01 octobre 2012

Les startups de l'économie du vent

Faut-il s'associer à la peine de ces entrepreneurs qui pleurent aujourd'hui parce qu'ils seront imposés à 60,5% s'ils vendent leur entreprise ? On nous explique que les startups vont disparaître de France. C'est mal. Que les créations d’emplois se feraient à l’extérieur. L’horreur…

Imaginons un étudiant qui invente un réseau social un peu par hasard. Ce réseau social marche bien. Il lève des fonds (il fait appel à des investisseurs). Il arrive à avoir près d'un milliard d'inscrits, faisant vaciller les deux géants mondiaux Apple et Google. Imaginons que huit ans après, il décide l'introduire en bourse. Des spécialistes évaluent la boîte à 100 milliards. Le type décide de vendre ses actions. Il est propriétaire de la moitié de la boîte. L'action perd la moitié de sa valeur en peu de temps. Le type récupère 25 milliards. Il est taxé à 60%. Il lui reste donc 10 milliards tout rond pour la moitié d'une boîte qui fait 500 millions de résultat. 

À vos calculatrices ! Une entreprise qui vaut 50 milliards et qui fait 500 millions de résultat, ça fait 1%. Je connais des investissements plus rentables.

Tu parles d'une réussite ! C'est ce que j'appelle l'économie du vent. Un lascar repart avec 10 milliards, sur la base d’une valorisation potentielle d'une boîte pour un chiffre d’affaire totalement dérisoire.

Ce qui ne retire rien à la valeur du fondateur de la boîte. Il a créé un truc pour rigoler avec des copains et se retrouve avec 10 milliards. 

Ceci ressemble à l’histoire de Facebook mais ce est une fiction : le fondateur n'a pas vendu ses parts et je suppose qu'il n'en a pas la moitié. 

On nous dit que la mesure du gouvernement va faire fuir des emplois. Tu parles ! Nous avons une valorisation totalement ubuesque. De l'ordre de 50 milliards pour une boîte qui emploie entre 2 et 3000 personnes tout au plus ! C'est complément délirant... Nous avons une entreprise qui ne vit que pour sa valorisation boursière et qui n'apporte rien à l'économie. 

Du vent. 

Que l'on taxe quelqu'un qui monte une boîte rien que pour toucher le fruit de sa vente pour un montant estimé sur la base d'hypothèses foireuses, le tout grâce à des investisseurs qui ne pensent en fait qu'à spéculer ne me choque pas spécialement. On nous vante ce modèle économique depuis 10 ou 15 ans mais le fond reste le même : du vide.

La valorisation boursière de Facebook est de 47 milliards de dollars soir 36 milliards d’euros. La boite française la plus proche est GDF Suez avec une valorisation de 40 milliards d’euros pour un chiffre d’affaire (2010) de 84 milliards d’euros et un résultat net de 4,6 milliards. Le chiffre d’affaire de Facebook (2010) était de 1,2 milliards d’euros pour un résultat de 486 millions de dollars pour un résultat de 384 milliards. Je ne connais pas le nombre d’employés de Facebook mais la dernière fois que je me suis renseigné, c’était 1 600. GDF Suez en compte 220 000 soit 137 fois plus.

Je prends Facebook au hasard : c’est la startup la plus connue. Je n’ai rien contre. J’ai même créé une nouvelle page pour y déverser mes billets. Aller y faire un « like », ça fait toujours plaisir et vous ne louperez plus aucun billet.

Toujours est-il que Mark Zuckerberg pourrait tenir le rôle de mon histoire qui vend pour 25 milliards et s’en retrouve avec 10. Peut-on m’expliquer ce que ce gugusse a apporté à l’économie ?

A-t-il monté sa boite pour la revendre ? Ou l’a-t-il fait pour s’amuser en espérant en toucher un revenu plus ou moins régulier ?

En tant que blogueur geek, je reçois un tas de sollicitations pour faire la promotion de nouveaux services géniaux sur le web. Tiens ! J’ai encore fait deux billets vendredi, un pour un machin de réseaux sociaux pour les enfants et un autre pour un réseau social centré autour des passions. Ce matin, j’ai fait un billet pour un type qui avait un site web pour des « jeux à boire ». J’ai trouvé ça rigolo.

Je fais toujours ça. J’aime bien aider les boites qui démarrent. Et je souhaite qu’elles réussissent. Cela veut dire, pour moi, dégager un chiffre d’affaire qui permettra de « rembourser les investisseurs », payer les serveurs et tout ça, dégager du pognon pour les patrons et pour verser des salaires aux salariés.

