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29 novembre 2012

Ce sont les luttes finales !

L’ami Gauche de Combat fait son billet du midi à propos des grands projets qu’il juge inutiles,comm :  L’EPR de Flammanville,  Le stade des Alpes, La liaison ferroviaire Lyon-Turin,  Le projet ITER, Les projets de gratte-ciel de la Défense,  Le centre d’enfouissement de déchets nucléaires de Bures et évidemment l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Il conclut par : « Ah, si tous les contestataires qui grouillent autour de ces sites pouvaient se donner la main, et en même temps un bon coup de pied dans cette pétaudière bien française, nom de  bois ! » 

Je trouve que c’est une très mauvaise idée qui prouve d’ailleurs qu’il entretient uniquement un but politique d’opposition de principe. Et il n’est pas le seul.

C’est une mauvaise idée car elle pourrait se retourner contre eux. C’est un des problèmes avec l’aéroport NDDL, d’ailleurs, on voit des gens pas concernés par le projet intervenir. Le seul résultat est de prouver au public que leur seul but est politique.

C’est une mauvaise idée car les projets ne sont pas de même nature et que le public peut avoir un avis différent sur chacun d’entre eux. Par exemple, je suis contre la construction de grandes tours à la Défense, pour NDDL et je n’ai rien à cirer du stade de Grenoble.

C’est une mauvaise idée car ça mélange deux sujets différents : le nucléaire et l’aménagement du territoire ou les projets « grands publics ».

C’est une mauvaise idée car les gens ont des connaissances différentes à propos de chacun des sujets. Par exemple, je peux assez bien me prononcer sur les tours de la Défense pour différentes raisons. Je ne peux pas me prononcer sur la liaison ferroviaire Lyon-Turin, je n’y connais rien et si je fais une recherche sur Internet, je vais tomber sur de la littérature contre ce projet et quasiment rien pour. On ne milite jamais pour la construction d’un tunnel ou d’un aéroport.

C’est une mauvaise idée car la personne qui va militer contre tout sera obligée de faire croire qu’elle connaît tous les sujets alors qu’elle ne connaît rien. Je le vois bien avec tous les commentaires à mes billets « NDDL », la plupart des gens récitent des argumentaires.

A ce sujet, d’ailleurs, j’admire la façon avec laquelle les opposants s’organisent dans les réseaux sociaux. Au début, j’avais deux ou trois andouilles que je mouchais facilement. Comme « ils » (je ne sais pas qui) ont vu que je ne me laissais pas marcher sur les pieds, « ils » m’envoient des commentateurs de plus en plus spécialisés (ou soi-disant). Hier, j’avais un type qui se vantait d’avoir un Master en Aménagement du territoire… Si ! Il parait que ça existe. Faites gaffe, les gens ! L’étude des commentaires de mon blog permettra un jour de prouver comment les « opposants à tout » sont organisés…

C’est une mauvaise idée car cela implique un mélange des genres et des contradictions. Je vais caricaturer volontairement : d’un côté on m’explique que je n’ai pas besoin d’aéroport car j’ai des TGV mais de l’autre côté, on lutte contre la construction de nouvelles lignes TGV. On m’explique que l’avion pollue et que le pétrole s’épuise mais aussi on bloque les machins qui pourraient produire de l’énergie. On m’explique qu’il faut arrêter l’étalement urbain avec cet aéroport qui empiète sur les terres agricoles mais qu’il faut arrêter de construire des tours qui pourraient permettre d’arrêter l’étalement urbain. Je me répète : je caricature volontairement.

C’est une mauvaise idée, enfin, car on ne peut pas forcer le public à connaître tous les sujets précisément car chaque sujet est extrêmement complexe. On le voit avec NDDL qui couvre l’aménagement urbain et les nuisances aux gens, l’environnement de proximité et l’eau, le réchauffement climatique et la pénurie annoncée en pétrole, l’aménagement territorial et interurbain, la « nodalité » du transport et son organisation en général. Et un tas de trucs. Du coup, les gens arrivent à dire n’importe quoi et mélangent les informations. Par exemple, hier, je suis tombé sur un commentaire où le type expliquait qu’avec le TGV il mettait deux heures pour aller de chez lui, à Nantes, jusqu’à Roissy. Il n’a pas vu qu’il fallait aller à la gare et y parquer sa voiture, le tout en prenant suffisamment de marge pour ne pas rater son train. Il n’a pas vu que, s’il faut bien deux heures de Nantes à Montparnasse, il n’est pas rendu pour autant à Roissy. Il n’a pas vu, en plus, que les horaires des trains ne coïncidaient pas nécessairement avec ceux de l’avion qu’il aura à prendre et qu’il n’est pas exclu qu’il doive passer une nuit à l’hôtel ou attendre six heures dans un hall d’aéroport.
Ainsi, chacun aura un certain nombre de sujets sur lesquels il aura plus de facilité à avoir une idée et pour s'exprimer. Ainsi, je connais plus que la plupart des braves qui argumentent contre NDDL deux volets du dossiers : les voyages en train et en voiture dans l'est de la Bretagne (surtout "sous" la RN12) et les voyages professionnels vers des moyennes distances. Par exemple mon titulaire d'un Master en "ADP" pourra me sortir des théories surtout mais il ne sait pas ce que ça fait d'aller à 700km pour une réunion de deux heures avec l'obligation de passer la nuit d'avant à l'hôtel faute de transport en commun adapté, le tout avec une compagnie aérienne qui perd vos bagages, vous obligeant à aller en clientèle avec les sous-vêtements de la veille et une chemise salle. Ainsi, depuis que l'on débat sur NDDL, le nombre de "yaka" que j'ai entendus est amusant. 

