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23 avril 2014

La politique économique de la France est la bonne

Les camarades de la vraie gauche cumulent les billets de blogs contre l’austérité, comme si une politique faisant en sorte qu’on dépense 80 milliards de plus qu’on touche pouvait être qualifiée d’austéritaire. Gauche de Combat, par exemple, réussi à trouver une étude scientifique prouvant que l’austérité en Grèce avait provoqué une augmentation notable des suicides. Je ne critique pas le résultat mais l’article précise deux choses intéressantes. La première est que le taux de suicide est quatre fois supérieur en France. « En 2012, des chercheurs britanniques avaient déjà estimé qu'une hausse annuelle de 10% des chômeurs faisait augmenter de 1,4% les suicides chez les hommes. » Heureusement qu’il y a des chercheurs pour nous montrer que c’est plus difficile de vivre quand on est au chômage.

L’ami DPP, quant à lui, explique comment Manuel Valls fait avaler des couleuvres néolibérales à l’aile gauche du Parti Socialiste avec son plan de 50 milliards, ce qui aurait du être l’objet de mon billet d’hier soir (que j’avais annoncé dans les commentaires, chez un confrère). Pour moi, les députés socialistes en sautant au plafond se sont coupé l’herbe sous le pied en refusant d’attendre que les textes passent au Parlement pour pouvoir les amender. DPP appelle cela « avaler des couleuvres » alors qu’ils ont merdé. Peu importe.

Heureusement, que l’on trouve des lectures plus sérieuses, dans les blogs, comme ici.

Lisez-le. Je vais le résumer car c’est la conclusion qui m’intéresse.

La « troïka » (FMI, BCE, UE) a à moitié merdé en Grèce. Elle a réussi à résoudre les déséquilibres macroéconomiques en 4 ans en supprimant le déficit commercial mais, il y a plusieurs mais que vous pouvez lire. En particulier, ces « résolutions » ont été faites en l’absence de structure.

Un constat intéressant est fait en introduction, pour justifier ces réformes : « les détenteurs d’obligations publiques sont des rentiers au détriment des classes populaires qui doivent payer des impôts pour payer les intérêts de la dette publique. » C’est un argument que je reprends souvent : une politique de relance ne peut profiter, aujourd’hui, qu’à ceux qui prêtent du pognon pour la mener. Elle ne peut être de gauche puisqu’elle favorise les plus riches. Aucun « vrauchiste » ne m’a jamais répondu à ce sujet.

Venons-en à la conclusion.

« En France, le déficit commercial est 60 milliards €. Incroyable, les déséquilibres macro-économiques sont résolus en Grèce, mais pas en France. »

Ben oui… Comme vous êtes encore plus cons que moi, ce qui n’est pas rien, je vais vous expliquer avec mes mots à moi. En quelques mots, seulement, pour ne pas vous fatiguer le cerveau. Le pognon ne rentre plus. La balance a toujours été raplapla jusque dans les années 1990. On pouvait toujours s’endetter, l’inflation faisait en sorte qu’on se fout de l’augmentation de la dette. Dans les années 90, on a commencé à gagner plein de pognon et subitement, vers 2000 (on va dire 2002, tiens, pour faire chier la droite), le déficit a augmenté de façon catastrophique. Non seulement on n’a pas d’inflation pour atténuer la dette mais, en plus, le pognon ne rentre plus de l’étranger : on n’arrive plus à se financer nous-mêmes, par la dette privée nationale. On appelle ça un déséquilibre macro-économique. Si vous n’avez rien compris, ce n’est pas grave, moi non plus. Si vous n’êtes pas d’accord, je vous mets au défit de prouver le contraire.

Continuons cette conclusion passionnante.

« Toute sortie de l’Euro en France aujourd’hui ne nous rendrait pas notre souveraineté, puisque nous serions dépendants des marchés financiers internationaux. »

Et paf !

« Une sortie de l’Euro ne pourrait être envisageable que lorsque ce déficit commercial sera comblé. Comment le combler ? En diminuant le coût du travail par exemple et en améliorant l’investissement et la formation ou la négociation dans les branches. Avec le CICE par exemple. Ou même avec un pacte de responsabilité ? »

Héhé ! Je me demande si le rédacteur n’est pas un partisan de François Hollande…

« La baisse du coût du travail et les contreparties du pacte de responsabilité ne sont pas des solutions libérales, c’est un choix stratégique pour faire face à une difficulté majeure de la France : son déficit commercial. »

Voila… Z'avez vu ? On peut trouver plein de lectures passionnantes...

23 février 2009

De plus en plus riches

Tout va décidément bien pour les riches. En fait, ils ont un seul problème : ils sont de plus en plus nombreux. 7,2% ! Par contre, le montant récolté au titre de l’ISF baisse. « Quelque 565.966 foyers déclarant plus de 770.000 euros (sur 33 millions de contribuable) ont payé l'ISF, qui a rapporté 3,81 milliards d'euros en 2008, contre 4,03 milliards en 2007, selon des chiffres communiqués lundi par le ministère du Budget, confirmant des information du Figaro. »

« Chaque foyer a payé en moyenne 6.732 euros contre 7.637 en 2007. »

C’est fort ! Je traduits : les mesures prises par le gouvernement ont permis à chacun des 565 000 imposables au titre de la fortune de payer en moyenne près de 1000 euros de moins d’impôts sur cette fortune.

