11 mai 2013

Nique ta race

Les députés du Front de Gauche ont déposé un projet de loi pour supprimer le mot "race" de tous les textes de loi. Le gouvernement y est favorable mais craint les difficultés. Quant à moi, je n'ai aucun avis sur le fond ignorant où est employé le mot... François Hollande avait promis de supprimer ce terme du préambule de la Constitution. Ça ne se fera pas rapidement. 

Ne reculant devant rien, j'ai étudié l'utilisation de ce mot race appliqué à l'humain. Ca a commencé à se faire par d'immondes racistes vers 1850 et ça a cessé vers 1950 quand on a constaté que ça ne pouvait pas s'appliquer pour des raisons scientifiques dont au sujet des desquelles je ne comprends rien. La fin du « séquencement » du génome humain, en 2004 (après JC, hein !), a confirmé que ce truc n'avait plus lieu d'être. On parlera d'ethnie ou de population,  ça fait mieux, parait-il. Je ne m'imagine pas demander à un type dans la rue : tu es de quel ethnie, mon canard ?

Hier, c'était la journée pour fêter l'esclavage (plus exactement pour commémorer son abolition). Je m'y suis intéressé et j'ai bien débattu sur le web. Je suis très partagé. On a vu le CRAN revendiquer quelque chose. J'ai vu des copains noirs soutenir cette journée. On en tirera bien un fait : les noirs revendiquent cette différence. 

Vu mon quartier, je connais assez bien d'autres populations, notamment les Chinois et les Arabes, eux-mêmes se voient dans d'autres catégories, comme les Kabyles, majoritaires dans mon coin, et c'est très bien pour les bistros. Tous ses braves gens revendiquent leurs différences. Je me demande s'il n'y pas que les blancs qui voudraient supprimer ses différences comme pour expier les fautes des ancêtres ou s'excuser d'être majoritaires ou, pire, d'avoir été là avant les autres... Ça me paraît extrêmement raciste. 

Réactionnaire, moi ?

N'allez pas dire que je joue au gros con réactionnaire. Je m'interroge. Ou plutôt, je constate : depuis que l'antiracisme est à la mode, juste après 1981, le Front National progresse. Il y a probablement plusieurs raison à cela, je ne suis pas sociologue. Je vais en citer 3. 
1. Pendant qu'on s'occupe de ça, les électeurs ont l'impression qu'on ne s'occupe pas d'eux. Supprimer le mot race des textes de loi ne résoudra pas le chômage. En plus on vient de se taper plusieurs mois d'affrontement sur un sujet sociétal. 
2. On ne peut pas parler sérieusement d'immigration sans passer pour raciste. 
3. On ne peut pas parler d'islam sans passer pour raciste. 
Dans le même temps, la représentation de la diversité dans nos élites ne progresse pas spectaculairement même si cette diversité est visible au gouvernement. Nos ancêtres ont toléré des noirs Présidents du Conseil ou maire de Paris... Nous, on continue à préférer des hommes blancs. 

Tout ceci est autant de preuves que le combat est relativement mal engagé… Rassurez-vous, je pourrais être plus ignoble mais je viens de dire des trucs absolument affreux qui ne vous auront pas fait sursauter. J’ai dit : « Vu mon quartier, je connais assez bien d'autres populations » Quelle horreur ! Penser que les habitants de Bicêtre sont composés de plusieurs populations. Je ne fais pas partie des mêmes populations que mes copains Tonnégrande et Ramdane. Par contre Tonnégrande, Guyanais donc Français, et Djibril, Sénégalais, feraient partie de la même. Qui sommes-nous pour dire ça ? J’ai dit aussi : « cette diversité est visible au gouvernement » ! Mon dieu ! Nous sommes bien sur des critères visuels… Nous autres, petits blancs, devrions être contents parce que nous avons des noirs au gouvernement.

Parenthèse personnelle

Qui sont Tonnégrande et Djibril, à part mes copains noirs pour pouvoir dire que je ne suis pas raciste ? C’est important : ce sont des personnages éminents de mes blogs. Ce sont deux noirs arrivé en région Parisienne, le premier venant de Guyane, l’autre du Sénégal, vers 2002. Ils ont choisi par hasard des bistros que je fréquentais et comme nous sommes « socialement » assez proches, nous sommes devenus potes.