Les "opposants professionnels" oublient que chaque citoyen peut se forger une opinion avec des détails. 

Je pourrais aussi parler des tours à la Défense. Je suis opposé ! Joie. On a une lutte commune. De fait, travaillant souvent pour des périodes plus ou moins longues dans ce quartier et étant usager des transports en commun parisien, j'ai un avis précis sur le sujet et il m'intéresse réellement. Un type qui habite dans l'est du Morbihan pourra s'intéresser à NDDL mais n'avoir aucun avis sur la Défense, voire trouver ça magnifique : il visite le quartier tous les trois ans. 

Comme ça intéresse, j'ai foncé sur le lien fourni par GDC. J'ai lu en diagonale et, à vue de nez, les arguments sont beaucoup trop mélangés alors qu'il y en a certains qui sont bien plus importants que les autres, notamment deux. 

Le premier est que ces tours sont un désastre au niveau écologique. Je ne suis pas un spécialiste et je ne vais pas argumenter trop longtemps d'autant que j'étais pour ces tours il y a quelques années. Mais entasser des gens en hauteur nécessité de plus en plus d'ascenseurs qui consomment de l'énergie et empiètent sur l'espace pouvant être occupé par les bureaux ou les habitations. En outre, ces tours sot très larges, souvent, donc nécessitent de l'éclairage. Et je ne parle pas l'énergie dépensée pour les aspects techniques du genre monter de l'eau pour les chasses d'eau. 

Le deuxième, je le connais mieux : les transports en commun vers la Défense sont saturés. Ils ne le sont pas dans l'autre sens. Il me paraîtrait intelligent de construire des tours (plus petites) dans l'est Parisien, comme, par exemple dans le quartier de Val de Fontenay. Ça serait très bien pour la qualité de vie des gens. C'est d'ailleurs pareil pour toutes les lignes de métro, comme celle qui passent chez moi et qui ne servent qu'à acheminer des banlieusards dans le centre de Paris. "Ma" ligne est quasiment toujours vide dans le sens opposé à celui que je prends. 

N.B. : les choses bougent doucement. LCL a installé son siège près de chez moi. 

Les autres projets ?

Je ne parle pas souvent du nucléaire, ici, sauf pour tenir des propos politiques exclusivement électoraux.  Comme une immense majorité de la population, je pense que le nucléaire est dangereux. Tout comme traverser la rue sans regarder puisqu'on tape un billet de blog sur mon iPhone. Comme quelque Français, j'ai survolé le dernier numéro de Sciences et Avenir et l'article à propos de la pénurie de l'uranium déjà annoncée. 

Par contre, comme beaucoup de français, j'attends une source alternative de production d'électricité et je ne la vous pas venir. Nos campagne sont couvertes d'éoliennes moches mes pas trop mais je ne sais pas comment je vais pouvoir recharger la batterie de mon iPhone quand il n'y a pas de vent. Comme beaucoup, je constate que les pays qui ont choisi de sortir du nucléaire ont des solutions alternatives bâtardes. Comme beaucoup, quand on me parle du lobby du nucléaire, j'ai une furieuse tendance à y croire. Enfin, le nucléaire générant des déchets, je constate qu'il fait bien en faire quelque chose. Les enfouir ne me parait pas crétin. En outre, poursuivre la recherche me parait indispensable même si je pense qu’on aurait du investir le pognon dans la recherche pour des énergies renouvelables.

Je ne veux pas, ici, ouvrir le débat sur le nucléaire mais montrer d'une part le ressenti général de la population et d'autre part le fait qu'on puisse être très mesuré sur un sujet. 

Et donc qu'on peut être mesuré quand plusieurs sujets sont mélangés. Cela étant, je me demande combien de militants antinucléaires mènent leur combat uniquement par principe, en recopiant des argumentaires appris par cœur. Cela étant, je m’en fous. Mais comme pour NDDL, ça se voit. Et ça nuit à la lutte.

Il reste deux sujets à traiter : le stade des Alpes et la liaison ferroviaire Lyon-Turin. Je l’ai dit, je n’ai aucune connaissance de ce dernier sujet à part celle obtenue par une lecture d’arguments à charge. Je n’ai aucun avis sur le stade des Alpes à part un : je n’ai pas le droit d’avoir un avis sur le sujet. J’ai un stade de 20000 places (Charléty) à 2 kilomètres de chez moi et un de 80000 à 14 km. Je ne vois pas pourquoi les habitants de Grenoble n’auraient pas le droit d’avoir un stade. Je ne vois pas de quel droit je pourrais m’en mêler.

Je pense qu’un de nos citoyens qui entendrait un type lui dire qu’il faut lutter contre le nucléaire et contre le stade de Grenoble passerait immédiatement un bouffon ce qui ne veut pas dire que ces deux combats sont inutiles…

13 février 2012

Illustration de la politique écologique

Nicolas Sarkozy reçoit ce soir les acteurs du Grenelle de l’Environnement. Pourtant, je croyais que, ces questions d’environnement, « ça commence à bien faire » ?

J’espère que les acteurs vont lui rappeler ses propos récents… « J'ai conscience que l'aspect tatillon de certains règlements administratifs vous insupporte. Je prends l'exemple des règles environnementales, la question de l'eau, la protection de l'eau. »

C’est amusant : cette réunion pour se rapprocher des écolos tombe le jour de la publication d’un rapport préconisant de prolonger la durée de vie des centrales nucléaires.

