23 janvier 2013

Boutons les Anglais hors d'Europe

Il ne serait pas un peu populiste, Mr Cameron ? La nouvelle fait la une de l’actualité : si son parti obtient la majorité aux prochaines élections, il fera un referendum pour quitter l’Europe s’il n’obtient pas un meilleur accord pour le Royaume-Uni. Rien que ça.

D’un autre côté, c’est l’occasion de se moquer de la droite Française, vous savez, celle qui a fait modifier la constitution pour permettre les referendums d’initiative populaires sans faire évoluer les textes en conséquence. Celle dont le candidat à la présidence de la République promettait des referendums sur tout et rien après avoir imposé le traité de Lisbonne. Celle qui veut maintenant un referendum pour le mariage pour tous alors que ça ne rentre pas dans la constitution.

Bon ! S’il partait. Tant pis. Nous n’avons pas besoin d’un pays qui veut une Europe rien que pour lui, un pays du « We are simply asking to have our own money back », le pays d’où est venu le TINA, « There is no alternative ».

There is no alternative mais ils veulent maintenant offrir un choix aux électeurs.

Mr. Cameron souhait se concentrer sur le marché unique mais on ne sait pas trop de ce que ça veut dire, à part la libre circulation des biens et des capitaux…

« S'il fallait connaître quelque chose en politique pour en parler, ça limiterait l'intérêt de la démocratie et la recette des bistros » est le slogan de ce blog depuis sa création. Je le rappelle car on me dit un peu trop souvent que je ne connais rien à rien alors que je le revendique. La position du bistro sera unanime, ce soir, les ivrognes de droite et les alcooliques de gauche entreront en communion : que les anglais sortent de l’Union Européenne. Complètement. Qu’on supprime tous les avantages qu’ils peuvent avoir. Voila trente ans que la mère Tchatcher et ses descendants nous cassent les bonbons et qu’on doit supporter leurs outrances.

Basta. Terminé.

Une fois les anglais partis, on s'occupera de virer les allemands de la zone euro...

Tiens ! On va aussi virer le Royaume Uni du tournois des six nations. On jouera avec l'Italie et l'Irlande. On aura plus de chance de faire le grand chelem.

24 commentaires:

  1. Je suis britannophile mais je ne serais pas forcément contre une sortie de l'uk de l'ue...même si, comme je l'ai mis dans mon billet, c'est d'abord un référendum sur les questions intérieures

    Par contre sur le tina tu fais erreur: Thatcher n'a rien fait d'autre que de reprendre les propos des économistes de chicago

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    1. Je n'ai pas lu ton billet. J'ai fait celui ci rapidement. Pour le TINA, oui mais c'est bien elle qui l'a popularisé.

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  2. ah et n'oublie pas que derrière des positions europhobes, il y a un pays superbe

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  3. Delors l'avait proposé il y a deux ou trois semaines, foutons ce pays qui n'a même pas l'euro dehors.

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  4. N'empèche se débarrasser de la perfide albion ça date pas d'hier. a vouloir le beurre et l'argent du beurre ils l'auront bien cherché.
    mais pas pour les six nations hein ! c'est toujours un plaisir pour moi de les voir prendre une paté ;.)

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  5. Hey you, don't watch that, whatch this....

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  6. "La race anglaise est une race à part". (Victor Hugo)

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  7. Bon débarras

    David75

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  8. Oui De Gaulle la voulait nue, la perfide Albion, il la connaissait tellement bien !

    La Grande Bretagne n'a jamais été très pro-européenne. Elle se sert de l'Europe en tant que marché, et comme elle est ouvertement libertarienne comme les geonpis, rien à attendre de ce peuple que par ailleurs j'adore.
    Hormis ses politiciens qui penchent depuis toujours davantage vers l'outre-atlantique que vers notre continent.

    @ Romain Blachier : oui pour l'école de Chicago, mais c'est l'alliance Reagan- Thatcher qui, en 80-81 essentiellement, a pérennisé la doctrine économique que nous connaissons actuellement. Et Clinton de la rendre complètement folle.

    Parce que, entre nous, ni Reagan, ni Thatcher n'étaient de grands intellectuels. Ils ont fait rentrer les loups dans la bergerie en leur confiant les clefs de l'économie...
    Merci Milton Friedman (je n'ai pas vérifié l'orthographe de peur de briser mon écran de colère) ! :D

    Et merci à Nicolas pour le lien. ;-)

    L'Europe aurait du rester à 6 ou 9 sans les Anglais, j'en suis convaincu.

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  9. La Grande-Bretagne ne quittera pas l'Union Européenne pour une raison simple: il impossible qu'un Etat-membre quitte l'Union Européenne parce que ses institutions politiques ne le permettent pas.

    Mais bon, on a déjà eu depuis plus de deux ans la comédie "sortons la Grèce de l'Union Européenne", on ne va donc pas s'en priver avec la Grande-Bretagne.

    Faute de débat politique en Union Européenne, faute de la moindre participation de "Nous, les Citoyens de l'Union Européenne" à la vie politique de l'Union Européenne, ça occupe...

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    1. Tu confonds la zone euro et l'union européenne. Et les institutions ne sont pas figées.

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    2. Non, je ne confonds pas. La zone euro et l'Union Européenne, c'est fondamentalement la même chose, ça fonctionne sur les mêmes principes.

      Mais bien entendu, je sais que les bureaucrates de Bruxelles qui adorent couper les cheveux en quatre pourraient immédiatement pondre un rapport de 2000 pages pour expliquer à quel point c'est différent.

      Et les institutions ne sont pas figées, en effet: on l'a vu avec l'épisode du traité de Merkel qu'elle cherchait à imposer depuis plus de deux ans contre l'avis d'une majorité. Même après l'échec de son candidat à l'élection présidentielle française, et l'élection du candidat "moi président, je renégocierait le traité de Merkel", le traité a été ratifié en l'état pour faire évoluer les institutions selon la politique voulue par l'Etat qui préside naturellement la destinée de l'Union Européenne.

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    3. Reprends tes cachets. C'est largement différent : dans un cas on partage la même monnaie et on a des engagements liés à ça. Sortir de la zone euro fait modifier la base de ce qui fait la valeur de la monnaie des autres.

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    4. Gardez-les. Les institutions rendent obligatoire qu'une sortie de la zone signifie sortie de L'UE.

      Manière de renforcer l'impossibilité de sortir de L'UE.

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    5. Mais tu racontes n'importe quoi. On ne peut pas sortie de la zone euro. On peut sortir de l'UE si on n'est pas dans la zone euro.

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    6. On ne peut pas sortir de la zone euro pour une raison très simple: si, par exemple, comme vous l'écrivez ici, on "boutait les Anglais hors d'Europe", où, plus sérieusement, un Etat-membre quittait l'Union Européenne, l'Union Européenne n'y survivrait pas.

      Mais pas seulement. Ça provoquerait une crise mondiale sans précédent qu'un journaliste anglais à appelé "la mère de toutes les crises".

      C'est pour ça que ça n'arrivera pas. Le référendum de Cameron n'est qu'une manoeuvre polititienne.

      Une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne à autant de chance de se produire qu'une indépendance de la Bretagne ou de la Catalogne.

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    7. Tu es totalement incohérent. Ta première phrase en résumé est "on ne peut pas sortir de l'Euro parce que si un Etat quittait l'union, l'union n'y survivrait pas". Or on ne parle pas de sortir de la zone euro.

      Maintenant, tu me laches la grappe.

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