11 mai 2020

Confiné déconfiné jour 56 - je continue


En cette cinquante-sixième journée depuis le début de la période de confinement et première de déconfinement encore confiné vu que mon département est rouge et que je ne vais pas trainer dehors comme les bistros restent fermés, je végète ce qui veut dire confine en langage des sourds et muets. Alors je vais commencer cette série de billets. Tant pis.               

Le gouvernement a fait sa première boulette du déconfinement : il n’a pas promulgué le texte sur la prolongation de l’état d’urgence sanitaire ! Donc les gens qui ont une voiture peuvent dépasser les cent kilomètres aujourd’hui… Malheureusement, les réservations ne sont pas ouvertes à la SNCF (et aussi chez Blablacar). Trop tard pour louer…

Pour le déconfinement, il avait prévu 700 000 tests par semaine mais l’objectif est impossible à atteindre.

Je suis allé faire des courses un peu avant midi, sans mon attestation alors que je voulais faire l’excellente plaisanterie. Je n’ai rien remarqué de spécial, pas plus et pas moins de gens. Le seul commerce non alimentaire de la place de la Comète est ouvert. L’agence de voyage est fermée (mais elle l’est peut-être tous les lundis). Il  a un truc surréaliste : pendant le confinement, je suis sorti sans masque (sauf samedi), depuis la fin, on en met un. Je pensais d’ailleurs que la proportion de personne en portant allait augmenter. Il n’en est rien, à vue de nez.

Un copain qui bosse chez Leclerc (pas à Bicêtre…) me signale que les gens ont recommencé à venir avec les mômes dans les hypermarchés. Ils n’ont rien compris. Il faut toujours s’armer de précautions et éviter à ces futurs chômeurs le moindre de risque d’attraper un truc qu’ils refileront à d’autres. Je crois que les Français sont cons.

J’avais prévu d’aller me promener ce soir, le premier du déconfinement mais je n’ai pas eu le temps. Une réunion a eu fini tard puis j’ai appelé ma mère, puis j’avais un « visio afterwork » avec les collègues car nous avions décidé de continuer vu que l’on ne va toujours pas au bureau. J’étais le seul présent. Le déconfinement en est probablement la raison : les gens ont préféré faire ce qu’ils ont d’habitude, contrairement à nos promesses. Et ont profité de ce premier jour pour faire ce qu’ils attendaient de faire. L’organisatrice, par exemple, voyait sa fille pour la première fois depuis plus de deux mois. Moi, je n’attends que de pouvoir retourner au bistro…

Il y a une autre raison. Nous avons eu de gros problèmes de connexion aujourd’hui au bureau. Je me permets d’en parler car tout cela reste une énigme pour moi. Ceux qui ne comprennent rien à l’informatique peuvent sauter ce paragraphe ou la bonne. Je n’ai donc qu’un PC professionnel qui ne peut se connecter à Internet uniquement en passant par le VPN de la boîte sauf Outlook (j’ai une raison pour avoir une dérogation : hors confinement, j’ai une raison… impérieuse d’y avoir accès avec mon iPhone). Il n’y a que trois choses qui fonctionnaient correctement aujourd’hui : ma connexion à Gmail (via le VPN), Teams pour les audios et les visios (mais pas les « conversations ») et Outlook en réception de message. J’avais parfois accès à d’autres sites internet (autre que Gmail) mais pas toujours et, souvent, les intranet ne fonctionnaient pas alors qu’internet marchait. Dans la soirée, Gmail fonctionnait bien en réception, pas en émission. Je ne peux pas expliquer tous ces phénomènes (et mes collègues absents de l’afterwork n’avaient pas compris les visios Teams fonctionnaient bien).

Visiblement, notre réseau n’est pas déconfiné.

En écrivant cela, je me rends compte que la présence physique de mes collègues me manque un peu. Pas de tous, mais de certains. Ma chef, par exemple, ça fait quinze ans que je bosse avec. Quand je reçois un de ses messages remplacement une conversation en face à face, j’imagine sa tête et ses mimiques. En écrivant cela (bis), je me rends compte (bis), qu’il y en a d’autres que je suis bien content de ne plus voir (non pas que je n’aime pas travailler avec eux mais ils ont des postures qui m’exaspèrent).

J’imagine que certains d’entre eux lisent parfois mon blog (on ne peut pas rester discret près de quinze ans). Ils doivent se demander dans quelle catégorie ils sont.

Mais nous sommes toujours des confinés putatifs.



4 commentaires:

  1. Donc les gens qui ont une voiture peuvent dépasser les cent kilomètres aujourd’hui…
    Mais demain ?
    J'ai loupé le coche aujourd'hui, le Conseil Constitutionnel valide ce soir. Faut-il un décret d'application ? Pour quand ? Demain est-il encore dans une zone de tolérance ? Les média sont bien discrets sur le sujet...

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    1. La loi est applicable immédiatement sauf si elle prévoit les décrets.

      Les médias dénonçaient ce truc dès hier sois. Mais tu es trop con pour comprendre que ça n'a un intérêt que dans un cercle de militants.

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    2. Bon...
      Visiblement t'as encore trop picoler et on ne peut pas te poser une question sérieuse à laquelle d'ailleurs tu n'as aucune réponse à apporter.
      Bonne nuit et cuve bien.

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    3. Je n'ai pas picolé mais tu ne comprends rien. Je vais donc de prier à nouveau d'oublier mon blog. Relis mon commentaire et fous le camp. A cause d'un connard comme toi, Didier Goux a fermé les commentaires de son blog.

      Laisse nous vivre, pauvre con !

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