08 février 2012

Nicolas Sarkozy à Fessenheim, demain

Nicolas Sarkozy sera à Fessenheim demain mais n’annoncera certainement pas la fermeture de la centrale. Ce n’est pas son intérêt pendant cette période électorale, d’autant que les écolos sont déjà assez acquis à la gauche. Annoncer un arrêt reviendrait  envoyer un signal négatif à ceux qui sont attachés à l’industrie française et tétaniserait les Français qui ont du subir des coupures d’électricité récemment (comme hier, mon pote FalconHill).

Nous sommes dans une situation paradoxale. Nous avons massivement incité les braves gens à se mettre au chauffage électrique pour rentabiliser les centrales pour en faire de l’électricité française une des moins chères mais nous sommes obligés d’en importer d’Allemagne, quand il est froid. Néanmoins, on ne cesse de nous informer d’une importante augmentation indispensable du prix de l’électricité dans les prochaines années.

Il faut qu’on sort de ce cercle vicieux.

Une catastrophe au Japon nous a rappelé que l’énergie nucléaire est dangereuse. On me répondra que les autres sources d’énergie aussi ! Tiens, dans le dernier numéro de La Hulotte, ils racontent le danger des éoliennes pour les vautours…

Nicolas Sarkozy n’annoncera pas la fermeture mais… le contraire. Il sait que le sujet est clivant pour la gauche : on se rappelle tous les débats de la fin de l’an dernier.

Ne tombons donc pas dans le panneau.

Rappelons la position de François Hollande : « Il faut diminuer la part du nucléaire dans notre production d’électricité. [Si je suis élu], je donnerai l’impulsion pour qu’en 2025, nous puissions faire passer la part du nucléaire de 75% à 50%. »

Tenons-nous en là.

7 commentaires:

  1. Bah, j'ai un chauffage au gaz et une cheminée. Mais bon, pour la chaudière et le ventilo de la cheminée, si pas de courant, ben pas de courant.

    Sinon qu'il se couvre : il parait qu'il fait froid en Alsace (il aurait du aller en bretagne : il parait qu'il fait bon)

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  2. La position de François Hollande me parait à la fois sage et probable.

    Je n'ai jamais trop compris pourquoi nous nous étions mis à dépendre si fortement du nucléaire (et donc de l'uranium et du plutonium).

    Cela n'empêche qu'il va falloir trouver beaucoup beaucoup d'argent

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  3. "Ne tombons donc pas dans le panneau."

    AMHA ça résume bien l'attitude que la gauche devra avoir pendant tout le reste de la campagne. On commence à bien sentir que la campagne de l'UMP consistera à tendre des pièges à l'opposition et certainement pas à s'expliquer sur son bilan ou à présenter un programme crédible.

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  4. Ne tombons pas dans le panneau solaire ? Vous êtes anti-écolo à c't'heure ?

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  5. Oui, il viendra faire sa communication sur le dos des salariés de la centrale et sa campagne électorale aux frais des contribuables.

    C'est pitoyable

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  6. Aucun de ces candidats ne parlent d'énergie de substitution. Il y en a une, plus que rentable et effective, la fusion froide. Des scientifiques italiens et grecs et leur société respective sortent un générateur qui produira de la chaleur et de l'électricité pour une facture de 20 euros par an : l'e-cat (voir moteurs de recherche). Faites le buzz, il s'agit de notre survie, la planète en a besoin.

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