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09 décembre 2014

Le discours du Front

Gauche de Combat part d’un entrefilet du Point pour taper sur ce journal. Dans l’entrefilet, Le Point décrit une anecdote qu’aurait racontée Thierry Lepaon à François Hollande. Le patron de la CGT aurait lu le tract du FN à une réunion de son parti sans citer la source et les éléments de langage, dans le tract, sont validés par les participants…

GdC semble persuadé que Le Point a fait cet article pour taper sur la CGT.

Or, M. Lepaon (en disgrâce depuis…) ne fait que relater ce que je décris dans mon blog depuis des années : le positionnement politique du Front National pour les questions économiques sociales est très proche de celui du Parti Communiste (et donc, de la CGT).

GdC devrait lire le blog de Sarkofrance qui évoquait le sujet dans un billet, hier, à propos de cette phrase dans un machin d’Arrêt sur image : « Aujourd’hui, un bon facho doit avoir le discours social du PC. »

On peut en penser ce qu’on veut, être scandalisé, apeuré,… Mais c’est ainsi. Je me rappelle avoir fait un billet à propos du programme économique du Front National que j’avais pompé sur leur site web. Il tapait sur le libéralisme financier, l’Europe,…  On aurait pu trouver exactement la même chose sur le site du Front de Gauche.

Il faut s’y faire, c’est ainsi.

Tiens ! On pourrait faire le travail inverse. « Il est de l’intérêt commun des travailleurs français et immigrés, alors que le chômage atteint des proportions dramatiques, d’arrêter effectivement toute immigration nouvelle, sauf pour permettre le regroupement familial. » C’était dans le programme du PCF en 1988.

C’est amusant de retrouver les écrits du Parti Communiste. Voilà une déclaration du bureau politique en 1993 : « Pour éviter que l’on ne dérape de la perception du "problème" de l’immigration à la perversion raciste qui transforme l’immigré en bouc émissaire de tous les maux sociaux, certains s’interrogent. Ils pensent prendre l’offensive en affirmant que l’immigration est "une chance" pour la France, un révélateur de crise susceptible de re-mobiliser les forces progressistes, un levier dans la construction d’un nouveau mouvement social, voire le ferment d’une nouvelle politique. Ce serait escamoter, à contresens des réalités vécues, une contradiction qu’il faut saisir lucidement pour créer les conditions de son dépassement. »

Tiens ! Je vais recopier une partie de Wikipedia : « Au nom de la défense de l'intérêt des ouvriers et des habitants des quartiers populaires, le Parti communiste mène une campagne sur l'immigration qui suscite de vives polémiques. Elle commence le 5 novembre 1980, lorsque le bureau politique du PCF réclame l'arrêt de l'immigration. Le 23 décembre, une troupe dirigée par le maire communiste de Vitry-sur-Seine dévaste un foyer pour immigrés dans lequel devaient être logés des travailleurs maliens. » « La fédération d'Ille-et-Vilaine proteste, au nom de la laïcité, contre la construction d'un centre islamique à Rennes. Le quotidien Libération révèle que les municipalités communistes de Nanterre et Saint-Denis, tout comme celle d'Amiens, cherchent à limiter la proportion d'immigrés dans les HLM. Le maire communiste d'Ivry-sur-Seine décide d'en faire autant avec les colonies de vacances. » « La campagne antidrogue du maire communiste de Montigny-lès-Cormeilles, Robert Hue, suscite une nouvelle polémique à partir du 7 février 1981, en stigmatisant encore une fois des immigrés selon certaines sources. Une manifestation a en effet été organisée devant le domicile d'une famille marocaine accusée de vendre de la drogue à des enfants. »

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le PCF a changé de position et trouvait déjà à l’époque de l’opposition interne, y compris en la personne de leur chef d’alors, Georges Marchais.

D’autres informations en provenance de Wikipedia au sujet du résultat aux élections européennes.
1979 – PCF 20,52% – Extrême droite 1,31% - Total des deux : 21,83%
1984 – PCF 11,20% – Front National 10,95% - Total des deux : 22,15%
1989 – PCF 7,72% – Front National 11,73% - Total des deux : 19,45%

Ca marche aussi avec les présidentielles.
1981 – Marchais 15,35% - Le Pen absent …
1988 – Lajoinie 6,67 – Le Pen 14,38%

Il y a eu une nette cassure au début des années 1981. Il est de bon ton d’accuser Mitterrand d’avoir fait monter le FN pour faire chier la droite et tuer le PCF mais il n’en demeure pas moins que c’est exactement à cette époque que le PCF a changé sa façon d’aborder l’immigration. On est passé de  « il faut chasser l’immigré que le grand capital a fait venir pour avoir de la main d’œuvre à bas coût » à « il faut défendre l’immigré opprimé par le grand capital. »

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Le sujet est épineux : je ne conteste pas les choix du PCF. Je dis qu’ils ont lâché un positionnement politique qui a été repris par Jean-Marie Le Pen. Et alors que sa fille a gardé cela et réorienté totalement les volets économiques et sociaux de son parti, il n’est pas surprenant de voir son parti.

