En salle

Affichage des articles dont le libellé est Front de Gauche. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Front de Gauche. Afficher tous les articles

22 avril 2015

La vraie gauche se dévoile !

Comme souvent, je n'ai pas eu le courage de lire le billet de l'âne Gauche de Combat. Ce qu'il y a de bien, avec lui, c'est que le titre de ses billets suffisent à tirer quelques conclusions. 

Petit 1 : il est évidemment homophobe (ben oui ; "va te faire foutre", il n'y a aucune solution pour l'interpréter autrement);

Petit 2 : il est évidement xénophobe ("chez les Grecs" : tous des enculés ?).

Petit 3 ; il parle de son chômage sans parler de son métier, de sa profession, de ce qu'il pourrait avoir comme job.

Petit 4 : il déteste le patronat et n'a aucune mesure des réalités économiques et tout ça.

Petit 5 : il n'a aucun sens de la communication politique. 

09 décembre 2014

Le discours du Front

Gauche de Combat part d’un entrefilet du Point pour taper sur ce journal. Dans l’entrefilet, Le Point décrit une anecdote qu’aurait racontée Thierry Lepaon à François Hollande. Le patron de la CGT aurait lu le tract du FN à une réunion de son parti sans citer la source et les éléments de langage, dans le tract, sont validés par les participants…

GdC semble persuadé que Le Point a fait cet article pour taper sur la CGT.

Or, M. Lepaon (en disgrâce depuis…) ne fait que relater ce que je décris dans mon blog depuis des années : le positionnement politique du Front National pour les questions économiques sociales est très proche de celui du Parti Communiste (et donc, de la CGT).

GdC devrait lire le blog de Sarkofrance qui évoquait le sujet dans un billet, hier, à propos de cette phrase dans un machin d’Arrêt sur image : « Aujourd’hui, un bon facho doit avoir le discours social du PC. »

On peut en penser ce qu’on veut, être scandalisé, apeuré,… Mais c’est ainsi. Je me rappelle avoir fait un billet à propos du programme économique du Front National que j’avais pompé sur leur site web. Il tapait sur le libéralisme financier, l’Europe,…  On aurait pu trouver exactement la même chose sur le site du Front de Gauche.

Il faut s’y faire, c’est ainsi.

Tiens ! On pourrait faire le travail inverse. « Il est de l’intérêt commun des travailleurs français et immigrés, alors que le chômage atteint des proportions dramatiques, d’arrêter effectivement toute immigration nouvelle, sauf pour permettre le regroupement familial. » C’était dans le programme du PCF en 1988.

C’est amusant de retrouver les écrits du Parti Communiste. Voilà une déclaration du bureau politique en 1993 : « Pour éviter que l’on ne dérape de la perception du "problème" de l’immigration à la perversion raciste qui transforme l’immigré en bouc émissaire de tous les maux sociaux, certains s’interrogent. Ils pensent prendre l’offensive en affirmant que l’immigration est "une chance" pour la France, un révélateur de crise susceptible de re-mobiliser les forces progressistes, un levier dans la construction d’un nouveau mouvement social, voire le ferment d’une nouvelle politique. Ce serait escamoter, à contresens des réalités vécues, une contradiction qu’il faut saisir lucidement pour créer les conditions de son dépassement. »

Tiens ! Je vais recopier une partie de Wikipedia : « Au nom de la défense de l'intérêt des ouvriers et des habitants des quartiers populaires, le Parti communiste mène une campagne sur l'immigration qui suscite de vives polémiques. Elle commence le 5 novembre 1980, lorsque le bureau politique du PCF réclame l'arrêt de l'immigration. Le 23 décembre, une troupe dirigée par le maire communiste de Vitry-sur-Seine dévaste un foyer pour immigrés dans lequel devaient être logés des travailleurs maliens. » « La fédération d'Ille-et-Vilaine proteste, au nom de la laïcité, contre la construction d'un centre islamique à Rennes. Le quotidien Libération révèle que les municipalités communistes de Nanterre et Saint-Denis, tout comme celle d'Amiens, cherchent à limiter la proportion d'immigrés dans les HLM. Le maire communiste d'Ivry-sur-Seine décide d'en faire autant avec les colonies de vacances. » « La campagne antidrogue du maire communiste de Montigny-lès-Cormeilles, Robert Hue, suscite une nouvelle polémique à partir du 7 février 1981, en stigmatisant encore une fois des immigrés selon certaines sources. Une manifestation a en effet été organisée devant le domicile d'une famille marocaine accusée de vendre de la drogue à des enfants. »

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le PCF a changé de position et trouvait déjà à l’époque de l’opposition interne, y compris en la personne de leur chef d’alors, Georges Marchais.

D’autres informations en provenance de Wikipedia au sujet du résultat aux élections européennes.
1979 – PCF 20,52% – Extrême droite 1,31% - Total des deux : 21,83%
1984 – PCF 11,20% – Front National 10,95% - Total des deux : 22,15%
1989 – PCF 7,72% – Front National 11,73% - Total des deux : 19,45%

Ca marche aussi avec les présidentielles.
1981 – Marchais 15,35% - Le Pen absent …
1988 – Lajoinie 6,67 – Le Pen 14,38%

Il y a eu une nette cassure au début des années 1981. Il est de bon ton d’accuser Mitterrand d’avoir fait monter le FN pour faire chier la droite et tuer le PCF mais il n’en demeure pas moins que c’est exactement à cette époque que le PCF a changé sa façon d’aborder l’immigration. On est passé de  « il faut chasser l’immigré que le grand capital a fait venir pour avoir de la main d’œuvre à bas coût » à « il faut défendre l’immigré opprimé par le grand capital. »

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le sujet est épineux : je ne conteste pas les choix du PCF. Je dis qu’ils ont lâché un positionnement politique qui a été repris par Jean-Marie Le Pen. Et alors que sa fille a gardé cela et réorienté totalement les volets économiques et sociaux de son parti, il n’est pas surprenant de voir son parti.

Le sujet de mon billet n’est pas l’immigration mais la prose du Point, de Gauche de Combat et ceux, supposé de François Hollande et Thierry Lepaon.

Alors je reprends le titre de l’article du Point : « Le récit de Lepaon qui inquiète Hollande. » Pépère peut légitimement s’inquiéter de voir le bureau confédéral de la CGT qui approuve les éléments de langage d’un tract du Front National sans en connaitre l’origine.

Fermer les yeux sur un programme ne sert pas à grand-chose…


Et comprendre, dans ces propos, qu’un président ou un journal accuse la CGT d’approuver le FN est délirant : c’est le FN qui reprend le programme. Il n’en reste pas moins à la droite de la droite.

11 septembre 2014

La critique de l’iPhone passe aussi par le marxisme !

Dans un billet, hier soir, l’ami Sarkofrance évoquait la sortie de l’iPhone 6 : « Tous iFous », se demande-t-il ! Moi, je m’en fous, justement. Hier, je recevais mon nouvel iPhone, le bas de gamme du précédent modèle. Il n’empêche que je suis un fan.

La guerre entre les supporters d’iPhone et ceux d’Androïd me fait bien marrer. Quand j’ai eu l’intention de le commander (suite au vol du précédent), j’en ai parlé à deux collègues qui m’ont répondu à peu près la même chose : « n’en parle pas à Christophe, il va tenter de te faire acheter un Androïd ». Cela n’a pas loupé. Christophe m’a dit qu’il avait réussi à convaincre son épouse iPhone addict de changer pour uniquement en plus prêtant son propre smartphone deux jours. Il m’a même sorti l’argument qui tue : « avec l’iPhone, tu ne peux pas bricoler, modifier tous les réglages. » C’est alors que je lui ai répondu que j’avais un téléphone pour utiliser des applications d’autres éditeurs, pour naviguer sur le web, consulter mes messages et, accessoirement, téléphoner mais en aucun cas pour bricoler.

