En politique, l'important, c'est d'être d'accord avec le patron de bistro d'autant que son métier consiste essentiellement à taire ses désaccords avec les clients.
03 août 2012
Hadopi en vacances normales
05 novembre 2010
Neelie Kroes débouchée !
21 janvier 2010
Internet et le chant du cygne
Le gouvernement et l’intelligentsia ne comprennent pas Internet, le sujet n'est pas nouveau.
Il y a d’abord eu la loi Hadopi contre le "piratage" pour secourir la corporation des "artistes". Début janvier, le rapport Zelnik, censé améliorer et compléter Hadopi, faisait la une avec son projet (inapplicable) de taxation d’Internet pour financer cette même "culture". Nous le savions déjà mais en mars il y aura la Loppsi, une loi sur le filtrage de site web, avec comme argument principal la lutte contre la pédophilie. Et le dernier acte en date est l’ACTA. Derrière ce sigle se cache un traité international encore en négociation sur la protection de la propriété intellectuelle, qui obligerait notamment les fournisseurs d’accès internet à faire la chasse aux internautes portant atteintes à la propriété intellectuelle.
Il s’agit des mêmes arguments répétés en boucle depuis 15 ans : Internet = sexe + drogue + vol = terrible danger. Pour vous en convaincre, il suffit de visionner ce pearltree éloquent d’images de l’INA remontant à 1995. D’ailleurs, cela semble rentrer tellement dans la psyché collectif que lors du fameux épisode Hortefeux de septembre dernier, la tactique de défense s’était vite portée sur la remise en cause du web. Argument approuvé également par certains à gauche.
Que l’on soit pour ou contre des droits de propriétés intellectuelles strictes, la fin ne justifie pas les moyens. Il ne viendrait à l’idée d’aucun ministre de faire suivre dans la rue tous les citoyens sous prétexte qu’ils pourraient éventuellement commettre une activité illégale. Alors pourquoi en serait-il autrement sur le web ?
Cela ressemble beaucoup à un chant du cygne d'un ancien monde tant les projets s’accumulent. Des projets portés par des politiciens qui ne comprennent pas ce nouvel espace de discussion (et donc de pouvoir) dans la société. Un chant du cygne des médias traditionnels également qui voient d’un mauvais œil l’influence grandissante de ce nouveau média. Enfin un chant du cygne des artistes établis et de leurs producteurs qui voient s’ébranler leur oligopole face à ce nouveau canal de distribution.
Mais cela ressemble aussi beaucoup à une incapacité (temporaire?) du Web à expliquer, à convaincre et à s’organiser pour convaincre au-delà de lui-même.
Voici un "macro-pearltree" collaboratif composé de pearltrees d'autres personnes sur les sujets évoqués plus haut:
Hapodi pour rien
15 septembre 2009
HADOPI : l'échec de la gauche libertarienne ?
On peut toujours se moquer mais la loi est passée. Elle ne sert toujours à rien puisque lorsqu'elle sera mure pour être appliquée, les solutions de contournement auront été multipliées...
On va quand même se moquer, par pure méchanceté. Tiens ! En 1981, François Mitterrand autorisait les radios libres. 29 ans plus tard, le neveu coupe les libertés sur Internet.
Mais il n'y a pas besoin de se forcer beaucoup pour se moquer. Frédéric Mitterrand a déclaré que cette loi allait "protéger le droit face à ceux qui veulent faire du net le terrain de leurs utopies libertariennes".
Je n'ai aucune idée de ce que pensent les libertariens au sujet d'Hadopi (ils apprécient peut-être comme du fait que les gugusses libéraux sont très attachés à la propriété privée, donc aux droits d'auteur. Smiley. Smiley). Toujours est-il que M. Frédéric Mitterrand est très drôle quand il insinue que la gauche française défend des utopies libertariennes !
22 juillet 2009
Hadopi 2 ! La vache !
Pardon pour le titre. Désolé. Vraiment. Ca a été plus fort que moi. Il n’empêche qu’au hasard des clics, je suis tombé, hier matin, sur la retransmission en direct des débats à l’Assemblée Nationale où commençaient les discussions sur Hadopi 2.Je suis resté scotché pendant plus d’une heure devant mon écran, sans même consulter le moindre site pornographique et sans m’enfiler la poindre pucelle ou la moindre bière.
J’ai ainsi pu écouter les discours de Patrick Bloche qui défendait une motion au nom du PS et de Jean-Pierre Brard qui en défendait une autre pour les cocos. Je connais Monsieur Brard depuis longtemps car je me tape la plupart des débats budgétaires. Il est toujours très drôle. Je connais moins Monsieur Bloche.