« Le nombre de foyers redevables s'élevait en 2003 à 296.795. Leur nombre a donc augmenté de 90,7% en cinq ans. »

La droite est au pouvoir depuis 2002.

En fait, pour contredire mes trolls habituels, cette montée du nombre de riches serait assez heureuse si le nombre de pauvres n’augmentait en même temps et si un minimum de justice fiscale était de mise.

A qui profite la crise ?

17 septembre 2008

S'adapter aux évolutions du Monde ?

C’est mal, je sais : je ne devrais pas me réjouir quand tout va mal. D’ailleurs ça ne me réjouis même pas, ça m’amuse juste. J’en ai fait un billet hier soir : on a une crise économique majeure qui s’installe, nos dirigeants (quand ils n’oublient pas de réagir) essaient de nous expliquer que la croissance finira bien revenir… Christine Lagarde est optimiste.

Pourtant, on sait bien que ça va mal.

Ce qui m’amuse dans cette histoire ? Tiens ! Comme je le disais hier, alors que les Banques Centrales viennent au secours de la finance privée mondiale, Laurence Parisot trouve les états trop interventionnistes ! Un de mes commentateurs préférés me donnait en commentaire un lien sur l’éditorial d’hier matin de Bernard Guetta qui n’en pense pas moins.

Mais ce qui me fait le plus rire (mais qui devrait me faire pleurer) est que nos maîtres à penser politiques continuent à vouloir nous faire avancer dans cette direction économique… There Is No Alternative. TINA. On n’a pas le choix !

Même certains à gauche, et c’est exaspérant, voudraient continuer dans cette voie… alors qu’on est au pied du mur. Sur mon annexe sur 20 minutes, un commentateur disait : « Le PS n'a aucun avenir s'il donne un coup de barre à gauche. Comme le dit Pazmany, il faut s'adapter au monde tel qu'il évolue. Aujourd'hui le PS est malade parce qu'il ne s'est pas adapté à la mondialisation. Il a perdu parce que ce n'est pas en ignorant la mondialisation qu'on la combat. Si demain le PS cherchait à retrouver son idéologie des années 30 (Blum), ou du 19 e siècle (Jaurès), il se couperait encore plus de la réalité. Tout ce qu'il réussirait à faire, c'est à se recroqueviller encore plus, laissant la voie libre à Bayrou pour récupérer son électorat. Il risquerait même une scission, certains au PS refusant ce coup de barre idéologique à gauche. »

Voilà : « Il faut s’adapter au monde tel qu’il évolue ». Ah ! Bien. Tolérer que des andouilles jouent avec le feu de la puissance mondiale alors que tout nous indique, dans les bistros, que le sauvetage du monde viendra d’une bonne guerre, le système économique en cours étant arrivé en fin de vie.

Il est plus que temps de trouver une autre orientation. S’adapter aux évolutions du monde ? Quelles évolutions ? La Chine qui commence à délocaliser sa production textile, ses propres habitants coûtant trop chers… Plusieurs des plus grandes banques mondiales qui font presque faillites en un week-end…

Ce sont les évolutions du monde qu’il faut adapter à des évidences. Au bord du gouffre, on fera encore un grand pas.

22 août 2008

Christine Lagarde est optimiste

Nous en avons, de la chance ! Nous avons une Ministresse de l’Economie avec un moral à toute épreuve et d’une bonne humeur communicative (aux autres membres du gouvernement uniquement, elle garde des progrès à faire).

En début de semaine, elle nous disait que nous avions de la chance car nous n’avions pas eu deux trimestres consécutifs de recul du PIB. Si ! Les prévisions de croissance du gouvernement seraient tenues. Ceux qui disent le contraire sont méchants.

Aujourd’hui (hier), elle nous dit que la loi TEPA a déjà des côtés positifs et a permis de limiter ce recul du PIB. Et tant pis si les économistes disent le contraire.

Pourtant nous autres, pauvres blogueurs (aidés par l’AFP) nous croyons nous rappeler que la loi TEPA devait créer un choc de confiance. Je ne l’ai pas vu. Il s’est peut-être produit cet été, alors que j’étais occupé par une blogowar quelconque ?

« Christine Lagarde, s'est surtout réjouie du bilan des heures supplémentaires exonérées et défiscalisées : "plus 40% au 1er trimestre 2008 par rapport au 1er trimestre 2007, c'est clairement un succès qui résiste même à une croissance ralentie", a-t-elle lancé. »

Ca ne mange pas de pain d’avancer ce genre de propos. Pas un seul type sérieux n’oserait annoncer le nombre d’heures supplémentaires réalisées début 2007… pour la bonne raison que les procédures de déclaration ont été définies après la loi TEPA, justement pour permettre cette défiscalisation. En outre, toute personne vivant dans la vraie vie sait que la plupart des heures supplémentaires étaient faites par des employés de petites entreprises de services (commerces de proximité, artisans et même bistro me suis-je laissé entendre dire car je ne les fréquente jamais)… domaine où les heures supplémentaires étaient payées au noir. La loi de défiscalisation a au moins un avantage : celle de faire baisser CE travail au noir (pourquoi ne pas déclarer un truc non imposable ?).

