En salle

Affichage des articles dont le libellé est Laurent Fabius. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Laurent Fabius. Afficher tous les articles

22 avril 2014

Laurent Fabius et le travail le dimanche

« Le ministre des Affaires étrangères, du Commerce extérieur et du Tourisme, Laurent Fabius, a plaidé mardi 22 avril pour l'ouverture des magasins le dimanche. Ceci dans l'espoir de relancer le secteur crucial du tourisme en France. » nous dit la presse. Franchement, quel intérêt a-t-il à relancer ce débat ?

« Le touriste qui vient le dimanche et qui se présente devant un magasin qui est fermé ne va pas revenir le jeudi", a-t-il souligné, en évoquant à la fois "les Français qui vont en France, plus beau pays du monde, ou les étrangers qui viennent en France". »

Lolo, un peu de sérieux ! Ce n’est pas parce que vous avez travaillé dimanche (de Pâques) pour accueillir nos otages qu’il faut raconter des calembredaines maintenant. Un touriste n’a pas à aller faire des courses le dimanche dans des zones commerciales. La législation actuelle prévoit déjà la définition de zones touristiques où les commerces sont ouverts. Elle a même probablement trop de dérogations.

« Parallèlement, un sondage OpinionWay a révélé mardi 22 avril qu'un tiers des salariés seraient prêts à travailler occasionnellement le dimanche pour améliorer leurs revenus à la condition d'être payés double. » Ben oui ! Manquerait plus que les salariés ne soient pas prêts à gagner plus. On lit de ces conneries…

On aurait du le laisser ne s’occuper que des affaires étrangères. Que vient foutre le tourisme au Quai d’Orsay ? Pourquoi le ministre du tourisme s'occupe de ce genre de truc ?

Après tant d'années de politique, il n'a pas encore appris à être plus précis dans ses annonces et à ne pas relancer des sujets sensibles ? Arrêtons le bricolage. Et fermons les magasins de bricolage le dimanche : les touristes ne bricolent pas.

08 avril 2013

L'affaire Libération

Quelle mouche a piqué Libération ? Pour résumer, ils prétendent que Médiapart va sortir des preuves que Laurent Fabius a un compte en Suisse, ce que démentent le Ministre et le site d’information. Je ne vais pas citer tous mes confrères blogueurs qui s’en prennent, probablement à juste raison (je n’ai jamais été client de ce canard), à Libération depuis quelques jours. J’ai lu les commentaires du billet d’Edwy Plenel et ceux de l’article de Libération (pas tous…), ça me suffit amplement.

Ils ont quoi dans le crâne chez Libé ? Laurent Fabius qui se rêve depuis 30 ans comme président de la République ferait une telle connerie.

A l’heure où j’écris, plusieurs heures après les démentis, l’information figure toujours en haut de Google News, le démenti et le titre faisant la une de liberation.fr.

On trouve de tout dans les commentaires (y compris des propos antisémites contre Laurent Fabius : Libération ferait bien de faire le ménage). On a par exemple une personne qui pense que Libération agit pour rendre service au Gouvernement en discréditant par avance les prochaines rumeurs. On trouve plusieurs personnes qui expliquent que Médiapart dérange et que Libération a peur. On en trouve aussi qui défendent Libération (l’article porterait non pas sur le compte de Laurent Fabius mais sur la panique à l’Elysée). Pour un peu, on trouverait des gens prêts à démontrer que Médiapart a bien fait part à Libération d’une solide information afin que Médiapart puisse démentir et dire que c’est un journal sérieux.

Depuis quelques jours, Libération semble faire dans la surenchère mais tant qu’on ne parlait de ce canard que dans les milieux que ça intéresse, cela ne me dérangeait pas spécialement. Cette fois, ils viennent carrément de commettre une faute : l’information qui n’en est pas une est reprise par l’ensemble des médias, alimentant la cause du « tous pourri » et le mauvais climat qui règne actuellement. « Jeter l'opprobre sur des centaines de milliers d'élus me paraît complètement injuste et ça ne va faire qu'alimenter la société de défiance qui caractérise aujourd'hui la France et qui conduit d'une manière générale à l'incivisme et au doute. » a déclaré Gilles Carrez, à juste titre.

Une ministre, Mme Carlotti, diffuse son patrimoine sur son blog. Le patron d’EELV a lancé je ne sais plus quel appel à la transparence. Est-ce que ces gens là se rendent compte qu’on se fout de leur patrimoine déclaré ? Est-ce qu’ils peuvent imaginer qu’on ne les croit pas nécessairement ?

