07 mai 2020

Confiné jour 52 - trois ans après le second tour


Investiture d'Emmanuel Macron: un sans-faute avant un immense défi ...En cette cinquante-deuxième journée de confinement, j’ai mangé un excellent pavé de bœuf avec des pommes grenailles et de la béarnaise. Le bonheur… Bonne journée de travail avec une interruption vers 16h30 pour faire des courses. Cela fait trois fois en quatre jours (sans compter le jour où je suis sorti deux fois). Pour ceux qui ont suivi, dans le magasin, je me suis rendu compte que j’avais oublié le masque et, en sortant, que la crème fraîche avec subi le même sort. J’ai acheté un cubi de trois litres de blanc, par contre, un long week-end arrive.

J’ai croisé un copain (Patrice, c’est l’ex gendre du proprio du bistro). Ce n’est pas un cubi qu’il a acheté mais cinq ou six. Comme moi, il est tout seul… Il ne confine pas avec sa copine. Toujours est-il qu’on n’avait strictement rien à se dire. Le monde s’est arrêté, il n’y a plus d’anecdotes de bistro.

Visiblement, je ne suis pas encore totalement prêt pour le déconfinement. Le gouvernement a fait des annonces aujourd’hui mais, avant de les lire, je me disais qu’on rencontre trois types de comportement dans la presse et les réseaux sociaux : ceux qui s’en foutent, les optimistes qui pensent que tout sera terminé dans quelques semaines et les pessimistes qui nous y voient encore dans un an. Je crois que je me retrouve un peu dans les trois. Je pourrais m’en foutre si je n’étais pas confiné à Paris mais en Bretagne (pour la grande maison et la proximité avec ma mère) et si les bistros étaient ouverts mais mon rythme de confiné est bien préférable à celui de travailleur. Je suis optimiste car je me dis que cela pour être terminé dans un mois. Mais je suis lucide, je sais très bien qu’on peut se taper la crise pendant des mois et des mois…

En gros, je n’en sais rien. Comme tout le monde.

J’ai lu des articles sur les annonces du jour par le gouvernement pour le déconfinement, il n’y a rien de spécial à signaler. Visiblement, je ne suis pas prêt d’aller voir la Bretagne. Aussi bien, les bistros y seront rouverts en Bretagne alors que Paris sera toujours semi-confiné !

Des aberrations : l’ouverture des plages est laissée à l’appréciation du préfet. Une manière particulière de dire que toutes les plages n’auront pas les mêmes traitements (ce qui est une bonne chose). Les grands centres commerciaux resteront fermés en Ile-de-France (c’est logique mais ça serait plus sage d’avoir des vigiles pour vérifier qu’il n’y a pas trop de monde : ce sont dans les petits centres que les gens vont aller se promener… et ils seront tassés comme des sardines). Le port du masque n’est pas obligatoire (seuls les plus riches vont pouvoir en avoir…).

Emmanuel Macron fête les trois ans de son élection. Le lendemain, j’écrivais ceci : « Comme d'habitude, après l'élection, plein de militants d'opérette nous expliquent, dans les réseaux sociaux, que le type qui est arrivé en tête aux deux tours n'est pas légitime, que les gens n'ont pas voté pour son projet, ce qui, comme à chaque fois, est la stricte vérité. Pourtant, il est élu, il est légitime. Pour ma part, je le soutiendrai mais combattrai ses mauvaises idées. Je n'ai pas voté pour son projet. Aucun candidat n'a su me convaincre. Et celui avec lequel j'étais le plus proche s'est effondré dès son entrée en campagne. »

Je ne sais pas si je l’ai soutenu. Disons que pendant quelques temps, je lui ai laissé sa chance. J’ai essayé de lutter un peu contre le bashing en tentant un peu d’objectivité, en me disant que c’est au bout de cinq ans qu’il fallait juger les résultats… Puis, en deux ans, j’ai divisé par trois mon nombre de billets de blog, blog relancé en 2020 à cause de la gestion calamiteuse de la crise et de la communication qui va avec…

J’ai relu aussi mon billet du 21 avril, la veille du premier tour, où je confirme mon vote pour Macron. Je n’en retire pas une ligne. Je pourrais réécrire aujourd’hui à peu près la même chose et sans doute dans deux ans qui la gauche ne se bouge pas les fesses. Et pourtant, on saura alors qu’il est aussi mauvais que les autres.

Je crois que je vais manger des « croustillants au jambon et au fromage », ce soir, contrairement à ce que j’avais prévu, à savoir des galettes (toutes prêtes) au jambon et au fromage. Je me rappelle ce que j’ai oublié chez Leclerc : des entrées et des desserts. J’y retournerai samedi.

Avec un masque, si j’y pense.

28 commentaires:

  1. "Et celui avec lequel j'étais le plus proche s'est effondré dès son entrée en campagne. »
    Mais qui donc ?

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    1. Relis mes billets de l'époque ! J'ai fait campagne pour Hamon lors de la primaire... A laquelle j'ai refusé de voter, d'ailleurs, mais ça n'a rien à voir. Je ne voulais pas à avoir un engagement moral à soutenir Montebourg ou Valls s'ils gagnaient... Hamon avait une vraie réflexion sur l'évolution du monde du travail.