Je vais raconter une anecdote : en juin 2008, il y a eu de nouveaux patrons à la Comète. Ils ont fermé le comptoir à 19 heures. Du coup, on se retrouvait de plus en plus à discuter en terrasse et nos discussions sont devenues de plus en plus sérieuses. A cette époque, on parlait beaucoup du « vivre ensemble ». Ils étaient bien intéressés par le sujet et m’ont embarqué avec eux.

Un des slogans du « vivre ensemble » était « ensemble mais différents ».

Au bout de quelques mois, on s’était rendu compte que c’était une belle bêtise, un truc de théoriciens qui se basait sur les différences et encourageait au communautarisme. Nous étions tout sauf communautaristes puisque l’on passait nos débuts soirées ensemble sans la moindre différence liées à la culture ou à l’origine. La principale différence était qu’ils étaient mariés et devaient donc rentrer à la maison à une heure raisonnable.

C’est à cette époque que Barak Obama a été élu. Ils étaient très fiers : un noir était roi du monde. Surtout, pour eux, ça avait bien gommé les différences. Le vivre ensemble était là. Mes copains étaient contents : j’étais donc content. On se vannait, évidemment. Je me rappelle de Djibril me disant en rigolant : « maintenant, on va vous la foutre bien profond. »

Les milieux antiracistes français se pavanaient mais mes deux copains avaient une vision bien différente, en fait : les USA sont le pays où c’est possible. Un pays « neuf ». Et ils avaient débarqué, tous les deux, six ou huit ans avant dans un pays, le nôtre, où ça ne l’était pas.

Fin de la parenthèse personnelle

Supprimer le mot « race » de la loi n’empêchera pas le racisme.

Qu’est-ce que le racisme ? Les dictionnaires nous disent plein de choses. Tout d’abord, que c’est une idéologie, basée sur l’existence de races humaines et le fait que certaines soient inférieures à d’autres. Les races humaines n’existent pas, j’aurais donc tendance à me foutre de l’idéologie, à part la nécessité d’être vigilant. Aucune formation politique en France ne se base sur cette idéologie d’infériorité des races même si on peut considérer que certaines jouent avec, j’y reviendrai.

Pour moi, le racisme n’est pas une idéologie mais un sentiment que chacun peut avoir au fond de soi qui lui permet de juger l’autre comme différent donc inférieur. On rencontre peu de gens qui se revendiquent racistes. C’est logique, c’est mal. On entend des propos racistes mais si vous expliquez à un type qu’il est raciste, il va immédiatement vous démontrer le contraire. Moi, le premier… J’ai des copains noirs et tout ça. J’ai même eu une espèce de procès en racisme dans les réseaux sociaux. On s’en fout un peu. Il y a une partie qui est du ressort de la loi, comme l’incitation à la haine raciale mais la loi ne peut pas dire ce que les gens doivent penser. Il faut donc s’intéresser au fond de racisme que chacun peut avoir en soi ce qui ne peut se faire qu’en connaissant des « vrais racistes », c'est-à-dire des gens qui ne le nient pas et osent en parler. Cherchez bien, vous en trouverez.

Je me rappelle quand j’ai commencé à bosser, notre patron organisait des « séminaires » de cinq jours à l’étranger. A 22 ans, je suis allé à Marrakech et à 24 à Dakar. J’étais le plus jeune et je débarquais de ma Bretagne. Je me rappelle de ce sentiment de supériorité qui existait chez mes collègues et leurs conjoints, du simple fait qu’ils avaient plus de pognon que les populations locales. Sans que ça ne soit « racial », ils considéraient bien les autres comme inférieurs. C’était odieux. Je me rappelle de la visite du souk à Marrakech. J’avais acheté des magnifiques sandales en cuir. Les collègues m’avaient demandé si j’avais réussi à bien négocier. Je n’avais pas négocié. Ils étaient sciés. Ils m’avaient expliqué « qu’ils avaient ça dans la gène », que j’avais été grossier et tout ça. Je n’avais pas répondu : bande de connard, votre niveau de vie est cinq fois supérieur au leur. Vous pourriez quand même penser que s’ils se font chier à vendre des conneries, c’est pour gagner de l’argent par pour négocier avec des types qui les méprisent. Deux ans plus tard, au Sénégal, on avait visité un village typique avec des cases et des femmes noires en boubous qui pilaient le mil… J’écoutais les réactions de mes collègues : ah ! c’est fantastique, c’est naturel, c’est beau. J’avais envie de leur répondre : hé tas de crevures, vous ne vous rendez pas compte que soit le village est reconstitué et ils sont payés pour faire les cons devant nous, soit c’est un vrai village et qu’on empiète sur leur vie privée.