Figurez-vous que l’ami DDP, proche du Front de Gauche, vient de faire un billet. Pour tout vous avouer, je pensais citer du pas ami GdC et en cherchant son billet (il est 18h26), celui de DPP arrive dans mon reader. Le hasard est grand, ce qui fait qu’à la minute où j’écris ces lignes, je ne sais même pas ce qu’il a écrit.

C’est le titre qui me fait réagir en premier : « Apple, la servitude volontaire. » Avant de poursuivre ma lecture, je vais répondre à ce titre : qu’est-ce que ça peut foutre ? Je ne suis pas pris en otage par Apple. Personne ne me force à acheter un de leur produit. J’aime bien ces machins. Ca fait 64 mois que j’ai un iPhone. C’est comme quand j’avais des voitures : je ne prenais que des Citroën.

Alors que dit DPP ! Je passe l’introduction et j’arrive à la suite.

« Dans la mesure où l'Iphone 6 et la Watch ne révolutionnent pas leur domaine, de tels comportements ne peuvent être motivés par l'amour ou la passion de la technologie dernier cri, mais par le fait de posséder un objet particulier, de s'afficher avec, et d'en retirer l'orgueil de croire en l'appartenance à une classe de privilégiés par rapport aux masses qui ne peuvent (ou ne veulent) s'offrir. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne crache pas sur les électeurs. Je ne savais qu’on allait rouvrir la lutte des classes avec un tel machin. Je vais lui expliquer : on peut être amoureux d’une marque sans pour autant en tirer un orgueil particulier.

« Le succès de Apple repose sur le fétichisme, le snobisme, le modernisme, et avouons-le, l'ignorance de ses client-e-s, en dépit du prix de vente abusivement élevé par rapport au prix de revient, aux performances et à la concurrence. »

Tout d’abord, quand on pense représenter le peuple, on ne dit pas qu’il est ignorant. Le commerce est libre, en France, les gens achètent ce qu’ils veulent sans avoir besoin de leçon de morale. Il faudrait que le gouvernement mette en place un commissariat au choix des modèles de smartphones vendus dans le pays.

Il s’en suit une critique dans tous les sens que je ne vais pas détailler ici. Un petit extrait, néanmoins : « Jusqu'à l'Iphone 5 inclus, Apple a réussi l'exploit de vendre très cher un téléphone doté d'un misérable écran, guère plus grand qu'un timbre postal, et d'une mémoire limitée à 3 versions inamovibles de surcroît ! » L’intérêt de l’iPhone 5 est qu’il tient dans la poche ! Et on peut l’utiliser d’une main dans le métro… Quel est ce délire sur la taille de l’écran ? Ai-je le droit de dire que je trouve ridicule les téléphones trop grands ? Qu’a-t-on à foutre d’une limite à trois versions de mémoire ?

« Sans être ingénieur en informatique ou geek, [l’utilisateur de logiciels libre] a la liberté d'améliorer le système d'exploitation qui fait fonctionner ses appareils. » au risque de me répéter, je n’achète pas un smartphone pour avoir la liberté d’améliorer son système d’exploitation ! Je vous passe le militant qui pense qu’un type qui n’est pas geek ou ingénieur en informatique va améliorer le système d’exploitation d’un téléphone !

« En l'espèce, j'ai donné une deuxième jeunesse à mon mobile Sony, bas de gamme et vieux de plus de 18 mois, en le rootant et en installant la dernière mouture d'ANDROID, dans une version développée indépendamment de Google par l'équipe CyanogenMod... » Pour ma part, j’ai acheté un iPhone en remplacement du précédent qui avait été volé et qui tournait comme une horloge, à part la batterie qui m’obligeait d’avoir un chargeur de secours sur moi en permanence… Il avait 40 mois, pas 18…

Passons directement à la conclusion !

« Bref, ANDROID […]  laissent à chacun la liberté de choix du matériel et des logiciels. C'est peut-être moins glamour que l'image officielle de Apple, mais la liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company n'a pas de prix... »

Tout d’abord, j’ai le choix du matériel. J’ai acheté un 5c alors que le 6 était disponible et j’aurais pu acheter n’importe quelle autre marc. J’ai le choix du logiciel : il ne viendrait à l’idée d’aucun développeur d’application de ne pas en faire une fonctionnant sur iPhone ! On se fout totalement de l’OS d’un matériel que les gens changent tous les deux ans.

La liberté de ne pas devenir un consommateur totalement asservi à la Word Company ? Heu ! La Word Compagny, c’est Microsoft… La World Comparny, peut-être…

La vraie liberté est bien de pouvoir acheter ce qu’on veut.


Mais un blogueur de gauche devrait s’intéresser totalement à la liberté de consommer. Parce que certains ne l’ont pas. Ils n’en ont pas les moyens.

30 juin 2014

Des conseils au Front de Gauche

Place au poulpe !
« Les masses n’ont plus l’indignation mobilisatrice. On le constate tous les jours. On peut accuser les médias, le gouvernement d’hier, celui d’aujourd’hui. On peut fustiger les "Dominants" – nous prenons part ici et là-bas à ces critiques quotidiennes. Mais cela ne suffit pas. Les récents échecs électoraux du FDG le prouvent. Alors je pose la question. Comment fait-on ? Que fait-on ? » Telles sont les questions que posent l’ami Sarkofrance dans son billet d’hier. Ayant récemment donné des conseils à l’UMP, la moindre des choses est que je fasse pareil pour le Front de Gauche.

Je vais néanmoins faire une remarque préliminaire suite aux conversations que j’ai eues hier chez lui. J’invite les militants du Front de Gauche à écouter le discours de Marine Le Pen et à lire les informations données sur le site web en faisant abstraction du fait que son parti politique soit nauséabond et nous rappelle les heures les plus sombres patati patata. Il nous rappelle le discours du Parti Communiste Français de la grande époque qui tapait allègrement sur les immigrés qui mangent notre pain et occupent nos HLM tout en étant résolument antilibéral. Ca ne sert à rien de dire que Marine Le Pen est en fait une libérale qui tient un autre discours, seul compte ce discours qui lui permet de grappiller des voix pendant que les autres partis politiques sombrent…

C’était le premier conseil, en fait.

Conseil number two : la PS a connu de lourdes défaites lors des dernières échéances et dans toutes les élections partielles depuis 2012. On sait pourquoi ou, si on ne sait pas, on imaginera un tas de raisons. Il n’empêche que dans les commentaires du billet d’hier, un type me renvoyait à la gueule ces échecs. Le problème est qu’on s’en fout dans le dossier que nous traitons allègrement aujourd’hui. Le fait est que le Front de Gauche connaît aussi de lourdes défaites. Dire que le PS se vautre ne devrait pas être une consolation d’autant que le Front de Gauche aurait du en profiter.

Conseil troisième : arrêtez donc de parler au nom du peuple, c’est grotesque. Le peuple vous emmerde. Il emmerde tout le monde d’ailleurs. Il faut lui parler, pas parler en son nom. Dans le billet du blog de Jean-Luc Mélenchon que citait Juan, il dit : « Le but de notre travail n’est pas de fédérer des partis mais le peuple lui-même. Le système n’a pas peur de la gauche ! Le système a peur du peuple. » Sortez des ornières que vous avez devant les yeux ou des œillères dans lesquelles vous marchez et voyez à quel point ces propos sont ridicules. Trois phrases.

