19 juin 2008

Supprimer l'audiovisuel public ?

J’aime beaucoup Cozop, je l’ai déjà dit. Il permet de s’affranchir des difficultés qu’on peut avoir à lire certains blogs soit du fait des goûts ergonomiques particuliers des tauliers ou de contraintes techniques (un de mes PC a une configuration ancienne et les blogs sous over-blog, entre autres, ne passent pas toujours), mais surtout il permet de découvrir de nouveaux blogs.

Côté blogs politiques, par exemple, j’ai découvert Dominik dont je dévore les deux billets tous les matins (en semaine…). Sinon, j’ai aussi découvert Avanie et Framboise dont je parle beaucoup sur l’autre blog et qui me provoque fréquemment des crises de rire.

Bon. Ceci est un blog politique. Il n’empêche que certains blogs politiques génèrent également des pouffements rigolards, notamment les blogs libéraux. Je vous les conseille.

Ce matin, je suis tombé sur un gugusse qui, au nom de la défense des libertés, proposait ni plus ni moins que la suppression de l’audiovisuel public. J’en suis bien sûr un défense acharnée (notamment pour la radio) mais je comprends que l’on soit contre pour différentes raisons notamment le fait que certaines grandes chaînes de télé nationales ont pour seul mission de concurrencer TF1… On se demande où est le service public.

Ce gugusse, qui rebondissait sur les conclusions de la commission Copé, proposait la suppression pure et simple de la redevance et de l’audiovisuel public au nom de la liberté de choix.

Quel choix ? Celui proposé par je ne sais quelle commission qui attribue les canaux de TNT ? Celui proposé par les quelques fournisseurs de contenu télé (câblo-opérateurs, satellites, Internet, …) avec toutes les mêmes chaînes ? Celui qui obligera bientôt à prendre un abonnement chez Orange pour suivre les matches de foot ?

Elle est belle la liberté !

Dans deux ou trois ans, il ne restera plus qu’une ou deux multinationales susceptibles de diffuser du contenu, le libéralisme encourageant la concentration du capital. Rappelez moi combien de boîtes proposent des bouquets satellites ?

Et il faudrait encourager ça au nom de la liberté ?

(télé)

38 commentaires:

  1. Bien 20 sur 20 en philo ce coup ci pour toi Nicolas. L'escroquerie du libéralisme (son idiotie congénitale), c'est de croire que l'affranchissement total est synonime de liberté (tout en serrant la vis pour l'individu). C'est en fait tout l'inverse.

    Pas de liberté sans loi, pas de liberté sans régulation, pas de liberté sans mesure.

    Ces gens sont des cons, et des cons dangereux en plus...

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  2. Dorham,

    Mais non pas dangeureux... Ils restent ultraminoritaire. Ils ont une bonne visibilité sur les blogs mais pas ailleurs.

    Les dangeureux sont ceux qui mettent en oeuvre des idées libérales sans en avoir l'air, voire sans faire exprès (et ils ne sont pas que à droite...).

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  3. Pour ce qui est du sujet premier du billet (ou alors j'ai rien bité au film), à savoir l'audiovisuel public : dans la mesure où il est tombé à peu près au même niveau de nullité et d'abjection que les chaînes privées, sa suppression m'en toucherait une sans faire bouger l'autre, comme disait notre regretté président Chirac.

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  4. Quant au fameux libéralisme, je me demande s'il ne s'agit pas tout bonnement du nouvel épouvantail de service (on a eu, depuis un siècle et demi, le complot judéo-maçonnique, les 200 familles, la CIA, plus deux ou trois autres de moindre importance). Car, enfin, que voit-on ? Une structure supra-nationale (Bruxelles) qui prend de plus d'importance et ne fonctionne qu'à coups de réglements, d'interdits, d'obligations, de lois, etc. Et chaque années un peu plus. Les États-Unis eux-mêmes, censés être l'épicentre du libéralisme, ne sont en fait qu'une puissance hégémonique et hyper-protectionniste.

    Alors où est-il, ce fameux libéralisme, qui fait bander les uns et trembloter les autres ?

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  5. Didier Goux 1,

    Vous avez bien loupé une partie du film ! Je dis bien que je comprends qu'on soit contre la télé publique vu F2 et F3 qui ne pensent souvent plus qu'à produire du contenu plus nul que celui de TF1 ou M6.

    Didier Goux 2,

    Je vous renvoie à un billet d'un libéral pur jus sur lequel je suis tombé par hasard ce matin (grace à Cozop !) qui indique des contradictions qu'il voit entre le libéralisme et l'Europe telle qu'elle se construit.

    Didier Goux 3 (je suis LIBRE de numéroter comme je veux),

    "Alors où est-il, ce fameux libéralisme, qui fait bander les uns et trembloter les autres ?"

