17 mars 2009

Que faire de la baisse de la TVA dans la restauration ?

A l’heure où il semble confirmé que les restaurateurs auront bien une baisse de la TVA, il convient de se demander ce qu’ils vont en faire. La réponse est claire : « Ca dépend ». Mesdames, Messieurs, vous avez le bonheur de vivre dans un monde libéral : les prix sont libres. Le gouvernement nous parle « d’engagements », ces engagements ne reposant sur aucune base légale, on peut en rigoler. Le « gagnant-gagnant » qu’ils appellent ça !

Toujours est-il qu’on a entendu beaucoup de bêtises ces dernières semaines. La première est que les restaurateurs s’en sont foutu plein les fouilles avec le passage à l’Euro. Mes braves visiteurs annonçant cela ont oublié de m’envoyer des liens vers des études précises. Je vais en citer une que je viens de faire. Avant le passage à l’Euro, le café au comptoir, dans la plupart des bistros de Bicêtre était en 2001 à 6 francs. Il est maintenant à 1€10. Ca fait une augmentation moyenne de 2,33% par an. On ne va pas en chier une pendule. Surtout sans savoir combien le café acheté par le bistro à la maison Richard ou Lavazza a pris !

En fait, les gens ont toujours l’impression de se faire entuber par leurs bistros fétiches. Il y a pourtant plus simple : ne pas aller dans les bistros quand on n’est pas content. Je bosse dans un quartier où tous les bistros m’emmerdent : je n’y vais pas. L’autre jour, un tartare avec des collègues : 19 euros. La prochaine fois, j’irai à la cantine. C’est amusant, il n’y avait quasiment personne dans le bistro. En l’occurrence, le patron est con. Notre monde libéral est dur : la loi de l’offre et de la demande régit tout, même les bistros !

Si le patron de bistro veut profiter de la baisse de la TVA pour embaucher du personnel ou baisser les tarifs : qu’il le fasse. Je continuerai à aller dans les bistros qui me plaisent. Si c’est trop cher, je me casse et j’arrête de ronchonner.

Mais que le gouvernement arrête d’essayer de nous faire croire qu’il peut obtenir la moindre contrepartie puisqu’un syndicat de patrons de bistro ne peut pas s’engager au nom de chacun d’entre eux.

21 commentaires:

  1. moi aussi, si c est trop cher, je me casse... mais je continue de ronchonner... car, je vais aller ou ? tu me donnes tes adresses PCPG pas cher pas degueu ?
    Alex.

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  2. Il y en a plein ! Tu peux éviter les brasseries sur les champs...

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  3. Il est amusant ce gouvernement. Il nous disait il y a quelques mois qu'il ne pouvait pas intervenir sur les prix puisque c'est la règle du marché et aujourd'hui voudrait réguler ces mêmes prix en contrepartie d'une mesure fiscale !
    Il va sérieusement falloir qu'il se pose la question : est-il libéral ou socialiste ?
    :-)

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  4. Tu as parfaitement raison, les prix ont largement augmenté sur ces dix dernières années pendant que les salaires étaient soit figés soit stagnant de manière globale (par exemple les entreprises embauchaient à des tarifs de plus en plus bas !).
    Ça pose quand même la question suivante : où est passée cette création de richesse ?
    :-)

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  5. Je ne sais pas comment cela se passe en région parisienne, mais pour moi, vu d'où je suis, les prix n'ont pas augmenté avec le passage à l'euro : ils ont explosé. Avec tout ce que cela suppose de ressentiment totalement justifié à l'égard de la «profitation».

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  6. Filaplomb,

    Il n'est rien !

    Le Coucou, Poireau,

    Je vous laisse démontrer que les prix ont fortement augmenté à partir d'exemples réels ! Je prends l'exemple du café. Prenons la bière. Le demi était en gros à 12F en 2001. S'il est maintenant, dans les mêmes bars, à 2€20, ça fait une augmentation de 2,3% par an ! C'est du même ordre d'idée que l'inflation en général.

    Je parle uniquement des bistros...

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  7. Nicolas : je dis que les prix ont augmenté de 2,3% par an avec des salaires qui eux stagnaient !
    C'est en tout cas ce que j'ai vécu !

    [Dans une autre vie comme maquettiste, j'ai bien refait deux fois les cartes de restaurant, une fois avant l'Euro et une deuxième fois dans les 6 mois suivants pour arrondir à la dizaine de centime supérieur…].
    :-))

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  8. Poireau,

    Oui, la plupart des salaires ont stagné. Mais le problème n'est pas spécifiquement les bistros.

    Par ailleurs, les prix ont bien passé à la dizaine supérieure lors de la bascule, mais n'ont pas bougé ensuite. Concrètement, les demis sont passés de 12 francs à 2 euros, mais ça n'est que récemment qu'ils sont passés à 2,10.

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  9. Nous devrions proposer au très bon "Alternatives économiques" de déployer une étude sur le différenciel entre l'évolution du prix du demi au comptoir et l'heure de travail réellement rémunérée ! Je suis sûr que ça ferait de forts jolis graphiques !
    :-))

    [Bon sang, je retourne à mon boulot !!! :-)) ].

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  10. Poireau,

    Je suppose qu'ils le font (la bière est bon indicateur : c'est à base de céréales !).

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  11. "Il y en a plein !"
    Ben ok, vas y , degaines tes adresses pas cher pas degueu ...

    Alex

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  12. Non ! A toi de chercher. Je garde les miennes pour moi (sinon ils vont augmenter les tarifs).

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  13. 19 euros ! Ca fait cher le steak cru...

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  14. Pour ce qui est des fameuses contreparties obtenues par le gouvernement, je me demande qui peut encore croire à ce genre de balivernes, quand le Canard de cette semaine révèle une note confidentielle du ministère de l'Economie dans laquelle il est expliqué que les contreparties exigées de l'industrie automobile ne seront pas "opposables", en dépit de ce qu'a crié Sarkozy sur tous les toits...

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  15. Surtout que le Canard de la semaine sort demain.

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  16. " A toi de chercher."

    superbe aveu ... merci d'avoir confirmé ce que je disais...

    Alex.

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  17. Tu disais quoi ? Si tu es incapable de trouver toi-même un bon bistro en errant dans Paris, c'est ton problème.

    Ou alors tu fais partie de ces trous du cul qui voudraient manger pour 10 euros en occupant un serveur et un cuisinier pendant trois heures et passe ta vie à gueuler parce que c'est trop cher ?

    Je vais te donner un conseil : remontes les Champs Elysée. Observe les brasseries : elles sont impraticables. Maintenant, tu prends une rue parallèle, à moins de 50m des champs, il y a un tas de brasseries sympathiques. Il suffit d'ouvrir les yeux.

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  18. De la semaine du 11 au 17, tu m'as compris.

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  19. Salut, moi aussi j'ai un blog et ce n'est pas "partageons" mais "secouons" ;-) www.secouonsnous.com

    peut être qu'il t'intéressera.

    ps: pour les bistrots viens dans ma ville (louvain la neuve) en belgique tu trouveras ton bonheur.

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