16 mai 2013

Le blogueur, le discours de Hollande et les directs de la presse en ligne

J'ai pu écouter François Hollande en différé. Je suis sidéré par la différence entre ce que l'on peut lire sur la presse en ligne qui retrace la séance en direct (et qui m'ont servi à faire mon dernier billet) et les propos réellement tenus. 

Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : la presse en ligne n'a pas à être parole de la Présidence. Mais je me demande à quoi ça sert de faire des transmissions aussi légères. A priori, les "clients" sont des gens comme moi qui n'ont pas les moyens de regarder le Président en direct, notamment parce qu'ils travaillent, mais qui veulent être informés rapidement.

J'ai découvert par exemple qu'il a dit que si l'Europe avait su se remettre en ordre sur le plan financier (je résume, hein ! Tout n'est pas rose non plus), c'est grâce à la France qui a su jouer un rôle d'intermédiaire entre les pays du sud et ceux du nord. 

On en pense ce qu'on veut, ce qui m'importe, c'est le message qu'il veut faire passer et que, accessoirement, je voudrais faire passer, si j'étais un parfait blogueur de Gouvernement. 

J'ai résumé ça rapidement n'ayant pas le temps de prendre des notes (un billet dans le métro en écoutant des trucs dans l'iPhone...), car les propos suivants m'ont "sidéré". Il a dit (et je suis d'accord) que les politiques d'austérité avaient entraîné l'Europe dans la récession. Il a parfaitement raison. 

Je l'ai entendu dire que si nous en sommes là, c'est parce que ces prédécesseurs n'avaient pas pris les mesures courageuses dans les 10 dernières années, contrairement à l'Allemagne. 

Là, je suis d'accord pour les réformes mais pas sur la comparaison avec l'Allemagne : il faut arrêter de la prendre en exemple. Les travailleurs allemands battent des records de précarité. L'Allemagne est pleine de pognon et peut imposer ses vues, ce qu'oublient souvent mes camarades de la "vraie gauche", mais ne la prenons pas en exemple. Le libéralisme abruti n'est pas la voie...

Il a laissé entendre que l'Europe était en danger et que les partenaires étaient prêts à la faire bouger, notamment l'Allemagne pour une union politique. 

Ah !

Il a confirmé que la courbe de l'emploi pouvait s'inverser avant la fin de l'année avec les mesures déjà prises (je continue un billet avec les écouteurs dans l'oreille : je résume toujours, tassé dans la ligne 7 du métro). 

Il a parlé du choc de simplification ce que je note ici parce que je suis entièrement d'accord, contrairement à beaucoup de mes camarades. 

Tiens ! Je suis arrivé à Bicetre. J'espère que c'est bientôt fini. 

Il a aussi parlé des retraites. Je suis moins d'accord. J'ai dit pendant 10 ans que c'est idiot de faire travailler les gens plus longuement avec des millions de chômeurs. 

La conclusion est belle, la France, un grand pays particulier, au cœur des évolutions du Monde et de l'Europe. Ou un truc comme ça. 

Voilà ce qu'aurais aimé lire (au moins, mais sans les commentaires personnels) dans l'après-midi pour faire mon job de "blogueur socdem". A savoir : soutenir la politique sans hésiter à donner des coups de pied au cul quand je ne suis pas d'accord. 

En début d'année, j'ai fait beaucoup de billet critique sur la presse en ligne. J'en rajoute une : leurs directs ne servent à rien. Ils vont crever. A l'heure où je parle, le discours est probablement en ligne sur le site de l'Elysée. Et des blogueurs auront fait des résumés sympathiques. 

Mais mal présentés et plein de fautes du fait des mauvaises qualité des conditions d'écriture (iPhone dans le métro puis au bistro). Toutes mes excuses. 

Mais je ne suis pas un professionnel, moi !

Et je vais continuer à soutenir le Gouvernement et François Hollande pendant les six prochains mois. Sauf pour la réforme des retraites, visiblement.

La courbe de l'emploi va s'inverser. Mais pas celui des journalistes. 