Quatre conseil : tant que j’y suis, arrêtez le phrases creuses, les conneries du genre « les médias dominants », « l’oligarchie »,… Je suis sérieux, cela vous fait plaisir à vous mais les électeurs s’en contrepignolent. Je vais illustrer mon propos. Tout le monde s’émouvait de la suppression de l’émission de Mermet, ce week-end. Croyez-vous que le peuple écoutait cette émission ? Qu’elle avait le moindre impact sur la pensée dominante ?

Conseil خمسة : Sarkofrance le dit : « Les masses n’ont plus l’indignation mobilisatrice. » Arrêtez donc de penser que les masses en question ont la même faculté d’indignation que vous. Demandez-vous plutôt si les braves gens ne sont pas exaspérés par vos indignations ? Des combats sont parfaitement légitimes mais sont contreproductifs.

Conseil sex : n’oubliez pas d’être de gauche. Je plaisante, hein, mais réfléchissez bien au positionnement politique. Par exemple, vous défendez l’immigration et tout ça. Il n’empêche que l’immigration est provoquée par le patronat qui bénéficie d’une main d’œuvre à bon marché, faisant ainsi pression sur les salariés. Autre exemple : vous être contre la réduction des déficits mais à qui profitent la dette si ce n’est pas à ceux qui prêtent et touchent des intérêts. Encore un exemple : vous défendez le régime des intermittents ce qui équivaut à défendre un système où les salariés sont précaires, peuvent cumuler les CDD, n’ont aucune chance d’avoir un CDI.

Conseil sjö : n’oubliez pas que les salariés des grandes entreprises ne représentent pas un socle électoral suffisant pour garantir la garantie. Parmi les électeurs, il y a plus de vingt millions de types qui ne sont pas salariés et la moitié du reste qui bosse pour des petites boites. Fustiger l’ANI est bien joli mais que fait-on des chômeurs, des barmans, des retraités ?

Pourquoi je parle des barmans, moi ? Vous vous n’êtes jamais demandé si ces employés bénéficiaient réellement d’une sécurité de l’emploi ? Je les prends à titre d’exemple.

Achtste conseil : laissez tomber l’écologie. Les électeurs s’en foutent. C’est dommage, je sais, mais l’écosocialisme ne veut rien dire et le nucléaire emploie plein d’électeurs, les Français n’ont pas confiance dans les énergies alternatives. Laissez l’écologie aux écolos. D’une manière générale, laissez tomber les luttes débiles, comme celle contre Notre-Dame-des-Landes, vous ne faites qu’énerver l’électorat qui peut, à juste titre, penser que la région a besoin de développement économique.

9 : revoyez votre positionnement par rapport à l’Europe. A chaque fois que vous la dénoncez comme bouquet missaire (si je veux), c’est le camp d’en face qui en profite. Vous voulez vous rapprochez d’EELV ? Ils sont tous de profonds partisans de l’Europe. Vous voulez l’échec de Notre-Dame-des-Landes ? Ce sont des textes européens qui vont faire capoter le projet.

Conseil X : place au peuple ! Oui ! Bravo ! Ce peuple emmerdé par les Roms, les musulmans, les grèves, l’administration,…

Conseil 11 : ne mettez pas systématiquement les bâtons dans les roues du gouvernement, ça me casse les burnes et celles de tous les socialos. Par exemple, au Sénat, vous avez votez avec l’UMP pour faire retarder l’examen de la réforme territoriale. Bravo… Mais que pense le public de ce choix ? Luttez contre le gouvernement quand vous pensez que les textes sont mauvais, ce qui est parfaitement légitime dans certains cas (par exemple, il est logique que vous luttiez contre le pacte de responsabilité).

Conseil gratuit : soyez objectifs. Non. Je déconne.

08 mai 2014

Debout, les batavos-sceptiques !

Les amis tauliers des blogs Sarkofrance et Politeeks sont déçus par François Hollande, ce qui peut se comprendre. Appelons-les BS, pour batavo-sceptiques, à ne pas confondre avec BS qui signifie Hollandais infecté.

Ils ont une dernière marotte, depuis quelques jours, comparer Hollande à son prédécesseur. Un de ces jours, ils vont dire : c'est pareil.

Je leur rappelle pour commencer que les deux hommes sont différents. Un va faire une déclaration d'amour devant les caméras à Disneyland pour que le monde entier le sache, l'autre se fait piquer par un journaliste quand il va voir sa meuf en mobylette. Je vous passe les autres détails.

Par exemple, Hollande n'a pas reçu Kadhafi en grandes pompes en l'Elysée, c'est un de ses conseiller qui s'est cirer ses pompes à l'Elysée et il a été viré dans les 48 heures.

Ils vont me répondre : ah mais oui mais ils mènent la même politique.

Non. Arrêtons les conneries. STOP ! Arrêtez de parler de bêtises comme le socialisme de l'offre ou de machin comme ça. Si Hollande creusait la dette pour faire une politique de relance, on pourrait dire qu'il fait comme Sarkozy. On a vu ce que cela a donné : 600 milliards de dette en plus et un million de chômeurs.

Arrêtez aussi de suivre comme des ânes ceux que vous appelez les éditocrates quand ils disent que François Hollande a fait un virage libéral alors que vous avez fait campagne pour un type qui a promis la réduction des déficits (engagement 9) et la diminution des cotisations des entreprises (engagement 3).

L'ami Sarkofrance milite maintenant pour le FdG. Je lui propose de répéter trois fois cette phrase « l'ami Sarkofrance milite maintenant pour le Front de Gauche » et d'analyser ensuite pourquoi le peuple fuit ce parti composé de braves gens bien éloignés du peuple mais qui veut faire son bonheur malgré lui et tente de le convaincre par des moyens affreusement populistes, ce qui n'est pas grave en politique, mais en répétant : nous sommes le peuple.

Le jour où le Parti Communiste Français redeviendra ce qu'il était du temps de Marchais, je militerai pour lui.

L'ami Politeeks milite maintenant pour Nouvelle Donne, le nouveau parti de Pierre Larrouturou. Je militerais bien pour eux, aussi, Pierrot m'est fort sympathique et c'est un défenseur de la réduction du temps de travail. Tiens ! La RTT, le dernier machin à avoir créé des emplois en France, c'était une belle idée, non. Un truc bien de gauche, hein ! Accompagné d'une réduction des cotisations pour les entreprises...

Je veux bien lire leur programme pour les européennes (pdf), mais ça commence par des conneries.

« Face à une Europe à 28 inefficace et pas démocratique
La réponse de Nouvelle Donne :
Créer une Zone d’Action à quelques pays, partageant les mêmes objectifs »

Ils peuvent expliquer ce que cela veut dire. La zone euro, ce n'est pas quelques pays ? Ou alors on sort de l'Euro ? Ce sont qui les pays ? L'Allemagne, alors que nous n'avons pas la même notion de ce que devrait être la monnaie... ?

« Face aux dégâts de l’austérité
La réponse de Nouvelle Donne :
Refinancer la « vieille dette » des Etats à 1%
Doter l’Union européenne de nouvelles ressources propres
Récupérer l’argent de la fraude et de l’évasion fiscale »

Refinancer la vieille dette, je veux bien, mais si Madame Merkel ne veut pas, on fait quoi ? Des nouvelles ressources propres ? Soit... En augmentant les impôts ? Récupérer l'argent de la fraude et de l'évasion fiscale, oui ! Comment ?

« Face à la course au moins-disant social
La réponse de Nouvelle Donne :
Négocier un Traité social
Instaurer un salaire anti-dumping »

Très bien ! Mme Merkel va immédiatement accepter de faire un traité social, c'est sûr !