« "Ce serait une erreur fondamentale de dire que les heures supplémentaires ont mangé les créations d'emplois", a-t-elle estimé. » Je vais donc faire une erreur fondamentale et affirmer que ces heures sup ont mangé des créations d’emplois. C’est tellement évident que ma nièce de quatre ans m’a déclaré l’autre jour, je cite de mémoire : « Dis, tonton, ces heures sup n’auraient pas mangé des créations d’emplois ? ». Remarque ! Je suis à moitié sourd. Il est possible qu’elle m’ait dit : « Dis, tonton, ces heures sup que tu passes au bistro n’auraient pas mangé la moitié de ton foie ? ».

« Selon la ministre, "55% des entreprises de France utilisent le mécanisme", et "6 millions de salariés en bénéficient aujourd'hui". » On en revient toujours au même point : les 55% et les 6 millions profitent d’un dispositif pour payer moins d’impôts… mais ça ne nous dit pas combien d’individus faisaient des heures supplémentaires il y a un an.

A l’occasion, il faudra que nous condamnions cette façon de communiquer…

« Pour Eric Heyer, économiste à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), "si une heure supplémentaire travaillée rapporte un peu plus qu'avant, cela coûte aussi plus cher à l'Etat". "En supposant que le dispositif apporte 0,2 point de PIB supplémentaire, il creuse le déficit d'autant", a-t-il calculé. ». Il y a de ces rabat-joie ! Madame Lagarde avait pourtant réussi à me redonner une parcelle de moral en cette matinée qui sera très ensoleillée, j’espère, rien que pour énerver ceux dont c’est le dernier jour de congés.

« Quant aux autres mesures, "elles bénéficient principalement aux plus aisés, dont la propension à consommer est justement la plus faible", critique l'économiste. » Oui ! Mais il fallait lire les blogs gauchistes avant : il me semble que nous l’avons rappelé quelques fois…

« Le bouclier fiscal à 50% a coûté cette année moins cher que prévu: quelque 213 millions d'euros ont été reversés au premier semestre alors que son impact budgétaire était chiffré à 600 millions d'euros. » On s’en fout un peu mais ça illustre bien les qualités des prévisions gouvernementales. Enfin ! Voilà au moins 400 millions qui n’auront pas été perdus. Si j’avais été le gouvernement, j’aurais annoncé : « Hop ! Ca va coûter 200 millions » même si ça en coûte 600 à la fin. Cette fois-ci, ils ont fait le contraire… « Pour Bercy, c'est la preuve que la loi Tepa n'était pas "un cadeau aux riches, mais un effort budgétaire devant profiter à tous". » A Bercy, ils voient un chiffre et ils disent « c’est la preuve ». Je pourrais aussi travailler à Bercy car j’ai la capacité à faire dire n’importe quoi à des chiffres. Tiens : c’est la preuve que seuls les plus aisés ont pu bénéficier de ce machin, les autres n’ayant pas pu se dépatouiller avec ce dispositif.

Cela dit, je n’ai pas besoin d’une calculette pour rappeler à Bercy que cette mesure ne bénéficie qu’à ceux qui payent beaucoup d’impôts et qui, par nature, gagnent beaucoup d’argent ou ont beaucoup de patrimoine. On appelle ça des « plus aisés » ou des « riches » ce qui n’a d’ailleurs rien de péjoratif. Faudrait arrêter de raconter des conneries quand le besoin ne s’en fait pas sentir : les services de Bercy étaient chargés de communiquer sur les aspects positifs de la loi TEPA pas d’ajouter une phrase idiote qui n’a pour seul intérêt que de me permettre de raconter des âneries supplémentaires, ce qui est d’ailleurs néfaste pour l’environnement : ça use mon clavier.

« La déduction des intérêts d'emprunt immobiliers a, elle, bénéficié à 320.000 foyers de mai 2007 à fin décembre 2007. "Cette mesure a été prise au moment où le cycle immobilier a commencé à se retourner", remarque Nicolas Bouzou. "Les économies réalisées par les ménages ont donc été annulées par la hausse des taux d'intérêt", souligne-t-il. » C’est ballot. Notre gouvernement se fatigue à prendre des mesures qui coûtent cher au budget et en plus, elles ne servent à rien ! Dieu n’est pas avec eux.

« A l'instar du PS, de nombreux économistes critiquent pourtant une loi coûteuse qui a ôté à l'Etat toute marge de manoeuvre budgétaire. Pour Jean-Christophe Caffet, économiste chez Natixis, "avec le paquet fiscal, le gouvernement a grillé ses dernières cartouches". » On s’en fout ! Du moment que Madame Lagarde est contente…


07 août 2008

Tout va mal !

Le Canard Enchaîné d’hier nous apporte son flot de nouvelles réjouissantes. Réjouissantes ? C’est une façon de parler. Réjouissante uniquement car elle conforme les « vigilants » dans leur analyse : la politique promise et menée par Nicolas Sarkozy devait pousser la situation économique de la France vers la catastrophe !

Hé bien ! C’est réussi : c’est la catastrophe.

A part ça, il n’y a pas vraiment de quoi se réjouir.

Le chômage est reparti à la hausse, pas de quoi s’affoler, mais les enquêtes de l’Insee montrent l’accroissement de la précarité (voir le 2 ou 3 derniers billets sur Equilibre Précaire).

La consommation des ménages en produits manufacturés plonge. C’est con : c’était le dernier moteur de la croissance.