Le racisme, il est aussi là. Plus exactement, c’est là qu’on va le rencontrer.

A Dakar, on avait sympathisé avec les noirs qui assuraient l’entretien de l’hôtel. A l’époque, je m’habillais toujours en jean avec un tee-shirt de couleur vive. Un des types en question aurait bien voulu que je lui fasse cadeau d’un, alors je lui avais tout donné. Qu’est-ce que j’en avais à foutre de ramener cinq tee-shirts sales en France ? Les collègues m’avaient engueulé : ah mais tu en fais trop, ils ne le méritent pas. Qui est raciste ? Moi ? J’avais eu une attitude de supériorité avec ma qualité de Français avec de l’oseille : tiens, mon gaillard, prends tout. Eux ?

Tout cela est bien compliqué.

Changer la loi…

Ce qu’il faut c’est d’une part vivre ensemble, différent ou pas, je m’en fous un peu, et d’autre part, empêcher des formations politiques de surfer sur cette part de racisme enfouie au fond de chacun, celle qui nous pousse, tous, à voir les différences. Oui ! Même toi. Quand tu vois un gros noir avec un pantalon rouge, tu te dis : tiens ! Un gros noir avec un pantalon rouge. S’il est blanc, tu diras : tiens ! Un gros avec un pantalon rouge. Tu auras zappé la couleur, comme par enchantement. Et tu auras fait du racisme anti-gros. Alors que le seul fait marquant est de voir un lascar avec un pantalon d’une couleur inhabituelle…

Changer la loi ? Cela empêchera-t-il un parti politique flirtant avec le racisme de monter dans les urnes ?

(illustration)

55 commentaires:

  1. Je garde le "Nos ancêtres ont toléré des noirs Présidents du Conseil ou maire de Paris... Nous, on continue à préférer des hommes blancs"

    Gloire aux ancêtres! ;-) Cette journée du 10Mai, ,c'est un peu comme " la journée de la femme des noirs"...

    Une impression style modernoeud (coucou Didier!).

    RépondreSupprimer
  2. Alexandre Dumas est l'auteur français le plus lu au monde !

    RépondreSupprimer
  3. entierement d accordcavec toi Nicolas.

    En plus de cela, si le mot race ne doit plus exister dans les textes officiels, ne devra t on pas supprimer le mot "racisme"?
    Qouiqu on en dise, on progresse en France? Les ratonnades n etaient pas rares il y a 30 ans de meme que les bavures policieres.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Le racisme est basé sur la théorie qu'il existe des races. Si elles n'existent pas, la théorie reste... Donc le racisme aussi.

      Pour le reste, la progression était plus dans les années 50 et 60, je crois.

      Supprimer
  4. Je suis d'accord sur le fait que supprimer ce mot ne va rien changer, hormis qu'on va entendre les nauséabonds de toute sorte, soit se moquer, soit en faire un drame et que cela va entraîner encore une polémique pour rien.
    Mais à quoi sert un mot qui représente un truc qui n'existe pas dans notre Constitution?
    Tu me diras qu'on peut passer sa vie à chercher à enlever les trucs stupides et inutiles, tu n'aurais pas tort, et que la vie continue.
    Tu sais, cette histoire de racistes et d'associations racistes, c'est assez troublant, un côté oeuf et la poule...
    Simplement, il faut quand même se rappeler que c'est Tonton qui a exigé qu'on reçoive le Pen à la télévision, afin qu'il ait plus de votes et ainsi affaiblir la droite classique.
    Ce sont Dray et Désir qui se sont servis de "Touche Pas à mon Pote" afin de se faire une carrière.
    Et que les types qui étaient censés se faire défendre par ces associations dans les années 80 (j'en connais) ont toujours crié, dans le désert, à la récupération politique et à l'instrumentalisation de certaines de ces associations.
    Partant de ce principe...vaste débat, en fait...et comme on est pas dans un monde parfait, enlever le mot races de la Constitution va encore faire un bruit d'enfer...
    A qui la faute?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Quelle faute ?