« Face au blocage monétaire et au risque de déflation
La réponse de Nouvelle Donne :
Lancer l’euro-franc, une monnaie supplémentaire de pouvoir d’achat émise par la Banque de
France »

Très bien ! Vous payez comment aujourd'hui, en euro-francs ou en euro-euros ? Pourquoi ? Ben ce n'est pas le même prix. Donc on sort de l'Euro ?

On crée une monnaie spécifiquement française dans un programme pour une élection européenne ? Ca n'a aucun sens. De qui se moque-t-on ?

Moi, je ne me moque pas. Je caricature. J'approuve totalement le fond des idées. Mais électoralement, ça ne tient pas la route et leurs idées sont irréalistes. Par exemple, ils veulent arrêter les négociations pour le traité transatlantique mais réguler le commerce mondial autoritairement en instaurant des taxes à l'entrée de l'Europe pour les produits importés de pays qui ne respectent pas certaines normes ? Et si les autres pays font pareil ? Tiens ! Et si les Etats-Unis interdisent les exportations venant de pays qui n'autorisent pas les OGM, on perd un marché ?

Je ne vais pas disséquer le programme du Front de Gauche. Je suis probablement d'accord avec une grande partie, sur le fond, point par point, mais son application serait évidemment une catastrophe pour l'économie.

Et un parti qui veut : « une Europe du développement humain soutenable » et qui ose l'écrire dans un programme sans même se rendre compte que ça ne veut rien dire ne mérite aucun soutien. Ils écrivent aussi qu'ils veulent « créer des emplois qualifiés, sécurisés, bien rémunérés » sans même imaginer que chaque guignol qui se présente à une élection dirait exactement la même chose. On ne peut pas faire de la politique avec des gens qui ne se rendent même pas compte qu'ils prennent les gens pour des cons et que les gens le savent. 8% dans les dernierssondages.

C'est pour ce genre de raisons que je ne suis pas batavo-sceptique.

François Hollande avait 60 engagements. Il les tient progressivement. Il croyait que la reprise viendrait fin 2013. Tout le monde croyais que la reprise viendrait fin 2013, y compris les économistes.

Il est toujours bien facile d'être dans l'opposition à défendre des positions qui ne passeront jamais parce que les électeurs n'en veulent pas, parce que nous avons 28 pays dans l'Europe,...

Relisez les engagements 3 et 9, pour la peine.

19 décembre 2013

La décentralisation, un truc de droite ?

Aujourd'hui, Sarkofrance nous dit qu'il ne devrait plus parler du Front de Gauche, tant ça amène de commentateurs sur son blog. Qu'il se rassure ! On peut parler d'autre chose, ils viennent toujours. Hier soir, je parlais de décentralisations, ils sont venus, des copains, dans Twitter et dans les commentaires.

Ils sont contre la décentralisation. Je suppose que si Mélenchon avait fait l'apologie de la décentralisation, ils auraient été pour. Désolé de faire preuve d'un peu de cynisme mais ils me donnent tellement l'impression d'être si bien dans leur choléra qu'ils refusent de tester la peste.

Il n'empêche qu'ils me font rigoler en expliquant que la décentralisation n'est pas un machin de gauche mais un truc de droite. Je vais leur donner raison : il vaut mieux que tout soit décidé au Kremlin Bicêtre) par le président du présidium du soviet suprême qui, ne pouvant pas tout faire, déléguera les décisions à de sympathiques fonctionnaires membres du parti mais n'ayant aucune compétence autre que ce pour quoi ils ont eu un contrat de travail vingt-cinq ans auparavant avant de gravir les échelons un à un sans jamais avoir eu à répondre de leurs actes devant qui que se soit. Rassurez-vous, je ne fais pas un accès « d’antifonctionnarisme primaire » mais je reste persuadé que la démocratie ne peut pas se faire sans contrôle par des élus.

Notons bien que si la démocratie est un truc de droite, je veux bien être de droite. Ils me font rigoler les zozos avec leur slogan "l'humain d'abord" et leur soif d'une sixième République alors que leur but suprême est de tout régenter à leur sauce dans quelque salon Parisien. Ce sont d'ailleurs souvent les mêmes qui critiquent les décisions prises à Paris et qui viennent du Larzac pour lutter contre un aéroport entre Rennes et Nantes.

N'étant pas sourd, je retiens néanmoins certains de leurs arguments. Par exemple, il faut une péréquation financière entre les régions pour ne pas favoriser celles qui sont riches. Encore que ça se discute. Il faut aussi plus de contrôle de l'Etat sur ce qui est fait par des potentiels barons locaux.

La péréquation financière est normale, ne serait-ce que par solidarité. Par exemple, je veux bien que les provinciaux qui mettent 10 minutes à aller au boulot financent le métro qui m’occupe une heure trente par jour. Ils me parlent de concurrence entre les régions comme si elles étaient déjà égales entre elles… Sans compter que les gueulards sont les premiers à bénéficier de la concurrence en se foutant totalement des paradoxes à lutter contre. Ils veulent bien acheter leur ordinateur au supermarché du coin mais ne souhaitent pas des collectivités territoriales s’améliorent de peur qu’elles deviennent mieux vivables que d’autres.

A propos d’hypermarchés, ils sont probablement les premiers à prendre la voiture pour aller faire course dans la zone commerciale de la grande ville voisine mais gueulent parce que le bureau de poste de leur bled risque de fermer. Ils vont hurler sur la concurrence qui fait fermer leur boulangerie mais ça fait des années qu’ils ne la fréquentent plus. La poste ferme mais ils y vont tous les deux ans pour chercher un recommandé ou un truc qu’ils ont commandé sur Amazon.

Ils sont profondément réactionnaires mais se revendiquent du camp du progrès. Ils n’ont pas remarqué que la région Parisienne est la plus riche de France et que le phénomène s’amplifie. Par solidarité avec les autres, il faudrait que toutes les décisions qui les concernent soient pris rue du Faubourg Saint Honoré…

Juan, tu as raison. Ce n’est pas la peine de parler du Front de Gauche, ils restent incapables de parler du peuple. Place au Peuple. L’humain d’abord.

Mais sans lui.

18 décembre 2013

Une fin 2013 marquée par la rupture [à gauche !]

Dans mon petit monde politique, la fin d'année aura été marquée par un fort ressentiment contre une certaine approche des réseaux sociaux et un divorce de plus en plus prononcé entre ce qu'on pourrait appeler les gauches. Les deux sujets sont intiment liés : on s'engueule aussi dans les réseaux sociaux.

Le résultat est que toutes les possibilités de dialogue ont disparu. Je vais donner deux exemples.

Le premier : vous dites "la stratégie et l'agressivité de Mélenchon sont mauvaises". Automatiquement des lascars vous tombent dessus pour vous expliquer que le PS n'est pas à gauche, qu'il diabolise le Parti de Gauche et j'en passe. Ainsi, ils sont immédiatement hors sujet. Ils ne parlent plus de stratégie. Comme en plus, ils ont tort, selon moi (les médias font la part belle à Méluche et le PS ne va pas se couper de son électorat de second tour), les discussions n'ont aucun intérêt.

Ça me mine d'autant plus que je suis passionné par l'électoralisme. La stratégie du Parti de Gauche ne le mènera jamais au pouvoir ni à avoir la moindre la moindre influence sur la marche du monde. Ils devraient regarder du côté des écolos. Ils ont des places au gouvernement mais la cause de l'écologie n'avance pas plus avec eux que sans eux. Le FdG a choisi la stratégie inverse. Ça ne fonctionne pas mieux. Mais les Verts ont des élus. Ils peuvent faire pression. Les communistes, moins opposés de front au PS peuvent exercer des responsabilités.