24 commentaires:

  1. Réponses
    1. Merci. Il fait que je corrige la fin.

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  2. Bref, vous reprochez aux journaux d'être un peu moins hollandolâtres que vous. Nul n'est parfait, que voulez-vous…

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  3. Alors là, pas du tout ! Je reproche à la presse en ligne de ne servir à rien pendant les directs. Mon introduction et ma conclusion me semblent assez clair. Ces abrutis perdent toute crédibilité.

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  4. Si ce blog n'existait pas, Goux serait bien embêté... Obligé de s'occuper du sien...

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  5. Propos lamentables d'un frustré du journalisme et qui boit la digne parole sans aucune analyse objective.

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    1. Mouarf ! Propos débile d'un type tellement frustré qu'il n'ose même pas signer (et ne vois pas que je n'ai jamais fait de tels critiques sur Hollande). Abruti.

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    2. Des propos encore lamentable dont l'intelligence se limite aux insultes !
      L'anonyme très bien dans sa peau (de droite, bien sûr)

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    3. Je répondrais plus en détail lorsque j'aurais plus de temps.
      En résumé, pour éviter de faire de la "casuistique" et pour se faire une idée ou une opinion sur un fait relaté par les médias, il est indispensable de lire ou d'écouter plusieurs médias (radio, télé, journaux) chacun ayant ses propres sensibilités et sa propre compréhension de ce qu'il a écouté et reçu, ce qui est de nos jours assez facile via Internet.
      L'anonyme très bien dans sa peau (de droite, bien sûr)

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    4. Quel rapport, connard ? On parle de faits relatés par les médias pas d'opinions.

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    5. Toujours aussi poli ! J'arrête donc là la discussion car "je ne parle pas aux c..., ça les instruit"

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    6. Tu comprends enfin ma démarche ?

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  6. jacob lollandais16 mai, 2013 21:45

    On dirait que ça vous ennuie de devoir bosser plus longtemps
    Faut pas
    Être ennuyé, je veux dire
    C'est pour équilibrer les régimes, qu'on vous dit!
    Et on dirait aussi que les régimes spéciaux vont être secoués....
    Merci qui ?
    Merci Sarkollande!

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    1. Encore un gros con ! J'ai gagné ce soir.

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  7. Je ne crois pas que les camarades de la "vraie gauche" oublient que l'Allemagne est pleine de pognon et peut imposer ses vues (ce qu'elle ne se prive pas de faire). En revanche, ils se souviennent que la France n'est pas une quantité négligeable, qu'elle est (encore, mais va savoir pour combien de temps) la cinquième puissance économique mondiale, et qu'elle n'est pas toute seule à s'élever contre la politique allemande.

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    1. Oui mais elle peut, l'Allemagne. Nous pas.

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  8. J'ai eu la chance de regarder la conférence de presse.

    Hollande réaffirme sa vision européenne et son envie de construire une grande Europe forte économiquement.

    Sur l'Allemagne, l'analyse est très proche des journaux qui ne cessent de comparer la France à l'Allemagne.
    On est dans deux sociétés qui sont très différentes en 10 ans la France a gagné 5 millions d'habitants alors que l'Allemagne en a perdu 500 000.
    Dans ce cas, on peut aisément voir un déclin démographique.
    Faire une comparaison au niveau économique est biaisé car l'impact de cette différence se ressent dans des nombreuses branches de notre société ( emploi, prix du logement, pouvoir d'achat, économie,...)

    Ensuite on a terminé sur la politique étrangère, les réponses m'ont semblé très censé.

    Il n'y a pas de grandes annonces mais ca reste personnellement encore trop dans la norme actuelle. Je ne vois pas de grand changement. C'est sa stratégie.

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    1. Hé ho ! Je réponds ce que ce veux à mes commentateurs surtout après 23 h.

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  9. Intéressant de voir que, pour Philippe Goulliaud, rédacteur en chef du service politique du Figaro, la conférence de presse du président a partiellement atteint son objectif de rétablir l'autorité et l'assurance du chef de l'État, tout en relativisant les tensions qui opposent France et Allemagne au niveau européen:

    http://tinyurl.com/cvd89nv

    Quant à Mélenchon, avec son tweet "Même les dindons arrivent à s'élever un peu", il se discrédite politiquement chaque jour davantage.

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    1. Vu merci ! Je l'ai même repris dans un billet suite à ce commentaire.

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