19 février 2009

Laurence Parisot veut la guerre ?

« Allez-vous faire voir ! » est ce que Laurence Parisot aurait répondu à Nicolas Sarkozy si elle était aussi mal embouchée que moi. « Face à Nicolas Sarkozy et aux syndicats qui pressent les entreprises de partager leurs profits avec les salariés, le patronat français reste ferme et dénonce la confusion entre rémunération du travail et du capital. »

Non Madame, il n’y a pas de confusion, bien au contraire. Il y a une diminution de la part du revenu du travail dans le PIB par rapport à celui du capital, comme le montre la jolie courbe présentée là, à droite, si je ne merde pas en publiant le billet.

Voila que je défends Nicolas Sarkozy, moi…

« "Le travail est rémunéré par le salaire et le capital est rémunéré par les dividendes", a-t-elle expliqué. »

Le capital est surtout rémunéré par la spéculation, mais nous sommes bien dans le sujet. Les dividendes étant le résultat du travail des ouvriers, la phrase de Laurence Parisot ne veut rien dire. C’est le travail qui fournit le dividende donc rémunère le capital.

Compte tenu du déséquilibre que l’on constate depuis une trentaine d’années, il est temps de faire pencher la balance de l’autre côté, même si le truc avec les trois tiers de Nicolas Sarkozy ressemble à n’importe quoi… D’ailleurs, le camarade O16o hier parlait du sujet à propos de « l’état actionnaire ».

«"Qu'est-ce qui se passerait si tous les investisseurs, qu'ils soient petits épargnants français ou grands épargnants internationaux, se disaient 'il n'y a plus aucun espoir en France, retirons nos capitaux de la France'?" »

Madame, je vais répondre : qu’ils se cassent. Votre argumentation est purement démagogique, vous feriez un parfait Président de la République. Petit 1 : ce qui importe, c’est le coût du travail, or ce coût du travail est largement supérieur en Allemagne qu’en France mais l’Allemagne gagne des parts de marché et je ne tiens pas à lutter avec la Chine ou l'Inde sur le coût du travail. Petit 2 : « Que feraient les investisseurs si les consommateurs français n’avaient plus les moyens de consommer ? ». Petit 3 : la crise est mondiale, le problème n’est pas spécifique à la France.

Tiens ! Vive François Chérèque ! « "Le patronat en France dit 'au nom de la défense de l'entreprise et de la propriété privée, je refuse de revoir ou de discuter de la répartition des richesses'. Ce n'est pas entendable de la part des salariés", a-t-il dit sur France 2. »

Laurence Parisot est probablement favorable à l’esclavage mais il faudrait lui rappeler qu’une partie du territoire est quasiment en guerre civile qui pourrait bien se propager : nous n’avons pas vocation à bosser pour qu’elle s’en foute plein les poches.

36 commentaires:

  1. Bon, je vais ressortir mes courbes qui montrent la financiarisation de l'économie à outrance, et quelques données sur les salaires et revenus.

    Franchement, elle le fait exprès cette conne, à croire qu'elle cherche à jeter de l'huile sur le feu.
    (Mesdames, si c'était un mec je serai encore plus grossier)

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  2. Serait elle un élément souriant et dynamique dans la stratégie de la tension sarkozyste ?

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  3. Y'a des chances pour qu'ils soient de mèche ! Elle finira par céder pour des bricoles et Sarko fera semblant d'avoir gagné mais il aura, encore une fois, défendu l'intérêt du patronat.

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  6. Nicolas : tu as dit en commentaire ce que je voulais souligner !
    Entre Sarkozy et Parisot, c'est comme cul et chemise, même si on ne sait plus trop qui est le vêtement de l'autre.
    Ne jamais oublier les profondes amitiés du petit leader !!!
    :-)))

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  7. Dividendes nets distribués aux actionnaires, en pourcentage des salaires nets :

    1978 : seulement 5,9 % des salaires nets étaient distribués aux actionnaires.