Le moral des ménages est au plus bas depuis vingt ans. Rassurez-vous : pas le mien. Je suis en congés. Si vous n’avez pas le moral, je vais illustrer ce billet avec une photo de Vanessa Hudgens, Zac Efron (nouvelles égéries de Partageons mes âneries) en train de se préparer à des cochonneries qui n’ont rien à faire sur un blog de cette haute tenue. Mais la photo sera du meilleur effet pour la Une de Cozop.

La production industrielle n’est « pas plus brillante que la consommation ».

Les services étaient un des seuls trucs qui poussait un peu d’optimisme. C’est terminé.

La santé financière des entreprises « n’incite pas à l’optimisme ».

L’immobilier. Situation différente : les prix commencent à baisser ce dont on ne peut que se réjouir sauf moi, modeste propriétaire d’un 48m2 au Kremlin-Bicêtre. Mais… le nombre de permis de construire est en chute libre pour tenter de rattraper la chute des « mises en chantier ».

Le commerce extérieur est, quant à lui, dans une situation catastrophique. Le déficit frôle les 5 milliards par mois. On se croirait à la Société Générale.

Toutes ces mauvaises nouvelles sont annoncées par une note pour l’Elysée établie par le Ministère de l’Economie de bouts de ficelles. C’est amusant ! Christine Lagarde a oublié d’annoncer une baisse de l’estimation de la croissance pour 2008. Peut-être Nicolas Sarkozy le fera-t-il à l’occasion de son voyage en Chine ?

Tiens ! Au fait ! J’ai trouvé une excellente manière de boycotter les JO : ce mois d’août, je ne vais pas dans les bistros équipés d’une télé.

27 mai 2008

La Loi de Modernisation de l'Economie pour casser le droit du travail

67% des Français jugent mauvaise la politique économique du gouvernement et de Nicolas Sarkozy. On se demande où sont les 33% restant… Ils sont satisfaits d’un pouvoir d’achat en berne et d’une consommation en berne ?

Ils se réjouissent du prix du carburant qui dépasse des sommets à un point qu’il vaut mieux utiliser des jerricans pour faire le plein d’essence de sa voiture tant ça coûte cher de la déplacer jusqu’à la station service ?

Mes trolls de droite pourraient répondre « c’est pas de sa faute, nanère, c’est la conjoncture ». Outre le fait que ça se discute (ça fait quand même six ans que la droite est au pouvoir et nous a fait passer dans les abymes de la croissance Européenne), Nicolas Sarkozy et la droite ont été élus pour le pouvoir d’achat.

Je serai le Président du pouvoir d’achat. Il nous faudra aller chercher le point de croissance qui manque, …

Hop.

Le pire dans ce sondage est qu’il trouve 25% de la population jugeant très bonne la politique économique. A croire que 25% de la population bosse dans des instituts de sondage.

Les députés examinent aujourd’hui la loi sur la modernisation de l’économie. Modernisation ? Aucun de mes trolls n’a réussi à m’expliquer en quoi c’est moderne de travailler plus !

Le gouvernement espère que ce texte rapportera : « 0,3% de croissance supplémentaire ». Faut-il être plié de rire à l’idée qu’un gouvernement qui se revendique du libéralisme espère de la croissance d’un texte de loi ou simplement à l’idée même qu’ils y croient ?

« Au nom de la concurrence, la LME veut par exemple assouplir les conditions d'installation des grandes surfaces, une disposition qui passe mal auprès de nombreux députés UMP, inquiets pour l'avenir des petits commerces du centre-ville. » Ben ouais. Encore un truc qui va faire baisser les prix de 0,5% dans trois commerces tout en tirant sur les producteurs et intermédiaires qui n’auront plus de quoi payer leur personnel.

« M. Charié […] proposera aussi le retrait d'un amendement qui aurait permis de ne plus constituer des comités d'entreprise au-delà du seuil des 50 salariés. » Ah ! Nous y voilà, ça n’est pas une loi de modernisation de l’économie mais un prétexte pour torpiller encore plus le droit du travail !

Il suffisait de le dire.

07 avril 2008

166 mesures à mesurer

Les 166 mesures pour récupérer je ne sais combien de milliards représentent-elle un plan de rigueur ? Les politiciens de gauche le claironnent. Ca fait rigoler Versac qui n’a pas entièrement tort, beaucoup de ces mesures ne sont que de bonne gestion mais j’ai plutôt tendance à être de l'avis de Dagrouik. Je ne sais pas si c’est un plan de rigueur, mais ça va nous faire mal au portefeuille !

166 mesures, c’est trop. Il faudrait que je fasse 166 billets ? Non. 165. Monsieur Poireau nous en fait un très bien ce matin pour nous demander : « Pourquoi de baisser le seuil d'accession [à un logement HLM] permettrait de désendetter l'Etat ? Je ne comprends pas ». « Comme si 70% des gens avaient fait exprès de baisser leurs revenus pour entrer illégalement dans les critères d'admissibilité ! »

166 ? Typiquement du Nicolas Sarkozy : on balance tout en même temps pour au final n’en garder que 10% tout en noyant le poisson avec l’eau du bain. Pour ce justifier, toujours le même style « je ne vois pas pourquoi ». Essayons-nous au jeu : « je ne vois pas pourquoi chaque branche de l’armée aurait son service destiné à acquérir les lunettes des chiottes ? ».

Sarkofrance nous en livre le détail. Rigolons sur quelques unes !

« Réexamen détaillé de nos contributions internationales en liaison avec nos partenaires en fonction de l'objectif poursuivi. » Ca veut dire quoi ? On diminue l’aide aux pays en voie de développement ?