Ils pourraient aussi regarder du côté de la droite. La force du Front National (je ne compare pas les deux partis) nuit essentiellement à l'UMP donc à la droite dans son ensemble.

Ainsi, je parle de stratégie. Vaut-il mieux la stratégie des Verts que celle du Parti de Gauche ?

Et c'est ballot ! Le Front de Gauche tombe en lambeaux alors qu'ils avaient la possibilité de faire un joli truc.

Le deuxième exemple : Notre Dame des Landes. Vous faites un billet favorable à cet aéroport et vous êtes sûrs d'avoir des contradicteurs. Ils vont vous sortir les mêmes arguments depuis le débuts. Le gouvernement a fait une tentative de conciliation en produisant des rapports visant à analyser les arguments des opposants. La conclusion est simple (ce qui ne veut pas dire objective) : la plupart des arguments sont mauvais voire mensongers. Je ne demande pas aux opposants de tout prendre pour argent comptant mais d'admettre certaines erreurs de leur part. Ils nient tout. En bloc. Et reprennent les mêmes arguments. Ils montrent donc qu'ils sont réfractaires à toute discussion (alors que le gouvernement, lui, a fait des concessions).

Par delà cette incapacité à discuter, ils font une double erreur.

La première : ils se coupent complètement du peuple. Un parti politique de la gauche de la gauche est là pour défendre les pauvres gens, les opprimés, ceux qui ont des petits revenus, pas contre un aéroport (d'autant qu'il va évidemment bénéficier à l'économie de la région).

La deuxième : ils font perdre l'écologie. L'environnement a tout à gagner au transfert de l'aéroport. Et comme ils refusent d'admettre les conséquences négatives de Nantes Atlantique (ce refus de discuter...), ils donnent l'impression de se foutre totalement de la cause mais de mener une offensive contre Ayrault.

Et chaque intervention me conforte dans l'idée que cet aéroport est "bien". J'ai même vu une espèce de folle déclarer dans son blog que j'étais favorable à NDDL parce que je voulais prendre l'avion. C'est grotesque : j'ai horreur de l'avion et j'habite à 8 km d'Orly. Ce qui montre bien qu’il ne reste aucun argument à part torpiller ceux avec qui on n’est pas d’accord.

Il n’empêche que ces sujets (Notre-Dame-des-Landes, la stratégie du Front de Gauche) et leurs descendants (la stratégie des opposants à Notre-Dame-des-Landes et l’incapacité à traiter du sujet) en cours ne sont pas l’objet de mon présent billet. Ce sont des exemples. De toute manière, on reste englués dans nos certitudes.

Je vais donc répéter l’introduction de mon billet pour le rappeler : « Dans mon petit monde politique, la fin d'année aura été marquée par un fort ressentiment contre une certaine approche des réseaux sociaux et un divorce de plus en plus prononcé entre ce qu'on pourrait appeler les gauches. Les deux sujets sont intiment liés : on s'engueule aussi dans les réseaux sociaux. ».

Je suis un menteur. Ce n’est pas la fin de l’année mais toute l’année. J’ai passé une partie de mon temps, surtout en fin de soirée, à m’engueuler avec des andouilles qui se croient de la vrauche, la vraie gauche, et une partie mes matinées à faire des billets pour dire à quel point ça m’exaspérait.

En fin de compte, le divorce entre les gauches m’amuse plutôt. Elles sont marginalisées (le Front de Gauche est à environ 10% des voix : le Front de Gauche est donc bien en dessous, le principal parti restant le PCF) et circonscrites aux réseaux sociaux. Tant pis pour le Front de Gauche. Ils ont échoué.

Pour ce qui concerne ces réseaux sociaux, je pourrais bloquer les gens et supprimer les commentaires de mon blog dont je ne veux pas mais ça serait une mauvaise solution d’autant plus que je finirais par croiser les zigotos ailleurs, sur d’autres blogs.

Le 1er janvier, je prendrais probablement la résolution de rester zen mais, après la huitième bouteille de champagne, j’aurai oublié cette résolution.

On va donc continuer à s’engueuler et je vais continuer à bloquer ceux qui sont incapables de répondre « oui mais la sociale démocratie c’est mal » quand on leur demande s’ils portent un string ou un caleçon.

18 juin 2013

Mauvaise passe pour le Front de Gauche

Je reprends le titre de cet excellent billet de Nathanaël du blog Cri du Peuple signalé par le camarade Politeeks qui aura droit à une bière, ce soir, au Kremlin des Blogs. J’aurais pu appeler ce billet « la main tendue ». « Nath », comme l’appellent ses commentateurs, tire un bilan de l’élection législative partielle à Villeneuve-sur-Lot, ce dimanche, vu du Front de Gauche.

Disons le franchement, c’est le premier billet d’un blog proche du Front de Gauche qui me redonne le moral avec une analyse non faussée par les âneries habituelles. Tiens ! Hier soir, je lisais le dernier billet de Des Pas Perdus à propos de la montée du Front National. On peut y lire : « Ces dernières semaines, le Front national a franchi une nouvelle étape dans son ascension grâce au calcul politicien de Hollande sur le débat du mariage homosexuel qui fut excessivement long par rapport à celui de l'ANI ou du pacte budgétaire. Les solfériniens ont offert une tribune médiatique inespérée au FN. » Ce genre d’ineptie me fatigue : ce n’est pas Hollande qui a fait la durée du débat et le FN a été relativement silencieux pendant ce débat. On a surtout entendu l’UMP.

Revenons au billet de Cri du Peuple. Je vais très (trop…) rapidement le résumer. Le Front de Gauche est en mauvais état : les résultats électoraux sont mauvais. Le Front de Gauche ne perce pas auprès des classes populaires. Il en donne ensuite des raisons : « En premier lieu, et cela ne fera pas plaisir à beaucoup, nous sommes assimilés au Parti socialiste. Nos belles envolées sur le « parti solférinien », sur sa politique « objectivement de droite », ne servent guère. » Mieux : « 90 % des citoyens de ce pays considèrent que le PS est un parti de gauche et, ce faisant, tirent un trait d’égalité, conscient ou inconscient, entre eux et nous. »

Il n’y a effectivement guère qu’à la gauche de la gauche qu’on considère le Parti Socialiste comme n’étant pas à gauche. On peut regretter – et je suis le premier à le faire – qu’il ne soit pas « plus à gauche ». La réforme des retraites qui s’engage risque de ne pas aller dans le sens que je souhaite. Cela n’empêche pas qu’aux yeux de la population, le vrai parti de gauche est le Parti Socialiste.

La deuxième raison : « Ce manque de lisibilité alimente également le manque de crédit que les citoyens accordent à nos propositions. Le Front de gauche dans son ensemble n’est pas jugé capable de présenter une alternative crédible à gauche face au parti socialiste. » Ben oui…

La troisième raison invoquée tourne autour des accents gauchistes du discours de certains.

Ensuite, il évoque la montée du Front National et cite Marie-Noëlle Lienemann : « Nous avons un réel problème : (il y a) un basculement de notre électorat vers le Front national. Une partie de nos électeurs, qui a impression que nous ne lui offrons pas une sortie de crise lisible, bascule dans les fausses solutions. » Je vais relativiser ces propos : le basculement de « l’électorat populaire » vers le Front National n’est pas neuf. Certes, la stratégie de dédiabolisation de Marine Le Pen porte ses fruits mais, si on cumule Bruno Mégret et Jean-Marie Le Pen, l’extrême droite en France faisait plus de voix en 2002 qu’en 2012. Avec la protestation contre le gouvernement, le Front National fait souvent, maintenant, plus de 25% à des partielles, mais n’oublions que la liste conduite par Jean-Marie Le Pen a fait près de 11% aux élections européennes de 1984 et que lui-même a fait plus de 14% à la présidentielle de 1988. La nouveauté est peut-être que le Front National réussit progressivement à se structurer à un niveau local.

