces régions qu’à la présence de listes du Front National.

Les équations comptent beaucoup. Une triangulaire, c’est mathématique !

Ce matin, je suis tombé sur la vidéo d’un débat, chez Dagrouik, entre Daniel Cohn-Bendit et Jean-Luc Mélenchon. Regardez-là ! Et trollez Dagrouik, ça me fera des vacances.

Cohn-Bendit résume assez bien ma position mais mieux que moi, c’est son job. Par contre, Melenchon est très clair ; il propose à Cohn-Bendit une alliance entre Europe Ecologie et le Parti de Gauche pour battre le Parti Socialiste.

Je disais hier que le Parti de Gauche, par un communiqué de presse, avait désigné le Modem comme ennemi. Son chef vient de désigner le véritable ennemi : le Parti Socialiste.

Avant de commenter, écoutez bien Mélenchon. Et faites des équations… Europe Ecologie sera logiquement devant le Parti de Gauche (ou le Front de Gauche) aux élections. Mélenchon propose de faire campagne avec Europe Ecologie pour donner la Présidence au candidat Europe Ecologie pour faire sauter le PS.

Et on me parle d’équation, de tripatouillage, de fond, … C’est à ça que vous voulez jouer ? Alors, sans moi.

Heureusement, Daniel Cohn-Bendit est un homme avisé.





04 décembre 2009

Parti de gauche pour aller où ?


Imaginons le soir du Premier Tour des Régionales en Picardie Catalogne. Les résultats tombent :

NPA    4
Front de Gauche          10
PS       20
Europe Ecologie          10
Modem            10
UMP   36,01
FN       9,99
Total    100

Le FN ne peut se maintenir. On peut penser que ses électeurs voteront UMP au deuxième tour. L’UMP ferait alors 46% des voix. Les électeurs NPA iront à la pêche. Le PS a obtenu le plus de voix au premier tour et cherche des alliés pour obtenir plus de 46% des voix pour avoir une chance de gagner. Quelles solutions sont possibles ? Une seule. Regrouper les listes avec le Front de Gauche, Europe Ecologie et le Modem.

Le mardi, deux jours après le premier tour, les accords sont conclus : les quatre listes fusionneront. Les militants des quatre formations sont heureux et partent au combat ! Tout le monde trouve ça normal.

Mais nous sommes quatre mois avant ce premier tour.

François Bayrou dit : « Ma priorité, c’est l’alternance ». Un blogueur facétieux lui rétorquera : « Heu… Mon lapin – c’est un blogueur qui se permet des familiarités – l’alternance aux régions de gauche, c’est des régions UMP ».

Pendant ce temps-là, Martine Aubry, cheffesse de la plus grande formation de gauche, autour de laquelle pourrait se former une majorité de second tour fait un joli discours pour clore sont tour de France en indiquant qu’elle n’exclut pas un tel rapprochement au deuxième tour.

La gauche du PS lui tombe dessus. Hé ! Les gars, vous voulez quoi ? On vous aurait dit ça après le premier tour, vous auriez trouvé normal…

Mais non ! Le Front de Gauche pond un joli communiqué. « Les électeurs disposent d'un outil pour cela. Les listes du Front de Gauche pour les régionales conditionnent la fusion démocratique d'entre-deux tour à l'absence du Modem. Le PS devra choisir. Rien n'est perdu pour peu que le Front de Gauche soit devant le Modem dans les urnes. »

Bravo ! Le Front de Gauche a désigné l’ennemi : le Modem. On a les ambitions qu’on mérite. Je pensais que l’ennemi était l’UMP…





17 août 2009

J'aurais du me passer des alliances

Mon retour au blogage après les vacances s’effectue dans la plus grosse cacophonie : j’ai fait deux billets sur les alliances… sans avoir vu la déclaration de Vincent Peillon à ce sujet. Je suis donc obligé de faire un troisième billet pour éviter de me faire taper dessus.

Contrairement aux apparences, je ne suis pas du tout d’accord avec Vincent Peillon qui « rêve d'une alliance élargie du PS au MoDem en passant par le PCF. »

Mon premier billet est titré : « Réglons en deux secondes la question des alliances ». Ce titre était pourtant parfaitement clair. « En deux secondes ». Hop ! Il n’y a pas de « question des alliances », n’y accordons que deux secondes. Et consacrons-nous au projet.

Je n’ai pas envie de me battre pour mettre autour d’une table des gens qui ne peuvent pas être d’accord : si Vincent Peillon veut perdre son temps jusqu’en 2017 pour être lui-même candidat, c’est son problème.

Mais je ne vais pas faire un troisième billet : j’en ai déjà raté deux. Je vais juste rappeler ma position. Le PS ne gagnera que s’il s’affiche clairement à gauche.

Je vais donc m’atteler à rater, maintenant, un ou deux billets sur la burqa suite aux propos de Fadela Amara et de Bernard Debré.

Tiens ! Les blogueurs, vous qui aimez bien parler d’alliances, vous ne pourriez pas essayer d’aborder ce sujet de société ?

09 juillet 2009

Des verts au Parti de Gauche

Je dois avouer que j'aime beaucoup les explications de Martine Billard à l'occasion de son "transfert" des Verts vers le Parti de Gauche (trouvées chez Etiam) :

"J’ai décidé de démissionner aujourd’hui d’une organisation dont le projet n’a plus que de lointains rapports avec celui auquel j’avais adhéré il y a 16 ans. A cela, il y a 3 raisons majeures :

1/ l’incompréhension des réalités du monde du travail

Du fait de leur composition sociale (très peu de salariés du secteur privé en dehors des secteurs de la communication et de l’informatique) et de leur vision restreinte de l'écologie,
les Verts se préoccupent peu des questions sociales et encore moins du travail, en dehors de déclarations généralistes. A l'exception du champ environnemental, ce sont toujours les mêmes militants, ceux qu’on appelle la « gauche des Verts », qui sont présents depuis des années sans réel soutien du parti Verts et souvent même en opposition avec d'autres militants pour qui il est incongru de perdre son temps avec le social lorsqu'on est écologiste. Les Verts apposent leur signature sur beaucoup d’appels à mobilisations ou de déclarations de soutien mais, concrètement, sont très peu impliqués dans les collectifs et réseaux associatifs non-environnementaux et encore moins syndicaux. (...) Je ne peux me retrouver dans un rassemblement qui entretient la confusion quant au clivage droite/gauche, au point, pour certains, de prôner un élargissement du rassemblement jusqu'à des environnementalistes membres du gouvernement UMP ou participant à des exécutifs municipaux de droite."


Quand on est à gauche, on est à gauche (bordel ! si je puis me permettre).

12 novembre 2008

Parti de Gauche - Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez

Le PS, le MRC, le PC, le NPA ont le plaisir et la joie de vous annoncer la naissance de leur petit frère, le Parti de Gauche. Les papas, Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez se portent bien. Merci.

Le parrain, Oskar Lafontaine offrira l’apéritif pour le baptême, le 29 novembre. Je ne boirai pas de son eau.

Un des papas, Jean-Luc, déclare « J'aimerais bien que Henri Emmanuelli nous rejoigne, de même que Benoît [Hamon] et les autres ».

On n’a pas fini de rigoler dans nos blogs.