Le sujet de mon billet n’est pas l’immigration mais la prose du Point, de Gauche de Combat et ceux, supposé de François Hollande et Thierry Lepaon.

Alors je reprends le titre de l’article du Point : « Le récit de Lepaon qui inquiète Hollande. » Pépère peut légitimement s’inquiéter de voir le bureau confédéral de la CGT qui approuve les éléments de langage d’un tract du Front National sans en connaitre l’origine.

Fermer les yeux sur un programme ne sert pas à grand-chose…


Et comprendre, dans ces propos, qu’un président ou un journal accuse la CGT d’approuver le FN est délirant : c’est le FN qui reprend le programme. Il n’en reste pas moins à la droite de la droite.

28 décembre 2012

Les oubliés de la vidéo des voeux du PC

Braves donneurs de leçons... "Mercredi soir, vers 20h30, une vingtaine de policiers ont expulsé une petite dizaine de squatteurs d’une maison au 149, rue du Château (XIVe), propriété du Parti communiste.
Et hier, Sergio, un commerçant voisin, commentait l’opération : « C’est quand même fort de voir les cocos expulser des SDF. » « Etonnant et décevant de la part des communistes, s’agace Celia Blauel, élue (EELV) du XIVe, venue sur place. On note une différence entre les paroles et les actes. »" A lire ici.

Les cons.

12 juin 2012

Entre l'axe du bien et la digue qui craque

Ce qu’il y a de bien quand on gagne une élection, c’est qu’on peut se moquer de ceux qui ont perdu et leur donner des conseils… Ils auront du mal à démontrer qu’on a tort.

Mon pote Mathieu Le Privilégié revient ce matin sur l’échec du Front de Gauche. Tout d’abord cet échec est relatif. Certes Jean-Luc Mélenchon a pris une baffe et le nombre de députés communistes va baisser mais le score aux législatives n’avait pas été aussi élevé depuis 1997.

Dans son billet, Mathieu laisse entendre que le Front de Gauche n’est pas responsable de la montée du Front National. C’est une vieille rengaine depuis 30 ans. La droite a accusé Mitterrand d’avoir faire monter le Front National. En fait, c’est toujours de la faute des autres. Pourtant, aucune formation politique ne doit s’exonérer de sa propre responsabilité.

Outre le fait que le Front de Gauche a mis Marine Le Pen sur le devant de la scène assurant sa publicité et même si la baisse du Parti Communiste est constante depuis 40 ans (alors que la gauche est redevenue trois fois majoritaire à l’Assemblée Nationale), la principale baisse du Parti Communiste date de 1988. En 1981, le PCF avait 9% des sièges contre 4,.3 en 1988. Or, c’est au cours de cette période que le Front National a explosé (le père Le Pen ayant fait 14% en 1988). Il me parait intéressant pour le Front de Gauche de mieux observer cette période, non pas en tapant sur les socialos ou la participation au gouvernement, mais l’évolution de ses propres thèmes de campagne. L'axe du bien n'est pas toujours porteur.

Mais la droite m’intéresse plus, ce matin. La digue a craqué comme on dit. L’UMP cumule des appels vers l’extrême droite. Tiens ! Même NKM a craqué, elle disait encore récemment qu’elle appellerait à voter pour le sociolo en cas de duel avec le FN, ce qui lui a valu une fatwa de Marine Le Pen. On a « tous » entendu Nadine Morano, dimanche soir qui s’adressait aux électeurs du FN. Voila Mme Grosskott (de Maille ? Non. De Mulhouse) qui l’imite. D’après mes camarades blogueurs, Jean-François Copé aurait franchi le pas.

Ca sent la panique à l’UMP, à nouveau ! Bientôt, Alain Juppé va se lancer à son tour. Pour l’instant, il sert de caution propre à la droite mais il pourrait chuter… Ah ? C’est fait ! Sur France Inter, ce matin.

Ont-ils raisons ? Ont-ils tort ?

A droite, on pense qu’ils ont raison, qu’ils doivent prendre leurs responsabilités.