« Mise en place dès l'été 2008 d'un centre opérationnel de réaction aux crises, à vocation interministérielle ». Ca va faire économiser beaucoup ?

« Allégement des échelons intermédiaires existants dans chaque armée ». Directement du général au caporal ?

« Suppression des doublons entre le système des chèques conseil et les politiques des régions en la matière ». Ce n’est pas ce que proposait Ségolène Royal sans le Pacte Présidentiel ?

« Création autour du préfet de région d'un comité des financeurs pour améliorer la coordination sur le terrain des nombreux acteurs ». Ouf ! Je croyais qu’ils allaient oublier de créer des comités et des commissions !

« Prise en charge, en les maintenant, des tarifs sociaux de la SNCF par la politique commerciale de l’entreprise ». Donc on les supprime ! On transfère la solidarité nationale sur les entreprises publiques ? Elles sont où les économies ?

« Lancement d'une mission de réflexion sur les missions et les carrières des ingénieurs publics ». Ah ! Une mission, maintenant !

« Rationalisation des périmètres et de la coordination des services statistiques ministériels, en particulier en fusionnant le service statistique du ministère de l'Industrie avec l'Insee ». Ils ont bien raison ! Ca sera plus facile pour contrôler les chiffres du chômage.

J’ai été médisant : « Économie Création d'une Haute autorité chargée de garantir l'indépendance du système statistique ». Après un Comité et une Mission, voilà une Haute Autorité… On va en faire, des économies !

Allez ! « Création d'une Haute autorité de la concurrence issue de la clarification des compétences entre le Conseil de la concurrence et la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes ». Et une commission pour clarifier le titre des Hautes Autorités ?

« Mise en place d'un financement budgétaire des universités et des effectifs de recherche fondé sur la performance ». Ca nous promet des belles manifs d’étudiants !

J’arrête… 166, c’est trop. L'important est de ne pas oublier qu'on nous serre la ceinture... ce qui ne va pas nous aider à digérer le paquet fiscal.

(photo)

29 mars 2008

Premier Ministre optimiste

Mercredi dernier, lors des séances de questions au Gouvernement à l’Assemblée Nationale, François Fillon répondait à François Hollande. Le Premier Secrétaire du Parti Socialiste interpellait le Premier Ministre sur la situation financière de la France : « Attendez (Vives protestations sur les bancs du groupe UMP) Monsieur le Premier ministre, soit vous allez laisser grossir la dette, soit vous allez augmenter les impôts, soit vous imposerez un plan de rigueur… soit nous aurons les trois ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC) »

Voilà la réponse du Pommier Sinistre : « Avec toute l’humilité qui sied à celui qui répond au premier secrétaire du Parti socialiste, permettez-moi de vous dire, Monsieur Hollande, que votre analyse est erronée (Protestations sur les bancs du groupe SRC) et, d’ailleurs, contredite aussi bien par le FMI et l’OCDE que par l’INSEE. Que disent les institutions monétaires internationales ? Que la crise qui secoue les États-Unis aura des conséquences en Europe, mais qu’elles seront moindres en France que dans les autres pays de la zone euro. ».

Lisez la suite sur le site de l’AN, pendant ce temps-là vous ne serez pas au bistro.

Hier, par la voix de l’AFP, nos comptables en chef donnaient malheureusement raison à François Hollande.

« Le déficit public en 2007 est revu à 2,7% du produit intérieur brut (PIB), contre 2,4% initialement prévu par le gouvernement, pour un total de 50,3 milliards d'euros. En 2006, il a été ramené à 2,4% du PIB (contre 2,5% précédemment), a indiqué vendredi l'Insee. »

« Dans le même temps, la dette publique a augmenté de 5,2% à 1.209,5 milliards d'euros fin 2007, soit 64,2% du PIB, un niveau bien supérieur au maximum de 60% autorisé par l'Union européenne. En 2006, la dette avait progressé de seulement 0,4% pour un taux de 63,6% du PIB. »

« la croissance 2007 s'est contentée d'un maigre 1,9% alors que le budget avait été bâti sur une hypothèse de 2,25%. »

« Et malgré l'optimisme affiché durant des mois face à la crise internationale, le gouvernement a finalement dû se résoudre à une révision à la baisse pour 2008, entre 1,7% et 2%. »

Elle est belle la réponse du Premier Ministre, non ? La situation est catastrophique mais on est moins pire que les autres.

Pendant ce temps là, qui se fait rappeler à l'ordre par la Commission Européenne à cause de ses comptes plombés ?

15 janvier 2008

Cinquième puissance économique, et moi, et moi, et moi

Le Figaro nous informe que la France a retrouvé sa position de cinquième puissance économique mondiale en 2006 ! Depuis "toujours" nous étions derrière les Etats-Unis, le Japon et l’Allemagne. Il y a quelques temps, la Chine nous était passée devant, mais nous ne leur jetterons pas la pierre : ils sont vingt fois plus nombreux que nous. Depuis "toujours", nous nous « battons » pour la place suivante dans le classement avec notre ennemi héréditaire, le Royaume-Uni.

Pour être objectif, il convient de préciser que nos PIB respectifs, aux rosbifs et à nous, sont presque identiques (1900 milliards d’euros) et que si nous sommes revenus en tête, c’est essentiellement pour de sombres histoires de parité monétaire. Pour mémoire, les anglais nous étaient repassés devant en 1999.