Je ne crois pas que les patrons en question montent leurs boites pour autre chose que la passion pour leur projet, pour la réussite. Je ne crois pas un seul instant qu’ils pensent réellement au montant qu’ils espèrent tirer de leur boite tout simplement parce qu’ils n’en savent rien. Alors penser maintenant aux impôts qu’ils vont avoir à payer…

J’imagine les libéraux crier devant mon incompétence économique mais il se trouve que je suis informaticien, spécialisé dans certaines applications grand public et surtout que je suis en contact, grâce à mon blog geek avec des dizaines de patrons de startups (je pense pouvoir dire une bonne centaine par an).

Vous pensez réellement que Mark Zuckerberg s’imaginait à la tête d’une boite qui a été estimée à 100 milliards de dollars quand il a monté ça ?

Voilà qu’il se fait coter en bourse mais qu’il est obligé de ramer pour trouver des revenus pour justifier la valeur que peut avoir sa boutique.

C’est le monde à l’envers. C’est l’économie à l’envers.

François Hollande voulait s’attaquer à la finance. Il commence par s’attaquer aux valorisations fictives directement issues de la spéculation et pas génératrices d’emplois au regard des milliards immobilisés.

Amen.

Ce qui ne m'empêche pas de souhaiter une bonne réussite à chacun de mes contacts, à tous ces patrons qui m'envoie des mails et avec qui un éphémère dialogue s'installe quand je les pousse à me donner des raisons valables de parler d'eux.

44 commentaires:

  1. "Je ne crois pas un seul instant qu’ils pensent réellement au montant qu’ils espèrent tirer de leur boite "
    C'est la culture des gars la génération fin 90 (génération bulle) genre Loic Lemeur qui vendu une dizaine de boites à cette époque, je crois qu'une fois, dans les actifs de la boite y'avait juste un nom de domaine
    là il a réussi à vendre sa boite aux Etats-Unis mais ça a été plus long et plus difficile, il changé 4 fois de produit pour qu'enfin quelqu'un propose de lui racheter la boite et je ne suis pas sûr que le prix ai permis de rembourser les investisseurs.
    Je pense que les écoles de commerce sont encore rempli de Loic Lemeur. Il y'a un énorme fantasme de devenir millionnaire avant 30 ans. ce qui me fascine c'est qu'ils se disent "entrepreneur" comme ils se diraient "boulanger", c'est juste un métier comme un autre, le produit, l'idée, c'est tout à fait accessoire, ça passe largement après et on peut en changer autant de fois qu'on veut.
    Dans les écoles d'infos et d'ingé c'est encore un peu différent (encore que dans les grandes écoles d'ingé sont de plus en plus des écoles de commerce de luxe...) malheureusement c'est pas (assez) eux qui créent les boites.

    RépondreSupprimer
  2. coucou Nicolas, les startup ne sont pas du tout toutes dans le modèle fesses-bouc.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Je prenais juste un exemple de startup qui a marché. Le modèle est : on lève des fonds en espérant qu'on va réussir à gagner du pognon.

      Supprimer
    2. oui, on leve des fonds pour faire marche le truc, payer des salaires et on espère rembourser les fonds du mec qui a pris le risque : ça c'est le VRAI modèle

      Supprimer
  3. C'est pas du vent dont les geonpis se nourrissent mais bien de l'oseille. Et c'est l'oseille qui crée l'emploi, n'en déplaise à ce gouvernement.

    RépondreSupprimer
  4. Briseur de rêve d'inventeurs de "place de marché" révolutionnaires

    RépondreSupprimer
  5. Le probléme est souvent plus le théoricien de la start up que celui qui en monte une...combien d'étudiants en école de commerce tiennent des discours théoriques, réacs et pontifiants sur l'entreprise sans en connaitre les réalités?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. comme les haut fonctionnaires !

      Supprimer
    2. caricatural aussi sur les écoles de commerce

      Supprimer
    3. Peut être. Sans doute moins. Peu importe : le haut fonctionnaire n'est pas là pour monter une boîte contrairement aux types en école de commerce.

      Supprimer
    4. Bien vu Romain, et le pierre qui fait du Hors sujet. Mouahahaha

      Supprimer
  6. En préambule, je suis de gauche et j'ai élu ce gouvernement.
    Ce genre de point du vue est du pur délire, basé sur le fantasme de l'économie numérique du 1995 et non sur ce qu'elle est vraiment.