On croit rêver.


08 février 2012

Nicolas Sarkozy à Fessenheim, demain

Nicolas Sarkozy sera à Fessenheim demain mais n’annoncera certainement pas la fermeture de la centrale. Ce n’est pas son intérêt pendant cette période électorale, d’autant que les écolos sont déjà assez acquis à la gauche. Annoncer un arrêt reviendrait  envoyer un signal négatif à ceux qui sont attachés à l’industrie française et tétaniserait les Français qui ont du subir des coupures d’électricité récemment (comme hier, mon pote FalconHill).

Nous sommes dans une situation paradoxale. Nous avons massivement incité les braves gens à se mettre au chauffage électrique pour rentabiliser les centrales pour en faire de l’électricité française une des moins chères mais nous sommes obligés d’en importer d’Allemagne, quand il est froid. Néanmoins, on ne cesse de nous informer d’une importante augmentation indispensable du prix de l’électricité dans les prochaines années.

Il faut qu’on sort de ce cercle vicieux.

Une catastrophe au Japon nous a rappelé que l’énergie nucléaire est dangereuse. On me répondra que les autres sources d’énergie aussi ! Tiens, dans le dernier numéro de La Hulotte, ils racontent le danger des éoliennes pour les vautours…

Nicolas Sarkozy n’annoncera pas la fermeture mais… le contraire. Il sait que le sujet est clivant pour la gauche : on se rappelle tous les débats de la fin de l’an dernier.

Ne tombons donc pas dans le panneau.

Rappelons la position de François Hollande : « Il faut diminuer la part du nucléaire dans notre production d’électricité. [Si je suis élu], je donnerai l’impulsion pour qu’en 2025, nous puissions faire passer la part du nucléaire de 75 % à 50 %. »

Tenons-nous en là.

18 novembre 2011

Et si on faisait un refendum ?

L’illustre Bembelly revientsur le nucléaire et pose deux questions à ces lecteurs : « Êtes vous pour ou contre un référendum sur l’avenir énergétique de la France? » et « Pour ou contre la sortie du nucléaire ? »

J’ai répondu rapidement dans les commentaires de son blog et je vous invite à faire pareil. Néanmoins, une rapide réponse que j’ai faite à mon homonyme m’incite à préciser ma pensée.

Je suis évidemment pour la sortie du nucléaire. Je suis aussi pour la bière gratuite, la suppression de la fin dans le monde, la construction de logements gratuits pour les SDF, le Beaujolais nouveau en même temps que la Fête de la Musique, la guérison rapide du cancer (au fait, lisez lebillet de Melclalex alors qu’un de nos ministres vient de traiter les malades d’irresponsables), la fin de toutes les guerres et de tous les extrémismes religieux.

La science permettra un jour de découvrir une autre source d’énergie, comme les courants sous-marins ou l’ébullition des résidus de houblon. Progressivement, au cours des prochaines années, les technologies existantes vont se déployer, les affreuses éoliennes vont fleurir, tout comme les champs de machins solaires.

On va donc passer de 75 à 50% de la production en 2025 pendant que la science fera des progrès.

Un referendum ?

C’est Ségolène Royal qui avait proposé ça la première, je crois. Quelle serait la question posée ? Je ne sais pas.

J’étais contre et je le reste. Pour ma part, je n’ai pas les compétences pour savoir qui dit vrai ou qui dit faux. Est-il possible de sortir du nucléaire ? On nous dit que le lobby du nucléaire dit plein de bêtises mais je n’ai aucune preuve de ce que disent les partisans de la sortie…

Ce que je sais, par contre, c’est que ce lobby, s’il existe (ce que je crois), a plus de pognon que les écolos. Si un referendum est fait, ils auront largement les moyens de payer des pseudo-études, des campagnes de publicité, d’inonder la presse de documents divers…

N’en déplaise à ceux qui veulent fréquemment faire le bonheur du peuple malgré, la réponse à un referendum risque fort d’être négative…

Le « Voulez-vous sortir du nucléaire ? » se transformera à coup d’arguments publicitaires en « Acceptez-vous d’augmenter votre facture d’électricité de 50% pour sortir du nucléaire tout en prenant le risque d’avoir des coupures d’électricité s’il n’y a pas de vent l’été mais que le temps est trop nuageux pour activer les machins solaires ? »

Beau risque à prendre.

Les gens vont voter « non, on ne veut surtout pas sortir du nucléaire et prendre tant de risque tout en se ruinant ».

Et le démantèlement des centrales sera cessé très durablement…

Les écolos auront beau crier dans les blogs et militer à fond, on aura toujours au 20 heures de TF1 un responsable de société impliquée dans l’énergie pour expliquer que les écolos ont tort.

Sortons du nucléaire calmement et ne faisons pas chier les électeurs avec ça.

Toi aussi, trouve une idée de referendum !

C’est facile, je te montre. Tu prends la une de Google News. Voir l’illustration.

Etes-vous pour la peine de mort pour ceux qui enlèvent, torturent ou violent les enfants ?
Etes-vous pour la possibilité de légaliser l’euthanasie ?
Etes-vous pour la mise sous tutelle de l’économie de l’Italie par la France et l’Allemagne ?
Etes-vous pour la création d’une union budgétaire au sein de la zone Euro ?

15 novembre 2011

Verts vides

C’est une information que je viens de relever chez mon copain FalconHill. Daniel Cohn-Bendit a déclaré : « Hollande est en train de se ségoléniser. Il a fait une bonne primaire, et juste après, il est déjà en cellule de crise, alors que rien n'a commencé. »

C’est dommage, généralement j’aime bien l’analyse politique de Daniel Cohn-Bendit. Cette fois, il devient insultant et est complètement à côté de la plaque.