Alors qu’ils arrêtent de souffler sur les braises ! Que Libération arrête…

09 octobre 2012

Abolition universelle de la peine de mort !

C'est la nouvelle campagne de Laurent Fabius. Il nous invite à modifier nos avatars en y ajoutant un petit badge. C'est ici que ça se passe. A relayer et faire tourner dans les réseaux sociaux. C'est aussi bien qu'une page Facebook d'entrepreneurs pleins aux as.

06 mars 2012

Mettre Nicolas Sarkozy face à l'Europe : Lolo, on compte sur toi !

Quand j’ai appris que François Hollande avait demandé à Laurent Fabius d’aller débattre face à Nicolas Sarkozy, ce soir, j’ai d’abord été surpris puis j’ai été ravi : notre candidat doit montrer qu’il est entouré de compétences, de gens sérieux à forte carrure. Laurent Fabius a un passif auprès des Français mais n’en demeure pas moins une pointure et un fin débatteur, il l’a montré à de nombreuses reprises.

La lecture de 20minutes, dans le métro, ce matin, m’a conformé dans ma position. Valérie Rosso-Debord, députée UMP, a déclaré : « Fabius est un homme à la fois courtois et aiguisé mais Sarkozy le mettra face aux contradictions du PS sur l’Union européenne. »

La légèreté et les affirmations péremptoires des personnalités UMP me surprendra toujours. Le pire est qu’elle pourrait bien penser ce qu’elle dit.

Je ne voudrais pas refaire une leçon d’histoire, ayant moi-même voté « oui » en 2005… Toujours est-il que Laurent Fabius s’était prononcé contre ce traité, contre l’avis de la majorité du PS, alors dirigé par François Hollande. Or les Français avaient massivement voté contre ce traité. Laurent Fabius a donc, paradoxalement, toute sa légitimité pour parler de l’Europe et décrire à quel point le Parti Socialiste est attaché à la construction européenne mais pas dans n’importe quelles conditions.

Or, justement, François Hollande a parmi sa priorité la renégociation des traités…

Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy impose traités sur traités au peuple Français, contre son avis, lui faisant perdre de plus en plus de souveraineté, aux mains de technocrates dictés par des traités qui imposent de plus en plus de libéralisme.

Le Parti Socialiste, n’en déplaise à Madame Rosso-Debord, n’a plus de contradiction. La victoire de François Hollande en France pourrait être un très mauvais signal pour les dirigeants conservateurs de tous les pays, leur malaise suite à l’article du « Spiegle » relatant (à tort ou à raison) leur soutien à Nicolas Sarkozy et leur boycott de François Hollande.

Les peuples de ces pays pourraient avoir envie de les foutre dehors, si François Hollande est élu et quand il aura proposé des modifications des traités, montrant ainsi qu’une voie autre que l’austérité est possible.

Pour faire rigoler Mme Rosso-Debord, Laurent Fabius pourra rappeler la récente mésaventure des conservateurs Espagnols et du Premier Ministre, Mariano Rajoy, qui se sont fait tacler, hier, par la Commission Européenne. Les droites européennes arrivent à démontrer toutes seules leur incompétence : demander plus d’effort de rigueur à un pays qui a plus de 20% de chômage. On croit rêver.

Nicolas Sarkozy mettrait Laurent Fabius face aux contradictions du Parti Socialiste sur l’Union Européenne ?

Si j’étais à la place de Nicolas Sarkozy, j’éviterais d’aborder le sujet.

Vas-y, Laurent ! Matraque !

Madame Rosso Debord, avant de vous attaquer aux contradictions du Parti Socialiste, regardez donc ce qui arrive au vôtre... Vos deux chefs, Jean-François Copé et François Fillon se déchirent pour récupérer le parti après la défaite de Nicolas Sarkozy.

04 février 2009

Egalité du temps de parole à la télé

Excellent billet d'un jeune blogueur, Laurent Fabius, signalé par Tim, qui, en cette journée où différents blogs parlent du document du CSA décrivant comment sont décomptés les temps de parole des politiques (ou pas) à la télé.
"De Juillet 2007 à Septembre 2008, dernières données officielles connues, les temps de parole consacrés par les trois premières chaînes de télévision respectivement à la droite et à l’opposition dans les principaux journaux télévisés sont les suivants : sur TF1, 11 H 22 contre 3 H 39 ; sur France 2, 44 H 29 contre 18 H 24 ; sur France 3, 30 H 32 contre 15 H 53."

15 janvier 2008

Egalité Audiovisuelle - Pétition

Raz-le-bol de voir que le temps de parole de Nicolas Sarkozy et de ses conseillers n'est pas comptabilisé.
Je soutiens donc la pétition lancée par Laurent Fabius. Nananère.

