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19 mai 2013

L'UMP et les interviews du dimanche

Les propos des chefs de l'UMP me surprendront toujours. Jean-François Copé est interviewé par Le Monde et Xavier Bertrand par le JDD. Commençons par ce dernier, dont je n'ai pas lu par l'interview, seulement sa reprise par Le Monde. « La montée de madame Le Pen s'explique par les nombreux déçus de François Hollande qui la rejoignent, très en colère d'avoir été bernés. Une forme de gaucho-lepénisme est en train de se mettre en place. C'est quand la gauche est au pouvoir que le populisme monte le plus : c'est le prix du mensonge » C'est incroyable. Le Front National était à 10% en 2007 et à 18% en 2012 et il ose dire que ce sont les déçus de François Hollande qui rejoignent le Front National et que ça se passe quand la gauche est au pouvoir.

Comment peut-il espérer avoir la moindre crédibilité ?

Un de moins. Passons au suivant. Le Président de l'UMP. Je vous assure que j'ai lu son interview trois fois ce matin. Ca fera quatre puisqu'il faut que je lise à nouveau pour faire ce billet. C'est fascinant.

A propos du mariage pour tous : « Quand nous serons revenus au pouvoir, il faudra réécrire ce texte pour protéger la filiation et les droits de l'enfant. Peut-être avec le recours au référendum. » Pourquoi un referendum ? Brandir l'arme du referendum quatre avant des élections est n'importe quoi. Qu'est-ce qu'il entend par les droits de l'enfant ?

A propos de la situation économique : « L'Etat est devenu omniprésent dans la sphère économique : il multiplie les dépenses, les embauches, les normes. » 10 ans de pouvoir, les gars... Je ne vais pas recommencer l'habituel débat mais que Jean-François Copé ose parler de norme alors que c'est la volonté de François Hollande de les diminuer est fou, d'autant qu'après le discours de Dijon, il gueulait comme un putois.

« Du coup, il perd son efficacité là où les Français ont le plus besoin de lui : dans l'éducation et la formation, la sécurité et la justice, l'immigration, la laïcité. François Hollande n'a fait que renforcer ce déséquilibre. » Il délire ! C'est la droite qui a diminué le nombre de postes dans la sécurité, la justice et l'éducation, faisant en sort que les honorables institutions correspondantes n'arrivent plus à fonctionner.

« Quand il demande des efforts aux Français, il leur demande plus d'impôts, alors que le véritable effort, c'est de travailler plus, d'innover plus, de produire plus et mieux. Il est temps de remettre les choses à l'endroit. » Le coup de l'héritage est encore une fois tentant. Je ne comprends pas que Jean-François Copé continue sur cette pente : les Français ne sont pas débile. Je rappelle à Jean-François Copé qu'un sondage est sorti avant hier : l'image de l'UMP s'est considérablement dégradée. Forcément... à dire tant de bêtises.

« Le droit de vote des étrangers, qui établit un lien entre nationalité et droit de vote, n'est pas dans notre tradition républicaine. » Il vaut mieux lire ça qu'être sourd... : par définition, le droit de vote des étrangers SUPPRIME le lien entre la nationalité et le droit de vote.

« Quant à la méthode, elle est méprisable : encore une manoeuvre politicienne à l'approche des municipales pour diviser les Français, faire monter le FN et instrumentaliser les étrangers qui vivent en France. » Allo ? Jean-François ? Les Français ne sont tarés... C'est l'UMP qui a fait monter le FN. C'est l'UMP qui a instrumentalisé ce droit de vote lors de la dernière période électorale, au point d'en faire presque le seul thème de campagne : dénoncer le PS qui voulait ce « droit de vote ». 18% pour le FN.

« Les socialistes ne peuvent plus nous faire le coup de l'héritage. »

Si ! Ca fait onze ans que vous nous dites que c'est de la faute au 35 heures.

Onze ans que les Français n'entendent que ça. Laissez nous faire le coup de l'héritage encore un an ou deux...

09 septembre 2012

9 septembre 2012


C’est le jour du houblon et l’actualité politique est remplie de sujets sans le moindre intérêt. Je vais donc vous la résumer en quelques lignes. Vous pourrez aller à la messe ensuite.

Les médias semblent penser que la France entière attend l’interview de François Hollande, ce soir, sur TF1 pour rassurer les Français, préciser la feuille de route, … Tiens ! J’aurais du lire tous les articles et en ressortir toutes ces locutions idiotes, mais j’ai la flemme.

On croyait qu’il avait disparu depuis sa défaite aux législatives (dans des conditions que j’avais trouvé déplorable). Non ! François Bayrou est revenu et donne une interview au JDD que j’ai lue en entier (la version web, je lirai le papier plus tard, si je pense à la piquer à l’Amandine).

Je vais résumer. Tout d’abord il nous dit qu’il n’a jamais pensé à abandonner. Pour un peu, il annoncerait sa candidature pour 2017… Pour le reste, il dit du bien de François Hollande à un point que je vais finir par me poser des questions.

