15 mai 2007

Hommage !

C’est demain, 16 mai 2017, que Nicolas Sarkozy remettra les clés de l’Elysée à son successeur, Nicolas Dublog, qui, au terme de sa troisième campagne, a enfin réussi à avoir les signatures et a été élu largement il y a dix jours.

L’heure est ainsi venue aux hommages envers Nicolas Sarkozy, l’homme qui a présidé la France pendant 10 ans succédant à 12 ans de Chiraquisme et 14 de Mitterranderie. Le prochain président devrait faire 8 ans.

Rappelons-nous, il y a dix ans, le jeune homme fougueux qui promettait de faire bouger la France, tant soucieux de montrer l’ouverture qu’il nomma un gouvernement majoritairement à gauche en mai 2007, au grand mécontentement de ses amis politiques. Ce gouvernement, d’ailleurs, après avoir tenté de généraliser les 35 heures en augmentant le SMIC de 17%, ne résista à la motion de censure déposée dès l’ouverture de la session parlementaire, en juin, par la majorité présidentielle.

C’est alors que Nicolas Sarkozy rappela Alain Madelin pour créer un gouvernement ultralibéral, qui, lui, ne passa pas l’hiver 2007/2008.

Rappelons-nous en effet les gigantesques grèves qui ont paralysé le pays dès la fin du mois de novembre 2007 à un tel point que les jeunes de banlieue, qui ne pouvaient plus aller travailler plus pour gagner plus ont embrasé les banlieues au son de leur slogan « Sarkozy, de l’ordre ! Sarkozy, de l’ordre ».

Le gouvernement Madelin retira alors son projet de réforme du code du travail, dont un point, néanmoins, est entré dans la loi. La période d’essai pour un CDI non cadre est passée de un mois à six semaines.

C’est d’ailleurs la principale mesure qu’il nous restera des deux quinquennats de Nicolas Sarkozy, à part la limitation à deux mandats les élections d’un même Président de la République, car, même s’il n’a pas réussi à faire passer les textes suite à l’incendie du Sénat, lorsque son nouveau président, Mme Dominique Voynet, élue par consensus s’est endormie sur son mégot de Gitane Maïs, Nicolas Sarkozy a choisi de s’appliquer le texte à lui-même.

L’autre mesure phare est bien entendu la relance de la Constitution Européenne. Elles nous paraissent loin les querelles du premier semestre 2009 où nos dirigeants politiques s’étripaient pour imaginer une méthode de ratification de la Constitution, quatre ans après le referendum torpillé de main de maître par le jeune Nicolas Sarkozy qui n’était pas encore Président de la République mais déjà Président de l’Union pour un Mouvement Prédateur.

Devant l’impossibilité d’arriver à un accord, Monsieur Sarkozy eut alors un éclair de génie et organisa un gigantesque concours de belote de comptoir parmi un panel représentatif de grands électeurs afin de déterminer qui décidera de la Constitution à mettre en œuvre. Elle fut gagnée par Jean Lassalle qui malgré son nom était un spécialiste de la belote de comptoir. Ce dernier décida de ratifier telle quelle la constitution refusée par le peuple en 2005, malgré les mouvements de protestation de la gauche antilibérale et de la droite souverainiste et ron et ron petit patapon.

Nicolas Sarkozy eut alors un nouvel éclair de génie et proposa M. Patrick Devedjian à la Présidence de l’Union Européenne, en prononçant cette parole historique : « tant qu’y s’ra là bas, y nous cass’ra pas les couilles ici à vouloir êt’ minist’ ».

Un autre moment fort des deux quinquennats de Nicolas Sarkozy fut sa propre réélection en 2012, lorsqu’il remporta le deuxième tour par 78% contre 22% à François Bayrou qui avait amorcé un large virage vers l’extrême gauche suite à une réflexion qu’il avait menée, nous a-t-il confié lors de sa conférence de presse, après avoir mis ces chaussettes à l’envers.

Il est inutile de rappeler dans quelles conditions M. Sarkozy et Bayrou se sont retrouvés face à face au second tour, aucun des 6 candidats présentés par le Parti Socialiste Réformé n’ayant dépassé les 5% : Ségolène Royal (4,32%), Laurent Fabius (1,4%), Dominique Strauss-Kahn (4,31%), Vincent Peillon (4,10%), Jean-Pierre Raffarin (2,5%) et Fabrice Luccini (2,24%).

Le dernier quinquennat de Monsieur Nicolas Sarkozy se passa dans la plus totale sérénité puisque le gouvernement conduit par Arlette Chabot réussit un exploit jamais égalé depuis la cinquième république : ne faire passer strictement aucune loi hormis les traditionnelles lois de finance et les ratifications de textes Européens.

C’est ainsi que la France dispose maintenant d’une croissance importante qui permettra au nouveau gouvernement de faire passer ses réformes, dont les retraites à la carte dès 45 ans, l’interdiction des heures supplémentaires pour gagner plus et les 32 heures de travail hebdomadaire pour les cadres.

Rendons un vibrant hommage à Monsieur Sarkozy et souhaitons à son successeur la meilleure des réussites !

Amen.

9 commentaires:

  1. Très drôle (enfin...). Sauf que Devedjian aura un ministère. la preuve sur http://ovs.typepad.fr/aramis/

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  2. Génial Nicolas !
    Notamment le coup des six candidats de la gauche réunifiée !
    Et puis tout quoi !
    :-))))

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  3. Merci Iza21, Cat et les autres !

    Deux ou trois compliments de temps en temps sur les conneries qu'on écrit, c'est le bonheur.

    Le pire, c'est que ce billet je l'ai pondu en moins de dix ou douze minutes (hors mise en page) alors que des fois, il me faut deux heures pour pondre un truc illisible !

    L'inspiration...

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  4. Nicolas : c'est toujours étrange les articles de blog. Parfois avec une petite idée à la noix on fait un truc fantastique et d'autres fois, le truc ne prend pas…
    Mystère de la création…
    :-)

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