25 décembre 2007

Bilan 2007

Profitons lâchement de ce jour de Noël pour faire le bilan de la riche année politique 2007. Elle a d’ailleurs été bonne pour les riches.

Rappelons-nous Noël dernier ! Nous étions tous persuadés qu’une immense majorité des Français allait voter contre Nicolas Sarkozy lors de l’élection présidentielle, car, dans notre esprit, il avait l’image d’un fou furieux. La victoire de Ségolène Royal ne faisait aucun doute. L’élection était imperdable.

En janvier et février, Nicolas Sarkozy entrait en campagne… Dans les blogs on pensait que le relatif silence de Ségolène Royal était une parfaite stratégie élaborée par elle et François Hollande !

En mars, on a compris que l’élection était pliée !

Je me rappelle assez bien de ce jour de début avril où j’ai subitement compris que sur les blogs nous nous trompions lamentablement : les blogs n’auraient aucun impact sur l’élection. Nous nous contentions de balancer notre argumentation pro-Ségolène Royal ou anti-Nicolas Sarkozy sans se rendre compte que nous n’étions lus que par des gens déjà politisés… c’est-à-dire nous-mêmes, pauvres blogueurs !

On ne voyait pas qu’on faisait du blogage en circuit fermé !

Bon… L’élection est arrivée… avec le résultat que l’on connaît ! Nous étions au bord du trou… quand un coup de génie de Laurent Fabius lors des soirées électorales pour les législatives (la TVA sociale) a fait foirer Jean-Louis Borloo et a sauvé les législatives. La défaite ne fut pas aussi dramatique que prévue, bien au contraire.

Parallèlement, on a vu la politique d’ouverture de Nicolas Sarkozy à l’œuvre… Et les grands mouvements de traîtrise qui vont avec ! Comment peut-on tolérer d’être dans un gouvernement qui met en œuvre les franchises médicales ou les tests ADN après des années de combat à gauche ? Ce sont bien des traîtres.

Pendant les six derniers mois de l’année, on a vu une espèce de gouvernement et de majorité parlementaire tenter de mettre en œuvre le programme de Nicolas Sarkozy… Avec les résultats qu’on connaît : aucun à part une augmentation des déficits des comptes publics et une dégradation forte de notre image auprès de nos voisins. Les Français commencent à s’en rendre compte que tout le programme de Nicolas Sarkozy était du pur vol, y compris le célèbre « travailler plus pour gagner plus ». Le pouvoir d’achat est resté aux abonnés absents.

Les gens ne sont pas dupes ! On reçoit Kadhafi qui se fout ouvertement de notre gueule et on va chez Mickey nous montrer une nouvelle fiancée. Ca ne pourra que difficilement durer…

Sauf si le Parti Socialiste continue à ne plus exister.

Dans les blogs néanmoins, la fin de l’année n’a pas été trop mauvaise !

Pour ma part, je note la création d’Equilibre Précaire et celle des Vigilants. Je disais plus haut que les blogs n’avaient aucun impact sur l’élection. Peut-être les vigilants nous ont-ils manqué au début de l’année, pour fédérer les « antisarkos », leur rappeler qu’ils ne sont pas tout seul ?

Pour ma part, ce dernier trimestre a été marquée également par mon arrivée dans les quinze premiers blogs politiques de Wikio, peut-être le premier des Vigilants (en fait, Nico, du bistro, est devant moi et je crois bien qu’il est aussi dans les vigilants). On pense ce qu’on veut des classements (ils sont pour partie artificiels)… mais ça a changé légèrement ma manière de bloguer. Avant je n’hésitais pas à publier n’importe quelle connerie. Maintenant non plus, mais dès fois, j’ai des remords !

Enfin, la toute fin d’année sur les blogs a été entachée par cette histoire de photo de nageuse nue. Je dis bien entachée. Tous les efforts qu’on a fait auparavant pour améliorer nos blogs, les faire connaître, … pour gagner de l’audience ont été réduits à néant par cette histoire qui a démontré que l’audience ne voulait strictement rien dire.

C’est à vous dégoûter de bloguer.

Mais comme ça risque d’en dégoûter d’autres, je vais continuer ! Il y a encore des classements à améliorer !

Merci à tous !
Et la bise à qui vous voudrez, sauf, par pitié, à des vieilles sarkosystes moustachues.

30 novembre 2007

Vive Laurent Fabius ! Vive Facebook !


Au fait ! Allez voir chez Intox2007, il parle de lolo (le lien sur le blog est dans le billet d'avant qui est après).