J’aurais tendance à penser le contraire. On nous dit que deux tiers des électeurs de l’UMP est favorable à un rapprochement avec le Front National. C’est peut-être le cas mais l’UMP n’a plus beaucoup d’électeurs… L’UMP et ses alliés ont fait 34%. Les deux tiers représentent environ 23% des voix. Si on y ajouter les 13,6 du FN et en poussant un peu, on arrive à 40% alors que le PS et ses alliés arrivent à 46% (le rapport de force est à peu près le même – un peu moins bon, peut-être – pour la Présidentielle). Au cas par cas, dans une circonscription, la stratégie peut être gagnante. L’UMP arrivera peut-être à sauver une cinquantaine de sièges (personne ne peut le savoir) mais n’aura pas la majorité à l’Assemblée Nationale.

Ca cogite sec dans les états-majors ! Je suppose qu’un consultant avec une cravate à réussi à convaincre les cadres de l’UMP que les alliances locales avec le FN sont nécessaires pour reconquérir des villes, des cantons (donc des départements) et des régions. Il a parfaitement raison mais de toute manière, la droite ne peut plus perdre d’échelons locaux : la gauche ne pourra pas rester indéfiniment en tête partout…

Par contre, la droite risque d’avoir une longue traversée du désert au niveau national…

Je souhaite bien du courage à mes potes du Parti Communiste et à mes « ennemis » de l’UMP, même si la gauche n’est pas restée majoritaire, au plan national, plus de 5 ans depuis très longtemps (voire jamais, d’ailleurs).

10 novembre 2011

Des négociations à une face cachée ?

Je reviens sur mon dernier billet à propos des négociations entre les « petits partis de gauche » et le PS. Ces négociations sont normales mais les Verts gagneraient beaucoup à tout mettre sur la table ou à ne pas communiquer sur le sujet… Ou à expliquer les vrais enjeux.

L’application de la réforme territoriale sera appliquée pour la première fois en 2014.

Les élections Régionales et Cantonales disparaitront et les élections se feront par des espèces de nouvelles circonscriptions ou de nouveaux cantons entre des candidats et plus des listes. Les petits partis seront défavorisés pour deux raisons :
-         les scrutins ne seront plus « sur liste » avec une partie des sièges distribués en fonction du pourcentage des voix recueillies par chaque liste,
-         les cantons seront plus grands que les cantons actuels, les fortes colorations politiques locales du fait de la personnalité d’un élu joueront beaucoup moins.

Même si c’est un sujet que j’ai traité, je vais rappeler le bordel que ça sera en 2014 en détaillant ma propre zone géographique. Mon Maire est issu du MRC (le parti de Chevènement) et a été élu Conseiller Régional sur la liste du PS. Mon Conseiller Général est communiste et a été élu, de mémoire, avec le soutien du PS. Ainsi, MM. Alain Desmarest et Jean-Luc Laurent sont tous deux « mes » élus territoriaux.

Mathématiquement, avec la réforme territoriale, il y aura donc un élu d’une petite formation politique de moins « dans mon coin ». Peut-être même deux si le PS se fâche. Le PC risque de perdre les derniers départements qu’il gère et le MRC ses deux (?) élus au « futur » Conseil Régional.

Les Verts sont peu présents dans mon coin mais je suppose qu’ils ont les mêmes problèmes ailleurs.

Il y a deux solutions :
-         soit François Hollande gagne la présidentielle,
-         soit le candidat de l’UMP, a priori Nicolas Sarkozy, la gagne.

Dans le premier cas, le PS pourra se montrer royal (si je puis me permettre) et offrir des circonscriptions à ses alliés, leur permettant ainsi de bénéficier, outre de députés et d’un groupe à l’Assemblée Nationale, d’un juteux financement de la part de l’état (les partis touchant des subventions selon le résultat de scrutins nationaux).

Dans le deuxième cas, les petites formations de la gauche ne bénéficieront d’aucun élan leur permettant d’avoir un nombre conséquent d’élus voire risquent de perdre des députés. Surtout si le PS est en colère.

Dans le deuxième cas, la réforme territoriale sera mise en application et les petites formations vont perdre des implémentations locales. Surtout si le PS est en colère. Elles risquent même de perdre des fiefs historiques, ce qui serait très mauvais pour elles.

Dans le premier cas, la nouvelle majorité, composée des forces de gauche réunies autour de la plate-forme établie entre les deux tours et en préparation des législatives, pourra arrêter la mise en œuvre de la réforme.