L’actualité est forte, aussi, à l’UMP. D’après Twitter, Xavier Bertrand vient d’arriver. Je vous conseille de suivre le campus dans Twitter. On y retrouve les paroles principales des leaders et les conneries des militants. Je viens d’en voir un qui s’énervait parce que la dette avait augmenté depuis l’arrivé de François Hollande…  Ah ! En voila un (@mattverrier) qui diffuse une photo de Xavier Bertrand. Je lui la pique. Il fait beau. Il semble qu’ils boivent du rouge dans des verres en plastique. La droite est foutue… Le jour du houblon, en plus.

Xavier Bertrand est candidat à la tête de l’UMP mais c’est François Fillon qui va être élu, rien que pour que nous puissions voir la tête décomposée de Jean-François Copé. Xavier Bertrand négocie avec NKM pour avoir son soutien de même que Bruno Le Maire. Vous vous en foutez ? Ah merde.

Sinon, dans l’actualité, ils ont ressorti Chevènement, si vous voulez. A propos de Bernard Arnault qui a demandé la nationalité Belge, afin de préparer un exil fiscal, selon les mauvaises langues : « Les élites françaises ne croient plus en la France. »

S’il croit en la Belgique…

Sinon, un nouveau sondage est sorti et fait la une de Google News à l’heure où je vous parle. 59% des Français sont plutôt mécontents du début du quinquennat. Si on compte qu’il a été élu par 52% mais moins de 30% au premier tour, on peut dire que ce chiffre est excellent. 55% jugent que François Hollande ne va pas assez loin dans le domaine des réformes.

Qu’ils attendent la loi de finances…

La plupart des quotidiens titrent sur la tuerie de Chevaline. Très peu osent titrer « Boucherie de Chevaline ».

Ca serait quand même rigolo de voir ça en une du Figaro.

16 mai 2012

Bertrand et Copé refusent de tourner la page

« Je pense que François Hollande est d'abord l'homme d'un clan, l'homme d'un parti politique contrairement à ce qu'il raconte depuis des mois. » C’est ce qu’a déclaré Jean-François Copé, ce matin, sur Canal+.

Je vais finir par regretter le résultat de l’élection Présidentielle : on va se taper JFC comme chef de l’opposition pendant 5 ans, au moins. Il n’a donc pas compris que l’heure était à l’apaisement ?

Un homme de clan ? C’est dommage que l’heure ne soit plus à l’antisarkozysme. Pourtant, JFC n’hésite pas à jouer le rôle qu’il a joué au cours de ces cinq ans. Un homme de clan ? Il veut qu’on lui rappelle « le clan Sarkozy » ? Celui qui s’était retrouvé au Fouquet’s, au soir du 6 mai, celui de tous ses potes blindés, de Liliane Bettencourt à Vincent Boloré ?

Xavier Bertrand n’est pas en reste ! Il accuse François Hollande d’avoir manqué d’élégance. Hé ! Ho ! Vous allez arrêter de nous les gonfler avec les « éléments de langage » ? Ce n’est pas en préparant des phrases mesquines à l’avance que vous convaincre qui que ce soit !

Si j’étais à l’UMP, je demanderais à ce que Jean-François Copé et Xavier Bertrand soient écartés sur le champ. Sinon, on va les observer se battre dans un concours d’ineptie jusqu’à la prochaine Présidentielle. Beaucoup ont compris le malaise ambiant. Tiens ! Rachida Dati a annoncé ce matin qu’elle retirait sa candidature à la législative pour éviter un combat avec François Fillon.

Je ne sais pas si l’UMP va éclater. On parle de la création de courants. Tiens ! Brice Hortefeux et Guillaume Peltier ont créé un truc qui s’appelle « La droite forte ». Je vais leur rappeler que le thème de « La France forte » vient d’échouer lamentablement. Toujours est-il qu’il est temps qu’elle change de méthode.

François Hollande a fait un discours de rassemblement. Que ça plaise ou non à ces braves gens, c’est ainsi.

L’éditorial de l’édition papier du Figaro (non, je ne l’ai pas acheté, il est disponible en ligne) note que le discours en question était marqué par l’antisarkozysme.

Forcément, le Sarkozysme était là pour diviser, pour agiter ses petits bras pour faire croire qu’on bosse. Une page a été tournée. L’heure est au rassemblement et au travail pour réparer les dégâts commis pendant ces cinq ans.

Messieurs Bertrand et Copé auraient tout intérêt à le comprendre s’ils veulent exister autrement que dans les blogs antisarkozystes...

24 décembre 2011

Le gouvernement ne fait pas le service minimum pendant les vacances !

Histoire de rebondir sur l'actualité et de stigmatiser ces fainéasses de grévistes, Xavier Bertrand n'en rate pas une : voila qu'il veut imposer le service minimum dans les transports aériens.

Pour ma part, je m'en fous que les avions roulent (et volent à l'occasion). Quand il sont arrêtés, ça n'emmerde que les entreprises et ceux qui ont les moyens de prendre l'avion. Xavier Bertrand doit confondre avec les écoles et les transports en communs locaux, où les grèves ont des dommages collatéraux réellement pour importants pour de nombreux usagers. Ce qui ne mérite d'ailleurs pas, non plus, l'obligation d'un service minimum.

