19 juillet 2012

Pourquoi l’UMP est-elle si nulle ? Illustration...

Mon confrère Sarkofrance pose la question « Pourquoi l’UMP est-elle si nulle ? » et apporte des éléments de réponse. Je vais tenter de l’aider. En 2007, Nicolas Sarkozy présentait une vision volontariste de la société, de l’économie, … Dès lors, toute l’UMP s’est rangée derrière lui et a oublié toute réflexion. L’UMP a mis l’idéologie dans sa poche, un mouchoir par-dessus. Ses représentants étaient partis pour une longue période axée sur la communication en oubliant tout le reste, y compris la politique et l’économie.

Le vrai tournant a commencé à l’automne 2007, je pense, et s’est accentué avec la crise économique. L’UMP s’est rangée derrière le gouvernement et basta. D’ailleurs, la même mésaventure risque d’arriver au PS…

Je racontais récemment une anecdote dans mon blog bistro. Je mange souvent un sandwich au comptoir d’une grande brasserie à côté du bureau. Récemment, le patron a supprimé une partie des places assises (une vingtaine ?) et l’a remplacé par un four à pizzas. Je suppose qu’il avait constaté une baisse de chiffre d’affaire et a voulu développer une nouvelle activité. Bien lui en fasse. Il a oublié que la vingtaine de places en moins risquait de lui faire perdre quarante couverts par service, que personne ne va acheter des pizzas dans une brasserie, que la présence du four à côté du comptoir allait rendre ce dernier invivable, ne serait-ce qu’à cause de la chaleur, et qu’une partie de son établissement allait perdre une part de sa sympathie. Et il faut payer trois pizzaiolos pour assurer le service 15 heures par jour, sept jours par semaine.

Il ressemble à l’UMP actuelle. C’est ballot. Aucune vision globale.

Hier, à l’Assemblée Nationale, la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires était examinée. L’UMP a présenté une trentaine d’amendements contre. C’est le jeu parlementaire. La gauche a fait de l’obstruction, à l’occasion, par le passé. Une trentaine de « volontaires » se sont donc pointés pour argumenter les uns après les autres.

Ils en ont des arguments ! Notamment que les braves gens qui allaient se faire « refiscaliser » allaient perdre du pognon. La gauche a du répondant, remarque ! La droite avait voté une augmentation de la TVA, créant aussi une perte de pouvoir d’achat.

La routine, la balle au centre.

Il n’empêche qu’à la lecture du compte rendu de la session. On se rend compte qu’aucun ne se pose les seules questions qui vaillent. L’impact du four à pizza sur la marche du bistro. Pardon. L’impact de la fiscalisation des heures supplémentaires sur l’économie française.

On l’a remarqué à l’occasion des deux campagnes successives. L’UMP n’a plus aucun argument, notamment en matière d’économie. Ca a d’ailleurs commencé quelques années avant, ils ont fait porter tout le débat politique sur l’Islam et la laïcité. En phase « terminale », le dernier argument portait sur la conservation du triple A, d’ailleurs perdu six mois avant les élections.

Pendant la campagne, le seul argument audible de l’UMP était la lutte contre UNE mesure des socialistes (le droit de vote des étrangers aux élections locales). Tout le reste a été oublié. On ne retient aucune proposition en matière d’économie. Le pseudo libéralisme a été complètement oublié.

Le vide.

La séance a duré longtemps. Mon billet est donc long. Je tenais à reprendre chacune des interventions de l’UMP.

Me lire vous évitera de lire le compte rendu de la séance qui est un devoir de citoyen.

C’est parti !

Marc Le Fur a commencé en nous expliquant que des chauffeurs routiers d’une entreprise perdront 1000 euros par an. Je ne sais pas où il va les trouver mais il a un argument choc : « Le monde du transport est un monde où on travaille beaucoup. » Ailleurs, on est des feignasses.

Il poursuit : « Mais ce n’est pas seulement une question d’argent. » On se demande alors pourquoi une trentaine de députés UMP vont passer parler de pognon par la suite. Il nous parle ensuite de la suppression des heures supplémentaires. Je ne sais pas où il a vu qu’elles étaient supprimées. Il nous explique que cette suppression va faire augmenter le stress… « Nous allons assister à un développement des troubles musculosquelettiques […] » Riens que ça ! D’après M. Le Fur, en mettant sur les heures supplémentaires la même fiscalité que sur toutes les heures de travail effectuées par l’ensemble des salariés, les socialos vont détruire la santé des Français…

Il conclut : « De plus, comme il faudra maintenir un peu de flexibilité, les chefs d’entreprise n’auront pas d’autre choix que de développer le recours à l’intérim. […] L’intérim montera au rythme de la réduction des heures supplémentaires. » Je remercie Marc Le Fur de confirmer que la défiscalisation des heures supplémentaires a été nocive pour l’emploi.