DCB est membre créateur d’une formation politique dont la candidate pourrait très bien ne pas dépasser les 2%. Et encore, je suis gentil. Cette formation est en train de tenter de sauver les meubles dans une négociation absurde tant ils n’ont strictement rien à mettre dans la corbeille.

En cellule de crise ? Il est juste dans une période où le candidat du Parti Socialiste se fait taper dessus par ses alliés historiques qui ont néanmoins oublié que François Hollande est largement le candidat le plus légitime de la gauche, vu qu’il a été largement élu pour cela.

« Un échec entre le PS et EELV signerait le début de la reconquête de Nicolas Sarkozy. »

Pour l’échec serait-il à mettre sur le dos du PS ?

EELV a choisi de médiatiser des négociations pour peser dessus. Il va bien falloir qu’ils assument. François Hollande a été élu sur la base d’un projet. Il ne peut revenir dessus maintenant, notamment sur ce type de symbole qu’est l’EPR, il trahirait les électeurs qui lui ont fait confiance.

« Quand on veut être chef d'Etat, on ne s'arrête pas à une petite phrase incorrecte d'Eva Joly ou de Cécile Duflot. On essaye de formuler l'intérêt général. »

L’intérêt général est la victoire de la gauche. Pas la satisfaction d’une entité politique qui n’a plus rien pour exister, par la faute de Cécile Duflot et Daniel Cohn-Bendit, les seuls qui avaient une légitimité, un charisme et une stature nécessaire pour se présenter à l’élection présidentielle.

DCB enjoint M. Hollande « à trouver un compromis » et « à prendre en considération l'avis des citoyens et pas seulement celui des partis ».

Outre le fait que les citoyens en question ne savent pas ce qu’est l’EPR (désolé, les gens, mais je n’ai pas un diplôme de physique quantique), je me demande bien qui est DCB pour penser que les citoyens ont le même avis que lui : les urnes jugeront. Nous partons des 1,6% de Dominique Voynet à la dernière présidentielle.

L’avis des partis ? De quel parti ? EELV ?

« Trouver un compromis » ?

Quel compromis ? C’est EELV qui ne veut pas transiger et impose la suspension de l’EPR ?

EELV ne pourrait pas trouver un compromis, également ?

10 novembre 2011

Le choix stratégique me rend vert

« Cécile Duflot, secrétaire nationale d'EELV, a affirmé jeudi que "François Hollande et les socialistes sont face au choix stratégique de la rupture avec les écologistes ou d'un partenariat", sur la question de l'arrêt des travaux de l'EPR de Flamanville. »

C’est une dépêcheAFP qui vient de tomber. Désolé de vous ennuyer encore avec ce sujet vu que c’était celui de mon billet d’hier matin.

C’est la fin de la dépêche qui me fait rire.

« Concernant les négociations pour les prochaines législatives, Mme Duflot a redit qu'EELV voulait avoir "un groupe parlementaire (15 députés, ndlr)". "Les écologistes, de manière très modeste, on va dire que c'est 10% du total de la gauche et des écologistes, donc avec 300 députés c'est 30", a-t-elle fait valoir. »

Si je comprends bien Madame Duflot, le « choix stratégique » pour le Parti Socialiste serait d’abandonner non seulement l’EPR et de donner des sièges à l’Assemblée Nationale aux Verts !

Elle apporte quoi, la dame, dans la corbeille de la mariée ? Les 1,7% qu’a fait leur candidate lors de la dernière présidentielle ?

26 octobre 2011

Aux heures de pointe, on pédale !

Je rebondis sur mon billet de hier matin où je disais que, même si la sortie du nucléaire doit être envisagée à plus ou moins long terme, elle ne devait pas entrer dans la campagne électorale. L’actualité semble me donner raison avec cette dépêche qui nous explique que nous pourrions avoir des pannes d’électricité, cet hiver, aux heures de pointe (vers 19h) à cause d’une production insuffisante.

Notre ami Gauche de Combat qui semble se plaindre de notre arrogance, à nous autres sociaux traitres dépravés, sera invité à expliquer aux électeurs comment ils vont devoir acheter des pulls supplémentaires et s’éclairer à la bougie tous les soirs.

Ne serait-ce que pour se voir décerner le Point Fukushima !

Trêve de moquerie.

Une nouvelle très intéressante, ce matin, sur le front de l'environnement. Les premiers véhicules électriques arrivent dans les concessions Renault vendredi.

"En interne chez Renault, comme en externe via un site internet dédié, le compte à rebours est lancé depuis une dizaine de jours pour cet événement "qui marque le début de la révolution électrique", s'enthousiasme Thierry Koskas, directeur du programme électrique de la marque au losange."

Vive la révolution !

On est juste priés de ne pas mettre sa voiture à recharger entre 17 et 21 heures pendant les périodes électorales si elles ont lieu en hiver. 

25 octobre 2011

Sortir du nucléaire... de la campagne

Qu’on se le dise : je suis contre le nucléaire et pour en sortir. Non seulement, ce mode de production de l’énergie est absolument dangereux, risquant de nous faire provoquer la fin du monde ou moins pire dans les meilleurs délais, mais en plus les écologistes nous cassent les burnes avec. Et je ne parle pas des copains du Front de Gauche, j’en connais qui seraient prêts à jurer que la sortie du nucléaire est dans le programme historique du Parti Communiste Français.