      Faut arrêter d'accuser Mitterrand de conneries. Ou alors faut accuser de Gaulle d'autres. Faut arrêter d'accuser les gens en général.

      Ou alors accuser tout le monde. Le PCF qui a arrêté de défendre l'opprimé, le salarié,... Accuser la droite traditionnelle d'avoir abandonner des positions qu'elle tente maladroitement de reprendre maintenant... On finira par découvrir que le PS de Mitterrand est droit dans ses bottes.

      Dray a une carrière normale.

      Supprimer
    2. Donc on ne peut pas accuser les associations antiracistes d'avoir augmenté le poids du FN.
      Par contre, je ne suis pas pour diaboliser Mitterrand, il a fait de très bonne choses, mais comment expliques-tu le traitement qui a été réservé à Rocard?
      Je crois qu'il faut être lucide avec tout le monde, il me semble.

      Supprimer
    3. Le traitement fait à Rocard nous fait diverger. Je n'accuse pas les associations antiracistes... Je n'accuse personne. Si tu veux je veux bien dire que j'accuse la gauche d'avoir négligé l'opprimé.

      Supprimer
  5. Le mot "race", du fait de l'absence de toute connaissance sérieuse en génétique, a été utilisé jusqu'au milieu du XX è siècle dans le sens, tout simplement, de "peuple", mélangeant joyeusement le génétique, le social, et le culturel; quand Kipling ou Jules Ferry parlaient du "fardeau de l'homme blanc", de la "mission civilisatrice de l'homme blanc", etc., ils parlaient du devoir d'amener des peuples économiquement moins développés au même niveau de développement que l' Europe: nul "racisme" (au sens moderne) là-dedans, puisque, justement, ils les jugeaient aussi capables que nous d'y arriver!

    Reste que, pendant longtemps, on a cru que tout était d'origine génétique, que toute l' Histoire avait une explication génétique; j'ai chez moi un superbe " Dictionnaire des Races Humaines", de Hachette, datant de 1928, qui mènerait aujourd'hui son auteur directement en prison, et dans lequel tout est race: " Les Malgaches ne sont pas très intelligents, mais très aptes au travail répétitif" "les Zoulous ne sont pas aptes à la lecture et au calcul, mais sont très braves au combat", etc.

    Et la Suède sociale-démocrate d'avant-guerre a procédé, pour sauvegarder l'équilibre financier de son système social déjà très généreux, à des stérilisations de ceux qui causaient le plus de dépenses: les tuberculeux, les fous...et les pauvres: oui, même la pauvreté était jugée d'origine génétique!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Votre commentaire impliquerait un tas de réponses ("positives") mais je n'ai que l'iPhone.

      Tout d'abord, je fais partie d'une génération où la génétique était mise au centre de la formation en "sciences naturelles" (bac C en 84) et c'est une matière où j'étais très bon (j'ai fait ensuite des études de statistiques et donc de probabilité, j'aurais du finir par la génétique !) (un toubib comprendra ce que je veux dire). Ainsi, contrairement à beaucoup, je sais un peu comment ça marche. (Ça n'a rien à voir mais l'autre jour je me suis engueulé avec un commentateur crétin qui gueulait parce que la science ne dépendait pas assez de pognon pour trouver un remède contre la trisomie). (Ça fait beaucoup de parenthèses mais je ne revendique aucune compétence en médecine : quand j'ai la gueule de bois, je prends de la bière, ça hydrate).

      Vous avez raison sur la civilisation et tout ça. Le problème est autre : de quel droit avons nous pu prétendre qu'il fallait amener les autres à notre niveau. Et ne négligeons pas les aspects financiers : on ne civilisait pas que pour la gloire.