Nous avons ensuite l’intervention de Dominique Tian. Il commence par s’inquiéter de l’effet de seuil pour les entreprises qui seront obligées de dépasser 20 salariés. « Imaginez la pression sur ceux qui vont dépasser le seuil de vingt salariés puisque les heures supplémentaires payées à leurs salariés ne seront plus exonérées. » Comme M. Le Fur, je le remercie de souligner que les entreprises seront obligées d’embaucher.

M. Tian continue : « Avec un tel dispositif, on va revenir à de vieilles méthodes dont nous ne voulons pas, je veux parler des heures supplémentaires non déclarées. » Je remercie à nouveau M. Tian : il confirme que la défiscalisation des heures supplémentaires a surtout permis aux salariés de ne plus travailler au noir et en aucun cas de gagner plus.

Il conclut : « De plus, ce sera un frein à l’emploi. » sans le moindre argument bien qu’il vienne de dire le contraire.

Je passe l’intervention de Monsieur Goasguen, sans intérêt. Et j’arrive à Xavier Bertrand, introduit ainsi par Denis Baupin qui préside la séance : « La parole est à M. Xavier Bertrand, qui voulait sortir de l’anonymat. » Ah ! Ne plus être ministre…

Xavier Bertrand : « J’ai là le témoignage d’un ouvrier agricole qui est maire d’une petite commune dans le Saint-Quentinois et qui travaille dans une entreprise de vingt et un salariés. Il estime que votre dispositif va lui faire perdre 200 euros par mois. » Tant que ça ! M. Le Fur avec ses 1000 euros par ans pour les routiers faisait un peu petit bras. Les ouvriers agricoles, surtout quand ils sont maire d’une commune, travaillent plus que tout le monde, probablement.

La parole est à Xavier Decool. Je ne le connais pas celui-là. C’est bien, on découvre des nouveaux gens… Il est très émouvant. « Ces salariés modestes sont fiers de travailler et de ramener chaque mois à leurs enfants quelques dizaines d’euros supplémentaires. » J’imagine le salarié rentrer à la maison fourbu après une semaine de travail. Sa famille l’attend autour de la table familiale. Sa femme et ses trois enfants sont là. Sa belle-mère dort sur son fauteuil dans le séjour. Alors il vide ses poches, le regard luisant, il est fier. Il montre les 20 euros supplémentaires. Les enfants sont heureux, papa va pouvoir leur acheter des Carambar. Madame ne peut retenir quelques larmes d’émotion.

« Je suis l’élu d’une circonscription qui compte des quartiers ouvriers et je constate qu’un vrai malaise est en train de s’instaurer car les gens ont peur de perdre leur fierté. » Mon Dieu ! Une circonscription avec des quartiers ouvriers. Cela étant, un député de gauche aurait pu dire qu’il était élu d’une circonscription avec des chômeurs qui allaient être fiers de retrouver du boulot…

La parole est à un autre député que je ne connais pas, Guillaume Larrivé. Grandiloquent, aussi. « En vérité, monsieur le ministre, vous avez multiplié les cadeaux électoraux. J’en veux pour preuve l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, le retour partiel de la retraite à soixante ans, etc. Après le temps des cadeaux vient malheureusement celui des impôts ! » Il parle de la TVA « sociale » ?

Voilà Christian Estrosi. Ca faisait longtemps que je ne l’avais pas stigmatisé, lui. Au moins 18 heures. Il nous parle en tant que Maire de Nice, donc d’employeur. Il avait un budget de 2,2 millions pour les heures supplémentaires mais avec la réforme, il lui en faudra donc 1,8 de plus. Ce n’est pas tenable. Il va donc être obligé de consacrer ces 2,2 millions à embaucher de nouveaux fonctionnaires territoriaux : « il y a des espaces verts à entretenir, des transports et des cantines scolaires à gérer. ».

Comme les autres, je le remercie de souligner que la réforme va créer de l’emploi…

Cela étant, avec « ces 2,2 millions d’euros, nous pourrons tout juste recruter trente-cinq salariés. » Je suis content de confirmer aux Niçois que chacun de leurs jardiniers, de leurs chauffeurs et des employés des cantines coûte 5238 euros par mois.