Imposer un service minimum dans les transports aériens où la plupart des services sont assurées par des sociétés privées ferait porter des contraintes sur... des sociétés privées (fallait pas privatiser ADP...), remettant, ainsi, nécessairement en cause le droit de grève des salariés de sociétés totalement privées, sous-traitants (pour la sécurité) d'autres sociétés privées, ce qui serait inadmissible, impossible à mettre en œuvre et probablement contraire à la constitution.
Mais il n'y a pas de mal à se faire du bien et à titiller un peu l'électeur.
Pour ma part, je remercie Monsieur Bertrand (notre illustration) de rappeler ainsi que la gestion des aéroports et de leur sécurité est une mission de service public qui ne peut être assurée que par des agents de l'été...

28 novembre 2011

Le chômage finira bien par reculer !

Le chômagemonte et Xavier Bertrand nous dévoile encore quelques nouvelles recettes, dont, je cite : un contrat CDI pour les intérimaires. On se demande bien ce que ça veut dire.

Mais, pour une fois, ce n’est plus de la faute des 35 heures. « Evoquant l'avenir des 35 heures, dont l'UMP affirme vouloir "sortir", Xavier Bertrand a indiqué que la France était déjà "sortie des 35 heures". » « Il a écarté l'idée de revenir sur la durée légale à 35 heures, car "les 35 heures permettent de savoir à partir de quelle heure vous payez plus des heures supplémentaires". »

Il est temps de reconnaître que toutes les gesticulations passées étaient donc totalement inutiles.

« M. Bertrand a indiqué que la durée moyenne du travail hebdomadaire était de "39,5 heures" » ! Ben oui…

Un de ces jours, il va reconnaître la vérité : les 35 heures ont créé 350 000 postes en France selon les estimations de l’OCDE et surtout de l’INSEE.

J’imagine quelques trolls me répondre à propos du coût des 35 heures. Je rappelle juste quelques détails récupérés ce week-end dans une précieuse documentation : « Le coût annuel des allègements de cotisations représente par contre 8 milliards pour les allègements « JUPPE » et « DE ROBIEN », qui ont créé à peine 7.000 emplois. Les allègements Fillon atteignent quant à eux 17 milliards en 2005, soit près de deux fois plus que les 35 heures. En outre, Les 35 heures n’ont pas empêché le déficit public et la dette de se réduire entre 1998 et 2002. »

Je rappelle également que les 35 heures ont permis de gagner de la compétitivité et que la France est devenue la deuxième terre d’accueil des investissements étrangers en 2002 (et est repassée troisième depuis).

Par ailleurs, quand M. Bertrand une durée moyenne hebdomadaire du travail, il pourrait ne pas oublier qu’elle est supérieure à celle de l’Allemagne et dans la moyenne de celle des différents pays de l’Union Européenne…

Il pourrait aussi rappeler que Nicolas Sarkozy avait déclaré fin 2010 : « Le chômage reculera l’année prochaine, l’économie repart, est contrainte de repartir, on peut s’en sortir. »

Mais il a oublié…

15 novembre 2011

Xavier Bertrand n'aime pas le Sénat

Xavier Bertrand critique l’attitude du Sénat, récemment passé à gauche, qui a détricoté le projet de loi de Finance de la Sécurité Sociale.

« "Je n'aime pas l'attitude du Sénat, aujourd'hui", a lancé M. Bertrand. "C'est leur droit de faire des choix, mais il faut que les Français regardent bien que la politique du Sénat aujourd'hui, c'est la vitrine de ce que ferait la gauche", a-t-il relevé.

"Parce que les Français doivent savoir que s'il n'y avait pas le gouvernement, au début de l'année, toutes celles et ceux qui font des heures supplémentaires, ce serait fini avec la gauche", a précisé M. Bertrand.

"D'autre part au Sénat, ils ont décidé d'augmenter les dépenses, les prélèvements, les impôts (...) ce que fait le Sénat en ce moment, ça ne se fait pas en cachette mais au grand jour, on doit savoir que la gauche au pouvoir, ça serait plus d'impôts", a-t-il mis en garde. »

Pour ma part, je n’aime pas l’attitude de M. Bertrand avec ces propos presque outranciers quand on sait que parallèlement le gouvernement auquel il participe propose de l’austérité et de la rigueur avec notamment une augmentation des impôts.

« Ils ont décidé d'augmenter les dépenses, les prélèvements, les impôts » qu’il dit en parlant des élus… La semaine qui suit les annonces de François Fillon.

Surtout, je n’aime pas l’attitude de ce Gouvernement qui présente des projets de loi de Finances basés sur des mauvaises prévisions de croissance.

C’en est au point qu’un deuxième projet de loi de Finances de la Sécurité Sociale sera présenté le 23 novembre au Conseil des Ministres pour être présenté ensuite au Parlement. Je n’aime pas l’attitude de ce Gouvernement qui fait bosser nos représentants sur des hypothèses fausses et viennent détruire leur travaux, ensuite, en déposant de nouvelles lois.