      Quant à la Suède, je ne savais pas que ces andouilles allaient jusqu'à considérer la pauvreté comme génétique. Par contre (parenthèse : je suis hors sujet), elle a un côté heriditaire que nient souvent nos bien pensant de gauche, nos libéraux et les bien droitiers, c'est à dire à peu près tout le monde. En gros, je n'ai connu aucun enfant de "cas social" s'en sortir (contrairement à ce qu'on peut dire parfois). Mes parents, nés en 31 et en 34, étaient profs, profession hautement recommandable dans ces années là et les trois enfants sont "cadres établis", hautement respectables aujourd'hui (respectables dans un sens précis : tout le monde mérite le respect).

      Parmi mes potes de bistro j'ai connu et eu beaucoup d'amitié pour deux types qui étaient pourtant des cas sociaux. Leurs parents sont des cas sociaux et leurs enfants pourraient bien l'être.

      Cela n'a rien à voir avec le sujet initial mais il n'empêche qu'il y a un côté communautariste "amusant" du style : je finirai comme mes ancêtres. Ou : j'ai le droit d'être pauvre, mes parents l'étaient. Beaucoup plus que dans l'autre sens.

      Alors que des andouilles en voient un côté génétique ne me surprend pas.

      Supprimer
    2. Oui, beaucoup de gens sont incapables de faire la différence entre héréditaire et génétique.

      Supprimer
    3. Oui. Et aussi à voir les différents pans de l'heridité (en gros l'éducation et le pognon)

      Supprimer
  6. Je partage entièrement votre répugnance au marchandage : je m'y suis toujours refusé, lorsque je me trouvais dans des "pays pas vrais" (comme dirait plaisamment mon père). Et, moi aussi, j'ai eu affaire à ces Français qui m'expliquaient doctement que j'avais considérablement frustré le vendeur, dont, à les entendre, ce serait la principale jouissance : voir baisser le prix de ce qu'il vend.

    Pour le reste, je refuse de redire ce que j'ai déjà dit cent fois. Du coup, je ne lis même pas les commentaires, ne sachant que trop quels ressassements je vais y trouver.

    (C'est même pas vrai : je vais aller les lire quand même, par masochisme…)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Arrêtez d'être d'accord avec moi quand je fais un biĺet réac. Ma réputation, merde !

      Supprimer
    2. Oui, mais si je suis d'accord quand vous faites un billet progressiste, c'est ma réputation à moi qui est niquée…

      Supprimer
    3. Ah merde. C'est le bordel.

      Supprimer
  7. Tout ceci est bien compliqué en effet. Et ton billet, même s'il n'apporte pas vraiment de réponse, fait au moins réfléchir.
    Le problème avec ce projet de loi déposé par le FdG, c'est qui s'il n'aboutit pas, on va avoir le droit (encore une fois) à une posture victimaire et démago du FdG. Genre "Vous voyez? Nous on est progressistes! Alors que le Gouvernement Hollande fait pareil que celui de Sarkozy". Ou alors, si ce projet de loi aboutit, on va encore nager en plein marasme sémantique comme on vient de le faire avec le mariage pour tous (et tu le soulignes à juste titre).
    Sinon, blague à part: avec un titre pareil, je serais curieuse de savoir combien de visites va recevoir ton billet!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Pour le nombre de visites : bof. Pour le Front de Gayche victimaire, plus on fera des billets, plus ils fermeront leur gueule ! D'ailleurs tu as vu un billet du FdG défendre ce truc ? Ils ont honte.

      Supprimer
  8. Le mot "race" n'est utilisé dans la constitution que trois fois:
    - Dans l'article 1 : "Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion."
    - Dans le préambule de la constitution du 27 octobre 1946, par deux fois : "le peuple français proclame à nouveau que tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance, possède des droits inaliénables et sacrés." et "La France forme avec les peuples d’outre-mer une Union fondée sur l’égalité des droits et des devoirs, sans distinction de race ni de religion."