      Mais tu avais deviné...

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    2. Oui, mais on ne peut pas sortir une telle réflexion (revenu universel, etc... plus les perturbateurs endocriniens, dont 99 % des gens ignorent ce que c'est ) à 1 mois de l'élection! Il faut commencer au moins 1 ou 2 ans avant, sortir des bouquins pour passer à la télé , etc...

      Et tout ça pour un quinquennat dont l'événement majeur aura été (et restera) le Codiv-19, que personne n'avait prévu, et qui n'était pas au programme de m' ENA.

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    3. Le RU était dans les thèmes de la primaire. Je n'ai jamais cru, en revanche, à la possibilité pour Hamon ou tout autre types de gauche de gagner la présidentielle.

      Et personne ne prévoit les événements majeurs. Sarko a eu la crise financières, Hollande a eu les attentats, Chirac avait eu le 11 novembre,... Personne n'a bien géré. Sarko a dépensé de l'argent public pour renflouer les banques, à raison, peu savent à quel point, mais sans contrepartie ce qui fut une grosse connerie. Hollande a sorti cette histoire de déchéance de la nationalité (et nous nous sommes largement engueulé vous et moi à ce sujet). Chirac a foutu une telle merde au point de renforcer le Front National contre lequel on le voyait comme rempart...

      Je ne suis pas en mode "j'aurais fait mieux", je fais des constats a posteriori.

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    4. LE 11 septembre, imbécile que je suis !

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    5. Benoît Hamon était mon voisin.
      Nous avions le même coiffeur et le même centre d'analyses, le même troquet aussi.
      Un jour à l'occasion d'une élection municipale en vue, j'ai discuté un moment avec lui. Agréable conversation avec un homme aimable en tous points. Un idéaliste un peu adolescent attardé mais indiscutablement sympathique.
      N'aurait pas fait un bon chef d'état.
      Qu'est devenu mon premier commentaire ?

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    6. Ton premier commentaire reviendra. La modération des commentaires n’est pas facile avec Blogger. Je vais sans doute la virer vu que l’autre connard a disparu.

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    7. Tiens, justement, à propos de votre "revenu universel", ceci.

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    8. Il fut un temps où ce site fut libéral...

      Et ils écrivent "Et c’est une bien triste société que celle où les gens n’ont pas d’autre motivation au travail que le salaire."

      Ils pensent que ramasser les poubelles est un plaisir pour les éboueurs ?

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  2. Visiblement, je ne suis pas prêt d’aller voir la Bretagne.

    Attendez les prochaines attestations dérogatoires de déplacement, vous cocherez peut-être une case...

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  3. " les pessimistes qui nous y voient encore dans un an"
    Ceux qui pensent que l'on en a que pour 1 an sont des super-optimistes (même avec une éventuelle trêve estivale entre 2 vagues).

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    1. On sait qu'on a des masques à vie et qu'on devra arrêter de faire la bise aux collègues de bureau. Et si on pouvait confiner les vieux pour internet, ça serait bien.

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    2. Confiner les vieux pour internet ...
      C'est pour qui que tu dis çà ? Le "télétravail" c'est souvent la seule activité qui leur reste.

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  4. « On sait qu'on a des masques à vie »

    Alors, ça y est ? Vous aussi, vous voilà atteint mentalement par le Covid de sens ?

    Enfin… bienvenue, donc, à "l'épidémie éternelle" !

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    1. N'importe quoi, vraiment !

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    2. "On sait qu'on a des masques à vie" est pourtant une métaphore qui aurait pu inspirer à M.Didier Goux de beaux développements littéraires...

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    3. Il est visiblement dans un jour sans.

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    4. N'avez qu'à vous les bricoler vous-mêmes, vos "développements littéraires" !

      (Non mais c'est vrai, quoi…)

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  5. Je sais bien que Masques et Bergamasques est une oeuvre musicale, mais sur des poèmes de Verlaine, tout de même: il y avait de quoi faire !

    Et puis "On sait qu'on a des masques à vie", sur des échanges ou presque tout le monde poste sous un pseudo...

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  6. Il y a une chose amusante avec ces masques : durant tout le temps du confinement je n'en aurais jamais porté et maintenant que l'on déconfine on voudrait me le rendre obligatoire... Bon... J'en aurais un à portée de main histoire de ne pas me prendre une prune à 135 euros, mais de là à le porter 24h sur 24 c'est moins sûr !

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    1. Je crois ( je suis ça d'assez loin) que les masques ne seront obligatoires que dans les transports en commun.Vous n'avez qu'à vous acheter un vélo, comme tous les gens de 81 ans et insuffisants respiratoires comme moi.

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    2. Manquent d'imagination,nos dirigeants... S'ils avaient mis en circulation des masques rigolos, type Mickey, Droopy ou Pluto, ça aurait eu beaucoup plus de succès...

      (bon, j'arrête pour ne pas saturer ce billet )

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