Enfin, il se demande que faire pour améliorer la situation et s’avoue relativement démuni.

Je ne peux pas l’aider mais je confirme ce qu’il exprime dans son billet : l’affrontement avec le PS n’est pas la solution. L’adversaire du Front de Gauche ne doit pas être le PS ni même le FN, d’ailleurs. Dire « c’est mal » ne sert pas à grand-chose. Il faut être force de proposition et tout ça.

Ceci était l’introduction de mon billet. Je vais répondre, maintenant, à quelques remarques ou questions de ses commentateurs…

Le premier : « il y a une campagne de dénigrement de Mélenchon dans de nombreux médias qui est à double tranchant. » Ce n’est pas vrai. Je ne cherche pas à convaincre cette personne d’autant qu’il ne lira pas mon billet mais il faut arrêter de jouer aux martyrs ! Jean-Luc Mélenchon réussit le tour de force à s’auto-caricaturer. C’est le personnage qui est ainsi, avec ses outrances, sa « grande gueule »,… A propos du FN : « Il y a une collaboration inouïe des médias, et une bienveillance que je n’ai jamais vu aussi clairement. » On peut considérer ça comme on veut mais le Front National représente un électeur sur cinq. Pas le Front de Gauche.

Un autre : « Nous pourrions arguer que les militants de base du PS ne sont pour rien dans la dérive sociale démocrate de Hollande et de son équipe gouvernementale. Sauf que si Hollande a été candidat pour le PS, c’est qu’il a été 1er secrétaire puis élu par les primaires, donc par les militants de base… » Ce n’est pas vrai non plus. François Hollande a été élu parce que les sympathisants – pas seulement les militants – pensaient qu’il était celui qui avait le plus de chance de battre Nicolas Sarkozy à la présidentielle. Il faut que les militants du Front de Gauche arrêtent de vouloir analyser ce que pensent les autres. Outre le fait que j’étais d’accord avec toutes ses propositions (sauf au sujet du logement), j’ai voté François Hollande aux deux tours des primaires puis de la présidentielle parce qu’il pouvait gagner et foutre la droite dehors.

Un troisième : « Manque de lisibilité et manque de crédit, je suis d’accord. Je ne sais pas trop ce qu’il faut faire. Par contre je suis sur que la main tendue ne peut pas être la solution. » C’est la seule solution. Nous devons travailler ensemble jusqu’à ce que l’occasion soit donnée de présenter de nouveaux projets pour la France, c’est-à-dire en 2017. Sinon, on va prendre des grosses claques à toutes les élections.

Le même : « Nous avons trop reçu trop de crachats y compris de cette gauche de droite. » A chaque fois qu’il dit que la gauche est à droite, il perd des points. Surtout, un peu d’objectivité semble nécessaire. Le PS et le gouvernement prennent 10 fois plus dans la gueule de la part du Front de Gauche que le contraire. C’est une stricte vérité et pour le vérifier, il suffit de lire les derniers billets de blogueurs du Front de Gauche.

Toujours lui : « Le FDG en tête des élections, cela se fera mais ce n’est pas la méthode Coué, cela se fera uniquement sur nos valeurs. » Non, cela ne se fera pas et certainement pas sur la base de valeurs mais sur celle de personnalités, de projet politique, …

Une autre estime qu’il manque deux paramètres. Le premier : « Le caractère raciste et xénophobe des milieux populaires qui sont persuadés qu’il y a trop d’étrangers, qu’ils foutent la merde, et qu’ils nous piquent nos emplois. » N’oublions pas l’islam et les mutations de la société. Arrêtons de tout qualifier de racisme et de xénophobie. Critiquer l’immigration n’est pas du racisme. A force de traiter tout le monde de raciste, le racisme se banalise…

Le deuxième : « La base du PS vit les critiques de Mélenchon (même s’ils reconnaissent qu’elles sont justes), comme une agression contre leur parti et comme un règlement de comptes entre caciques de la rue de Solférino. » C’est très vrai (surtout la première partie, on se fout du règlement de compte).

Elle dit ensuite : « De même, je crois que maintenant la rupture est consommée entre le PS et nous, et si quelques militants « sincèrement de gauche » avaient dû nous rejoindre, cela aurait dû se faire depuis longtemps (et cela a sans doute dû se faire). Mais aujourd’hui, je ne me fais plus d’illusions sur d’éventuels transfuges. On avait avancé les noms de Montebourg, Filoche, Lienemann, ou Maurel, mais s’ils sont restés, ce n’est pas parce que nous ne sommes pas convaincants, c’est juste parce que la place et la soupe sont bonnes. Point. » Ils ne sont pas à la soupe. Ils sont au sein d’un parti et y ont un certain poids. Surtout, ils savent que le système politique est ainsi fait : il faut l’unité pour gagner. L’unité doit être large. Il ne s’agit pas que de défendre une position politique pour le principe, il faut aussi gagner des élections.

On ne gagne pas une élection en étant minoritaire et on ne met pas en place un projet politique si on ne gagne pas des élections. Il y a des débats pour tenter d’imposer une ligne politique. Ca s’est traduit par des primaires autour des socialistes et par un premier tour de la présidentielle. Ces trois tours ont permis d’établir des rapports de force au sein de la gauche.

La démocratie est ainsi faite. On se dit tous qu’on a raison.

L’élection municipale est en ligne de mire. Le Parti Socialiste ou le Front de Gauche n’en sortiront pas vainqueur sans l’autre. Personne ailleurs qu’à droite ne gagnera si le Front de Gauche choisit le choc frontal avec le Parti Socialiste et passe sa vie à le critiquer.

Il faut penser au salut…

Je vais donner un conseil intermédiaire. Le Front de Gauche doit évidemment dénoncer les positions du Gouvernement quand il n'est pas d'accord mais, pour ce faire, il doit changer de vocabulaire, arrêter de parler de troika, d'oligarchie, d'Hollandréou, de merdia, de "Parti Sournois" ou de P"S", ...

Dernier conseil : arrêtez de parler de l'ANI, du TSCG, ... Les gens ne savent pas ce que c'est. Un truc comme l'ANI, par exemple, ne concerne a priori que les salariés des grosses boites dans des secteurs en difficulté. Ca ne fait pas une base électorale... Les gens ne comprennent rien au TSCG : vous-mêmes, d'ailleurs, seriez incapable de dire les différences par rapport au précédent traité.

Ca enlève toute crédibilité.

Il y a d'autres motifs de luttes. On nous parle par exemple d'une augmentation de la durée de cotisation pour les retraites. Là, vous pourrez gueuler.

Et je gueulerai avec vous.

Ne faites pas d'erreur d'analyse sur la personnalité des gens, y compris des blogueurs de gouvernement.

20 mai 2013

Luttons contre le FN en attendant l'apéro

Le camarade Gauche de Combat m'envoie un tweet (illustration) pour m'inviter à lire son billet (oui, on appelle ça du spam et il perd de l'énergie, je l'ai déjà lu) où il invite ses lecteurs à contrer le Front National plutôt que le Front de Gauche. Je vais me retenir d'être doublement grossier. Je vais quand même rappeler, d'une part, qu'on a vu l'efficacité des campagnes du Front de Gauche et, d'autre part, il a dans sa page d'accueil au moins trois billets à charge sur 10 contre le Gouvernement ou le PS.

Je ne fais pas de billet contre le Front de Gauche sauf, parfois, pour répondre à des propos précis du Front de Gauche contre la majorité.