    Je ne vois pas l'intérêt d'enlever le mot, et ne vois pas comment on pourrait le retirer du préambule de 1946.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Il ne s'agit pas de la Constituruon mais de la loi (ce si ne change pas grand chose, il n'est utilisé que six ou sept fous).

      Supprimer
    2. La promesse électorale de Hollande était bien de supprimer le mot "race" de l'article 1 de la Constitution, mais ça me semble poser problème.

      Cet article dit (extrait) "Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion": supprimer "race" pourrait vouloir dire qu'elle n'assure plus l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction de race...Il faudrait le remplacer par "soi-disant race", mais alors le mot "race" reste dans la Constitution.

      Supprimer
    3. Ben non. Il suffit de supprimer.

      Supprimer
    4. Y a ka supprimer l article 1

      Supprimer
  9. Concernant la promesse du candidat Hollande, les textes sont déjà arrivés à l'Assemblée. J'en parlais dans Le JO au café du 30 avril:
    http://menilmontant.typepad.fr/jorf/2013/04/larticle-1-de-la-constitution-pourrait-%C3%AAtre-bient%C3%B4t-modifi%C3%A9.html

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ils étaient déjà au Sénat en juillet dernier.

      Supprimer
  10. Par rapport à votre histoire de gros en pantalon rouge, ce genre de perception à géométrie variable en fonction de la couleur de peau joue parfois en sens inverse.

    Exemple :
    On voit un noir qui rigole tout le temps, on se dit « Ah ces noirs, quelle joie de vivre, quelle fraicheur, quel bon tempérament,… ».
    On voit un blanc qui rigole tout le temps, on se dit « C’est un débile mental, ou quoi ? ».

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu viens donc de dire que tous les noirs sont des neuneus. Bravo. Et merci, on cherchait des racistes pour les interroger.

      Supprimer
    2. Cela n'a rien à voir avec le neuneuisme. c'est juste que les blancs normaux sont habituellement tristes et renfrognés parce qu'ils se souviennent qu'ils ont inventé l'esclavage. Alors que les nègres rigolent tout le temps car ils savent que l'esclavage a été aboli (mais pas le RSA ni les allocations logements).

      (Ça vous va, comme commentaire raciste ? Si vous trouvez ça un peu juste, j'en ai d'autres, n'hésitez pas à réclamer.)

      Supprimer
    3. Ça ira pour cette fois. Mais la prochaine fois faites un effort quand même.

      Supprimer
    4. Non, je sous entendais l'inverse. Et puis je n'ai pas dit que tous les noirs rigolent autant que certains blancs, ce qui d'ailleurs n'est pas moins vrai que ce qu'a écrit M. Goux.

      Enfin, pour votre information, le commentaire d'un raciste à 18:47, c'est peu probable. Ils ne sortent que la nuit.

      Supprimer
    5. Tu t'enfonces bêtement.

      Supprimer
    6. Là, Nicolas, je pense que c'est toi qui t'enfonces. Le fait d'être rigolard, en Afrique ce n'est pas génétique, c'est culturel. Le fait d'être un gros plouc rigolard en France profonde, incite à se demander l'état de ses neurones.

      Supprimer
    7. Qui a dit que c'est génétique ? Ton commentaire est affreusement raciste. Un noir ne pourrait pas avoir une culture Européenne ? Je ne sais si tu te rends compte de ce que tu écris. Tu ne fais que confirmer toutes mes thèses sur le pseudo antiracisme de l'extrême gauche.

      Supprimer
    8. Ai-je parlé de couleur ?..... De toute façon, je suis daltonien, alors....

      Supprimer
    9. Et pourqoui un noir ne pourrait il pas avoir de culture europeenne ?
      Raciste va.

      ;-)

      Supprimer
    10. Elmone,
      Ah merde.

      Bab,
      C'est nous qui parlons de noirs et tu parles d'africains.

      Supprimer
    11. Ouais c est vrai ca ! Pretendre que les africains sont noirs (et vice versa) est du racisme le plus odieux

      Supprimer
    12. C'est compliqué mais mon pote Tonnégrande peut difficilement être considéré comme un Africain vu qu'il vient de Guyane et n'a jamais été en Afrique. Par ailleurs, une bonne partie de la population de Bicêtre est d'origine du nord de l'Afrique. Ils sont assez peu noirs.