    - A de très rares exceptions, les statups qui se créent et lèvent des fonds sans business modèle c'est terminé
    - A de très rares exceptions, les startups qui ne font pas de chiffres d'affaire ne sont pas rachetés (Instagram est le parfait contre-exemple).
    - A d'infimes exceptions, les fonds levés en phase d'amorcage ne servent qu'à payer des salaires et en aucun cas les fondateurs (qui ne sont eux pas payés tant qu'il n'y a pas de bénéfice)
    - Cette "économie du vent" créée des "vrais" emplois qualifiés, qualifiants, en CDI et plutôt bien rémunérés.

    Comment peut on ne pas comprendre un créateur qui explique qu'il n'a plus envie d'entreprendre si à l'issue d'années de sacrifices, si on lui taxe 62%?
    Est on vraiment dans la situation où on peut se payer le luxe de tirer un trait sur les emplois d'un des rares secteurs dans lequel la France reste encore dynamique?

    C'est ni de droite ni de gauche c'est juste anti-économique et stupide!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais je comprends parfaitement les mecs qui ronchonnent parce qu'ils payent des impôts.

      S'il y a du chiffre d'affaire et du résultat, ils se rémunèrent normalement et gèrent leur boîte sur le long terme. Pas sur un hypothétique prix de revente...

      Supprimer
    2. Faudrait vivre au pays des bisnounours pour penser que la "sortie" ne fait pas partie des raisons qui poussent à entreprendre. Ce n'est pas la seule bien entendu.
      Et revendre une société (partiellement ou totalement) ne signifie pas la quitter, ne signifie pas la tuer mais est souvent l'occasion de lui permettre de "changer de braquet".

      La discussion n'est pas de ronchonner par ce qu'on risque dans une hypothèse ultra favorable de payer plus d'impôts mais de ne pas mettre en place les conditions qui feront que plus personne ne voudra prendre le risque d'entreprendre.

      Pas de salaire pendant à minima 2 ou 3 années, aucun filet si vous vous plantez, vos économies perso investies, la responsabilité, le stress, etc. Je suis certain qu'avec un peu d'empathie, vous arriverez à nous comprendre.

      Supprimer
    3. Mais la discussion est bien de savoir ce que l'on fera dans une hypothèse favorable c'est bien ça qui fait réagir des entrepreneurs aujourd'hui. Des mecs qui ont déjà réussi. Pas des qui se lancent.

      Ils défendent leur bifteck. Ils agitent des chiffons rouge pour leur propre bien en oubliant qu'ils doivent leur réussite au modèle de 95 que tu me reprochais d'évoquer.

      Ce qui compte n'est pas la fiscalité de la revente en cas de plus value mais celle des investisseurs qui vont permettre aux boîtes de se lancer.

      Tu (excuse moi d'ailleurs pour le tutoiement) du stress et tout ça. Je veux bien faire preuve d'empathie mais tu te bases a posteriori. Pas au lancement.

      Et si tu voulais lancer une boîte aujourd'hui, tu le ferais quand même mais en faisant appel à un investisseur luxembourgeois (une boîte que tu auras creee et dans laquelle tu auras placé ta "fortune") ou un truc comme ça.

      Supprimer
    4. En ce qui me concerne, ma société a été lancée il y a 1 an environ, on s'apprête à lever un peu d'argent qui sera à 100% consacré à payer les salaires de nos employés jusqu'à l'équilibre - Nos salaires ne viendront qu'avec les bénéfices (on s'y engage contractuellement auprès de nos investisseurs) - J'ai quitté une situation de salarié très confortable (c'est ça avoir réussi?).

      Et oui, aujourd'hui les embauches n'étant pas encore lancées, avec le projet de loi, on se pose vraiment des questions sur la pertinence de le faire en France. Ca te semble tellement illogique? Tellement incompatible avec ma sensibilité de gauche?

      Après, le gouvernement vient de faire marche arrière sur la réforme des fonds TEPA faute de solution alternative; qui sont effectivement "une niche" pour l'ISF (donc ultra injuste) - Ca je suis d'accord.

      Les grands perdants de la réforme annoncée sont bien les entrepreneurs pas les investisseurs - Ne pas dissuader la création d'emploi me parait être la base de la reprise.

      Supprimer
    5. Pourquoi justifier ton positionnement politique en permanence ?

      Et évidemment que les entreprend sont plus touchés. Ils sont les seuls concernés.