24 octobre 2007

Travailler plus pour gagner plein de pognon

Bonne nouvelle ! Les 50 patrons les mieux payés touchent en moyenne 3,8 millions d’euros par an, soit 316 années de SMIC, ce que nous apprend Challenges.

Les entreprises du CAC 40 cumulent un bénéfice de 100 milliards… ce qui n’équivaut qu’à peu près dix fois le déficit de la sécu… et 30 fois le coût pour la communauté des retraites de la SNCF, le truc qui semble urgent de réformer à nos chers gouvernants.

Combien de ces patrons sont des entrepreneurs, des vrais, qui feraient la fierté de tout libéral de ce nom ? Combien d’entre eux ont gagné leur vie en prenant des risques ?

Louis Schweitzer, le premier d’entre eux est un ancien haut fonctionnaire. Il entre à Renault grâce à ses relations, après l’échec de la gauche en 1986. Il était directeur de cabinet de Laurent Fabius, alors Premier Ministre.

Daniel Bouton, le deuxième, est un ancien haut fonctionnaire. Il devient un des patrons de la Société Générale alors qu’il était directeur du budget, en 1987.

Bernard Charlès, le médaillé de bronze, est moins connu et sa fiche Wikipedia est trop légère pour que je puisse en rigoler. Une recherche sur Internet nous apprend qu’il aurait effectué l’intégralité de sa carrière dans la maison Dassault. C’est bien.

18 septembre 2007

Au fond du couloir : la gauche

Le débat a fait rage hier dans « ma » blogosphère suite aux sorties de Lionel Jospin sur Ségolène Royal. J’en ai fait deux billets, des copains ont fait les leurs : Donatien, Eric, Intox2007, … Même Filaplomb est sorti de sa réserve légendaire !

Ce m’a un peu énervé, à un point que j’en ai fait un autre billet ce matin vers 1 heure. N’allez pas croire que je suis subitement devenu fou, non seulement je l’étais déjà mais en plus une semaine sous antibiotiques à dose de cheval ça perturbe les rythmes biologiques. Surtout quand on n’est pas malade mais bêtement souffrant d’une rage de dent.

Peut-être comme Lionel Jospin ?

D’où ma question de ce matin : comment en est-on arrivé là ?

En 1997, le Parti Socialiste reprenait le pouvoir et vivait 5 ans de bonheur au sein de la gauche plurielle, malgré deux ou trois privatisations que je n’avais pas vu au programme.

En 2001, élections municipales. Défaite de la gauche en général dans les villes moyennes ! Le contrecoup de 4 ans de pouvoir au niveau national ? Défaite de la gauche mais conquête des deux plus grandes villes de France : un tournant dans la vie de la gauche ? Bof… Je ne crois pas que les Parisiens aient eu à s’en plaindre (je ne connais pas Lyon). Balayer les années Chirac Tibéry était bienvenu !

En 2002, nouvelles élections nationales. Baffe généralisée pour la gauche socialiste emmenée par le Lionel Jospin dont au sujet duquel nous papotions hier. Moi-même, je n’ai pas été voté le 21 avril. Je n’en tire pas une fierté particulière mais rien ne m’avait motivé à me déplacer. De toute manière, c’était sur que le second tour opposerait Jacques Chirac à Lionel Jospin. Pourquoi ne pas aller à la pêche ce jour-là quand on n’a pas vraiment envie de voter pour Jospin ?

En 2004, élections régionales. Victoire totale de la gauche ! François Hollande a dirigé le PS pendant cette période, seul maître à bord. Il est béni entre tous les saints.

En 2007, élections nationales. Défaite en demi teinte de la gauche ! Pourquoi en demi-teinte ? Les socialos n’avaient pas faits un tel score depuis 20 ans… Certains voudraient que François Hollande endosse seul cette défaite. Il est banni entre tous les… heu… bannis.

Gageons qu’en 2008, les élections municipales seront gagnées, pour différentes raisons (la principale étant que les précédentes ayant été une catastrophe, faire pire est assez difficile). François Hollande en tirera-t-il profit ? On s’en fout.

Dans ma joyeuse chronologie, j’ai cité les privatisations par le gouvernement Jospin. Je n’étais pas contre, mais je crois que c’est un symbole.

Par contre, je n’y ai pas cité le referendum du 29 mai 2005. Je me demande si la plus grosse erreur du PS pendant ces cinq dernières années n’a pas été, fin 2004, de se positionner pour. Moi-même j’étais pour, indépendamment de l’opinion du PS, j’ai toujours été pour la construction de l’Europe.

Pourquoi une erreur ?

