06 mai 2013

Le premier bilan, c'est maintenant !

Les grands quotidiens nationaux font le bilan de la première année de présidence de François Hollande. Les copains blogueurs font de très beau billet, comme celui d’Apolline qui se rappelle son 6 mai et revendique cette victoire, que l’on ne doit pas « nous » voler : c’est bien François Hollande qui a été élu.

Melclalex (repris par Politeeks) rappelle les propos de Jean-Luc Mélenchon, entre les deux tours : « Je vous appelle à vous retrouver le 6 mai, sans rien demander en échange, pour battre Sarkozy. Je vous demande de vous mobiliser comme s’il s’agissait de me faire gagner moi-même l‘élection présidentielle. » « Ne demandez rien en échange, seulement l'acte de votre conscience. »

Dans un des grands quotidiens, je lisais un article qui rappelait le doute des militants puisque, un an après, on a de plus en plus de mal à voir la sortir de crise. Elooooody commence à rappeler ce qui a déjà été fait, ce pour quoi nous nous sommes battus. Les militants devraient consulter le bilan.

Engagement 1 : fait. La Banque Publique d’Investissement a été créée.

Engagement 2 : en cours. Les PME deviennent une priorité. Le plafond du LDD a été doublé. La mobilisation de l’épargne des Français est en cours. Le Crédit d’Impôt recherche a été ouvert aux PME. Les acteurs publics vont passer 2% de leurs marchés auprès des PME innovantes.

Engagement 3 : les charges pour les entreprises qui investissent en France ont été baissées. Le rééquilibrage de l’impôt sur les sociétés est en cours.

Je ne vais pas les passer tous en revues. Les militants devraient le faire. Nous nous sommes battus pour ses 60 engagements : la liste de ce qui est déjà fait et ce qui est en court est impressionnante.

Cyril aussi se rappelle de son 6 mai : « Mon 6 mai 2012, de bons souvenirs et aucun regret. » Non. Aucun regret. A quelques bricoles près, la politique que nous avons soutenue est mise en œuvre.

Le Monde compare la première année à la Présidence. L’article est très intéressant. Je n’en retiens qu’une partie, ce matin : l’analyse de la courbe de popularité « dit bien la difficulté croissante à gouverner : un an après son arrivée à l'Elysée, Valéry Giscard d'Estaing comptait 33 % de Français mécontents de son action ; François Mitterrand, 35 % ; Jacques Chirac, 49 % ; Nicolas Sarkozy, 64 % et François Hollande, 74 %. »

L’IFOP donne des chiffres de popularité (je n’ai pas de préférences entre les instituts mais c’est l’IFOP qui arrive en premier avec une recherche Google). Nicolas Sarkozy a perdu 31 points de popularité pendant les douze premiers mois. François Hollande a perdu 31 points de popularité pendant les douze premiers mois. A cette époque, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy s’était stabilisée avant de recommencer à tomber à partir du dernier trimestre de 2009. Tous les présidents ont fortement baissé, au cours de la première année. Je dis ça pour atténuer les propos du Monde qui met cet « accroissement de la chute » sur le compte de la crise économique. Cette crise en est sûrement une grosse raison et en tant sur supporter, je pourrais la reprendre à mon compte.

Toutefois, le Monde ne note pas un fait : de tous les présidents de la cinquième République, François Hollande est probablement celui qui respecte le plus ses engagements de campagne au cours de la première année.

Que va-t-il se passer maintenant ? Ce soir, nous allons regarder le documentaire de l’ami Jérémy à propos de ce 6 mai et de la fin de la campagne. Pour le reste, je ne sais pas.

Il reste quatre ans. La première année n’a pas été facile. Il faut pourtant continuer, que l'on puisse mesure combien la plupart des engagements seront tenus...

13 commentaires:

  1. Si j'ai bien compris,les 2 ans de rab,c'est en échange de l'allongement des retraites...

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  2. des jours meilleurs viendront .... assurément la reprise économique accompagnera le redressement de la France et de Hollande et là .....

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  3. Étonnant ce parallèle entre 1975 et 2013 ! 33% de mécontents à l'époque au bout d'un an de Présidence contre 74% aujourd'hui.

    L'impatience des français est à la mesure des outils qu'ils ont à leur disposition. En 1975 il fallait au minimum 1 semaine pour faire taper un dossier, l'annexer et l'envoyer à un sous-traitant, un client ou un journaliste; et autant de temps pour le traiter. Aujourd'hui tout se transmet et se traite quasi-instantanément, et à des milliers de kms de distance.

    Du coup, les français se disent que ça devrait être la même chose pour régler leur problème au quotidien. Et c'est d'ailleurs ce qu'ont fait croire Chirac ("La France d'en bas"), Villepin ("100 jours pour redresser la France") puis Sarkozy "J'irai chercher la croissance avec les dents").

    Soyons patient. Hier j'entendais une militante du FdG dire que si les socialistes ne savaient pas comment faire pour régler la crise, eux ils savaient. Non, vous ne savez pas. Faites confiance dans un premier temps à ceux que vous avez élus, que NOUS avons élus. On verra après. C'est à la fin du marché qu'on compte les bouses.

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    1. Si les bouses c'est les chômeurs, elles risquent d'être un paquet à s'être desséchées après s'être longtemps multipliées dans les champs.

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  4. Bonne analyse Amandine
    Tout se passerait beaucoup mieux si nous avions une classe politique responsable et non une opposition destructive.Sans compter les médias.Jamais autant d'épargne en France depuis un an,par peur du lendemain,et cette épargne affecte la croissance,l'emploi,et par la même des cotisations retraite,maladie..tout est une chaine.Hollande et son gouvernement ont fait beaucoup en peu de temps,ils ont du courage et tiennent le cap.Ils commencent à communiquer plus,à riposter.L'avenir ne peut que leur donner raison
    helene karyotis (pas trouvé le lien me correspondand)

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