27 août 2013

Aidons M. Ayrault à faire son devoir de mathématiques

Du fait de devoir satisfaire un tas d'imbéciles, dont moi, le gouvernement se trouve confronté à un bête exercice de mathématiques pathétique. Il faut équilibrer le budget, équilibrer les retraites, relancer la consommation, donner du pouvoir d'achat, sauvegarder notre modèle social, relancer les exportations ou freiner les importations...

Des imbéciles à satisfaire ?

Moi. Oui. Je suis encore en vacances, je parle de moi en priorité. Je me suis battu contre les réformes des retraites précédentes, contre les hausses de TVA Sarkozy,... J'ai soutenu corps et âme ou presque ce gouvernement. Même Valls, tiens ! Je ne peux pas soutenir maintenant le contraire de ce que j'ai défendu par le passé. Et je ne suis pas difficile.

Les syndicats. Oui. Ils représentent - certes pas toujours très bien - les gens qui travaillent donc qui produisent des richesses pour payer tout ce dont ont besoin les 65 millions d'andouilles qui peuplent ce pays. 

Les électeurs de gauche. Oui. Il faut les remercier de nous avoir portés là et ne pas se foutre trop de leur gueule ce qui n'empêche pas de leur renvoyer les promesses dans les gencives (ben oui... Les réductions de déficit étaient au programmes, on leur a dit qu'on en chierait encore un an ou deux. Il faut souffrir pour être belle et tout ça). Les gens de la vrauche (la vraie gauche) pensent que ces électeurs pourraient voter pour eux. Très bien pour eux. Ça ne suffira pas pour qu'ils fassent une majorité et nos "anciens électeurs" pourraient très bien voter de l'autre bord. 

Les électeurs de droite. Oui. Il faut toujours respecter l'adversaire. Et on n'en fera pas des électeurs anti "droite dure et débile" sans leur donner un peu satisfaction et leur montrer qu'on peut tenir une politique. 

Ceux qui nous prêtent du pognon. Oui. Ça fait mal au cul de le dire mais...

Les entreprises. Oui. Ça fait aussi mal au cul mais ce sont bien elles et les salariés qui produisent des richesses. 

Des imbéciles à ne pas satisfaire ?

Les militants de droite. Oui. Je parle bien des militants, pas des sympathisants. Je parle de ceux qui nient en permanence les chiffres, de ces connards qui gueulent après les hausses d'impôts faites par la gauche alors que celles de droite sont largement pires, même sans compter la hausse de la dette, ce machin qui revient à augmenter les impôts des générations futures. Ils méritent le mépris. 

Les militants de gauche qui ont comme seul ennemi le gouvernement et ne tapent jamais sur la droite. Oui. Ils méritent aussi le mépris. 

Les militants libéraux, pas les sarkozystes en goguette, les purs, ceux qui ne pensent qu'à diminuer les dépenses de l'Etat sans indiquer lesquelles, sans indiquer de solution politique pour y arriver. Oui. Ils méritent le mépris. 

Les militants centristes qui deviennent à l'occasion les pires réactionnaires. Oui. Ils méritent le mépris. 

Les organismes internationaux, ceux composés de glandus payés avec nos impôts qui nous disent "il faut faire ça sinon on vous pénalise vous allez voir c'est facile" puis "oups excusez nous on s'était trompés". 

Je disais, hier, qu'il fallait être violent. Nous sommes au cœur. Des commentateurs m'ont répondu qu'il vaudrait mieux convaincre. Je ne peux pas convaincre un type qui m'a désigné comme ennemi. Je ne peux qu'être violent, lui rappeler ses contradictions et démontrer à quel point il peut être néfaste. Seul la violence permettra de convaincre le lecteur des énormités proférées. 

Des mathématiques ?

Chacun aura ses propositions. Je vais faire les miennes. 

Petit 1 : on fait en sort que la modification des taux de TVA prévue pour le 1er janvier soit neutre fiscalement (par exemple, en annulant la hausse du taux intermédiaire on devrait ne pas être trop mal). 

Petit 2 : on supprime des cotisations sur le travail (patronales et salariales) ce qui n'a rein à voir avec le travail (famille, santé,...) et on augmente la CSG en conséquence. 

Petit 3 : on augmente les cotisations sur le travail (salariales et patronales) de manière à souvenir exactement aux besoins des retraites.