Après l’intervention de Patrick Bloche, j’ai pu écouter rapidement la réponse que lui a faite Frédéric Mitterrand, Ministre de
Voilà comment nous traitent nos représentants !
Voila d’ailleurs la réponse faite par le Ministre suite à une intervention de plus d’une demi heure, celle de M. Bloche : « Monsieur le député, nous aurons évidemment l’occasion d’évoquer longuement les points sur lesquels vous nous appelez à débattre. Il y a urgence : pendant que nous parlons, le piratage continue ! Cela fait des mois que l’on travaille sur ce texte, il faut maintenant passer à la prochaine étape. »
Pourtant, dans son long réquisitoire M. Bloche (député de Belle Paire ?) a méthodiquement cassé cette loi, techniquement ridicule et inapplicable. Il a décortiqué la procédure, point par point, virgule après virgule. Vous pouvez lire son intervention sur le site de l’AN. J’étais sidéré (ce qui explique le temps que j’ai passé à écouter) tellement c’est évident, à l’écouter, que cette loi est nulle, totalement nulle. Je ne dis pas ça parce que j’y suis opposé par principe, parce que c’est un machin Sarkozyste ou autre. Non. Cette loi est totalement nulle. Outre « ce principe », elle est inapplicable. Elle va coûter des millions, submerger nos tribunaux de boulot débile, … pour ne protéger, ce que j’ai appris hier, que 1000 films et quelques dizaines de milliers de morceaux de musique. C'est-à-dire qu’elle ne va protéger que quelques artistes, les plus fortunés. Elle ne va même pas défendre la création !
Rien. Un gaspillage infâme.
La démonstration de Monsieur Brard fut autant pertinente. Je vous laisse la découvrir.
En écoutant ces deux sympathiques gaillards, j’observais la tête des députés UMP, des membres du Gouvernement, dont Madame Alliot-Marie, nouvelle ministresse de la justice. Ils étaient tous consternés à se retrouver à défendre cette ignominie ! Jamais je n’avais vu une telle brochette de parlementaires faisant la gueule.
On a appris hier que le vote serait remis à la rentrée, partiellement grâce à un bon travail « d’obstruction parlementaire » du PS.
Monsieur Mitterrand, si vous ne savez pas quoi faire de vos congés, je vous conjure de les passer au Cap Nègre à convaincre Nicolas Sarkozy que cette loi doit être supprimée. Vous en êtes vous-même persuadés. Vous l’avez dit dans votre discours : il faut un travail supplémentaire. Pourquoi le faire après avoir adopté, de force, cette loi qui aura fait sombrer dans le ridicule votre passage au gouvernement ? Un Ministre de
Les bornes du ridicule sont presque franchies.
(photo)
10 juin 2009
Hadopi censurée par le Conseil Constitutionnel
13 mai 2009
Hadopi ! De la vache chez Ruminances
Rester au pouvoir, nous dit Ruminances.
N.B. : Désolé de faire un nouveau billet sur Hadopi, c’est Sarkofrance qui m’a énervé ! Il est pour. Il ne se rend pas compte de ce qu’il fait : il va encore falloir que je trouve un titre de billet avec un jeu de mot idiot sur Hadopi.
12 mai 2009
Epopée pitoyable d'Hapodi
06 mai 2009
Des nazis contre Hadopi ?
Un jeune artiste ne pourra plus se faire connaître si un groupe du CAC 40 ou un géant mondial des médias, des télécommunications ou de la production n’a pas décidé de diffuser un de ses morceaux.
Juliette, Maxime, Michel et Pierre, vous vous trompez complètement de combat. Les anti-Hadopi n’ont rien contre les droits d’auteur, ils sont contre une loi qui permettra de les surveiller en permanence, de leur couper l’accès Internet tout en maintenant le paiement de l’abonnement.
Ce n’est pas cette loi qui interdit le piratage, elle se contente de surveiller les internautes mais, pour des raisons techniques moult fois évoquées dans les blogs, elle sera détournée facilement par les vrais pirates. Par ailleurs, elle ne pénalise pas ceux qui « donnent » de la musique qu’ils devraient garder pour eux mais ceux qui en prennent parce qu’elle est disponible.