J’étais tout songeur à la lecture de ce billet de mon confrère Sarkofrance ce matin qui souhaite concrètement qu’on arrête de sodomiser les mouches et que les écolos s’allient dès maintenant avec le Parti Socialiste. Sage billet de Juan. Mais je l’avais oublié, il y avait un Kremlin des Blogs, hier soir… Arrivé dans le métro, je suis tombé lourdement sur cette interview d’Eva Joly qui nous dit qu’elle va convaincre François Hollande de sortir du nucléaire.

Pour ma part, je souhaite surtout que François Hollande sorte vainqueur des urnes et qu’on arrête de me faire croire que la sortie du nucléaire est un thème qui pourrait faire changer le vote de plus de 0,1% des électeurs.

Madame Joly rentre d’une visite au Japon et nous explique la vie après la catastrophe de l’hiver dernier. « Mais il y a une discipline : moins d'éclairage dans les rues, dans les magasins ou dans les bureaux la nuit. »

Je lisais ça tassé dans le métro malgré les vacances scolaires en me disant qu’il faudrait surtout plus de rames et que ce n’est pas en enlevant l’ampoule de mes toilettes que j’allais fournir l’électricité correspondante. L’urgence écologique, en France, porte sur la diminution de la production de CO2, sur l’aménagement du territoire pour éviter l’entassement des andouilles dans des boites de sardines pas adaptées, de limiter la circulation de poids lourds et tout ça. Tout cela nécessite le développement du transport ferroviaire électrique. L’urgence écologique, en France, est de préparer l’après pétrole et quand on n’a pas de pétrole, on a des idées mais j’aimerais bien les voir, parfois. Pour l’instant, nous n’avons que de l’électricité.

Et je suis fatigué de voir des écolos tenter de me convaincre que les sources de production alternatives au nucléaire sont d’ores et déjà disponibles, qu’elles pourraient permettre la production d’électricité à un coût moindre. Ce n’est pas que je sois persuadé du contraire ; je n’en sais rien. Je sais juste qu’on veut me montrer l’Allemagne en exemple, beau pays qui importe de l’électricité nucléaire de France et du gaz de Russie pour produire 50% de son énergie.

L’urgence écologique est partout. A long terme, le réchauffement climatique est tel qu’on se demande si on pourra continuer à nourrir la planète et, pire, à produire de la bière à bas coût. A moyen  terme, je ne vais pas reparler des algues vertes en Bretagne qui résultent d’un modèle économique basé sur la production intensive qu’il est urgent de révolutionner. A court terme, des problèmes se posent partout. Dans le même journal, je lisais cet article qui évoque une montagne d’ordures, à Limeil, qui aurait tellement pollué les eaux qu’il est maintenant envisagé d’évacuer les braves gens qui vivent dans le coin.

Un électeur quelconque – moi, en l’occurrence – lisant cet article après l’interview ne peut se dire que ceux qui veulent mettre la sortie du nucléaire en enjeu majeure de cette campagne, d’une politique future, sont complètement à l’ouest, complètement déconnectés des réalités de notre vie. Ceux qui bâtissent un message politique sur la catastrophe de fukumachin sont probablement les mêmes qui fustigent la politique du fait divers souvent menée par le gouvernement ? Une petite vieille agressée par un môme de huit ans qui veut voir ses fesses ? Et hop ! Une loi pour mettre en prison les enfants qui envisagent de voir des fesses de petites vieilles. Une catastrophe nucléaire ? Et hop ! Un projet politique avec la sortie du nucléaire au centre.

Les électeurs s’en foutent ! Pire, ils s’en détournent. Nous avons une crise économique sans précédent, les gens sont terrorisés pour l’avenir de leurs chiares, ils ne savent même pas s’ils pourront leur filer à bouffer dans six mois et nous avons des militants politiques qui voudraient faire de la sortie du nucléaire un préalable à la victoire de la gauche. Nous avons un tas de gens qui ne savent pas comment se loger, qui consacrent plus de la moitié de leur budget à leur habitation. Ils ne se posent pas la question de savoir quelle ampoule ils pourraient éteindre : ils n’ont même pas la place pour mettre une lampe de bureau pour que le petit puisse faire ses devoirs.

Ce n’est tout simplement pas sérieux.

Mais sur le fond, on est d’accord : ça serait bien de trouver un moyen de produire de l’énergie qui ne risque pas de nous péter à la gueule.

Mais il ne faut pas en faire un enjeu de campagne. On a un système économique mondial à sauver...

(photo)

12 septembre 2011

Nucléaire : un tel accident ne pourrait pas arriver au nord de la Loire

Ah ben ça… On en était à une crise économique et des bourses qui se vident (le CAC 40 a perdu 4%, BNPP, SG et CA ont perdu plus de 10% - BNPP a gagné le concours, aujourd’hui), nous voila avec une catastrophe nucléaire sur les bras (voir les jolies photos ici).

Préambule : avant d'entamer ce billet farce, je dois préciser qu'il ne concerne que la communication. par les autorités J'ai une très grosse pensée pour mon copain qui se reconnaitra.

Heureusement, « "C'est un accident industriel, ce n'est pas un accident nucléaire", a précisé à l'AFP un porte-parole d'EDF. »

Faudrait pas non plus qu’EDF se casse la gueule en bourse. Moins 3% seulement, c’est raisonnable.

Les autorités se veulent rassurantes.