      Cela étant, considérer d'une manière générale que les noirs sont d'origine Africaine n'est pas spécialement odieux. On parlait avant-hier de cette notion d'origine avec Didier Goux. Un noir a le droit de ne pas se sentir Africain d'origine, s'il est né comme ses parents en banlieue Parisienne. Ou même sans ses parents. Où même né ailleurs.

      Supprimer
  11. Dites moi. Elie et Didier ne seraient pas payés par le muppet's show pour animer ce blog ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merde, on est repéré !

      Elie, Elie, lama sabachtani ?

      Supprimer
    2. Que vient foutre Dalida dans cette histoire ?

      Supprimer
  12. Si on supprime le mot "race" va-ton être obligé de supprimer le mot "racisme" ?
    Tout ça, c'est des âneries : le FdG ne sait pas quoi faire pour exister en faisant ch... puisqu'il n'a rien d'autre à dire !
    "ethnie" c'est pas du tout la même chose que "race" !
    J'aime le courage de l'élue " noire" italienne qui a dit du tac au tac à quelqu'un " Arrêtez vos minauderies, je ne suis pas "de couleur", je suis noire !" = "noirte" comme dit une roumaine de mon entourage et ça me fait marrer chaque fois qu'elle le dit ! Et ça me fait marrer aussi de créer des habits "à la roumaine" en assemblant des tissus sensés pas aller ensemble et en les affublant de boutons dépareillés!Eh bien, c'est très joli !
    Race doit rester dans les textes parce qu'au moins, ça dit les choses telles qu'elles sont ! ... et foin du juridisme permanent : le fin mot de l'histoire, c'est d'apprendre aux gens à s'aimer les uns les autres, tels qu'ils sont. Là le FdG qui suinte l'intolérance et la haine par tous ses pores, n'est pas vraiment sur la bonne voie et n'a de leçon à donner à personne !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je souscris totalement à ce commentaire.

      Supprimer
    2. Attendez je ne l'ai pas encore lu. Je vais insulter l'autre connard en dessous et je reviens.

      Supprimer
    3. Fait. Je suis d'accord aussi. Il est 21 heures. Je suis à l'aero. Il faudrait que je raconte la scène aux antiracistes du front de gauche.

      Supprimer
  13. L'asiatique sur l'illustration fait référence à la taille de son sexe avec sa main gauche ?

    En tout cas on note que la jeune femme noire a été représentée avec des jambes bien longues en comparaison du blanc et de l'asiatique. On est pas loin des gravures morphologique des ouvrages racistes du XIXe.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Tu jours donc le rôle du type au dessus du lot. Tu es donc aussi con que les gauchistes antiracistes et les reacs. C'est beau ! Pauvre con.

      Supprimer
  14. Je me pose la question : race vient-il de racines ? Probablement. Or les racines, ce n'est que culturel. De certains enfants sauvages on notera qu'ils se comportaient comme les animaux qu'ils avaient côtoyés, même si leur morphologie était différente de la leur.

    Bouh ! Les races, c'est franchement du bidon. Ce qui n'empêche pas d'éprouver du racisme comme je l'ai indiqué hier. Vis-à-vis des Ph¥nancier$.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. C'est du bidon et tu viens démontrer leur existence...

      Supprimer
    2. Non, je leur ai créé une existence, pour mieux les montrer du doigt.

      Supprimer
    3. Non. Tu tiens de comparer des africains à des animaux via les enfants sauvages. Ce que tu dis est très grave : les africains sont idiots mais ce n'est pas grave, c'est culturel. En d'autres termes, pour nier une différence de couleur, tu leur trouve d'autres caractéristiques.

      Certes, ce n'est plus de racisme. C'est de la xénophobie. Un peu comme quand je dis que les portugais font chier parce qu'ils parlent fort au bistro.

      Mais au moins, je ne remets pas en cause leurs facultés intellectuelles.

      Supprimer

La modération des commentaires est parfois activée. Les commentaires désagréables (ce qui ne veut pas dire pas d'accord avec moi) ou insultants (sauf les miens) seront supprimés.