23 mai 2020

Conf 68 - Le jour le plus court


En ce soixante-huitième jours depuis le début du confinement, j’ai l’impression que c’est la journée qui est passée la plus vite en ces bientôt sept semaines ce qui me fait dire que le déconfinement a quand même du bon. Ce n’est pas que je m’ennuie, d’habitude, mais j’ai tendance à attendre avec impatience la prochaine échéance (la réunion qui arrive, l’heure du repas, l’appel à ma mère à 18 heures,…). Le plus long est le soir, après le dîner, patienter jusqu’à ce qu’il soit une heure raisonnable pour se coucher… Pendant ce moment, la plupart des andouilles regardent la télé. Pas moi.

Ce matin, je me suis levé relativement tard, disons un peu avant 10h. J’ai commencé à bricoler sur internet puis à rédiger un billet de blog, toujours en cours puis à préparer le repas (un filet mignon de porc au curry à la sauteuse). Patrice m’a appelé vers 11h30 pour aller boire un coup place de la Comète. Je suis rentré vers 13 heures. J’ai fini ma préparation, déjeuner. A la sieste vers 14h. A 16h, je me suis rappelé que je devais aller chez Auchan pour acheter des fringues (deux mois sans lessive… le stock est à 0 et sa reconstitution ne sera possible qu’après le rétablissement d’Odette). De retour à 17h, je décide de prendre un bain (n’ayant plus de fringue propre à me mettre, j’avais évité la salle de bain depuis deux jours) puis de me raser. Ma tondeuse est tombée en panne de batterie et me voila à faire un billet de blog en attendant son rechargement histoire de ne pas avoir qu’une moitié glabre lors de l’apéro visio de ce soir avec les copains blogueurs, du moins les survivants, vu que la plupart ont des apéros en vrai ce qui est tout à leur honneur. Moi, j’ai une semaine de retard sur le déconfinage.

Quand je pense qu’il va nous falloir encore une dizaine de jours avant de trouver des bistros ouverts…

La pénurie de fringue n’est pas trop gênante vu que je ne mets des chaussettes et un pantalon que pour sortir et un tee-shirt uniquement, en plus des sorties, pour les visios. Par contre, j’ai commencé à attaquer le stock de caleçons avec des trous ou l’élastique bien détendu ce qui n’est pas pratique. Ce genre de période sans lessive est assez courant chez moi ce qui fait que j’ai un stock qui me permet de tenir assez longtemps… Il y a un temps où j’avais plus de quarante chemises (mais les kilos sont venus et je ne rentre plus dans la plupart).

Il n’y a pas grand-chose d’intéressant dans l’actualité. Néanmoins, ça fait trois fois en deux semaines que je vois des articles « contre » le télétravail et détaillant les aspects négatifs notamment avec des témoignages d’abrutis qui ne le supportent pas ce que je peux très bien comprendre. Néanmoins, il faudrait un peu plus d’objectivité : le télétravail est bénéfique à la plupart des gens et il ne faudrait pas dégoûter ceux qui y sont hostiles, notamment certains patrons mais surtout des syndicalistes qui voient fondre leur public ! Plus de salarié sous la main pour les manipuler, plus de conditions de travail à défendre,…

Les auteurs de tels articles seront tondues après le déconfinement mais pas avec ma tondeuse, sa batterie est trop faible.æ

2 commentaires:

  1. Personnellement, j'ai adoré le télétravail, durant mes deux dernières années de salariat : j'avais, d'un coup, échangé huit heures de présence à Levallois, contre une heure et demie à mon bureau personnel… Avec, en plus, augmentation de mes revenus, puisque je ne dépensais plus rien en essence, péage et repas de midi.

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    1. Ben oui. Mais regardez dans ma boîte : les gens évitent deux heures de transport mais gueulent parce qu'ils payent plus à bouffer car ils ne vont pas à la cantine. Ils sont grotesque, comme si bouffer chez soi coûtait plus cher que la cantine...

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