Et même si ce n’est pas possible (ces temps-ci, les économies sont très à la mode : arrêter la réforme pourra difficilement être un argument de campagne, une autre réforme serait néanmoins possible), le Parti Socialiste pourra avoir certaines largesses…

Dans mon billet de ce matin, un commentateur (FalconHill) disait : « Et si le PS envoyait bouler une bonne fois pour toute les Verts et ces partis un peu extrêmes sur les bords qui ne pèsent rien dans les urnes ? »

Ca me parait être une excellente idée sauf que je pense qu’une majorité doit être plurielle pour mieux représenter les citoyens.Il n'empêche que s'il faut en passer par là pour que la gauche puisse, un jour, gagner des élections nationales...

Néanmoins, aux « primaires citoyennes » organisées par le Parti Socialiste, 2 860 157 ont voté. François Hollande a recueilli 1 607 268 voix au second tour. Aux dernières législatives (le dernier scrutin national), les candidats Verts ont recueilli 845 884 voix au premier tour (90 975 au second ; les périmètres ne sont pas exactement comparables). Ainsi, dans un scrutin « privé », François Hollande a recueilli deux fois plus de voix que les écolos à un scrutin national.

Dans son projet, il avait une position mesurée à propos du nucléaire : la réduction à 50% de l’énergie produite en 2025. Il n’avait pas l’arrêt du nucléaire et surtout de l’EPR. Par fidélité pour les 1,6 millions des gens qui l’ont soutenu, il ne peut pas infléchir de position pour en satisfaire potentiellement 850 000 !

Qu’on ne me fasse pas croire que l’arrêt du nucléaire est réellement une exigence des Verts et d’autres formations politiques (ben oui, il doit bien y avoir 30% de communistes parmi les employés d’EDF…), surtout quand on connaît les enjeux électoraux pour l’avenir des « petites formations politiques ».

Qu’on ne me fasse pas croire que ce machin est réellement au centre des négociations !

20 juin 2011

La dernière cartouche du Parti Communiste ?

Dans son blog, Philippe demande à certains blogueurs ce qu’ils pensent de la désignation de Jean-Luc Mélenchon par les militants du Parti Communiste pour les représenter à l’élection présidentielle.

Melclalex semble s’en réjouir mais conclue par « J'espère que votre "victoire" servira d'aiguillon au Parti Socialiste pour qu'une grande unité de la gauche soit possible sur des idées et un projet communs. » Pour ma part, je serais plus sur la ligne de Dominique : « Rappelons quand même que Jean-Luc Mélenchon est avant tout socialiste que communiste. Si ces trois candidats, à savoir celui d'Europe Ecologie-Les verts, du parti socialiste et du Front de Gauche s'unissent derrière un seul candidat, Nicolas Sarkozy a bien du souci à se faire. »

Corto se moque d’un jeune militant enthousiaste. Romain se demande si le bulletin de vote n’était pas « un peu orienté ? »

Je suis embêté pour répondre à Philippe d’autant que cette désignation me semblait acquise d’avance.

Je suis content pour mes copains du Front de Gauche mais je pense que le Parti Communiste a fait une erreur. Les gens comparent la période avec 1974 où le PC n’avait pas de candidat à l’élection présidentielle mais je crois que la période n’est pas comparable, le PC était à l’époque la première force politique de gauche (arrivée en tête des formations de gauche aux législatives de 73).

D’ailleurs, les militants de l’Allier et du Val de Marne, seuls départements où le PC gagne encore ont voté majoritairement pour André Chassaigne. Le PC joue sa survie dans cette opération mais je ne sais pas si le public se rend compte à quel point parce qu’à part le côté affectif, personne n’étudie réellement les perspectives électorales…

C’est pourtant du concret.

J’habite dans un de ces deux départements. Mon conseiller général est communiste. En 2014, il y a les élections territoriales. Mon canton (comme tous les cantons) va disparaître au profit d’un « canton élargi ». Le nombre de cantons va passer de 49 à 22. Outre que quand « la circonscription » est large, les candidats des grosses formations politiques sont favorisés, les négociations entre les composantes de la gauche vont être terribles. Ma commune est d’ailleurs la dernière grosse commune gérée par le MRC et le maire et le premier adjoint sont conseillers régionaux. J’imagine le bordel…

Le PCF joue très gros dans les trois prochaines années.

J’espère pour lui qu’il n’a pas tiré la dernière cartouche, ce week-end.

31 mai 2011

Espoir 2012

"Le choix du candidat n’est donc pas une affaire de cœur ou d’opportunité politicienne. Il est bien au contraire un acte de raison et d’orientation politique." Voila un peu de lecture.

14 janvier 2011

Et si Méluche n'était pas le candidat du Front de Gauche ?

