16 mai 2013

Hollande en mission

François Hollande tient sa conférence de presse semestrielle en ce jour anniversaire de son investiture. Sa tâche est bien définie mais pas simple : il faut convaincre les Français qu'on est sur le bon chemin. Ou sur le moins pire.

Pas simple. Je connais des blogueurs de gouvernement qui se posent des questions, non pas sur la qualité des mesures prises, mais sur la sortie de crise, ce petit truc qui permettra le redémarrage...

Un sondage est sorti, ce matin, sur les raisons de la récession. Je n'ai plus les chiffres en tête mais, en gros, 50% des français pensent que c'est du à la conjoncture, l'Europe et tout ça. 30% pensent que c'est lié à la politique du gouvernement et 20% à celle du précédent. Ces résultats me sidèrent. Qu'une majorité de Français pense que la politique du gouvernement n'est pas celle qu'il faudrait suivre est une chose mais que 30% impute la récession au gouvernement en place est stupéfiant et montre la bêtise ambiante. La faiblesse de l'économie date d'avant son arrivée.

Hier, l'UMP tenait une espèce de convention. A la lecture de la presse, ce matin, j'en retiens un concours de bons mots entre les cadres de l'UMP, l'absence de François Fillon et le départ de la majorité des participants avant la fin.

La politique est parfois surréaliste.

Bon courage à François Hollande qui doit convaincre que l'on voit le bout de la crise et que les mesures prises permettront d'accompagner la reprise. Mais qu'il n'hésite pas à taper sur l'UMP !

Qu'il rappelle par exemple que si Nicolas Sarkozy avait été élu, la TVA aurait augmenté dès août dernier, provoquant une asphyxie de l'économie. Parce que s'il faut redonner confiance aux Français, il faut aussi les convaincre de la nullité de l'UMP. C’est la seule façon de les convaincre que la politique menée est la meilleure qui puisse l’être.

5 commentaires:

  1. Prendre l'exemple de la TVA pour taper sur la droite, faut oser quand même (c'est remarquable).

    Mais je reconnais la difficulté de l'exercice de défendre Hollande. Plus simple de taper sur le camp d'en face (et d'y consacrer la majorité de ses billets). C'est bien connu, la meilleure défense c'est l'attaque (et même si le français moyen s'en fout, ça plait au militant).

    La politique est parfois suréaliste... (tu as bien raison)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. On ose tout. L'augmentation est deux fois moindre et a lieu 16 mois plus tard. Cela étant dans dans tous les discours de la droite on nous explique qu'il fait diminuer les charges mais on nous dit qu'il faut augmenter les dépenses dans tel ou tel domaine. Et on ne précise jamais les charges à réduire.

      Pour le reste, la difficulté est que la droite n'a jamais réussi à attaquer le projet de la gauche dans les domaines économiques quand elle était au pouvoir.

      La conférence de presse ne sera regardee que par des militants. Ce qui compte, par définition est ce qui ressortira dans les médias. On peut donc presque faire le compte rendu maintenant.

      C'est peut-être aussi surréaliste de l'oublier.

      Supprimer
  2. On imagine très bien le président de la République passer la moitié de sa conférence de presse à expliquer ce qui se serait passé si son adversaire avait été élu à sa place ! Heureusement (pour ce pauvre Hollande) que vous n'êtes pas conseiller en communication à l'Élysée…

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tiens ! Je complète mes réponses à Didier et à Falconhill.

      La conférence de presse va durer deux heures. Sans doute la moitié consacrée à la situation économique. Les journalistes vont forcément rebondir sur des phrases de l'UMP. C'est là qu'il faut qu'Hollande casse les propos.

      Pour répondre à Falcon qui parlait de la majorité de mes billets consacrés à l'UMP : j'ai vérifié. Il y en a un tiers. Le reste est consacré aux sujets de fond et à l'a tualité.

      Supprimer

La modération des commentaires est parfois activée. Les commentaires désagréables (ce qui ne veut pas dire pas d'accord avec moi) ou insultants (sauf les miens) seront supprimés.