Tant que je suis à lire sa une, ça me fait penser que ce billet m'a inspiré un billet que je n'ai pas fait. Dans ce billet, il tente de décrire ce qu'est un type de droite. Toutes les platitudes habituelles y passent. Si on considère que la droite représente 50% de la population française, notre camarade Gauche de Combat a démontré que la moitié des Français étaient des enculés. Ce n'est pas avec ce genre de propos que l'on luttera contre le grand parti populiste de droite.

Pour en revenir avec le Front National, je ferais remarquer à notre aimable ami Gauche de Combat que j'en fais beaucoup plus que lui. Je le concède, avec un résultat à peu près aussi nul. Tiens ! Ce matin, je faisais un billet à propos des corridas. Je n'aime pas les corridas mais un confrère blogueur disait qu'il serait absurde de les supprimer. Dans ce billet, je disais que ses arguments étaient insuffisants pour me convaincre mais j'en rajoutais un : « Il y a une raison pour laquelle il serait absurde de l'interdire : ça provoquerait un désastre électoral pour le type à l'initiative de l'introduction. » Je voulais bien dire par là que si on supprimais les corridas, on donnerait des voix à l'extrême droite.

Ma première réflexion qui semble particulièrement importante à cette heure avancée : il vaut mieux lutter contre les idées du Front National, s'il en a, que contre le Front National. Plus le Front National gagnera des parts pour les prochaines élections, plus les municipalités socialo-communistes auront des chances de conserver leurs communes, grâce aux primaires.

Sur mon annexe, hier, je faisais un billet pour me foutre de la gueule de la réacosphère.

Dans le présent blog, le billet précédent celui sur la corrida, était à propos de l'espèce humaine, pour défendre un texte du Front de Gauche à fin de supprimer le terme « race » de la législation. Dans le billet d'avant (je n'invente rien, vous pouvez lire les archives de mon blog), je critiquais les propos de l'UMP qui accusaient la gauche de faire monter Madame Le Pen (et non pas descendre dans la piscine). Ainsi, dans mes trois derniers billets de ce blog, je « pousse des pions » (à mon échelle, hein!) contre le FN. Pas dans les 7 précédents, je me suis égaré à faire des billets contre le libéralisme et plus généraux sur les réseaux sociaux.

J'ai donc 30% de mes derniers qui sont contre le FN alors que le camarade Gauche de Combat en a 30% contre le Parti Socialiste. Je ne crois donc pas avoir de leçons à recevoir.

Néanmoins, le billet de blog de l'ami Gauche de Combat n'est pas dénué d'intérêt mais je tiens à rappeler qu'on ne luttera pas contre la bête immonde en disant : ouh la la, c'est des fachos.

En conclusion, GdeC dit, tout d'abord : « Enfin, cet article se termine judicieusement par la volonté affichée de contribuer au nécessaire regroupement des forces démocratiques pour lutter efficacement contre ce péril imminent qu’est l’extrême droite, en perspective des municipales. » Il faudrait qu'il précise ses pensées... Veut-il qu'on doit faire un front commun entre le FdG, le PS, EELV, le Modem, l'UDI et l'UMP pour contrer le FN ? Je me demande si ce n'est pas la meilleure solution pour perdre. Pour tout perdre. GdeC essaie-t-il de convaincre les électeurs de la droite de la droite mènent tous la même politique ?

Ah mon avis, ce qui serait bien pour lutter contre le Front National est que le Front de Gauche s'occupe plus de lutter pour les catégories populaires que contre le Front National. Il n'empêche qu'il est assez facile de constater qu'il est plus fréquent chez le blogueur Front de Gauche de taper sur le Gouvernement que d'aller défendre les catégories populaires.

C'était quoi l'objet de ce tweet de Gauche de Combat ?


16 mai 2013

Le blogueur gauchiste antilibéral face au blogueur libéral antigauchiste

Mon confrère blogueur geek, Benoit Descary, constate que Youtube, filiale de Goole, devient progressivement un système de diffusion de vidéo en direct. La semaine dernière (ou celle d’avant…) nous avons eu une polémique à propos de la vente (ratée) de Dailymotion par Orange et de l’intervention d’Arnaud Montebourg pour empêcher cette vente.

Google est le numéro un mondial mondial de l’Internet et Orange le numéro un français dans le domaine, avec un chiffre d’affaire supérieur, ce qui devrait amener nos analystes économiques en chef, de droite comme de gauche, à réfléchir un peu plus. Si Google fait un truc et Orange envisage le contraire, il y a nécessaire un d’entre eux qui fait une connerie. La logique nous laissant penser que celui qui monte, Google, a raison, la même logique pourrait nous laisser penser que l’autre à tort. Et que Montebourg a eu raison d'intervenir.

Le sujet est politique !

Nous avons d’un côté les blogueurs Front de Gauche, tels que Gauche de Combat, qui dénoncent le libéralisme de François Hollande et de son gouvernement mais oublient d’évoquer le bon sens des interventions gauchistes des libéraux du Gouvernement.

Nous avons d’un côté les blogueurs libéraux, tels que Pierre Chappaz; que je stigmatisais dans mon dernier billet, qui constatent le bon sens de l’intervention de l’Etat actionnaire.

Je suggère à ces braves gens, infiniment minoritaires dans la population, à faire preuve d’un peu de bon sens et à débattre exclusivement entre eux, même si je veux bien servir d’arbitre en faisant un billet ou deux pour relayer leurs causes.

On frise le grotesque.

22 janvier 2013

Place au peuple du Mali

Les blogueurs Front de Gauche étant empêtrés dans des polémiques visant à montrer leur seul adversaire, François Hollande, l’électeur du Front de Gauche s’interroge. Quelle est la position de mes élus, se demande-t-il ? Jean-Luc Mélenchon ne s’est pas clairement positionné mais critique en permanence l’intervention, comme s’il était contre. Pourtant, fallait-il laisser ces forces conquérir, au-delà de cette ville, l’ensemble du Mali ? Il s’interroge, l’électeur du Front de Gauche. Pour lui, la réponse est clairement : « Non ! » Il fallait empêcher dans l’urgence l’avancée de ces groupes, dont l’idéologie porte à instaurer des régimes despotiques d’une rare violence, en particulier à l’égard des femmes.

Elle n’est pas belle, la fin de mon introduction ? Elle n’est pas de moi. Je vais rassurer l’électeur du Front de Gauche puisque les blogueurs proches de ce parti sont incapables de faire de la propagande officielle, comme un blogueur de Gouvernement, par exemple.

Place au Peuple.

Enfin, à ses représentants élus…

Monsieur Asensi, député communiste de Seine Saint-Denis, dans son discours au Parlement, dit : « La non-intervention aurait été la pire des lâchetés. La position des députés du Front de gauche, communistes et républicains, est claire : abandonner le peuple malien aux fous de dieu aurait été une erreur politique et une faute morale. » « Notre intervention militaire dans une ancienne colonie française recueille le soutien de l’opinion africaine et de ses représentants. L’Algérie a ainsi ouvert son espace aérien et fermé ses frontières. Cette coopération relative n’était pas courue d’avance, elle est à mettre au crédit du dégel de nos relations ces dernières semaines. »

J’adhère totalement à son discours, à lire sur le site de l’Assemblée Nationale.