Voila Damien Abab. Inconnu au bataillon, aussi. « Dans une région industrielle comme la mienne où il y a beaucoup de sous-traitance automobile, vous allez toucher de plein fouet les salariés de ce secteur qui perdront entre 300 et 600 euros. » Je lui rappelle que PSA va fermer des usines… Il faudrait qu’ils se mettent d’accord entre eux à propos du montant…

Bernard Accoyer intervient. « C’est une soupape de flexibilité, et, disons-le, une soupape pour les 35 heures. » Ah oui ! La faute aux 35 heures… « Dans cette industrie, l’effet de la mesure que vous vous apprêtez à voter – mais j’espère que vous allez finalement y renoncer – serait une perte de salaire nette oscillant entre 60 et 200 euros par mois. Par mois ! » Ah ! Des nouveaux chiffres…

Jean-Claude Bouchet, maintenant : « Il y a de cela quelques semaines, François Hollande a été élu, avec un peu plus de 50 % des voix, par des Français qui espéraient une hausse de leur pouvoir d’achat. » Il faut qu’on lui rappelle les promesses électorales de Nicolas Sarkozy en 2007 ? « Avec cet article, la majorité actuelle démontre qu’il n’augmentera pas, et même qu’il baissera, puisque c’est entre 450 et 500 euros qui seront confisqués aux travailleurs. » Bon, les gars : on se met d’accord sur les chiffres et on retranche le coût de la TVA « Sociale » qui a été supprimée.

Tiens ! Parlons-en… L’UMP avait indiqué qu’elle rapporterait 10 milliards. Divisés par 26 millions de ménages, ça fait 385 euros chacun. Y compris ceux qui ne font pas d’heures supplémentaires. Y compris d’ailleurs aussi ceux qui sont au chômage ou à la retraite. Ceci était un aparté.

M. Bouchet : « Je vous invite, chers collègues socialistes, à aller faire des stages dans les entreprises. Vous verrez comment les choses se passent. » M. Bouchet a raison. Lui-même a commencé sa carrière dans l’entreprise familiale dont il a fini par prendre la direction. Je vous invite, cher député, à commencer une carrière avec rien, juste le salaire que vous versez à vos employés.

Jérôme Chartier : « Notre stratégie fiscale, pendant les cinq dernières années, a toujours été de faire en sorte que l’impôt soit juste, que l’effort soit réparti de manière équitable. » Il a eu le mérite de faire rire tout l’hémicycle…

M. Gérald Darmanin nous parle de la dernière usine dans le textile dans sa circonscription, avec 33 salariés : « ils ne vivent que des heures supplémentaires, puisque les carnets de commandes montent et descendent. » Ah ? Ils ne touchent rien pour les heures « pas supplémentaires » ?

« Parce que moi, je ne discute pas seulement avec les syndicats, monsieur Vergnier, je discute aussi avec les salariés. J’ai encore eu l’occasion de leur rendre visite il y a deux jours. » C’est bien ! Voilà un gars de 29 ans qui a fait l’essentiel de sa carrière professionnelle dans la politique, ayant commencé à 24 ans comme directeur de campagne de Christian Vanneste qui donne des leçons…

Ah ! La première femme intervient. Sophie Dion. « Dans ma circonscription, on se lève tôt, on connaît la valeur du travail. » Ah ! Ca leur reprend « Le tourisme aussi bien que l’industrie du décolletage constituent des marqueurs de notre économie et font la valeur de la France. » J’aime la relation entre le décolleté et le tourisme… Ah ! Merde ! Il ne faut pas être machiste (je plaisante, le décolletage n’a rien à voir).

David Douillet : « Dans ma circonscription, le chef d’une entreprise travaillant dans le secteur de l’emballage sur mesure m’expliquait que les heures supplémentaires sont indispensables à une activité soumise à des fluctuations importantes de commandes. » Après le décolletage, l’emballage. Tout se tient. Cela étant, quelqu’un peut expliquer à M. Douillet que les heures supplémentaires ne sont pas supprimées et qu’il n’y a pas de raison de faire de cadeaux fiscaux à une entreprise qui a de la chance d’avoir plus de carnet de commande que d’habitude et donc d’augmenter son chiffre d’affaire et son résultat.

« Je m’interroge, du reste, depuis le début de la discussion, sur le fait de savoir si, parmi vous, certains ont déjà travaillé dans une entreprise. » Je ne vais pas me foutre de sa gueule, il pourrait casser la mienne. Il n’empêche qu’il est assez mal placé pour dire ça, d’autant qu’il est le député dont les français connaissent le mieux le CV…

La parole est à Annie Genevard mais elle ne dit rien d’intéressant, un peu comme M. Goasguen, plus tôt. En fait, c’est très intéressant, mais déjà dit par les autres, ou presque.