Il a une bonne tête et est candidat à la présidentielle. C’est André Gérin, député communiste du Rhône. Je suis tombé par hasard sur cette interview qui me réjouit.

« Je ne me ferai pas à l'idée que le Parti communiste français (PCF) ne soit pas présent en tant que tel à cette élection présidentielle de 2012 » « La candidature de Jean-Luc Mélenchon s'inscrit dans une démarche que l'on a depuis une trentaine d'années de rassemblement autour du PS. »

Paf ! Dans la tronche. La bonne entente règne au Front de Gauche, le bonheur. Cela dit, il a raison, deux partis composent ce front bien dégarni, le PC, incapable de trouver un candidat dépassant les 2% mais avec un vivier de militant et le Parti de Gauche, sans militant (à part quelques blogueurs sympathiques) mais avec un candidat.

Vu du PS, on n’a pas nécessairement l’impression que Méluche roule pour nous…

« Si Jean-Luc Mélenchon n'était pas choisi [comme candidat du Front de Gauche], je pense que le Front de gauche n'aura plus lieu d'exister. » Parfaitement. Le PC non plus, d’ailleurs. Quant au parti de gauche…

« Je ne vois pas l'intérêt de faire une alliance avec un ancien représentant du PS. Ce qui est important pour moi, c'est comment aller à la reconquête des classes populaires qui s'abstiennent ou qui votent Front national. Je pense que c'est vraiment au Parti communiste d'aller à cette reconquête. Cela serait le meilleur service que l'on pourrait rendre à la gauche avec l'idée de la faire gagner. »

On représente 2%, on ne voit pas l’intérêt de faire alliance avec le PS et on voudrait faire gagner la gauche.

« Je n'ai pas envie de recommencer ce qui a été fait sous le gouvernement Jospin. » Ah bon ? Les 35 heures, les emplois jeunes, les centaines de milliards de millions de chômeurs en moins, un budget à l’équilibre et une dette qui baisse ?

« Je ne me fais pas à l'idée que le PCF joue un rôle second sur l'échiquier politique. » Second rôle ? Figurant, plutôt…

« Si on veut vraiment faire reculer le Front national, seule une candidature communiste pourra le faire. Jean-Luc Mélenchon, même si son discours est vigoureux contre le PS, roule, dans l'ensemble, pour Martine Aubry. »

Mes copains blogueurs ne vont pas être contents…

Les objectifs pour 2012 ? « On va dépasser la barre des 5%. Il faut s'occuper des problèmes, de la sécurité, de l'industrie, s'occuper de l'islam et tendre la main aux musulmans. »

Monsieur le député,

Si sur les 4 points que vous avez au programme (sécurité, industrie, islam et musulmans), seule un seul, l’industrie, concerne réellement les gens, si le PC n’est pas capable de faire un projet pour « les classes populaires », vous pouvez d’ores et déjà faire l’économie d’une campagne, déjà que les comptes du PC sont dans le rouge.
Sécurité ! Islam ! Musulmans !

Ah ! Les PC veut chasser sur les terres du FN, récupérer l’électorat qu’il lui a filé. Qu’il choisisse les bonnes méthodes !

Bien cordialement,
Nicolas

17 août 2009

J'aurais du me passer des alliances

Mon retour au blogage après les vacances s’effectue dans la plus grosse cacophonie : j’ai fait deux billets sur les alliances… sans avoir vu la déclaration de Vincent Peillon à ce sujet. Je suis donc obligé de faire un troisième billet pour éviter de me faire taper dessus.

Contrairement aux apparences, je ne suis pas du tout d’accord avec Vincent Peillon qui « rêve d'une alliance élargie du PS au MoDem en passant par le PCF. »

Mon premier billet est titré : « Réglons en deux secondes la question des alliances ». Ce titre était pourtant parfaitement clair. « En deux secondes ». Hop ! Il n’y a pas de « question des alliances », n’y accordons que deux secondes. Et consacrons-nous au projet.

Je n’ai pas envie de me battre pour mettre autour d’une table des gens qui ne peuvent pas être d’accord : si Vincent Peillon veut perdre son temps jusqu’en 2017 pour être lui-même candidat, c’est son problème.

Mais je ne vais pas faire un troisième billet : j’en ai déjà raté deux. Je vais juste rappeler ma position. Le PS ne gagnera que s’il s’affiche clairement à gauche.

Je vais donc m’atteler à rater, maintenant, un ou deux billets sur la burqa suite aux propos de Fadela Amara et de Bernard Debré.

Tiens ! Les blogueurs, vous qui aimez bien parler d’alliances, vous ne pourriez pas essayer d’aborder ce sujet de société ?