« C'est leur droit de faire des choix, mais il faut que les Français regardent bien que la politique du Sénat aujourd'hui, c'est la vitrine de ce que ferait la gauche » !

La vitrine de ce que ferait la droite est à observer maintenant au Gouvernement : ils ne tiennent pas compte des électeurs et de leurs représentants.

« Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts » disait ce lui qui a été élu et a été celui qui a le plus augmenté les impôts.

04 février 2011

Chômage : l'état fait porter la responsabilité aux régions

Lire l’interview de Xavier Bertrand dans le métro dans Métro (oui…), ce matin : telle fut l’ingrate mission que je me suis imposée, à l’instant, afin de satisfaire mon lectorat de plus en plus nombreux (il a doublé en six mois, avant ma mère me lisait pour vérifier que je n’avais pas fait le con, la veille ; elle vient d’être rejointe par le patron de la Comète qui vérifie que je fais bien de la promotion pour son établissement).

M. Bertrand est Ministre du Travail. Il s’occupe du chômage. On préfèrerait qu’il soit Ministre du Chômage et qu’il s’occupe du travail.

On a touché le fond. Dans le métro, il faut le faire.

« Maintenant, il est certain que pour 2011, nous avons une obligation de résultats. »

C’est sur ! Avant, ils ne l’avaient pas.

« On nous avait dit qu'en-dessous de 2% de croissance, on ne pouvait pas créer d'emplois. Sur l’année 2010 en a recréés plus de 100.000. »

Il a l’air content, c’est déjà ça ! Pourtant il me semble que la dernière phrase n’est pas en français. Il manque des mots. On dirait un blog politique de gauche de ma connaissance.

« Pour obtenir des résultats, je ne me contenterai pas de discours. »

J’ai 44 ans. Ca fait une trentaine d’années que je m’intéresse à l’actualité : j’ai la formation nécessaire pour lire la suite sans être étranglé par une crise de rire. A propos de formation, je vais résumer la suite : il y a 250000 offres d’emplois qui ne sont pas satisfaites, il faut tout axer sur la formation.

Tu parles !

« Il faut raccourcir les délais, simplifier les démarches et faire une priorité de la formation aux métiers qui recrutent. » Tant qu’à faire, autant former où ça embauche…

Bon, un peu de sérieux. Il y a une seule phrase à retenir de cette interview : « Si par exemple sur l'apprentissage, dans le cadre des nouveaux contrats d'objectifs et de moyens, l'Etat met un euro, je dis aux régions : mettez aussi un euro. »

Z’avez bien lu. D’ailleurs, il n’y a pas 36 manières de lire. C’est simple : l’état se désengage du domaine du chômage et de l’emploi et fait porter la responsabilité, y compris financières, aux régions.

Lamentable.


20 septembre 2010

Qui veut débattre avec Xavier Bertrand ?

J'ai vu passer plusieurs dépêches, aujourd'hui, indiquant que Xavier Bertrand voulait absolument organiser un débat télévisé avec Martine Aubry ou, à défaut, Ségolène Royal, pour discuter des retraites. Je ne sais pas si les dames sont intéressées par un débat avec le monsieur. A mon avis, non. Moi non plus d'ailleurs.

Je m'étonne néanmoins que le chef (par délégation...) du plus grand parti politique de France souhaite faire un débat avec des braves gens à propos d'un texte qui a déjà été voté par le parlement.

Ou alors c'est un mauvais texte.

05 août 2010

Août 2009 - Août 2010 : niches fiscales et sécurité

Elles commencent quand, les vacances politiques ? Qu’on puisse faire autre chose, dans le blog ! J’avais l’impression d’un été plus serein alors qu’aujourd’hui, l’actualité y va fort. Entre la suppression des aides fiscales pour l’accession à la propriété, la nouvelle affaire Woerth, et toussa,… Pas le temps de chômer.

Et pourtant…

Ce matin, une dépêche nous indique que Xavier Bertrand veut un débat public sur la sécurité avec Martine Aubry. Il nous dit que les socialos sont inefficaces, nananère.

Du coup, j’ai été voir ce que je racontais comme connerie dans mon blog entre début août et la reprise des hostilités…

Le 18 août, j’avais ce billet où je citais les lois pour la sécurité votées depuis que Nicolas Sarkozy est en charge de ce dossier, début 2002. Hop :
« 30 août 2002.  Loi d'orientation pour la sécurité intérieure qui fixe pour cinq ans les efforts budgétaires pour la nouvelle politique de sécurité.
9 septembre 2002. Loi d'orientation pour la justice.
3 février 2003. Loi réprimant la conduite sous l'influence de stupéfiants.
3 février 2003. Loi visant à aggraver les peines des infractions à caractère raciste.
18 mars 2003. Loi pour la sécurité intérieure permettant aux policiers de faire des contrôles d'identité sur la base d'une "raison plausible de soupçonner" une personne.
12 juin 2003. Loi sur la violence routière.
27 novembre 2003. Loi sur la maîtrise de l'immigration.
9 mars 2004. Loi adaptant la justice aux évolutions de la criminalité.
21 juin 2004. Loi sur la confiance dans l'économie numérique.
12 décembre 2005. Loi sur la récidive.
24 janvier 2006. Loi sur le terrorisme.
25 juillet 2006. Loi sur l'immigration.
7 mars 2007. Loi sur la prévention de la délinquance.
10 août 2007. Loi sur la récidive.
20 novembre 2007. Loi sur la maîtrise de l'immigration.
25 février 2008. Loi sur la rétention de sûreté
20 juin 2008. Loi renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les chiens dangereux. »