      Quand tu as lancé ton projet, as-tu pensé à la fiscalité sur les plus values ? Est-ce que tu penses déjà à la revente ou alors penses tu à monter une boîte qui marche et qui te permettre d'obtenir un revenu régulier sérieux ?

      Supprimer
    6. Les deux mon capitaine! Mais souvent tu revends partiellement ta société pour lui permettre d'exploser (au passage tu crées de nouveaux emplois) et t'en donner les moyens (cette sortie même partielle fait partie des contreparties du risque).

      Ce projet de loi a été écrit pour pénaliser je cite "ceux qui s'enrichissement en dormant" - Et au final pénalisent justement ceux qui ne dorment pas (TEPA toujours en place à 50%)!

      Personne ne demande 0% comme en Belgique.
      Mais à 35% c'est totalement normal / à 62% plus personne ne prendra ce risque.

      Supprimer
    7. "changer de braquet" is the new "on vous encule à sec"

      Supprimer
    8. Politeeks? Pourquoi cette défiance dès qu'on parle d'argent?
      Non ca signifie par exemple développer l'international, d'autres secteurs du marché, etc.

      C'est symptomatique de ce que révèle ce projet de loi: l'argent c'est forcément sale aux yeux de pas mal de monde.

      Supprimer
    9. Cédric, avec Politeeks et moi tu te trompes de cible, je crois. On pense tous les deux qu'il n'y a aucune raison que les revenus du capital soient moins taxés que ceux du travail. On n'a rien contre le pognon. Faut arrêter de caricaturer le mec de gauche qui fait partie de la même gauche que toi.

      Supprimer
  7. Votre analyse serait juste si seulement l'Europe (et la France en particulier) fournissait des Facebook à la pelle... Or ils sont où les géants français du web aujourd'hui ? Nulle part ! On les attend encore, avant de taxer ceux qui investissent dedans.
    Aussi, refaites vos calculs mais en prenant d'autres exemples : si on prend le nombre d'emplois hautement qualifiés créés par Google (50 000), leur chiffre d'affaire (38 milliards de dollars en 2011), la valeur qu'ils ont créé - même en regard de leur capitalisation boursière - est réelle, et l'exemple ne tient plus. Pour que succès comparables aux exemples américains émergent, il faut d'abord des dizaines ou centaines d'échecs de petites boîtes... et pour ça il faut bel et bien un contexte positif pour les investisseurs ! car in fine tout repose sur leur bon vouloir.
    Bref je trouve la généralisation un peu facile, peu pertinente parce que par son échelle elle ne concerne quasi personne en France, et assez mensongère puisque la plupart des entrepreneurs ne veulent pour rien au monde vendre leur boîte (et quand bien même ils le feraient, vendre une boîte ne veut pas dire la détruire, elle et les emplois qu'elle a créés !)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Mais on dit la même chose : les entrepreneurs ne font pas une boîte pour la revendre.

      Supprimer
    2. Il me faudrait un bouton "Like"

      Supprimer
    3. Il faudrait le faire développer par une startup.

      Supprimer
  8. Billet qui pousse la caricature à l'extrème.

    Vous aidez de nombreuses entreprises ? j'en doute, le fait même que vous preniez facebook en exemple de start up montre à quel point vous fantasmez.

    L'entreprise est loin de la masturbation intellectuelle de votre blog. C'est une tache ingrate et qui demande des renoncements non seulement pour l'entrepreneur, mais aussi pour sa famille.

    Le seul endroit où je vous rejoins c'est qu'effectivement, la passion motive l'entrepreneur. Mais retirez lui l'espoir que ses efforts seront payants pour sa famille, et il n'aura plus aucun intérêt à prendre des risques. Un bon travail salarié, sans hypothèque et sans nuit blanche, ça suffira.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ton commentaire est trop long et insultant. Je prends Facebook pour exemple parce que c'est d'une part un rêve pour beaucoup et d'autre part un truc que tout le monde connait. Tout le monde d'ailleurs aura vu une caricature.

      Pour le fonds vous arrivez à la même conclusion que moi, à savoir que ce n'est pas le prix de vente et la fiscalité qui motive la création.

      Alors ce n'est pas la peine de chier une pendule.

      Supprimer
    2. "Pour le fonds vous arrivez à la même conclusion que moi, " Absolument pas : vous avez arrêté la lecture de mon commentaire trop long deux phrases trop tôt.

      Supprimer
    3. Non. J'ai tout lu. Par contre tu as à peine fait l'effort de lire le billet. Ni ma réponse d'ailleurs.

