17 décembre 2008

Des normes !

Les normes techniques utilisées pour la comptabilité des banques sont partiellement responsable de la crise financière. L’utilisation de ces normes techniques se généralise ce qui fait que les décisions importantes échappent progressivement aux dirigeants (politiques, d’entreprise, …). Enfin, les « régulateurs » se rendent compte maintenant que les gens chargés de placer notre pognon sont des professionnels… et à ce titre, pas assez contrôlé.

Voilà ! J’ai tenté de résumer cet excellent billet de Betapolique. J’ai échoué : allez le lire directement.

Ah ! De retour ? Vous n’avez rien compris ou vous préférez lire mes conneries ? Bon. D’accord. Je me lance. Mais uniquement sur l’introduction (du billet, andouilles) qui parle de la responsabilité des normes comptables

Les nouvelles règles (IFRS) font qu’au « bilan » des banques, c’est la valorisation boursière des actions qu’elle possède qui est inscrit. Quand une action baisse, la banque qui en possède beaucoup voit sa propre valeur.

Ca semble logique mais vu comment c’est expliqué dans l’article, on voit que c’est complètement crétin.

Imaginez que la Banque de l’Industrie Textile et des Ecrevisses dispose d’un capital de un milliard d’euros. Elle place tout ça dans des actions EADS. Un informaticien d’EADS bourré se trompe dans un logiciel dans une petite usine en Allemagne. La valorisation boursière perd 30% en quelques semaines.

Ne rigolez pas, c’est arrivé il y a deux ou trois ans (plus exactement, c’est ce qu’ils ont essayé de nous faire croire).

La BITE a perdu 30% de la valeur de ses actions en bourse donc, avec les normes comptables, une grande partie de « son bilan », c'est-à-dire, en gros, sa propre valeur… La valeur réelle de la propriétaire des actions dépend de la valeur d’EADS qui elle-même qui devrait dépendre du seul truc important : la capacité d’EADS à fabriquer des moyens courriers long terme.

Mais seule la production de longs courriers à très court terme a été affectée dans cette histoire : la vraie valeur d'EADS n'a pas changé en quelques journées de folie boursière. Les actionnaires en ont pris plein la gueule... et les actionnaires des actionnaires aussi.

Vous voyez que j’explique bien ? C’est dommage, ils n’ont pas d’acronymes rigolos dans l’industrie aéronautique. Il y a bien la fusion de « Aer Lingus » et « Cuny Airlines » qui a généré « Cuny Lingus » mais je l’ai déjà faite l’autre jour sur un autre blog.

Je résume mon explication qui n’est qu’un exemple. L’actionnaire d’EADS a sa valeur torpillée parce qu’un petit chef de projet informatique dans une usine à moitié inutile n’a pas osé dire à son chef : « Heu ! Chef, les plannings imposés sont complètement cons ».

Voilà pour les normes comptables… : l'industrie est dirigée par des "indicateurs bidons", le reste suit... et on se retrouve dans la panade... Pendant que des andouilles tentent de nous expliquer que le "marché s'autorégule"...

N.B. : sur le sujet principal de l’article de Betapolitique, je ne peux que confirmer. Je ne parle jamais de mon job sur le blog. Il n’empêche : cette volonté de respecter les normes coûte la peau des fesses et surtout nous oblige bêtement à respecter des contraintes d’industriels étrangers au détriment de l’innovation et du progrès techniques. Mais c’est bien pratique pour expliquer à nos directeurs : "Chef ! On est obligés, c’est la norme".

20 commentaires:

  1. Tu proposes donc de règlementer les normes ? Ou alors de tout bêtement supprimer les normes pour mieux réguler le marché financier ?
    Pour une fois qu'un contre sens a du sens !

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  2. Ben, Où est passé mon commentaire idiot ?

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  3. C'était : "Gé rien compris !", Cé pô grave…

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  4. Pas bien pigé le sens du billet.
    Tu parles de la vraie valeur d'EADS comme s'il s'agissait d'une constante dans une équation. Sauf que ce n'est pas le cas. Personne ne connait la vraie valeur d'EADS parce qu'elle dépend d'un trop grand nombre de paramètres, et qu'elle change constamment.
    La seule valeur qu'on puisse connaitre à coup sûr c'est la valeur d'échange de l'action d'EADS, qui est un équilibre entre l'offre et la demande à l'instant t.