Si quelqu’un pouvait gentiment compléter la liste, j’ai la flemme ! Sans compter les récentes annonces. Xavier Bertrand veut un débat.  « l'heure n'est plus aux colloques et mieux vaut un débat public qu'une surenchère polémique de leur part » Et l’heure des résultats, c’est pour quand ?

Quoi de neuf dans l’actualité ? Villepin reprend sa carte à l’UMP. Ben tiens… Le 17 août dernier, j’évoquais le rapprochement de l’UMP avec CPNT et Philippe de Villiers.

Le 10 août, je parlais d’une annonce de suppression de niches fiscales. Finalement, on annonce aujourd’hui la suppression du volet le moins critiquable du TEPA.

Tiens ! Le 7 août, je listais les 19 nouvelles taxes créées par Nicolas Sarkozy. Hop : « Taxe pour le RSA (entre 1 et 2 milliards), Taxe sur les assurances et les mutuelles (1 milliard), Taxe sur l'intéressement et la participation (400 millions), Taxe sur les stock-options (250 millions), Franchises médicales (850 millions), Hausse des cotisations retraite (150 millions), Taxe sur la publicité des chaînes privées (incalculable), Taxe sur les compagnies pétrolières (150 millions), Taxe pour financer la prime à la cuve (100 millions), Taxe sur les ordinateurs (50 millions), Taxe pour copie privée des disques durs externes et clés USB (167 millions), Taxe sur le poisson (80 millions), Taxe sur les huiles moteurs (44 € par tonne de lubrifiant), Taxe sur les imprimés publicitaires (incalculable), Hausse de la redevance télévision (20 millions), Contribution exceptionnelle (exceptionnellement reconduite chaque année depuis... 1991) sur les ventes en gros de produits pharmaceutiques (50 millions), Taxe sur la téléphonie et internet (80 millions minimum), Taxe sur les grosses cylindrées (malus auto annualisé : 160 € par an par auto), Chèque transport (pas de plan de financement pour l'instant) »

Une bonne âme pourrait-elle compléter la liste ?

Qu’aura-t-on en août 2011, pour lancer la campagne ? De la sécurité et des taxes ?

29 mars 2010

Des primaires, à l'UMP ?

Je ne sais pas ce qu’ils ont à l’UMP mais ça frise l’effervescence autour des primaires. On a entendu ce week-end Alain Juppé déclarer qu’il serait candidat aux primaires si Nicolas Sarkozy ne se représente pas. Xavier Bertrand a déclaré qu’il y aurait des primaires même si Nicolas Sarkozy souhaite se représenter. Histoire de museler Dominique de Villepin ?

Cette fois, c’est Gérard Longuet qui déclare : « sous la Ve et dès lors que l'âge ne joue plus ou la maladie comme le président Pompidou, les présidents en place se sont toujours représentés, donc je n'imagine pas à cet instant que Nicolas Sarkozy qui est dans la force de l'âge puisse ne pas se représenter ».

Quelqu’un peut-il expliquer à M. Longuet pourquoi Georges Pompidou n’était pas candidat à sa succession ?

10 juillet 2009

Salaire des patrons - communiquons !

Xavier Bertrand, chef de l'UMP, déclare ce matin que son parti est favorable à une loi sur les salaires des patrons. Ah ! Et qu'y trouverons-nous ? Ca... Il a oublié de l'indiquer. Pourrait-il nous indiquer de quelle manière il va interdire les primes et autres machins ?

"Il a dit penser en particulier à légiférer pour interdire le cumul entre contrat de travail et mandat social" !

Ouais... Supprimer un truc ! Et doubler l'autre ?

Quelqu'un peut-il lui rappeler que la seule solution est de jouer au niveau des impôts ? Et que ça n'est pas vraiment dans l'esprit de l'action de Nicolas Sarkozy ?

24 mars 2009

Rebondissements chez Valéo

On a vaguement suivi, ce matin, les aventures du PDG de Valéo qui, pour résumer, a fait perdre du pognon à sorte et est donc viré. Pour ça, il doit toucher une prime de 3,2 millions d’euros (3200 mois de SMIC). Tout le monde à ronchonné, gouvernement et MEDEF en tête : « Ah ! Non, hein, en cette période, faut pas déconner, non plus, sinon, on va passer pour des fumiers ».