Madame Mme Arlette Grosskost, maintenant. « C’est un fait qu’il sera toujours possible de faire des heures supplémentaires, c’est évident. » Merci de le rappeler. Mme Grosskost (de Maille ?) est plongée dans les chiffres. Je vais résumer son propos : la mesure va ruiner les entreprises parce que les salariés vont refuser de faire les heures supplémentaires puisqu’elles ne seront plus défiscalisées. Je n’invente quasiment rien.

Christian Jacob, à présent. « Il s’agit, pour conserver ou gagner un marché, de demander aux salariés de travailler davantage pour peu qu’ils en soient d’accord. Hier l’un d’entre vous – je crois qu’il s’agissait de M. Vergnier – s’inquiétait de savoir si on demandait leur avis aux salariés. Oui, les heures supplémentaires sont volontaires, mon cher collègue. » Je n’invente toujours rien. Il s’imagine sans complexe qu’un ouvrier peut refuser de faire des heures supplémentaires. Il oublie la base. Petit 1, on ne dit pas non à un patron. Petit 2, il a besoin de pognon.

M. Jean-François Lamour intervient ensuite. Il a lui aussi son exemple. Il s’agit d’une boite qui fait des produits cosmétiques et qui est installée dans le XVe arrondissement de Paris. Je le remercie de s’intéresser aux usines installées au cœur de Paris…

Véronique Louwagie prend la parole. Elle aussi a son exemple. Ils sont sympas, à l’UMP, ils connaissent tous au moins un industriel ou un ouvrier. Là, c’est un imprimeur qui a pu gagner de l’oseille avec toutes les impressions pendant les deux campagnes électorales qui lui ont procuré une charge de travail supplémentaire. Sans la défiscalisation, il aurait été obligé de prendre des intérimaires et aurait fait moins de bénéfice.

Le suivant est Hervé Mariton. Son exemple est une entreprise de bâtiment. Il fait fort. Il a trouvé un lascar qui va devoir se séparer de cinq lascars pour passer au dessous de vingt salariés…

Philippe Armand Martin. arrive. Il a un excellent exemple : lui-même en tant que chef d’entreprise. Il est viticulteur. Je ne vais pas le stigmatiser.

Il est suivi par Patrick Ollier. Il n’a pas d’exemple, je vais le zapper. Rien d’intéressant.

Vient Jean-Frédéric Poisson. Il nage un peu. A l’issue de son raisonnement, je fais la déduction qu’il faut supprimer l’avantage aux entreprises de moins de 20 salariés (qui restent exonérées de cotisations patronales pour les heures supplémentaires).

Monsieur Poisson est suivi par Monsieur Robinet. Je n’invente rien mais j’ai horreur des jeux de mots sur les noms de famille. Arnaud Robinet. Heureusement qu’il n’est pas noble, ça ferait Arnaud du Robinet. J’ai honte. « La suppression de la défiscalisation, cela représente 21 millions d’euros de taxes supplémentaires pour nos entreprises, notamment dans le secteur routier. » Est-ce qu’il a besoin de me réveiller pour 21 millions ? Il ne se mélangerait pas un peu les pinceaux ?

Ah ! Eric Woerth ! J’espère qu’il n’a pas Liliane Bettencourt, comme exemple… Non. Au contraire : « Bref, je ne vais pas vous donner des exemples dans ma circonscription. Je pourrais vous en donner,… » Ouf !

A propos de la défiscalisation : « Selon nous, c’est une bonne politique économique. Cela n’a pas détruit de l’emploi mais cela a au contraire conforté l’activité pendant la crise. » A voir. Un million de chômeurs en plus en cinq et l’activité en décroute…

Charles de Courson a la parole. Il nous explique qu’il est contre la « refiscalisation » parce que « c’est que cet article ne respecte pas l’engagement n° 34 du candidat François Hollande » ! Qu’il soit remercié de défendre les 60 engagements. Après il cite Molière. Passionnant.

Jean-Christophe Lagarde : « Aujourd’hui, ce sont 9,6 millions de Français que vous voulez faire payer. » Avec l’augmentation de la TVA, c’était 60 millions… « Vous appelez cela l’effort juste. L’effort juste, cela s’adresse à 40 % des ouvriers, 50 % des enseignants du secondaire, qui devront payer à nouveau des impôts sur les heures supplémentaires. Ces Français savent désormais qu’aux yeux du parti socialiste et de ses députés, ils sont la principale cible. » Joli ! On va pouvoir le prendre dans l’autre sens. 60% et 50% des enseignants du secondaire n’ont pas la chance de pouvoir faire des heures supplémentaires et trouvent injuste que les autres soient en plus défiscalisés…

François Sauvadet, comme son prédécesseur, s’intéresse beaucoup à la fonction publique (il en a été ministre) : « Vous ne pourrez pas embaucher davantage de fonctionnaires dans l’éducation nationale. » Si ! C’est bien prévu… Pour les heures supplémentaires, il est juste prévu de les refiscaliser…

La défense des amendements est terminée. Près de 30 intervenants pour demander l’annulation de « refiscalisation » des heures supplémentaires. C’est le jeu, la gauche a pratiqué, en son temps.