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  5. Il faut mettre en place une commission chargée de mettre en place l'autorégulation des normes !
    :-))

    [Il y a de mornes normes et des normes énormes, faut pas tout jeter non plus ! :-)].

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  6. Benjii,

    Comme souvent, je ne propose rien, je constate, je ne sais pas ce qu'il faut.

    Jean,

    Pas grave !

    Nono;

    Ca va, j'ai compris comment fonctionne le marché... Mal serait la réponse ! Je veux juste dire que un cours de bourse ne reflète qu'un cours de bourse, provoqué par des annonces financières, des chiffres bidons... Je prends souvent l'exemple d'EADS parce qu'on réellement sorti un problème débile pour excuser une chute brutale. EADS est un bel exemple car ce genre de boite à des plans sur 20, 30 ou 40 ans.

    Poireau,

    Je ne sais pas ce qu'il faut.

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  7. Tu dis que tu ne sais pas ce qu'il faut, mais tu affirmes au début que les normes techniques sont en partie responsables de la crise financière...
    Perso. le sujet me semble trop complexe pour pouvoir affirmer ce genre de choses, d'autant que ces normes semblent avoir été mises en place dans le but d'augmenter la transparence des marchés suite à certains scandales financiers...

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  8. Nono,

    Tu as mal lu mon billet. Je n'affirme rien : je "résume" un article. Je t'invite donc à la lire plutôt que de vouloir te lancer une polémique sans le moindre intérêt.

    Tu y liras en particulier que de brillants économistes ou politiciens sont bien d'accord sur le fait que ces normes ont bien été mise en place dans le but d'augmenter la transparence mais aussi la démonstration des effets pervers.

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  9. La crise financière : pas de contrôle sur les acteurs des marchés ou peu, une perte de confiance dans les pseudos pro de la finance et dans la solidité des institutions bancaires, nous amenant a constater que ces spéculateurs se foutent éperdument de faire rimer valeurs réelle et valeurs spéculatives!
    Plus clairement y a-t-il aujourd'hui un pilote dans l'avion ayant une vision claire de ce qui se passe et une proposition afin d'établir de manière claire un plan de vol

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  10. Poireau : je suis d'accord.
    Ou alors, un plan de réforme de la régulation normative des règles régissant les normes du marché.

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  11. Tout ceci bien sur, afin de mieux controler les normes de régulation.

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  12. Les normes comptables que l'on accuse aujourd'hui d'avoir amplifié et accéléré la chute des valeurs, ont dans la phase montante amplifié et augmenté les gains déclarés.
    A part le constat affligeant que les normeurs n'aient vu que la moitié pleine du verre, et qu'il faille changer les normes qui ont failli, la question qui reste est donc :
    Les entreprises, les banques et les actionnaires, ont-ils payé les impôts correspondants à ces plus-values amplifiées ?

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  13. Parkane,

    Ce n'est pas une question "droite gauche" ou une question d'impôts ou autre... Juste une évolution de la société qui fait qu'on en arrive à une certaine folie...

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  14. Myu,

    Non.

    Benjii,

    Oui, mais n'oublions pas le contrôle des commeission de contrôle des normes.

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  15. Nicolas,

    En effet, je ne parle pas ici, et sciemment de droite/gauche mais d'équilibre/désequilibre au niveau comptable.

    L'impôt n'est ni de gauche, ni de droite.

    La folie en matière de gouvernance ne serait donc pas un problème politique ?

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  16. Pas que politique mais comme dirait l'andouille "tout est politique".

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  17. Très éclairant...

    Tu aurais pu ajouter que dans ce système capitaliste où la finace domine, la bourse via les fonds de pensions exige que la bite obtienne un bénéfice qui gonfle de 15 à 30 % par an, ce qui est une vision à court terme et n'incite pas à investir à long terme...

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  18. Oui, mais c'est trop compliqué. En plus il est absolument hors de question que je parle de bite dans ce blog.

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  19. Ce qui est rigolo dans l'histoire, c'est que ces normes IFRS qui sont responsables de la crise, tout ça, tout ça, on été mises en place suite à l'affaire Enron, et qu'à l'époque, les même qui aujourd'hui les critiquent en vantaient les qualités, puisqu'elles "mettaient fin à l'opacité".

    Accessoirement, les normes IFRS sont aussi un merveilleux outil de démantèlement du service public.

    http://lepetitlivrerose.free.fr/?p=87

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