Imaginez que vous alliez à la kermesse de l’Amicale Laïque (ou de l’Etoile Catholique, vous avez le choix). L’organisateur paye des droits à la SACEM pour la musique écoutée. Le principe d’Hadopi est inverse : il consiste à interdire les visiteurs de cette kermesse de visiter les kermesses et autres lieux publics (y compris les bistros équipés d’une sono, un comble) de les fréquenter pendant deux mois.
Imaginez aussi que je mette de la musique sur le blog et que vous l’écoutiez. Je m’en fous, mon serveur est hébergé aux US comme le machin que j’utilise pour mettre de la musique : je fais à peu près ce que veux. Hé bien, en poussant un peu Hadopi, c’est vous, mon visiteur, qui serez pénalisé par cette musique !
Evidemment ce n’est pas le cas ! On appelle ça du streaming. Il n’est pas interdit. Il le sera un jour si vous tolérez cette loi car les moyens techniques font qu’il est actuellement possible d’écouter de la musique sans payer ! Cette loi ne changera rien à votre problème. Elle vous pénalisera juste quand votre petit fils de 16 ans aura fait une connerie sur votre PC ou quand vous-mêmes, vous aurez cliqué par mégarde sur un de ces facétieux boutons qu’on trouve sur la toile !
Et, Monsieur Le Forestier, avant de traiter les gens de Nazis, renseignez vous un peu. Sur le sens des mots, sur la technologie, sur l'histoire. Et sur le savoir-vivre.
27 avril 2009
La fin du monde aura lieu le 21 décembre 2012 avec ou sans Hadopi
17 avril 2009
Hadopie : suspendre l'abonnement à Jack Lang
A la lecture du titre de mon précédent billet, certains auront pensé que je m’attaquais vilement à Jack Lang qui a annoncé qu’il voterait pour la loi Hadopi. Non. Je suis poli. Mais...Quant aux copains du PS, j'espère qu'ils prendront les mesures qui s'imposent.
09 avril 2009
Dure étape pour Hadopi pas adoptée
Bon. Le texte repassera bientôt. Jean-François Copé a même dit « très bientôt » mais ça devrait prendre quelques mois…
Cette histoire montre surtout le bordel à l’UMP. En fait, on doit trouver une majeure partie de députés à être contre. Ils doivent tous avoir des mômes, voire des petits enfants qu’ils reçoivent à la maison de temps en temps. Ils pourraient se faire couper leur connexion !
J’imagine que se brave Copé va se faire prodigieusement engueuler par Nicolas Sarkozy qui voulait personnellement cette loi et son esprit. Peut-être uniquement pour la façade… Le texte pourrait aussi être vidé de son fond par le remplaçant de Christine Albanel si elle quitte son poste.
Le pauvre Nicolas Sarkozy… Le CSA vient de se faire désavouer par le Conseil d’Etat à propos de son temps de parole. Mauvaise période.
05 avril 2009
Hadopi pour du bon
Hop ! Les vrais pirates mafieux vont pouvoir gagner de l’oseille…
Allez lire la suite.
02 avril 2009
Hadopi, du nouveau !
30 mars 2009
Les artistes réunis pour soutenir la loi Création et Internet
Pour le titre du billet, désolé ! J'ai pompé celui de l'article de 20 minutes. En fait, ils sont une vingtaine d'artistes. La presse va titrer : "Les artistes"... Mesdames, Messieurs les artistes que vous désiriez continuer à gagner de l'oseille est compréhensible, mais quand je lis ceci : "Il en va de la survie de l’industrie culturelle, qui a besoin d’argent pour être financée", j'ai bien envie de rigoler. Vous n'en gagnez pas assez peut-être ? Cela dit, vous avez probablement raison de lutter contre le vol de vos oeuvres mais vous auriez aussi relativement raison de vous intéresser sur l'évolution de votre industrie plutôt que de nager à contrecourant ! Le piratage est du vol, probablement, mais vendre une place de cinéma à 9,90 euros ne me semble pas spécialement honnête, surtout quand on considère réellement ce que c'est : 90 minutes de SMIC. La durée du film.Vous n'avez trouvé que 20 artistes pour manifester ?
13 mars 2009
HADOPI hors des blogueurs
12 mars 2009
Sortir de la crise sans Hadopi
Réflexion 1 : le système capitaliste que nous connaissons est en train de s’effondrer et la loi Hadopi est symptomatique et elle réintroduit, au 21ème siècle, une nouvelle barrière droite-gauche probablement à l’échelon mondial.
Elle n’est pas belle ma première réflexion ? Attendez, vous n’avez pas encore eu la seconde. Elle sera chouette aussi, mais je n’ai pas fini la première.