Soyez donc confiants, bande de mécréants ! Vous pouvez avoir une totale confiance. Ce sont d’ailleurs ces mêmes autorités qui nous disaient, après Fukumachin, que les centrales nucléaires françaises étaient particulièrement sûres. Elles ont raison. L’accident ne s’est pas produit dans le réacteur. Répétez après moi : « L’accident ne s’est pas produit dans le réacteur. »

« Les organisations écologistes ont vu dans l'accident un exemple de plus des risques du nucléaire, six mois après la catastrophe de Fukushima au Japon. »

Elles sont médisantes alors que tout le monde sait que l’accident ne s’est pas produit dans le réacteur et que nos centrales sont sûres et qu’il n’y aucune raison de penser à long terme à diversifier nos modes de production d’énergie ni même de penser un petit peu à consommer légèrement moins.

« Le ministre de l'Energie, Eric Besson, s'est dit "très touché par cet accident et par ses conséquences humaines", ajoutant sur Twitter que "la délectation jubilatoire de certains" quand se produit un incident ou accident industriel ou nucléaire "est malsaine". »

Effectivement. Il a raison. Un accident dans une centrale nucléaire n’est pas malsain puisqu’il ne s’agit que d’un accident, non, un incident !, avec un seul mort, industriel, même pas nucléaire, on vous dit.

C’était juste « un four servant à recycler des déchets faiblement radioactifs ». Juste un four avec des machins faiblement radioactifs, pas un incident dans un centrale nucléaire, on vous dit.

Ca s’est passé dans « l'installation nucléaire Centraco de Codolet » mais pas dans une centrale (apprenez par cœur, ça vous évitera de regarder le journal, ce soir).

Il n’y a aucun danger.

L’incident ne pouvait pas arriver, d’ailleurs il n’est pas arrivé. Toutes les dépêches et les photos sont issues de manipulations déplorables d’association dépendant du lobby antinucléaire qui ont piraté le site de l’AFP pour introduire des fausses informations.

D’ailleurs, votre PC a un virus qui introduit automatiquement dans Google News et tous les sites d’informations cette rumeur éhontée.

D’ailleurs, vous n’êtes pas devant votre PC, vous êtes dans les transports en commun en train de rentrer du boulot, transports en commun, beaucoup plus écolos que les voitures que vous pourriez utiliser, car ils sont alimentés par nos centrales nucléaires beaucoup plus propres que tous les autres moyens de locomotion.

Et où jamais aucun incident, même mineur, ne pourrait survenir.

Je ne suis d'ailleurs pas en train de rédiger au billet, je suis avec mes copains, au bistro.

01 juin 2011

Atomiser les clivages

Je me suis réveillé ce matin en me rappelant que je suis tagué par Dagrouik dans son dernier billet : « Je me demande ce que Jegoun pense de tout ça. » repris dans Twitter par Vogelsong comme une provocation ou un défit. L’énigme reste entière. Pourquoi taguer une seule personne ? Quel est le sujet ?

Le billet de Dagrouik porte sur deux sujets : la sortie du nucléaire et Ségolène Royal, deux sujets que j’évite méticuleusement d’aborder dans mon blog, peut-être parce qu’ils sont assez difficiles à aborder froidement sans déchainer des passions.

Par exemple, on ne peut pas dire qu’on est contre la sortie du nucléaire à moyen terme parce qu’on se mettrait les écolos à dos ce qui ne serait pas génial en période électorale mais on ne peut pas dire qu’on est pour, parce qu’en l’absence de solution alternative réelle, on perdrait toute crédibilité.

Tout le reste n’est que communication politique.

Tiens ! Melclalex a fait un bon billet hier, sur la sortie du nucléaire en Allemagne. J’en ai personnellement tiré deux conclusions : ils sont montrés en exemple par les écolos français tout en continuant à produire de l’énergie « non renouvelable » (et probablement émettrice de CO2) et ils vont arrêter la production d’énergie nucléaire tout en continuant à consommer celle produite chez nous.

La sortie du nucléaire, en Allemagne, me parait avoir un certain nombre de zones d’ombres…

Cela étant, je suis d’accord avec Ségolène Royal quand elle propose un objectif raisonnable – 40 ans – pour la sortie du nucléaire, le temps de développer paisiblement les solutions alternatives.

Toutefois, j’aimerais deux précisions (pas de sa part, de spécialistes).

La première : où en est-on du stockage de l’électricité ? Je pose la question tout à fait sérieusement et j’aimerais bien une réponse du même métal puisque j’ai déjà vu des zozos m’expliquer que ce n’était pas important.

La deuxième : où en est-on des autres solutions pour produire de l’énergie propre et renouvelable ? Par exemple, arrivera-t-on, un jour, à profiter des courants sous-marins ?

Ainsi, comme souvent, je suis parfaitement d’accord avec Ségolène Royal à des détails près. C’est normal, elle fait partie de ma famille politique, comme tous les autres, Martine Aubry, François Hollande, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, … pour ne citer que les probables prétendants à l’investiture du PS. Nous avons tous, globalement, la même vision de la société et de ce qu’elle devrait être, pas trop loin, d’ailleurs, de celle des autres formations de gauche…

Reste alors à se mettre d’accord sur la méthode et c’est là que nous sommes probablement en profonde divergence, alors qu’il n’y a, pour moi, que l’unité qui est possible.

Nous parlions du nucléaire. On est à peu près tous d’accord sur la nécessité d’en sortir. Il n’empêche que ce n’est pas parce qu’il y aura 1000, 100 000 ou 1 million d’électeurs de gauche à manifester contre le nucléaire que communiquer sur la sortie du nucléaire à moyen terme fera déplacer les électeurs qui manqueraient pour une victoire à la présidentielle. L’UMP a tout compris : en traitant indirectement les antinucléaires d’apprentis sorciers allant vers l’inconnu, elle fait peur à une partie de la population.