La discussion continue avec l’intervention du Gouvernement, des responsables des Commissions. Elle devient plus sérieuse, plus intéressante, plus technique, … Les gugusses de gauche dénoncent les mensonges de ceux de droite et d’autres de droite reviennent pour casser ce qu’a répondu la gauche. La vie continue. Les échanges sont réellement passionnants… et comme toujours, le point « c’est de la faute aux 35 heures » est vite atteint.

Toujours est-il qu’une trentaine de députés de droite sont intervenus pour soutenir des amendements qui visent à maintenir la défiscalisation des heures supplémentaires.

Aucun ne se pose la question de savoir si la mesure est bonne pour l’économie, bonne pour la France…

Ils se contentent de parler…

23 commentaires:

  1. C'est trognon comme ils connaissent plein de gens qui ont besoin d'aide maintenant qu'ils sont dans l'opposition...et pourquoi ils n'ont rien fait pour tous ces gens dont ils connaissaient l'histoire, vraiment, juste en donnant en pâture des heures sup.
    Au fait, que devenait l'employé qui voulait pas de ce cadeau si magnifique qu'étaient les heures sup et voulait juste être augmenté?
    Ah, non, lui, on sait pas.Il y a pas d'exemples...

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  2. Ah k'avais loupé la séance d'hier après midi! C'est un très bon compte rendu!

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  3. t'as bien du courage à relever toutes leurs aneries et leurs incohérences

    et ça va avoir le droit de voter pour un président UMPiste

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  4. Ben alors, Nicolas ? Si comme vous le clamez le succès de la gauche est assuré et pérenne à quoi bon vous acharner sur un cadavre ? Ça manque d'élégance !

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    1. Ah ! Mais qu'ils prennent ça comme des conseils...

      Et pensez à moi dans quelques mois, quand je ferai des billets pour défendre la politique menée par réflexe (je le fais encore par conviction).

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  5. J'ai bien aimé cet excellent billet, j'ai bien rit, ils sont trop ridicule à l'UMP. je me demande s 'ils croient vraiment à leurs conneries toutes aussi absurdes les unes que les autres.

    En outre je me demande comment il se fait que le PS ait du mal à leur opposer ces arguments simples mais efficaces. Il faut leur transmettre le billet.

    David 75015

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    1. Merci.

      Le PS a bien répondu, j'ai uniquement fait un focus sur les discours des gens de droite (en fait, j'avais aussi détaillé les réponses mais, après, j'ai vu la taille de mon billet...).

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  6. Lecture du billet en attendant mon bus. Il est passé! Merde! Je vais devoir faire des heures supp' d'attente.

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    1. Fais toi defiscaliser ton ticket.

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    2. Merci.
      Ça marche pour les abonnements?
      Tant pis.
      Bobiyé.

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  7. Une santé de fer pour écrire tout ça !
    Très bon biyé

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    1. Une santé qui se dégrade vu que j'ai fait sauter ma pause déjeuner.

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    2. Oups. Pour avoir le temps de rédiger.

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  8. Non, la Droite n'a jamais mis l' idéologie dans sa poche. D' ailleurs comment le pourrait-elle puisque toute politique est par essence idéologique ? Nous savons bien que ce mot est lourdement entaché de tous les défauts surtout par la Droite et malheureusement par une certaine Gauche. Pourtant l'idéologie n'est que la mise en cohérence des idées. Ainsi la politique de la Droite se rattache à une idéologie. Idem pour la Gauche. Par conséquent il faut contre la Droite revaloriser ce mot. C'est sur la bataille des mots que commence la guerre de tranchée contre ces malfaisants

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    1. À part ça, tu sais faire bouger tes oreilles ?

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  9. Tu me feras penser à donner des baffes à Jérome Chartier, je le croise régulièrement.

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  10. Effectivement les heures complètement défiscalisées sont les heures au noir, ces pied-nickelés de l' ump ont légalisé le travail au noir avec les pertes de recettes pour l'état: ce sont des charlots en économie. Pierre Foul.

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