L’échelon mondial ? Ouaip. Alors que je disais dans un précédent billet que nous aillions, avec Hadopi, à l’envers de ce que font les autres pays, il est en fait fort probable qu’ils ont les yeux rivés sur nous pour faire les mêmes conneries chez eux. Qu’ils se débrouillent. Mon blog est strictement Français sauf quand des Guyanais squattent mon blog.
Nouvelle barrière ? Ouaip. Entre les progressistes et les conservateurs, comme toujours. Trolls ne vous trompez pas : les conservateurs, c’est la droite. Ils sont opposés aux changements. La loi Hadopi est non seulement pour bien nous surveiller qu’on ne fasse pas de connerie quand on n’est pas au bistro mais aussi un refus de l’évolution de la société, qui penchent vers le « tout gratuit » ou, au moins, vers l’accès « à la connaissance » gratuit et possible à tous. C’est le progrès. Les autres sont conservateurs : ils veulent continuer à ce que leurs copains gagnent de l’oseille en vendant des CD. Je ne parle pas des artistes mais des distributeurs et des gugusses qui mettent des galettes de plastique dans des boîtes du même métal.
Le Parti Socialiste devrait réfléchir à sa plutôt que de bâtir des listes absurdes pour les Européennes. Il y a un « tout gratuit » à imaginer. Mon zinfluent y croyait fort. Moi j’y crois à moitié. Je vois assez difficilement le patron de la Comète pratiquer le « tout gratuit » au comptoir, mais ce qu’il y a de sûr, c’est que c’est le sens de l’histoire, le capitalisme est terminé.
Amen.
Bon. Il est temps pour moi de vous livrer ma deuxième réflexion. Elle est très jolie et, en plus, je me demande si elle n’est pas contradictoire avec la première.
Réflexion 2 : il n’y a pas trente six solutions pour sortir de la crise économique. Il y en a quatre mais j’ai oublié les deux premières. La quatrième n’est pas réjouissante : c’est la guerre. Si ça doit se produire, je propose que ça se passe avec la Corée du Nord. Je me fous totalement des Coréens mais comme c’est au bout du monde, si la guerre est thermonucléaire, il y aura peut-être moins de dégâts avenue de Fontainebleau au Kremlin-Bicêtre.
La troisième solution est le retour de l’inflation. Vous vous dites que c’est encore pire que la guerre. Il faut relativiser. Petit 1 : ça fait 35 ans qu’on est en crise et 20 ans qu’on nous dit qu’il faut lutter contre l’inflation au nom des sacro-saints principes économiques marqués dans les manuels étudiés à l’école par les jeunes andouilles libérales. Cette lutte contre l’inflation ne m’a pas semblé très efficace : la crise est là et s’empire d’heure en heure. Elle sent pire tellement qu’elle pue.
Petit 2 (vous noterez que ce billet est très structuré) (par contre cette partie est très compliqué, il va vous falloir réfléchir un peu) (c’est ce matin dans les transports en commun que j’ai structuré ce billet mais comme j’étais en colère, j’ai fait un billet sur les transports en commun). (transports en commun, dans les mots croisés, c’est liesse). (cette dernière remarque était pour vous signaler que mon excellent billet sur le sujet sort en kiosque demain) (et oui, demain, c’est vendredi).
Petit 2 : l’inflation ce n’est pas seulement une augmentation des prix, c’est surtout une baisse de la valeur de l’argent. A la limite, une augmentation des prix, je m’en fous si mon salaire augmente pareil.
Prenons un exemple. Si avec 100 euros, vous achetez 10 culottes en dentelles et que l’inflation, brusquement fait 10%, paf ! Vos 10 culottes en dentelles vaudront 110 euros. 11 euros la culotte. Avec vos 100 euros, vous n’achetez plus que 9 culottes en dentelles. Vos 100 euros valent donc moins de culottes en dentelles. La valeur de vos 100 euros a diminué.
Mais vous vous en foutez un peu. Par contre, le type qui a un milliard d’euros et subit 10% d’inflation, ça lui fait perdre dix millions de culottes de dentelles. Il a perdu beaucoup.
Voila. Je dirais même plus : hop ! L’inflation est une baisse de la valeur de l’argent et ça ne nuit vraiment qu’à ceux qui ont beaucoup de pognon. Ceux qui n'en ont pas, vous et moi, on s'en fout un peu, du moment que notre patron nous file assez d'oseille pour acheter des iPhone à l'occasion.
On peut donc se foutre de leur gueule et leur jeter des oranges.