Nous autres, blogueurs de gauche, nous nous sommes presque pris de pitié pour ces pauvres patrons dont la crédibilité était mise à mal. Nous regardions, amusés, les chefs de l’UMP dire qu’ils allaient faire voter une loi encadrant la rémunération des patrons, d’autant que Laurence Parisot avait promis un tas de truc ssous-entendant qu’elle ne pourrait rien faire. D’ailleurs, on se demande bien ce qu’une loi pourrait faire (mais nous ne rigolerons pas de l’UMP : la gauche veut une loi aussi).

L’affaire Valéo connaît maintenant un nouveau rebondissement. Hop. « Lors de sa réunion du 20 mars 2009, le Conseil d'Administration de Valeo a délibéré sur les indemnités de départ de Thierry Morin en tenant compte de ses 20 ans au sein de Valeo, dont 8 ans à la présidence, de sa contribution au développement du groupe et de sa réactivité en période de crise. Le Conseil a considéré que le plan d'urgence mis en place au quatrième trimestre était absolument nécessaire pour positionner Valeo au mieux pour affronter la crise. Il a donc décidé à l'unanimité, malgré les divergences stratégiques qui l'opposait à Thierry Morin, de ne pas tenir compte des éléments exceptionnels liés au plan d'urgence mis en place au quatrième trimestre, sans lesquelles le résultat net du Groupe aurait été positif en 2008. »

J’arrête deux secondes pour traduire cette dernière phrase : si on n’avait pas perdu de pognon, on en aurait gagné. « Ces indemnités, qui sont conformes aux recommendations AFEP-MEDEF, seront soumises au vote des actionnaires lors de la prochaine Assemblée Générale. Par ailleurs le Conseil rappelle que, contrairement à ce qui a pu être indiqué, Valeo n'a pas reçu d'aide de l'Etat. »

Le type qui a rédigé la dépêche aurait pu faire des piges pour PMA. Il conclut : « C'est ce qui s'appelle faire un beau doigt d'honneur au gouvernement... ».

Il mériterait néanmoins une formation complémentaire pour dire ceci : « Le Conseil d’Administration a dit au gouvernement et à Laurence Parisot : « Putain de bordel, vous nous cassez les burnes, on fait ce qu’on veut ». Héhé. Voyons voir comment vont réagir Xavier Bertrand et Frédéric Lefebvre… »

13 mars 2009

Travailler plus pour perdre son job

A lire chez Pas Perdus qui nous rappelle l'histoire ! Les salariés de Continental avaient été invité à voter, il y a deux ans, pour un choix sur le repassage de 35h à 40h car la survie de la société était en jeu. Les salariés avaient accepté. La droite, notamment Xavier Bertrand qui était ministre du travail, s'était félicitée de cette décision. Continental annonce maintenant la fermeture de l'usine en 2010.
Les salariés se seraient-ils fait entubés ?

28 septembre 2008

Henri Emmanuelli au Zénith

Il semblerait qu'il ne pense pas que du bien du meeting organisé par Ségolène Royal. Je suis souvent d'accord avec lui. Ca ne change pas. Ce qui me surprend, dans cette histoire, c'est d'être aussi d'accord avec Bertrand Delanoë et... Xavier Bertrand.

04 juillet 2008

Ségolène Royal s’explique sur sa sortie

Mon dernier billet qui portait sur la libération d’Ingrid Betancourt a généré des milliers de commentaires (j’en ai effacé la plupart) à propos de la sortie de Ségolène Royal : « L'ex-candidate à l'Elysée a déclaré jeudi à Québec que le président Sarkozy n'était "absolument pour rien" dans cette "opération colombienne rondement menée qui a bien marché", et qui "prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien" ».

« "Tout le monde le sait, c'est une opération colombienne rondement menée qui a bien marché, qui prouve que les négociations avec les Farc étaient inutiles et n'avaient débouché sur rien", a estimé Mme Royal en visite à Québec, affirmant qu'"une récupération politique serait décalée". »

Rappelons qu’elle a dit ça en discutant avec des journalistes pas au cours d’une allocution officielle alors que pendant ce temps-là Nicolas Sarkozy dépensent des trésors d’énergie pour faire de la communication au tour de cette histoire. C’est d’autant plus indigne que ces trésors… proviennent du trésor PUBLIC et que l’on ferait mieux de fermer notre gueule et de faire profil bas plutôt que de passer pour des guignols, d’autant qu’on assure la Présidence de l’Union Européenne.

C’est réellement indigne. Certains blogueurs de droite en profitent pour taper sur Ségolène Royal, il n’y a pas de raison… Mais même moi qui ne suit pas un de ses fans au sein de la blogosphère gauchiste, je me précipite pour la défendre. C’est presque un cas d’école.