La position des sénateurs du groupe « Communiste républicain et citoyen » est à lire sur le site du Sénat. C’est Michelle Demessine qui s’exprime. « Cette force composite menée par des mouvances incontestablement menaçantes pour l’idéal de démocratie et de progrès a fait mouvement jeudi dernier vers Bamako, la capitale. Fallait-il laisser ces forces conquérir, au-delà de cette ville, l’ensemble du Mali ? La réponse est clairement : « Non ! » Il fallait empêcher dans l’urgence l’avancée de ces groupes, dont l’idéologie porte à instaurer des régimes despotiques d’une rare violence, en particulier à l’égard des femmes. » Ah ! Elle dit aussi comme moi… Mieux : « Nous approuvons donc cette décision d’éviter la prise de Bamako et d’empêcher l’avancée des groupes islamistes. » « De plus, cette action de la France résulte d’une demande officielle d’intervention du président malien au titre de l’article 51 de la Charte des Nations unies. Elle reçoit d’évidence le soutien au Mali des populations et en France des Maliens et de leurs organisations. Elle obtient aujourd’hui une approbation sans ambiguïté de l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU. »

Néanmoins, comme l’ensemble des députés et sénateurs de droite comme de gauche, comme beaucoup de citoyens, comme moi, ce député et cette sénatrice s’interrogent sur ce qui a fait qu’on en soit arrivés là, sur ce qu’il va arriver à cour et moyen terme et sur le redressement du Mali. Madame Demessine, par exemple, dit aussi : « La force d’intervention décidée par les Nations unies par la résolution 2085 doit devenir réalité au plus vite. Il faut à tout prix éviter que nous ne restions, un temps indéterminé, seuls en première ligne. Nous avons pris nos responsabilités, et il fallait le faire. Mais ce cavalier seul ne peut durer. C’est notre autorité politique et démocratique qui est en jeu, ainsi que notre sécurité. Ce conflit, le drame malien, peut être un signal de plus donné quant à l’urgence du développement. Afin de permettre à l’Afrique, qui possède toutes les richesses naturelles et humaines adéquates, de se développer, il faut cesser le pillage de ses matières premières et de ses compétences intellectuelles. »

Nous avons donc la position officielle des députés et sénateurs du Front de Gauche. La même que la mienne, en gros. En fronton de mon blog, il est indiqué : « S'il fallait connaître quelque chose en politique pour en parler, ça limiterait l'intérêt de la démocratie et la recette des bistros » ! Je ne vais donc pas rentrer dans le détail des propos de chacun vu que tout le monde semble d’accord, ça me fatiguerait.

Vous avez vu ? Je ferais un bon blogueur Front de Gauche, hein ?

Pourtant, je vais rétablir le contexte. Suite à l’entrée en guerre de la France au Mali, Jean-Luc Mélenchon l’a critiquée très rapidement puis longuement. J’entends bien ses arguments mais il me manque un détail. Juan le formule ainsi dans son dernier billet : « Jean-Luc Mélenchon, invité de Tous Politiques ce dimanche neigeux du 20 janvier, se refusait à dire s'il désapprouvait sur le fond l'intervention militaire. » « L'alerte citoyenne quand nos soldats sont engagés est toujours nécessaire. Mélenchon voulait rappeler qu'une intervention militaire est quelque chose grave qui mérite interrogation et réflexion. C'était évident mais sur le fond, est-il pour ou contre l'intervention au Mali ? »

Il ne l’a pas dit. Des élus du Front de Gauche lors de débats au Parlement ont dit : ils sont pour l’intervention.  Je suis rassuré par la position officielle des députés du Front de Gauche qui est la même que la mienne : il fallait intervenir.

C’était bien la peine que des blogueurs et twittos Front de Gauche me tombent sur le poil quand j’ai dit que Jean-Luc Mélenchon n’avait pas dit qu’il était pour, trop occupé à taper sur François Hollande. Et en plus, je suis obligé de faire leur job.

C’est bien facile de faire la révolution derrière un clavier…

19 décembre 2012

On a le droit d'être fatigué !

Tel est le billet de mon cher confrère Sarkofrance. Sans plus. Sans moins. Je ne sais pas ce qu'il veut dire. Hier soir, j'ai publié un billet maladroit (ou pas), j'ai été harcelé par des blogueurs du Front de Gauche qui ne se rendent même pas compte que leur propre parti part en couilles avec le départ d'un des fondateurs, Marc Dolez, qui ne supporte plus le fonctionnement, l'ambiance...

On a le droit d'être fatigués.

Je suis fatigué de voir une partie de la gauche prendre plus de plaisir à taper sur les autres composantes de la gauche.

Je suis fatigué mais je m'en fous, je suis en vacances demain soir. Je suis fatigué de ces procès au quotidien, de ces andouilles qui croient représenter la gauche mais qui ne représentent rien. Je suis fatigué de ces querelles quotidiennes, de ces abrutis qui font des procès parce qu'ils se prennent pour des procureurs. L'affaire Cahuzac est un magnifique exemple. Il est sommé de prouver sa propre innocence et des rats de "chez nous" trouvent ça normal. 

On a le droit d'être fatigué. Mais je croyais me fatiguer plus, autrement.

24 novembre 2012

Le Front de Gauche au secours des pigeons !

"Le Sénat a décidé, vendredi 23 novembre dans la soirée, de retirer l’article du Projet de loi de Finances 2013 sur la taxation des plus-values de cessions d'entreprises." "Le retrait du texte a été décidé par 190 voix pour et 154 contre, grâce à une alliance de l’UMP, des centristes UDI-UC et des communistes CRC."

Voila !  Quand les cocos avaient déjà opposition à deux textes de lois, je n'avais pas dit grand chose, déplorant néanmoins qu'ils fassent trainer (les textes finiront par passer, sous une forme ou une autre).

Cette fois, c'est du pur et simple sabotage.

02 septembre 2012

Pilier de bistro moyennement intelligent !

« Doté d'un certain sens de l'humour, moyennement intelligent et pilier de bistrot, il fut un féroce contempteur de Sarkozy. Il avait pris position pour François Hollande lors de la primaire, puis lors de la présidentielle. Depuis lors, convaincu du bien fondé du programme de Hollande,..

Moyennement intelligent ? Ca veut probablement dire con comme une bite. J’aime bien lire ma description par des blogueursabrutis. Ca rafraichit. « L'hollandolâtrie des antisarkozystes » s’intitule le billet.

Pour le taulier, ne pas être d’accord avec lui et ne pas soutenir le Front de Gauche revient à être con.

Il estime que je n’ai aucune culture politique, ce qui est probablement vrai, ça ne fait que 25 ans que je suis électeur. Mais cet abruti devrait essayer de remettre les pieds sur terre : tous ceux qui ne sont pas d’accord avec lui ne sont pas des imbéciles finis mais uniquement des électeurs. Je suis doté d’un certains sens de l’humour ce qui me permet d’affirmer avec un peu de prétention que les débiles qui ne sont pas d’accord avec moi sous prétexte que je ne suis pas d’accord avec eux ne sont souvent que des trous du cul prétentieux n’ayant rien compris à la politique.

Amen.

Je reste estomaqué à la lecture de ce ramassis d’âneries. Le blogueur idiot n’a qu’un seul ennemi : le socialiste. Il faut lui taper dessus. Il faut démontrer à tout le monde que le Mélenchoniste a raison par-dessus tout. Pauvre trou du cul égaré, sûr de lui, comme tous ceux espèrent voir un monde meilleur survenir uniquement parce qu’ils pensent savoir ce qu’est un monde meilleur.

Je vais lui donner un conseil : pose ta plume, pose ton clavier.

Arrête de juger les autres comme si tu avais la moindre capacité de le faire, la moindre laisse pour les emmener au tribunal populaire que tu rêverais de diriger pour mieux les traîner vers le goulag.

Ton rêve !

Museler tous les socialistes pour pouvoir incarner toute la gauche, la vraie.

Mais tu n’es rien.

Vas chier. 

Tu te rends compte de qui tu es pour juger de l'intelligence des autres ?