    C'est simple : il n'existe pas. On pourrait délirer sur le sujet pendant des heures. Il ne peut pas exister dans la mesure où, comme je le dis dans le billet, il aboutit à une concentration des capitaux.

    En outre, des libéraux comme les Américains restreignent les libertés des autres pour défendre la leur puisqu'ils confondent liberté et pognon.

    Comme vous dites : "une puissance hégémonique et hyper-protectionniste".

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  6. Je suis assez d'accord avec Didier Goux. Le libéralisme, c'est une vue de l'esprit, une philosophie politique axée sur la liberté (presque) absolue.

    Le problème ne vient pas des libéraux purs et durs, qui sont de doux rêveurs, mais bien des "semis" libéraux, ceux qui ne réfléchissent qu'en fonction de la partie économique du libéralisme. Certains d'entre eux sont au gouvernement d'ailleurs.

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  7. Didier B,

    C'est à peu près ce que je dis dans ma réponse à Dorham.

    C'est bien ! La gauche et la "réaction" ont trouvé un programme commun : la lutte contre le libéralisme débile.

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  8. Je précise que je parle beaucoup de ce libéralisme "pur et dur" dans le blog car il est très présent dans les blogs contrairement à la droite Sarkozyenne... de libéro-protecteurs ! Mais c'est bien un truc marginal !

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  9. « Je suis assez d'accord avec Didier Goux » : mon pauvre ami, vous devriez consulter avant que cela ne s'infecte...

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  10. On cherche un secrétaire pour notre fan club, vous en êtes ?

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  11. David75

    La liberté (plutôt libéral) pour ceux qui n'ont que ce mot à la bouche consiste uniquement à faire du fric avec le moins de règles possible parce que avoir des règles les empêcheraient de le faire de la façon dont ils veulent et peu importe s'il ya de casse sociale ou de la casse humaine du moment qu'on fait du fric. Comme à notre bon vieux temps du 19eme siècle.Et cela vaut pour la télé privé du futur

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  12. La liberté sans la loi revient à légitimer l'écrasement du faible par le fort. Mais trop de lois tuent la liberté de tous.

    Pas facile...

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  13. Framboise,

    Un trésorier, plutôt ?

    David,

    Oui ! Tout ce qu'ils proposent est un retour vers le 19ème siècle.

    Didier,

    Je vais boire pour oublier ce choix.

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  14. Trésorier ? vous piqueriez dans la caisse pour aller picoler avec mon frangin... Mais bon je vois que ça réfléchit sec ici, je vais donc me faire discrète, mes neurones ne sont pas adaptés. (en plus je ne me sert de la télé que pour regarder fashion TV et des DVD)

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  15. Moi, j'aime bien ce billet ! ;o))

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  16. A cause de ses références documentaires ?

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  17. Je ne crois pas que le libéralisme soit un fantasme. Suffit d'aller en Amérique latine pour s'en convaincre...

    Cela dit, le libéralisme repose au moins sur un escroquerie ; sur l'idée que l'intention politique est dépendante du marché et de la mondialisation. C'est peut-être vrai mais ça l'est d'autant plus que le politique a sciemment laissé faire en cédant le terrain qui ne l'intéressait plus.

    Grace à cela, il peut regarder la Belgique et dire par exemple, c'est la faute à Bruxelles, ou regarder les barils de pétrole et dire, c'est la faute aux arabes, ou au choix, aux américains.

    C'est un concept fumeux, mais qui permet des actions bien concrètes celles-là...

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  18. En fait, le libéralisme n'a jamais été appliqué, tout comme le communisme.

    Par contre, le néo-libéralisme oui... Malheureusement.

    Et les Etats Unis ne sont pas libérales ^_^' Ils sont terriblement pragmatiques. Ils sont ce qui leur semble le mieux à un moment précis.

    Le problème, c'est que l'instant préçis force une vision à court terme, et on en voit actuellement les effets.

    ----

    Pour ce qui est de l'audiovisuel, la libéralisation s'est faite il y a longtemps ! Et l'audiovisuel n'est pas une concurrence déloyale pour les autres media.

    C'est un fantasme non pas simplement de libéraux, mais de "minimalistes".

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  19. Dorham,

    Heu... L'Amérique du Sud, là où ils votent maintenant à gauche pour rectifier ?

    C'est un concept fumeux !

    Etienne,

    Pour une fois, on est à peu près d'accord !

    Pour l'audiovisuel la libéralisation est faite (par la gauche...) mais il reste des groupes publics.

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  20. En même temps, si on était jamais d'accord en se disant tous les deux socialistes, faudrait se poser des questions :p

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  21. Puisqu'on est en bons termes... Ton profil blogger n'est pas accessible ce qui fait qu'on ne peut pas accéder à ton blog si tu en as un.

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  22. Nicolas,

    Toujours pas d'accord.