D’ailleurs, comme je l’annonce dans mon autre blog et comme l’annoncent également plusieurs blogs… de gauche, il semblerait que les Etats-Unis aient versé une rançon de 20 millions d’euros pour obtenir cette libération. J’ai toujours été contre le versement des rançons (sauf si mon épouse est enlevée par les FARC, encore que… à y réfléchir…), mais, si cette histoire de rançon est vraie, il se trouve que la diplomatie Américaine aurait réussi une négociation

En outre, pour la défense de Ségolène Royal, j’ai entendu cette sortie à la radio ce matin (France Info et France Inter) à propos d’un sujet portant sur la réponse que lui a faite François Fillon. Ainsi, si les propos de Ségolène Royal ont été entendus par une partie de la population, c’est parce qu’elle a été reprise par le Premier Ministre. Sinon, vous pensez bien que nos médias n’en ont strictement rien à cirer de ce que peut raconter Ségolène Royal au Canada.

C’est donc totalement indigne de la part de François Fillon car, c’est bien lui, Premier Ministre de la République Française, qui a déclenché cette polémique. Les blogueurs de droite qui critiquent Ségolène Royal pourraient s’interroger...

Les propos de François Fillon étaient probablement ridicules, mais ce n’est rien par rapport à ceux de Jean-Pierre Raffarin qui n’a pas pu s’empêcher de chercher des noises à sa rivale Poitou-Charentaise, charentaises qu’il ferait mieux de conserver quand on en est à ce niveau.

« L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé de son côté que les propos de Mme Royal relèvent "de polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires" et "d'agitation politique". Interrogé par la presse lors d'une réception à l'occasion du 400e anniversaire de la ville de Québec, M. Raffarin a affirmé que Mme Royal "a fait une double faute". "On ne critique pas le président de la République française sur des terres extérieures à la France", a-t-il soutenu. "Deuxièmement, plutôt que d'assister ce matin à la séance officielle, Mme Royal a préféré faire de la politique (...). Son absence a été remarquée et a déçu les Québécois", a dit M. Raffarin, ancien président de la région Poitou-Charentes que lui a ravi Mme Royal en 2004. »

Heureusement qu’ils ont de l’humour à l’AFP. Mais ça n’est pas le pire

« M. Raffarin, qui était également l'organisateur des festivités du 400e côté français, a estimé que Mme Royal "a dû regretter de ne pas être aujourd'hui en Colombie pour pouvoir faire de l'agitation politique". "Nous devons honorer cette femme (Ingrid Betancourt) et ne pas chercher des polémiques secondaires dignes de politiciens secondaires", a-t-il dit. »

Jean-Pierre nous fera toujours rire. En l’occurrence on se demande qui est le politicien secondaire. Ca me rappelle l’anecdote que j’ai lue dans le Canard Enchaîné hier (vous voyez la cohérence de ce blog, mon billet de ce matin était inspiré par une scène qui s’est déroulée pendant que je lisais ça). Jean-François Copé aurait téléphoné à Jean-Pierre Raffarin pour l’engueuler car il a fait une virée (en Vendée, de mémoire) avec Xavier Bertrand alors que JPR est sensé soutenir JFC dans la lutte qui l’oppose avec XB pour la succession à Nicolas Sarkozy. Vous m’avez suivi ?

Il nous parle de polémique alors que c’est lui qui la poursuit. Et il nous parle de politiciens secondaires. Jean-Pierre, ouvre les yeux et bosse un peu à ton blog. Entre blogueurs, la coutume est de se tutoyer. D’ailleurs, Jean-Pierre, quand tu vois un zozo comme moi qui est 7ème blogueur politique dans le classement Wikio des BP alors que tu n’as que la 52ème place, arrête de parler de politiciens secondaires. Occupe-toi des premiers. Même ma ravissante amie talentueuse (ça ira ?) est devant toi alors qu’elle est très occupée à faire des billets extraordinaires pour notre plaisir à tous (encore ?) et n’a pas le temps de s’occuper de ses problèmes de classement. C’est pourtant bien rigolo mais la question n’est pas là.

Politiciens secondaires lanceurs de polémiques. Bravo.

Du coup, Ségolène Royal est obligée de s’expliquer et on va être obligés de parler du ridicule de la diplomatie Française

Joli coup chers politiciens secondaires.
N.B. : Non ! Je ne suis pas marié, c'était une plaisanterie.

28 avril 2008

Erreur de calcul

Depuis ce matin, j’hésite entre deux ministres pour faire mon billet du jour : Christine Lagarde et Xavier Bertrand.

L’une veut... heu… j’ai rien compris. L’autre veut qu’on bosse un an plus. Je suis contre. Je n’ai pas envie de travailler plus.

Et surtout, cette mesure est une hérésie idéologique qui va fragiliser encore plus nos acquis sociaux discrètement.

Il y a une dizaine de jours, j’avais été exaspéré par la mesure annonçant la suppression de l’obligation de chercher du boulot après 57 ans et demi. En fait, c’est la manière dont l’annonce a été faite qui m’a fait bondir, c’était du type : « je ne vois pas pourquoi quelqu’un de plus de 57 ans et demi n’aurait pas le droit de retrouver un emploi ». De la pure démagogie Sarkozyenne : personnes ne leur enlève le droit de travailler… à part les employeurs potentiels qui rechignent à ça… Tout ce qu’on enlève à ces « vieux chômeurs » c’est la possibilité de bouffer puisqu’on leur coupe leurs revenus s’ils ne bossent pas. C’est quoi cette histoire d’interdiction de travailler ? Du mensonge pur et simple.