      Il a espoir de gagner de l'argent avec une boîte solide, qui lui rapporte de l'argent. Il n'a aucun espoir sur la fiscalité à la revente. Ou alors c'est juste investisseur et pas un entrepreneur. Un de ces gugusses qui ne pensent qu'à gagner du pignon rapidement, j'en connais. J'ai fait partie d'une filiale qui a été vendue pour des raisons purement financière alors que nous rapportions du pognon. Ces types méritent d'être imposés sans pitié.

      Je pourrais en pondre des pages. Je vais m'abstenir.

      Supprimer
  9. Ça me rend triste de lire ce genre d'article...

    J'aime pas la mentalité française où on justifie de taper sur l'entrepreneuriat en prenant l'exemple qui ne représente que 1% des entreprises françaises.

    Oui, pour un genre de facebook, 60% on s'en fiche, ce serait même pas si mal. Mais pour l'immense majorité des autres, ceux qui font vivre l'économie c'est vraiment une catastrophe.

    Je m'explique. Ça va être long (c'est déjà long ^^), je vous prend pas de haut, hein, avant de m’intéresser à la chose j'avais la même opinion. Bref.

    On reprend votre histoire : Un étudiants a une idée. Il a fini ses études. Il vivote au RMI pendant un an et demi, monte son projet, c'est pas le futur facebook, c'est juste un polymère qui sera ensuite un petit sous-traitant d'airbus.

    Mais ce type, il a que le RMI, il a besoin d'argent. Cet argent, c'est des capitaux risques qui vont lui donner. C'est leur métier. Ils ont des sous, ils les investissent, ils suivent des boites et les conseils pour qu'elle fructifient. Point.

    La boite est montée. On arrive à 30 employés après quelques années. Airbus est content, il va d'ailleurs en utiliser pour d'autres pièces, il commande vachement plus. Et là on se dit "mince !" on peut pas les fournir autant qu'ils le désirent avec ce qu'on a, on doit faire grossir la boite.

    Solution : Revendre la PME a une autre entreprise qui avait justement envie de se développer dans le domaine. Et qui a des sous pour suivre la méga commande. Les capitaux risqueurs sont contents : c'est le moment où ils vont enfin voir le retour de leur investissement. Parce que pour eux, le retour il est là, pas avec les dividendes (ou alors il faut attendre 50 ans pour revoir son argent...)

    Si on vend pas la boite, elle coule. Parce que c'est Airbus quoi ! Et Airbus, il va pas fractionner ses commandes, il a autre chose à faire. Donc tu grossis, ou tu meurs.

    Maintenant tu taxe à 60%... Retour au début : Aucun capital risqueur ne veut investir quoi que ce soit à part un truc très très rentable. Et la boite de polymère à 30 salariés, c'est pas assez. L'ex étudiant il a une jolie idée, un joli projet. Mais pas d'argent.

    Tu viens de détruire 30 emplois potentiels.

    Ca c'est pour le scienteux qui pense pas à la revente, mais qui tout simplement pourra pas démarrer.

    Puis y a les autres, ceux des écoles de commerce qui eux pensent à la revente. Et même eux, ils créent des emplois. Et même si tu peux pas les blairer (d'ailleurs, il y a des gens très bien dans ce milieu aussi. Ils font leur métier, tout simplement), il n'empêche, que l'économie va en pâtir et crois moi, c'est pas eux qui vont en souffrir le plus.

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Ton commentaire est trop long et oublie deux points essentiels.

      D'une part combien a t il gagné, finalement, en ayant cette boîte puis en la revendant

      D'autre part, quel est le rapport avec l'investisseur, celui qui va mette du pognon dans l'affaire ?

      Vous autres (mais qui, au juste ?) avez la mauvaise manie de penser que le type de gauche n'est pas favorable au développement des entreprises alors que la loi de finances comprends un tas de mesures favorables aux PME.

      Supprimer
    2. Tu (je peux ?) me mets le doute là... C'est un projet qui toucherait que l'individu à l'origine de la création de la boîte ?

      Plus-value, ça veut dire investissement initial, est ce que le business angel, qui est un individu et pas une société ça marche aussi ?

      Supprimer
    3. Ça pourrait marcher. C'est à la mode mais il a une fiscalité à part.

      Supprimer

La modération des commentaires est parfois activée. Les commentaires désagréables (ce qui ne veut pas dire pas d'accord avec moi) ou insultants (sauf les miens) seront supprimés.