Pendant la campagne électorale, mes trolls de droite indiquaient que la France était à la ramasse et qu’il était urgent de se remettre au boulot ! Un peu plus tard, on nous parlait de déclinisme.

Et aujourd’hui encore, on parle de foutre en l’air le droit du travail ! Pour faire quoi ? Passer devant l’Allemagne… On tient le bon bout côté démographie.

Pour faire quoi ? Produire plus pour produire plus ?

Pendant ce temps-là notre Président bling bling va vendre des centrales nucléaires à des pays qui ont assez de soleil pour produire de l’énergie, il y en a tellement que Carla brunit ! Ces pays se feront ensuite une joie d’enrichir l’uranium pour préparer des armes nucléaires, non pas parce qu’ils ont une vocation belliqueuse, mais parce qu’ils ne pourront pas continuer à supporter que l’Iran passe pour une grande puissance… Préparer les pays producteurs de pétrole à utiliser une source d’énergie non renouvelable c’est fort ! Tout ça pour augmenter le prix de l’uranium produit dans des zones en guerre et donc le coût de notre électricité ?

C’est n’importe quoi !

28 décembre 2007

Finances : gare à nos fesses pour 2008 !

Le 1er janvier, il est de bon ton d’avoir la tête dans le cul ce qui oblige à se soigner, pour certains avec de l’Aspro et pour les autres avec du Préparation H. Nous les appellerons affectueusement ducon en hommage à technorati.

Or, des blogs politiques sérieux se doivent d’étudier les premiers chiffres disponibles pour l’année passée.

Le premier sera disponible à 17h35 lundi : la clôture du CAC40. Ce chiffre est très important à étudier… En effet, à l’heure où j’écris ces conneries (vendredi 15h30), le CAC 40 est en augmentation de 1,49% depuis le 1er janvier 2007. Les investisseurs devant préparer le réveillon lundi, je doute que le CAC 40 évolue beaucoup (j’ignore d’ailleurs si la bourse est ouverte : a priori oui, le pognon ne s’arrête jamais).

Amis pauvres, détenteurs d’un livret A à La Caisse d’Epargne ou à La Banque Postale, moquez-vous des riches qui ont gagné moins que vous (en pourcentage) en 2007 grâce à leurs économies… voire qui en ont perdu, l’inflation étant supérieure !

Moquez-vous encore plus des électeurs de Nicolas Sarkozy non fortunés qui étaient persuadés que les mesures du dit Sarko, dont le célèbre paquet fiscal, allaient relancer l’économie !

Raté ! La crise des submachins aux US a eu raison de la politique fiscale de notre gouvernement d’incompétents. Rassurons-nous néanmoins. Les craintes de récession mondiale devraient s’estomper dans le début de l’année ce qui devrait permettre aux indices boursiers de recommencer à galoper joyeusement (des fois, je fais des belles phrases comme ça).

Dans ce contexte, on nous annonce que la dette publique de la France a baissé au troisième trimestre. Ce qui veut dire, en fait, qu’elle a augmenté, mais moins que le PIB… Et surtout : « Dans le détail, la dette de l'Etat a diminué de 4,4 milliards d'euros au troisième trimestre, une baisse qui "peut être mise en regard avec la diminution simultanée de la trésorerie, qui avait atteint un niveau relativement élevé à la fin du trimestre précédent", souligne l'Insee. »

J’explique : on nous ment encore… La dette a baissé car le gouvernement a tapé dans les caisses pour la rembourser. C’est un peu comme si un ménage tapait dans la tirelire des gamins pour rembourser les emprunts faits pour acheter le home cinéma.

On apportera donc la plus grande méfiance à l’autre nouvelle économique de la journée ! L’Insee révise en hausse les prévisions de croissance pour le troisième trimestre. Le troisième trimestre, vous connaissez ? C’est celui après lequel les premières mesures Sarkozy ont été mises en œuvre. Les consommateurs sauveraient les meubles ? Non : je suis un blogueur gauchiste dont le seul rôle est de médire.

Néanmoins : « L'acquis de croissance 2007, c'est-à-dire le niveau de croissance que la France est assurée de réaliser cette année sauf récession au quatrième trimestre, demeure en effet estimé par l'Insee à 1,8%. » Il faut juste rappeler que le gouvernement table encore sur 2% cette année et table sur 2,25% pour l’an prochain.

C’est mal barré ! Et pourtant on nous dit qu’il faut aller chercher le point de croissance qui manque… mais on a tout essayé…

Je résume : chacun constate que son pouvoir d’achat a baissé (moi-même, je viens de faire une partie des courses pour le prochain réveillon : aie !)… mais pendant ce temps-là les revenus boursiers augmentent moins que l’inflation. Gare à nos fesses pour 2008 ! L'objectif premier sera de réduire l'inflation... Vous vous rappelez du NAIRU ?
C'est juste un truc qui rappelle qu'il ne faut pas trop réduire le chômage, voire payer les braves gens, pour éviter l'inflation... et permettre aux revenus financiers d'augmenter plus vite...

27 décembre 2007

Plein de pognon !

Les Français sont pénibles à se plaindre de leur pouvoir d’achat alors qu’il y a de plus en plus de pognon sur la planète. « La crise de financement qui secoue le monde bancaire survient paradoxalement à l'heure où les liquidités abondent dans le monde, en particulier dans les pays émergents »

Tiens ! L’autre jour, la BCE donnait 350 milliards d’euros aux banques histoires que le cours de leur action ne chutât pas trop.