Il ne s’agissait pas d’une « dispense de chercher du travail » mais la possibilité de conserver une allocation pour ceux qui n’en trouvent pas.

Travailler un an de plus ? N’importe quoi… Il y a déjà plusieurs millions de types qui ne trouvent pas de travail, pourquoi ajouter une classe d’âge ?

Encore une erreur de calcul… La même que celle sur la défiscalisation des heures supplémentaires !
Et hop ! Erreur de calcul : les sondages baissent encore ! Vive la communication : Nicolas Sarkozy est maintenant à l’origine de l’apaisement des relations entre la Chine et le Tibet.

Ca nous amène directement à la deuxième erreur de calcul, celle de Christine Lagarde, qui en voulant favoriser la croissance va modifier les conditions d’installation des supermarchés et de négociations avec les fournisseurs sous prétexte de faire baisser les prix. Qui, croyez-vous, va supporter la baisse des prix potentielles ?

Les salariés des sous-traitants et des producteurs…

(photo) (et aussi, un peu de lecture sur l’hôpital, de la part de Christie).

23 novembre 2007

Le coût de la grève

Il est estimé à 300 à 350 millions par jour. Topons là pour 3 milliards en tout... C'est ce dont on nous rabâche les oreilles. Reste à savoir si c'est vrai. Le seul truc à peu près sûr, c'est qu'elle a eu un coût pour les grèvistes... qui n'ont pas été payés pendant ce temps là !
Cela dit, Désir Républicain nous informe que les services de l'état, donc Nicolas Sarkozy, François Fillon, Xavier Bertrand et Dominique Bussereau (on s'en fout, mais c'est le ministre des transports) savaient le coût en question !
C'est donc volontairement, pour tester les syndicats, qu'ils ont laisser pourrir la situation.
Les méchants.
Ca me donne l'occasion de parler de Dominique Bussereau. Je dois être le seul blog. Deux fois en une semaine. Ca va faire du buzz ? Faudrait que je demande à des amis blogueurs !

31 octobre 2007

Régimes spéciaux et pouvoir d'achat

Xavier Bertrand examine toutes les pistes pour améliorer le pouvoir d'achat des types concernés par les réformes des régimes spéciaux. A-t-il pensé à augmenter les pensions de 140 % ?

18 juillet 2007

Service minimum. Ce n'est pas le cas de la connerie !

Le projet de loi sur le service minimum dans les transports en commun est éminemment idéologique : Et hop ! Un coup de canif dans les acquis sociaux !

Il est surtout parfaitement démagogique tellement les arguments utilisés le sont. J’entendais ce matin à la radio Xavier Bertrand dire que 80% des Français sont exaspérés par ces arrêts du service qui les empêche d’aller bosser.

Peut-il vraiment croire, au cœur d’une carrière politique, que 80% des Français prennent les transports en commun pour aller bosser et surtout que 80% n’ont pas d’autre choix ?

Démagogique parce qu’une loi ne changera strictement rien. Ca fait vingt ans que je suis usager de la RATP et de la SNCF : la plupart des arrêts sont le fait d’incidents techniques ou « d’incidents de voyageurs » (ça veut dire « suicides » en langage RATP) et pas aux grèves. En outre, la plupart des grèves sont subîtes et concernent ponctuellement des lignes de bus : les agents bloquent la ligne suite à l’agression d’un de leurs collègues pour demander plus de solidarité, plus de sécurité !

Bien au chaud dans nos bureaux, on ne se fait pas agresser !

Enfin, tout le monde sait que maintenir un service obligatoire aux heures de pointes ne résoudra pas le problème : les rames de métro seront surchargées parce que le trafic met toujours longtemps à se stabiliser, ça va nous créer un de ses bordels !

Monsieur le Ministre a-t-il souvent été obligé de prendre les transports en commun tous les jours pour aller au boulot ?

Ce projet de loi va ravir l’électorat traditionnel de la droite en semant une joyeuse pagaille… d’autant plus importante que pour l’empêcher de passer, les agents RATP et SNCF vont se mettre en grève !

Pour un gouvernement qui prône le dialogue social (quoi de plus normal que de vouloir « organiser » les grèves conjointement entre les employés et les patrons ?), qui suit un gouvernement de même couleur qui a fait passer différentes lois sur la rénovation de ce dialogue social, commencer par faire passer une loi, en plein milieu de l’été, sans même discuter réellement avec les syndicats, montre une belle ouverture !

L’ouverture, vous savez ? Le truc à la mode chez les fanatiques de Nicolas Sarkozy ?

Ce qui me fait réagir, c’est d’entendre François Fillon qui veut étendre cette loi à différents secteurs, dont l’Education Nationale. Toujours avec le même prétexte : « en empêchant les gens de mettre les enfants à l’école, les enseignants les prennent en otage et les empêchent de travailler » !

Rappelons à notre aimable auditoire que l’école n’est pas une garderie