    2006 : 21,9 % des salaires nets étaient distribués aux actionnaires !

    http://www.alternatives-economiques.fr/dividendes-nets-distribues--en---des-salaires-nets_fr_art_669_34899.html

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  8. Si tu n'as pas vocation à bosser pour qu'un patron s'en foute plein les poches, que ne démarres-tu pas ta propre entreprise ?

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  9. Raisonner par l'absurde est trop facile.

    Je vais quand même répondre : si un patron ne me paye pas convenablement, je ne pourrais pas consommer ses miraculeux produits et il ne pourra plus gagner d'oseille. Par ailleurs, n'ayant pas à manger, je serai de mauvaise humeur et j'aurais bien envie de lui casser la gueule.

    Il y a un fragile équilibre à trouver pour éviter des crises économiques... et ces temps-ci la balance penche trop d'un côté.

    Mais un libéral est une joyeuse andouille qui s'imagine que tout peut se réguler tout seul.

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  11. BA,

    Tu me casses franchement les couilles : c'est moi qui décide de ce qui est diffusé sur ce blog.

    Faut te soigner, bordel !

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  12. T'es définitivement plus sympathique à un comptoir que derrière un clavier.

    Tu devrais boire plus.

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  13. Rubin, qu'est-ce qui te dit qu'il ne boit pas devant son clavier ???
    Alors tu vois Rubin ! T'es vraiement de mauvaise foi

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  14. Rubin,

    Pas possible !

    Au comptoir, on n'a pas parlé politique. Tu me sors un raisonnement crétin : "Si tu n'as pas vocation à bosser pour qu'un patron s'en foute plein les poches, que ne démarres-tu pas ta propre entreprise ?"

    Que veux-tu que je te réponde ? Que les 24 millions de salariés devraient monter leur propre entreprise ?

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  15. Elmone,

    Il est de mauvaise foi mais j'ai un bon foie. Je ne picole pas au bureau.

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  16. Ceux qui ne supportent plus de voir leur travail augmenter une part de profits qu'il estiment indue devraient abandonner le salariat, oui.

    Être salarié, c'est accomplir un travail contre une rémunération fixée à l'avance, non ?

    Si on n'est plus content de la rémunération, faut aller voir ailleurs. Et si on n'y arrive pas, ou si on n'est pas content avec le principe, eh bien il ne faut pas être salarié.

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  17. Ben ouais. On est typiquement dans le schéma du libéral qui oublie que le salarié n'est pas nécessairement libre d'abandonner son travail s'il veut continuer à payer son loyer et à nourrir ses chiares.

    Les gars, vous vivez dans une idéologie et dans une théorisation à un tel point que je me demande pourquoi discuter (surtout que mon patron me paye pour autre chose).

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  18. Ben non, pas du tout. Si tu ne penses pas pouvoir payer un loyer et nourrir ta famille en créant ta propre entreprise, eh bien il faut chercher un meilleur travail.

    C'est même plus du socialisme là, c'est du misérabilisme.

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  19. "S'ils ne trouvent pas de travail, ils n'ont qu'à créer des entreprises"
    Raymond Barre 1978.

    Les chiens ne font pas des chats

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  20. Elmone,

    Tu comprends pourquoi il ne faut pas discuter avec les libéraux.

    Rubin,

    Tu fais partis de ces heureux optimistes qui pensent que tout le monde peut trouver du travail facilement. Tu penses probablement aussi que les chômeurs sont tous des fainéants. Tu devrais te reconvertir dans le trollage de droite.

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  21. Et toi des gens qui caricaturent les propos de leur interlocuteur plutôt que de les écouter. Tu devrais te reconvertir dans le trollage tout court.

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  22. Je ne caricature pas et je ne vais pas troller mon blog. Quand tu dis "Si tu ne penses pas pouvoir payer un loyer et nourrir ta famille en créant ta propre entreprise, eh bien il faut chercher un meilleur travail."