Ces histoires de finances sont parfois un peu compliquées mais ça me laisse toujours rêveur de voir que la BCE arrive à débourser 350 milliards d’euros pour sauver des banques et que l’état français n’arrive pas à débourser les quelques centaines de millions qui auraient été nécessaire pour construire des hébergements d’urgence pour les SDF !

Sauvons d’urgence l’économie !

C’est d’autant plus rigolo que la priorité précédente était de lutter contre l’inflation. En injectant plein de pognon de l’économie ?

21 novembre 2007

Augmenter le pouvoir d'achat avant les municipales

La situation de Nicolas Sarkozy complique. Son Premier Ministre, François Fillon, a une cote de popularité qui montre qu’il y a plus de gens qui ne lui font pas confiance que… d’optimistes. Lui-même, le grand chef, récolte à peine 50% d’opinions favorables.

Un micro sondage, mené par moi-même au bistro du coin, montre qu’une majorité des électeurs de droite (ceux de gauche, n’en parlons pas) qualifie la politique économique de « Nulle à chier ». Quand on est « petit retraité » ou commerçant, il n’y a pas long à faire pour constater que le pouvoir d’achat n’augmente pas. Les gens sont unanimes pour indiquer que l’exonération de charges sur les heures supplémentaires seront contreproductives et n’apporteront aucun pouvoir d’achat supplémentaire… Les retraités font assez rarement d’heures supplémentaires… et les commerçant qui font faire des heures supplémentaires à leurs employés bossent eux-mêmes 15 heures par jour, ça les fait rigoler, et constatent surtout que si leurs employés font déjà des heures supplémentaires, ils ne gagneront qu’environ 20 euros de plus mois, autant dire : rien.

Voilà ! La gauche – si tant est qu’elle existe encore – aura beau jeu de démontrer l’inefficacité de la politique, sauf pour les plus riches… et ainsi que les arguments de campagne du candidat sont des affreux mensonges.

C’est ainsi que Nicolas Sarkozy a engagé la campagne pour les municipales, hier soir, devant les maires de France, et s’est adressé à son électorat, en invitant chacun à « s'interroger sur la poursuite d'une grève qui a déjà coûté si cher aux usagers, qui n'ont pas à être pris en otage dans un conflit qui ne les concerne pas ». Voilà ! Le terme OTAGE est à nouveau prononcé.

N.B. : Certains lui répondront que « Non. Une prise d’otage, c’est si on t’enferme dans une cave, menotté au mur, cagoulé, et que régulièrement on vient te foutre un pistolet sur la nuque en te menaçant de te buter parce que ta famille ne paye pas. C’est ça, une prise d’otage. Là, il s’agit simplement d’une grève. » en ajoutant : « Il n’y a pas de piquet de grève devant chaque entreprise. Personne n’est empêché de travailler. Simplement il faut nous démerder tous seuls pour nous déplacer, sans les cheminots et les traminots. Au passage, la situation illustre l’absurdité totale de l’aménagement du territoire qui consiste à loger les travailleurs et travailleuses à l’est de Paris et à placer leurs entreprises à l’ouest. Si habitation et travail étaient plus harmonieusement organisés, les transports ne poseraient pas tant de problème. » Ils soulèvent d’ailleurs un vrai problème… l’aménagement ridicule du territoire.

Ainsi, Nicolas Sarkozy s’adresse directement à son électorat… Il ne dit pas à aux types de gauche : « votez pour nous, les autres sont des preneurs d’otage », il dit à ses fanatiques : « non, je n’ai pas changé ». Quoiqu'en disent les journalistes ce matin.

Car il ne peut pas perdre les municipales, moins d’un an après sa propre élection. Si la gauche les gagne, ça prouvera, quel que soit l’état du Parti Socialiste, que les électeurs considèrent la gauche comme meilleure gestionnaire que la droite (ce que je dis depuis toujours) ! Comme il a été élu depuis moins d’un an, ça ôtera toute légitimité au gouvernement pour faire les réformes prévues.

Mais il pourrait les perdre… Lors des dernières, la gauche a récupéré deux très grandes villes (Lyon et Paris), mais a perdu nombre de villes moyennes. Lyon et Paris seront très difficiles à récupérer et il est possible que d’autres villes basculent (on parle de Toulouse et de Bordeaux)… et fort probable que la gauche gagne au moins une partie des villes moyennes perdues.

Nicolas Sarkozy est ainsi à moitié coincé. Le choc de confiance qui devait avoir lieu n’a pas eu lieu, les transports sont bloqués et les Français ne s’opposent pas spécialement aux mouvements sociaux, même si l’opinion n’est pas acquise à la cause. Plus le gouvernement s’entête dans sa position « droit dans ses bottes », comme le pouvoir d’achat n’augmente pas, « l’opinion publique » se rend à la cause « la politique du gouvernement et mauvaise et nous appauvrit ».

Nicolas Sarkozy n’a donc plus le choix : il faut que le pouvoir d’achat des Français augmente avant les municipales. Ca ne va pas être facile… On rigolait hier avec le treizième mois exonéré de charges : tous les salariés n’ont pas de treizième mois (et ceux qui en ont sont probablement dans des grosses boites et donc profondément ancrés à gauche) et la mesure n’est pas possible avant les municipales. On parle du doublement de la prime pour l’emploi : ça va être difficile de faire le chèque avant mars et les gens ne sont pas dupes (la collectivité paye – donc les contribuables – parce que les entreprises ne le font pas assez).