Pendant ce temps là, nous autres, à gauche, on met ce dossier sur le devant de la scène uniquement parce qu’on n’a pas le droit de ne pas répondre à quelques écolos… La stratégie est suicidaire.

Je suis donc parfaitement d’accord avec Ségolène Royal : il est urgent de ne pas s’affoler et de développer progressivement des solutions alternatives, pendant près d’un demi siècle, pour sortir d’un demi siècle de folie.

Qu’on sorte ce sujet de la campagne…

Il n’empêche que je suppose que Dagrouik n’a rien à cirer de ma position sur le nucléaire. Je suppose qu’il est plus intéressé par savoir si j’aurais pu miraculeusement changer de position à propos de Madame Royal. Malheureusement non.

J’aurais voulu, dans ce blog, ne pas aborder les points négatifs des candidats, n’ayant pas la vocation à tirer contre mon camp. C’est Dagrouik qui me cherche, nananère.

Les gens n’iront pas voter en fonction des propositions et des propos des candidats mais en fonction d’une perception globale.

On nous dit souvent que 17 millions de personnes ont voté pour Ségolène Royal au deuxième tour en 2007 et que ça serait une preuve de sa popularité. C’est surtout une preuve que 17 millions de personnes ont voté contre Nicolas Sarkozy. Il manquait 1 569 259 voix à Ségolène Royal pour être élue.

Ce sont donc près de 2 millions de personnes supplémentaires à qui il faudra donner une « bonne perception globale ». Ségolène Royal peut avoir un excellent projet, de très bonnes démonstrations, … Je ne suis néanmoins pas persuadé qu’elle soit la mieux placée pour franchir ce cap.

Mais ces querelles intestines me fatiguent. Je cherche un ou une candidat – pardon candidat(e), je m’adresse à des gauchistes – qui soit capable d’attirer environ 19 millions de voix sur sa personne. Et pas contre, puisque « au deuxième tour, on élimine. »

Ce candidat devant bien entendu avoir une même vision de la société que moi et un projet politique auquel j’adhère, ce qui est globalement le cas de Madame Royal.

Mais je pense que Martine Aubry et François Hollande feraient de meilleurs candidats.

15 mars 2011

Débat sur l'énergie : ils sont fous ces Romain !

Ne nous voilons pas la face, l’heure est grave au Japon. Je surveille l’actualité heure par heure et les mauvaises nouvelles s’enchainent. Je ne vais pas les rappeler ici, le temps que vous lisiez ce billet, la situation aura évolué. Toujours est-il que Nicolas Sarkozy a parlé en début d’après-midi et n’a pas fait preuve d’un optimisme particulier – c’est un euphémisme – la situation est donc relativement grave.

Il est évident que l’on ne peut pas faire grand-chose, dans nos blogs. Stef, par exemple, relaie un appel de la Croix Rouge, ce pour quoi je suis un peu dubitatif…

Toujours est-il qu’avant de mourir dans d’atroces souffrances sous l’effet des radiations, les blogueurs se sont lancés dans une polémique depuis hier ou avant-hier, suite aux propos de Nicolas Hulot et Daniel Cohn-Bendit, c’était d’ailleurs l’objet de mon billet de ce matin.

Je vais donc relayer maintenant le billet de Romain (la lecture de son titre montre qu’il déjà subit les premiers effets des radiations) et celui de Romain, avant de donner mon propre avis que j’aurais probablement oublié demain. Plus précisément, je ne suis pas sûr d’avoir exactement le même avis que la dernière fois que je l’ai donné ici, ce qui ne doit pas dater de plus tard que hier midi, tant de débatteurs étant intervenus depuis… Tiens ! Même FalconHill vient de faire un billet pour dire qu’il est d’accord avec Ségolène Royal qui pense qu’il doit y avoir un délai de décence avant d’aborder un tel sujet, ce en quoi elle a d’ailleurs probablement raison.

Cela dit, nous avons d’un côté Kadhafi qui est en train de mater son opposition et de l’autre des braves gens, au bout du monde, qui subissent une catastrophe humanitaire importante et qui risque de dégénérer en drame nucléaire.

Du coup, je ne sais pas s’il est décent de débattre sur la décence des écolos qui, pour moi, ont juste fait preuve d’une nouvelle erreur de communication qui décrédibilise leur action : de toute manière, il suffit d’écouter la radio ou de lire la presse pour voir qu’un débat sur l’électricité est effectivement nécessaire.

Du coup, ceux qui critiquent les écolos perdent eux-mêmes à peu près autant de crédibilité qu’eux car le débat finit par porter sur l’énergie et pas seulement sur la « communication ».

En fait, cette surenchère sur l’opportunité de faire de la communication ou de débattre de l’énergie en France est… inopportune. Il faut évident débattre de l’énergie.

Du fait de… l’énergie déployée ces quelques jours, on a l’impression que le débat est nouveau ce qui a toujours tendance à m’énerver parce que c’est un sujet permanent, mais relativement technique donc assez difficile à caser dans mon blog. Il n’empêche que, par exemple, l’énergie était au centre des débats lorsque les blogueurs avaient reçu Corinne Lepage, à la Comète, en mai dernier. A noter chez mon homonyme – c’est la journée des homonymes – une vidéo de Madame Lepage tournée quelques jours avant la catastrophe. Comme le dit Nicolas, on peut difficilement appeler ça de la récupération…

Le débat existe donc et les blogueurs peuvent s’en saisir, à l’instar de Yann qui pose quelques questions (de même que Dagrouik, mais, à la bourre, je n'ai pas encore lu son billet). Je vais en ajouter une qui me parait essentielle : on en est où des recherches à propos du stockage de l’électricité ?