Petit 4 : on fait le bilan financier. 
4.1 : si ça coûte moins de 6 ou 7 milliards, on ferme notre gueule,
4.2 : si le coût du travail augmente, on fait plus fort : on reporte les cotisations patronales "chômage" sur la CSG. 

Hop ! Il n'y à plus qu'à... Jean-Marc, il te reste quelques jours. 

Un peu de lecture :

http://fcb-freecasababylon.blogspot.fr/2013/08/le-cout-du-travail.html
http://lechemindurayon.blogspot.fr/2013/08/des-couleuvres-pour-le-peuple.html
http://www.bahbycc.com/2013/08/la-politique-cest-violent.html

14 commentaires:

  1. C'est pourtant facile, il me semble. Il suffit de pressurer les grandes entreprises qui ne paient pas leur écot, et pour cela d'arrêter leurs dirigeants et les actionnaires majoritaires ; de taxer les imports US et orientaux ; et si Bruxelles n'est pas content, de refuser dorénavant de payer les taxes communautaires quitte à sortir de l'U.E. comme le permet le traité de Lisbonne. Même pas besoin de changer les billets : il suffit de gérer la parité de la monnaie nouvelle avec l'euro au niveau des comptes bancaires. Une bricole.

    Bien, je sais que ce genre de solution ne serait pas du goût de tout le monde, gouvernement en tête. Pourtant...

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    1. Ça serait une catastrophe économique.

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    2. Je pense qu'il s'agit d'une tout autre option, qui nécessite en revanche de reprendre presque tout à plat.

      Pour ma part, je dis que c'est actuellement, que nous avons une catastrophe économique. Donc, il faut en sortir.

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    3. Je vais le dire autrement : tu es hors sujet.

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    4. ...surtout hors majorité. Je pense cela dans le sens de la majorité pro-capitaliste (oh, le gros mot !).

      L'équilibre doit venir d'une nouvelle donne, anticapitaliste, celle dont le gouvernement ne veut pas, donc les représentants du peuple (sic) non plus parce qu'ils ont été élus grâce à l'argent de capitalisme-là, qu'ils le veuillent ou non.

      Et qu'on le veuille ou non aussi, Ayrault lui aussi est prisonnier. Je ne pense pas être hors sujet.

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    5. Tu es hors sujet. Ceci n'est pas un billet révolutionnaire mais évoque une adaptation de la fiscalité.

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    6. C'est vrai que le communisme (donc l'anti-capitalisme) a toujours fort bien fonctionné dans les pays ou il fut appliqué...

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  2. Jolie note.
    Wait and see hein ;.)

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  3. Le problème de la CSG est qu'elle touche les revenus après que la répartition entre travail et capital soit faite, alors que les cotisations frappent avant et devraient permettre de modifier un peu cette répartition. De plus, la CSG entraîne une baisse de fait des revenus et donc, une baisse de la consommation et de l'activité.

    Le but serait plutôt de recapter les 300 milliards qui vont aux dividendes plutôt que de leur en donner plus, car la baisse des cotisations ira au capital, on peut déjà le parier.

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    1. La CSG touche aussi les revenus du capital. Et je parle de faire payer les retraites sur le travail quitte à mettre d'autres trucs sur la CSG.

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  4. Problème avec la CSG : elle est mal adaptée pour taxer les plus-values nées de la spéculation, donc du facteur le plus dangereux, et souvent le plus lucratif. Et quid des spéculateurs étrangers ?

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    1. Quelle solution pour taxer le capital ? Augmenter les cotisations patronales et encourager l'investissement à l'étranger ?

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    2. La solution ? Sans doute taxer directement à la transaction (ce qui rendrait les opérations automatiques non rentables, un bel avantage induit). Je ne parle pas là des entrepreneurs, mais des parasites qui jouent généralement avec de l'argent et/ou des titres qu'ils n'ont même pas. Sans compter les montages financiers, qui devraient être taxés à 90% (çà calme).

      L'investissement à l'étranger, je ne suis pas pour : pas plus que je ne suis pour que des fonds étatsuniens ou indiens de spéculation s'emparent de belles entreprises d'ici. Un jour ou l'autre ce genre de plaisanterie tourne mal. Celui qui investit doit voir ce qu'il contribue à faire tourner : c'est plus sain. Je sais que ce n'est pas la doxa actuelle, pourtant on voit clairement ce que celle-ci donne : du chômage là où raisonnablement il ne devrait pas y en avoir.

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