La première raison est qu’il n’a pas su écouter une des premières préoccupations des Français : la dégradation de leur environnement économique et social. Peut-être aurait-il fallu que le PS réponde : « on est favorable à la construction de l’Europe mais contre ce projet de constitution qui n’apporte rien à la vie des Européens un peu comme si on pissait dans un violon ».

La deuxième raison est le PS s’est coupé de la « jeunesse » et de la mode antilibérale qui s’en est suivi. Quand, en 2007, une majorité de la classe des 25 – 35 ans votent pour la droite conservatrice, ça fait mal !

Ainsi, Laurent Fabius avait probablement raison. Il avait donc probablement raison aussi lors du referendum interne pour le choix du candidat (dans un soucis d’objectivité, je dois ajouter que si j’avais eu à choisir, j’aurais opté pour Dominique Strauss-Kahn). Ce choix de candidat s’est transformé en une opposition entre deux « socio-démocrates » (Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn) et entre un type s’affirmant à gauche (Laurent Fabius) mais pas vraiment crédible dans ce rôle.

Ségolène Royal a ensuite été désignée et a défendu un très bon Pacte Présidentiel, mais en oubliant bêtement de se positionner à gauche sur TOUS les sujets ! Je ne veux pas énumérer les points litigieux, le plus emblématique étant à mon avis l’encadrement des jeunes délinquants par des militaires ! Quoiqu’on en dise, ça ne pas être à gauche, car un type de gauche ne pourrait confier sa jeunesse tourmentée à qui que ce soit d’autres que des éducateurs !

Entre les deux tours, Ségolène Royal a médiatiquement essayé de se rapprocher de François Bayrou qui essayait de rebondir sur sa position et, aujourd’hui encore, devant l’atrophie du PS, essaie de se positionner en chef de l’opposition, …

Où voulais-je en venir ?

La dernière fois que le PS a gagné des élections nationales, en 1997, c’était sur un projet résolument à gauche : le partage du travail, les emplois aidés, la baisse de la TVA, …

Ca fait 10 ans. Quelques années après, le Parti Socialiste a arrêté de s’afficher à gauche. Il n’a plus rien gagné au niveau national. Il n’a pu qu’affaiblir ses partenaires et ringardiser la gauche.

Ringardiser la gauche ? Oui ! Il n’y pas d’autre mot quand la politique conservatrice de Nicolas Sarkozy apparaît incarner la rupture et le modernisme.

Il faut se ressaisir !

28 juin 2007

Laurent Fabius démissionne ! Vive Laurent Fabius !

On peut le lire sur le blog de Jean-Michel Apathie : Laurent Fabius annonce son intention de démissionner dans les prochains jours du Bureau National du Parti Socialiste comme l’a annoncé également Dominique Strauss-Kahn il y a quelques temps.

Finalement, c’est peut-être de ces deux oiseaux-là que viendra le renouveau du parti ce qui ne manquerait pas de sel ! Ils ont compris qu’il faut laisser la place à des plus jeunes pour la gestion opérationnelle du parti et que ça ne les empêchera pas de rester au premier plan, ne serait-ce qu’en restant la coqueluche les interviewers.

Je vous laisse lire le billet d’Apathie, mais il a raison sur une partie (sur le reste, il indique que le PS devrait avoir des orientation à droite pour être moderne, on ne changera pas Apathie). Les événements liés à l'ouverture de la session parlementaire (la réélection de Jean-Marc Ayrault à la tête du Groupe Socialiste et surtout l’annonce de l’espèce de « contre-gouvernement ») sont grotesques.

Passons sur ce dernier point, qui, comme le constate JMA, a provoqué une hilarité générale lors de son annonce, la réélection de JMA (l’autre !) m’a mis d’aussi mauvaise humeur qu’hier soir quand le patron a refusé de payer sa tournée.

Il était Président du Groupe depuis 10 ans… on va l’avoir pour 15 ans ! Bravo pour le renouveau ! Cette nouvelle législature était l’occasion de redistribuer les cartes. Je n’ai rien contre JMA, je m’en fous, c’est une question de symbole…

Vous pouvez aussi allez lire les commentaires sur le billet d’Apathie. C’est toujours tordant de lire les commentaires dans les blogs de droite. Des braves gens qui sont convaincus que travailler plus c’est moderne et progressiste !

Il y a quelques temps, je ne pouvais pas sentir Laurent Fabius, mais depuis le début de la campagne, il remonte largement dans mon estime. C’est le seul des ténors du Parti Socialiste à ne pas avoir peur de parler à gauche ! N’en déplaise à Apathie, ce n’est pas parce que la droite est majoritaire en France que la gauche ne doit pas être à gauche.