    En amérique du sud, au Brésil, Lula ?
    Au Venezuela, Chavez ?
    En Bolivie, Morales ?

    Des administrations de gauche avec les effets de 50 ans de libéralisme.

    Je suis désolé mais le libéralisme n'est pas un nouveau-né et il a détruit toute l'amérique latine sans espoir de retour. Il faut regarder à la loupe l'histoire d'états comme la République Dominicaine, Le Nicaragua, Le Salvador, Panama, le Chili, c'est de la dérégulation totale. Dire que Trujillo ou Pinochet étaient des dictateurs ne faisaient pas de leurs états des pays fascistes (terme qui veut dire n'importe quoi et qui permet surtout de mettre le "cas" dans une case qu'on a pas besoin d'explorer). On avait là des états prototypes (ça vaut surtout pour la République Dominicaine) du libéralisme.

    Et même la frontière mexicaine, même dérégulation, totale liberté pour le marché. La libéralisme a existé et existe encore, simplement, il n'existe pas dans les pays industrialisés, rien de plus.

    Quant aux Etats-Unis, elle n'est ni néo-libérale ni libérale, aujourd'hui, l'essentiel de sa politique repose sur comment aller chercher du pétrole. Ce n'est même pas une politique, parce qu'une politique aborde tous les pans de la société. Avec l'Irak, l'administration Bush n'a de temps à consacrer pour rien...mis à part, les vieilles marottes chrétiennes ultra-conservatrices.

    Merde, encore trop long !

    N'étant pas réellement socialiste, j'ai quand même le droit de jouer, hein ?

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  23. D'ailleurs, je me demande bien ce que je suis...de gauche, d'accord, mais après...

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  24. Et dire que tout ça est parti d'une boutade de Sarkozy qui, voulant épater la galerie avec son culot et son volontarisme, a lancé la suppression de la pub sur le service public sans rien prévoir derrière. Et surtout pas une compensation du financement perdu en route par SA décision !
    C'est imprévoyant.
    Ce type est incompétent et inconséquent...
    :-)

    [La bonne télépublique existe, elle s'appelle Arte !].

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  25. C'est toute la politique de Sarko : il dit un truc au hasard et après, on voit.

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  26. salut,
    c'est énervant cette manie de parler des gens sans les citer...on peut savoir où est ce blog, ou avoir un lien vers l'article en question.

    Moi je suis d'accord avec lui, en tout cas. La télé publique n'est que le fruit d'une contrainte imposée aux contribuables.

    à bientôt !

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  27. LomIG,

    J'ai trouvé le blog sur Cozop, je n'ai pas noté l'adresse et surtout on s'en fout royalement.

    " La télé publique n'est que le fruit d'une contrainte imposée aux contribuables".

    La Nationale 164 qui va me permettre de rentrer chez ma mère pour le week-end est aussi le fruit d'une contrainte imposée aux contribuables.

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  28. "une contrainte imposée aux contribuables".

    L'impôt en général est une contrainte. Ne pas tuer son voisin est une contrainte. Sarkoy imposé par 53 % des français aux 47 autres est une contrainte.

    En règle générale vivre en société est une contrainte permanente. N'as-tu jamais entendu ce dicton sur la liberté des uns et des autres ?

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  29. Dorham,

    Tu veux dire que le savoir-vivre est une contrainte ?

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  30. Toute règle est une contrainte.
    Mais sans règle, pas de liberté...
    uniquement du laissez-faire !

    PS : voila, mon profil est accessible :)

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  31. Putain ! T'es pas un activiste du blogage !

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  32. Non, j'écris beaucoup de commentaire ^_^' souvent assez longs. Faudrait que je les regroupe...

    Là je suis en train de faire un vrai blog politique (l'autre est un fourre tout), je te tiens au courant.

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  33. Bon. Je vais en faire la promotion.

    Tu connais mon tarif ! Au comptoir...

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  34. Quand tu viens à Lyon :p parce que t'es un peu à l'opposé de la France là ^^

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  35. Nicolas,

    évidemment. Si je vis tout seul au milieu de ma cambrousse, je peux mettre ma musique à fond à trois heures du mat et me balader à poil en sirtotant une Pina Colada...

    Si je vis au KB en apprt, je respecte les autres. C'est en soi une contrainte, qui devient, chez les meilleurs individus une louable nécessité. Mais ce n'est pas inné, il faut apprendre le respect d'autrui.

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La modération des commentaires est activée. JE SUIS LE SEUL à décider des commentaires qui sont supprimés et ils ne le sont jamais pour divergence politique sauf si les propos tiennent du harcèlement de la part d'imbéciles qui ne savent pas prendre acte d'un constat de désaccord.

Je supprime les commentaires qui n'apportent rien à l'esprit de ce blog, tel que je me l'imagine. Tant pis pour les andouilles qui voient autre chose...