Elle est essentielle car les centrales ont des productions constantes et on est obligés d’exporter de l’électricité pour faire tourner le bazar tout en important lors des pics de consommation alors que tout ce qu’on nous trouve comme énergie de remplacement dépend du soleil ou de la force du vent, et produisant donc une quantité variable d’électricité. Je précise à l’attention de quelques tordus spécialistes que je ne le suis pas, spécialiste (tordu, je ne sais pas, disons courbé) et que ce paragraphe n’est pas un billet de blog, juste un paragraphe relatant une vague impression que j’ai.

Cela dit, je viens de dénoncer un débat sur la nécessité de débattre tout en y participant gaillardement.

Je me demande s’il ne faudrait pas débattre de l’opportunité de débattre à propos de l’opportunité de débattre de l’opportunité de débattre… Mais non ! Rassurez-vous ! Tout va bien en France.

Et mes confères Blachier et Pigenel m’excuseront pour le jeu de mot débile dans le titre de ce billet.

14 mars 2011

Des radiations dans la communication

Je trouve assez maladroite la position des écolos qui se sont précipités sur la catastrophe au Japon pour communiquer, le point d’orgue ayant été atteint par Daniel Cohn-Bendit qui parlait de lancer un referendum sur le sujet. J’accepte d’y répondre s’il y a une case « je suis contre le nucléaire mais enfin bof quoi il faut qu’on arrive à produire de l’énergie pour maintenir la bière au frais ».

La réaction de FalconHill montre que je n’ai probablement pas tort mais comme j’ai bien être d’accord avec tout le monde, je le suis aussi avec ZeYes qui estime qu’il faut battre le fer quand il est à chaud : les écolos ont raison d’en parler.

A contrario, je ne ferais pas partie des zinzins qui tombent sur les écolos qui abusent, dénoncés par mon copain Eric (et Nicolas) mais comme je l’indique en commentaire chez lui, j’ai bien peur que les écolos fassent une erreur de communication. Il suffit qu’un type normalement constitué allume la radio, la télé ou lise un journal pour se rendre compte, qu’effectivement, le nucléaire est dangereux.

Trop de communication nuit à la communication. C’est vrai, d’ailleurs, dans l’autre camp, avec des dizaines de zélés qui se précipitent à la télé pour dire que ça ne pourrait pas arriver chez nous. Plus personne n’y croit, on sait que ça pourrait arriver, comme d’ailleurs un tas d’autres catastrophes, comme nous le rappelle FalconHill.

Dans son billet (en lien plus haut), Nicolas me tague. Je vais répondre mais dans un autre blog. Qu’il sache que je n’ai pas d’avis. C’est d’ailleurs pour ça que je ne veux pas de referendum. D’un côté nous avons des écolos qui nous affirment un truc et de l’autre des « industriels » qui nous affirment le contraire.

Alors, comme je n’ai pas d’avis, je vais aller consulter d’autres spécialistes des radiations.

14 décembre 2009

Nicolas Sarkozy et le développement durable du libéralisme étatisé


Nicolas Sarkozy a annoncé comment il allait dispenser les 35 milliards du grand emprunt. Je n’ai rien à dire sur les dépenses prévues pour l’instant à part qu’il n’y a pas grand-chose de prévu pour les bistros et, surtout, qu’il y aura un milliard de dépensé dans l’énergie nucléaire pour produire l’électricité que nous vend une société cotée en bourse.

4,5 milliards seront dépensés pour « l’économie numérique », notamment avec la couverture du territoire avec internet très haut débit. Orange, Numéricable, Free, Bouygues Télécom, … vont pouvoir nous vendre des forfaits encore plus chers. Remercieront-ils les impôts que nos petits-enfants paieront pour rembourser la dette ?

L’économie libérale voulue par Nicolas Sarkozy est ainsi faite que c’est à l’état (donc nos impôts) qu’il revient d’investir pour les infrastructures et le plus grand bonheur des actionnaires…

Le développement durable n’a pas été oublié du plan, puisque 2,5 milliards lui seront consacrés. C’est bien. D’ailleurs, le plan contient une annonce intéressante : « Le Commissariat à l'énergie atomique (CEA) deviendra le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives. »

Je ne sais pas si l’actionnaire principal d’AREVA, aimable fleuron de notre industrie nationale, producteur de combustible nucléaire et de centrales du même métal, sera ravi de dépenser des sous pour des machins en charge de concurrencer sa filiale.

Je vais donc interroger des blogs spécialisés dans l’électricité et le développement durable à la cantine.



30 avril 2009

La centrale nucléaire de Chinon évacuée

Appel au gouvernement : Bordel ! Trouvez autre chose que le nucléraire.

Appel aux terroristes : Bordel ! Ne faites pas péter une centrale dans une région viticole, ça va nous contaminer les vignes pendant 10 000 ans.

22 avril 2009

Le nucléaire, pour l'exemple !

En consultant mes flux, je suis tombé sur cette carte des installations nucléaires en Europe. Allez savoir pourquoi, j'ai eu une pensée émue pour mes trolls libéraux qui aiment bien rappeler à de multiples sujets que la France devraient faire comme les autres pays.

N.B. : Je vous conseille PopulationData, mon fournisseur habituel de chiffres sur plein de trucs dont le nucléaire, aujourd'hui.