    Ca sous entend que c'est possible de trouver un meilleur travail. Tu en es intimement persuadé. Demande à un type de 50 ans ce qu'il en pense.

    Tu vis dans un autre monde, c'est tout.

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  23. Si le libéralisme ne rend pas plus heureux il a au moins le mérite de ne pas fatiguer les neurones!

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  24. Tu veux dire qu'il est impossible d'améliorer sa situation par ses propres moyens ?

    Faut pas laisser la crise te taper sur le système !

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  25. le Medef qu'elle représente n'a jamais renoncé à combattre les droits sociaux... Y a qu'à gauche essentiellement au PS et à la CFDT qu'on dit que la lutte des classes n'existe pas...

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  26. Superpado,

    C'est sur.

    Rubin,

    Merci de démontrer les propos de Superpado.

    Pas perdus,

    Ouais... elle est pourtant toujours là.

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  27. Il y a un truc tout simple quand même: si les travailleurs s'arrêtaient vraiment… Le capital, les actionnaires ne serviraient plus à rien.
    Ils fournissent usines et machines, mais pas un radis n'irait dans leurs poches sans le capital travail.
    Ce capital travail devrait d'une façon ou d'une autre être comptabilisé avec le premier, et donner des droits à égalité.

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  28. David75

    Je crois que Parisot à un problème.

    Elle ne doit pas savoir qu'une entreprise sans salariés ne peut pas tourner.
    Elle ne doit pas savoir non plus qu'il faut des consomateurs pour acheter les produits.

    Si les actionnaires ne sont pas contents de leurs énormes dividendes qu'ils accumuluent depuis 30 ans qu'ils s'en aillent on en trouvera d'autres.

    5% c'est largement suffisant et qu'ils bossent comme tout le monde, les dividendes doivent être un revenu complémentaire.

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  29. Si les assedic,les allocations familiales,les caisses de retraites ,les assurances sociales ,....,l'etat,les salariés,etaient fortement representés dans les conseils d'administration ,ils y auraient un sacré contre pouvoir aux actionnaires,ils seraient obligés de s'entendre dans l'interet de tous.

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  30. On lit de ces conneries de libéraux, des fois... j'ai un pote qui est à son compte, il préfère ça qu'être salarié, mais p..., ça se paie cher, faut en vouloir, ici, parce qu'il ne peut pas créer d'emploi depuis des années, charges trop écrasantes, et il fait vivre tout juste confortablement sa petite famille en ne comptant pas ses heures; à une époque, je l'ai fait aussi, je bossais minimum 220 heures par mois, ça a valu le coup ? même pas, ou si peu, à part me zombifier... on n'est pas aux etats-unis, ici, on est dans un pays où l'état tond la laine en permanence sur ceux qui veulent créer leur emploi; dans quel monde tu vis, Rubin, t'es un bisounours, ou pire, un cynique ? t'as déjà essayé de te mettre à ton compte ? (quant à chercher un meilleur boulot, si tu n'as jamais eu l'occasion d'essayer, je te pardonne, sinon t'es d'une sacrée mauvaise foi; à moins que tu sois dans une branche qui ne connait pas la crise; ça existe encore, ça ?)

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  31. Accesoirement, si les capitaux viennent en France, c'est pour ses travailleurs productifs, instruits et en relativement bonne santé.

    Donc, pour son service public, qui ne saurait exister sans un minimum de redistribution.

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  32. bonjour, j'ai bossé pour + de 15patrons...3 patrons de bons pour mon cas + de 20 ans (phinelec marseille)3 ans (saunier duval lyon )5 ans nestlé dijon...disons 30 années correctent dans 3 entreprises et + de 12 années de galère dans + 12 petites boites.. d'exploitants des salariés .... en bonne forme... je vous salue bien bas

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