Qu’est-ce qu’il va donc pouvoir inventer pour nous faire rigoler dans les blogs ?

20 novembre 2007

Baisse durable du niveau de vie

Les inégalités (ça veut dire : « la pauvreté ») explosent depuis 2002 : c’est l’INSEE qui le dit. Il dit aussi que la baisse du pouvoir d’achat des fonctionnaires est réelle. Le gouvernement prétend qu’il y a augmentation : c’est bidon.

Baisse du pouvoir d’achat ?

C’est facile à calculer : l’augmentation des salaires est inférieure à l’inflation. « Les fédérations syndicales font état d'une baisse de 6 % depuis 2000, ce que contestent les pouvoirs publics en s'appuyant sur le poids des évolutions catégorielles et des effets de carrière. » Je ne sais pas quel est le bon chiffre, mais si on considère que le prix du logement n’intègre pas l’inflation, il est évident que le pouvoir d’achat baisse.

Ce n’est pas une baisse conjoncturelle due à la météo qui fait grimper le prix des légumes et de toutes ces bonnes céréales qui servent à la fabrication de la bière. Ce n’est pas une petite baisse depuis deux ans à cause de l’augmentation du prix du pétrole.

Une longue et durable baisse du niveau de vie
Voilà où dans laquelle nous entraîne la droite depuis 2002.

Et ça va continuer : suppression des exonérations de redevance télé, « déremboursement » de médicaments, franchises médicales, … Prochainement sur vos écrans : TVA sociale (mais va falloir attendre les municipales) !

TVA sociale ? Qu’est-ce qu’elle a de sociale ? Ca me rappelle les gouvernements précédents qui parlaient de croissance sociale…

La TVA sociale ? Par différentes mesures, on limite l’imposition des plus hauts revenus et on taxe la consommation. Ca tombe sur la tronche à tout le monde. Y compris la ménagère qui dispose du SMIC de son bonhomme pour nourrir 4 personnes. C’est très social…

Pendant ce temps-là, Nicolas Sarkozy a l’arrogance de tripler son salaire et de « nommer » le patron du principal quotidien économique Français… Celui-là même qu’il y a six mois critiquait (à deux reprises) le volet économique du programme de Nicolas Sarkozy… Et nous indiquait, avant le premier tour, pour qui voter. Et un mois avant que cette politique serait destructrice d’emplois.

C’est trop tard pour revoter ?

14 novembre 2007

Coût du paquet fiscal : 0,5% de croissance

Intox2007 relève l'information dans l'Humanité et à RTL. Selon l'OCDE, le paquet fiscal aura un impact négatif de 0,5 point de PIB sur la croissance !
Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde voulaient aller chercher le point de croissance qui nous manquait... Pour l'instant, ils ont réussi à nous appauvrir par une réforme débile : faire croire aux pauvres qu'ils vont gagner plus (alors que l'inflation prospère) en refilant 15 milliards d'euros aux plus riche !
Les types de droite vont se gausser d'une croissance excellente alors qu'ils ont tout fait pour la ralentir. De tête : 1,8 + 0,5 = 2,3... Ils feraient mieux de la fermer !
Sans compter qu'avec les 1,8%, on est encore très loin des prévisions des clowns qui ont préparé le budget.

13 novembre 2007

Rigolons avec l'AFP

Des fois on rigole uniquement en lisant les titres des dépêches : « Le patronat veut entrer dans l'ère de la transparence financière » !

Le contenu est autant drôle : « Une volonté de réforme également affichée par Denis Gautier-Sauvagnac, le président de l'UIMM ». Si c’est lui qui le dit !


D’autres titres sont aussi drôles : « Une majorité de Français juge mauvaise la politique économique ». Tiens ! Cette information sera-t-elle reprise par Le Figaro ? Pouf pouf : « "La politique économique gouvernementale est pour la première fois impopulaire avant même que les mouvements sociaux n'aient réussi leur (éventuelle) coagulation", note BVA. »

Les gars ! Ce n’est même plus la peine de faire grève ? Si même les cadres s’y mettent : « Largement favorables (57%) au gouvernement en septembre, une partie des professions intermédiaires ainsi que des cadres au revenu moyen-supérieur sont revenus sur leur position: 54% se disent désormais insatisfaits contre 40% favorables pour les premiers, tandis qu'il y a 58% de défavorables contre 41% parmi les seconds. »

« Les seules catégories à soutenir désormais la politique du gouvernement sont les cadres supérieurs (58% contre 40%) et les Français les plus riches (59% contre 36%). » La politique du gouvernement leur est-elle plus favorable ? C’est pour leur pouvoir d’achat ?

Non ? « plus de six Français sur 10 estiment que leur situation personnelle est restée inchangée depuis l'élection de Nicolas Sarkozy, alors que 32% considèrent même qu'elle s'est dégradée. Seuls 3% pensent qu'elle s'est améliorée. »

Trois pourcents…

Un autre titre ? « Faute de passeport en arabe, des voyageurs refoulés de Libye ». Je propose que tous les pays africains mettent en œuvre des tests ADN pour les touristes Français !

Continuons ! « Le pape aux USA en avril, une première depuis le scandale des prêtres pédophiles en 2002 ». Il est parti chercher 103 enfants ?