29 mai 2020

Conf 74 - le retour en Bretagne, le linge, l'évolution de la structure du travail, la traîtrise Lyonnaise et j'en passe !


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En ce soixante-quatorzième jour de confiture, on a reçu la confirmation officielle de la direction générale de la boîte : nous n’aurons pas à revenir au bureau avant le premier septembre sauf, comme on le pensait, une demi-journée en juin pour faire nos cartons (nos nouveaux bureaux le quinze septembre et je n’ai toujours pas compris ce qu’on ferait entre le premier et le quinze septembre).

On a fait une « vidéo cafét », à 13h30. Le principe : on se réunit par visio pour prendre le café ensemble. Les participants n’étaient pas les tous les mêmes qu’à nos « aftertéléworks » du lundi soir, ce qui fait que j’ai revu des gens que je n’avais pas vu depuis longtemps dont une collègue avec qui j’ai bossé il y a seize ou dix-sept ans. Nous étions dans la même direction mais pas dans le même service depuis six ou sept ans. Il y avait aussi l’adjoint de ma chef que j’aime bien même s’il est arrivé plus récemment.

On a évidemment parlé du mode de vie pendant ces deux mois et demi. Plus exactement, ils ont parlé parce qu’ils ont quelque chose à dire alors que moi… J’ai, par contre, évoqué mon retour en Bretagne et ils ont du mal à comprendre réellement pourquoi je vais y aller. Je crois que j’en parlais hier soir. Ils me voient un Breton travaillant à Paris et donc logeant en banlieue alors que c’est presque le contraire : je suis un Parisien (plus exactement, un Kremlinois, je n’habite qu’à 600 mètres de la capitale) qui a des attaches en Bretagne (une maire, des copains, une maison, un bistro…) et j’aime bien mon quartier à Bicêtre.

A la fin de la discussion, l’adjoint de ma chef n’avait pas compris. Il m’a dit : « ne te force pas à revenir, je m’occuperai de tes cartons ». Je lui que je revenais quoi qu’il arrive pour les élections mais même sans elles, je passerai une partie de l’été chez moi. Il n’avait pas compris.

Avec ça, je viens de récupérer mon linge propre. Onze semaines sans lessive, j’ai tenu (mais pas sans acheter de caleçons…). Il faut dire que je ne mettais un pantalon que pour sortir, tout comme un tee-shirt que j’enfilais aussi pour les audios (pour les chaussettes, c’est différent, j’avais un large stock de chaussettes dépareillées, donc j’ai pu assurer même si les motifs des deux n’étaient pas toujours identiques : je pense que les clients de Leclerc ne sont pas attachés à ces détails). Ces détails ne sont destinés qu’à mon copain Gilles M. Odette est repartie avec un énorme sac (et je lui ai évité une partie du linge de maison qu’elle aura les prochaines fois quand on pourra recommencer nos échanges quasi-hebdomadaires).

A propos d’Odette (ça je le raconte pour Patrice), elle a les pieds gonflés suite à une infection. Elle est sous antibiotiques et pourrait être hospitalisée quelques jours. Sinon, « les services » lui avaient annoncés qu’elle pourrait avoir le droit à une retraite (ce qui m’étonnait vu qu’elle n’a jamais bossé depuis les vingt cinq ans que je la connais). Elle a fait les papiers comme il fallait. Les services en ont profité pour lui couper le RSA. En fait, elle n’aura pas droit à la retraite mais au minimum vieillesse. Ils viennent de lui remettre le RSA mais elle a vécu trois ou quatre mois sans aucune ressource. Déjà de début février à fin mi-mars, elle ne vivait plus que de mon linge mais c’est du troc : je la paye exclusivement en ballons de kirs et en machines à laver…

J’ai fait un billet à propos des robots, ce midi. Je ne vais pas le refaire mais, c’est un peu comme avec le télétravail, les gens qui ne voient pas les mutations de la structure du travail et donc de la répartition des richesses dans les prochaines années m’énervent tout comme les types de moins de cinquante ans qui pensent déjà à leur retraite. Certaines des mutations ont des aspects bénéfiques et d’autres moins, j’en parle souvent pour le télétravail mais on ne peut pas deviner l’avenir parce qu’on ne sait pas quels seront les progrès technologiques. Aussi bien, dans dix ans, des types vont inventer un moteur qui fonctionne avec les excréments d’animaux d’élevage tout en produisant du Muscadet. On rigolera alors bien du réchauffement climatique provoqué par le CO2 et de la pollution de nos rivières, des algues vertes et tout ça. Et on boira du Muscadet à la place de la bière produite à partir de céréales dont je me fous comme de mon premier verre de sauvignon, le matin, à l’apéro. Je ne mélange pas tout, j’expliquer : les évolutions naturelles font que le travail deviendra de plus en plus productif, pour les robots, c’est une évidence, pour le télétravail moins, et à périmètre constant de production, il faudra travailler moins. J’espère que la production de moteurs à la merde de vache nécessitera du personnel qualifié…

Dans l’actualité, rien ne m’intéresse ! Je voudrais rappeler mon amitié à mes copains anciens socialistes lyonnais qui de bonne foi avaient suivi Gérard Collomb « dans LREM ». Je sais ce que c’est que cette bonne foi, j’avais moi-même fait confiance à Emmanuel Macron. Cette fois, ils sont victimes d’une énième connerie de Gégé qui est une véritable trahison, pour LREM mais aussi pour le PS dont il est issu. Il a décidé de s’allier avec LR et pas n’importe quelle branche, celle de Wauquiez, la droite dure et ridicule. Sa seule raison est de faire barrage aux verts qui pourraient bien rafler la métropole, SA métropole, cet échelon territorial fait pour lui, unique en France. Gégé incarnait une forme de progrès pour moi, non seulement parce que je défendais cette réforme territoriale qui permet d’adapter les échelons administratifs aux aspects locaux, mais aussi, finalement, parce qu’il me semblait faire partie d’une gauche libérale. Il s’allie avec des ringards pour faire barrage au progrès. C’est honteux.

Côté gouvernemental, le cafouillage ridicule de la communication gouvernementale ridicule. Le lendemain de la conférence du premier ministre, la porte-parole du gouvernement a annoncé autre chose, à savoir une troisième étape dans la déconfination. Qu’ils se taisent !

Nous sommes en week-end, le quatrième depuis le début du confinement (le cinquième jour férié, ces jours les plus longs).

Nous resterons confinés jusqu’à ce que je puisse boire un demi de bière au comptoir.




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