02 juin 2012

Des commentaires violents en campagne ?

« Lui n’a ni regret, ni amertume. Mais c’est vrai, il a fait l’objet d’un lynchage permanent. Une violence dans les commentaires que l’on n’avait pas connue depuis la IIIe République finissante ou la guerre d’Algérie… » Voila ce que déclare Brice Hortefeux à propos de l’échec de Nicolas Sarkozy à l’élection Présidentielle.

Ils sont rigolos, à droite ! Ils ont toujours des explications à tout : les commentaires sont violents, maintenant. Ils étaient pourtant moins négatifs quand Jacques Chirac traitait Laurent Fabius de roquet, il y a bientôt trente ans.

Je vais leur rappeler la campagne de 2007. Les commentaires avaient été moins violents ? Tout était organisé par la presse et par la droite pour mettre un focus sur les divisions de la gauche et pour faire passer notre candidate pour une cruche.

Je vais leur rappeler la campagne de 2002. Tout était organisé pour favoriser le sentiment d’insécurité, pour virer le seul candidat sérieux, tellement sérieux qu’il en a loupé sa campagne d’ailleurs.

Je vais leur rappeler le quinquennat de Nicolas Sarkozy qui a été d’une violence délirante avec l’organisation de débats pour diviser les Français, pour taper sur des pans entiers de la population. Le seul bilan qu’on retiendra de cette période est la mise en avant du mot « stigmatiser » !

Je vais aussi leur rappeler la dernière campagne et toute sa violence, en plus des discours de Nicolas Sarkozy, juste deux ou trois exemples de la dernièère quinzaine : les propos de Madame Rosso-Debord contre Najat Vallaud-Belkacem, la présomption de légitime défense pour les policiers, le vrai travail,  …

François Hollande a gagné aussi parce qu’il était le plus apaisant, le moins violent, …

Pour la première fois de la cinquième République, le Président sortant n’est pas arrivé en tête au premier tour. On pourrait rajouter : alors qu’il était le seul candidat significatif de son camp. Ce n’est pas la peine de chercher une raison dans la violence des commentaires : les électeurs, y compris ceux de droite, on choisit quelqu’un d’autre au premier tour parce qu’ils ne voulaient plus de Nicolas Sarkozy et de la politique menée pendant cinq ans.

Je propose un exercice à nos brillants analystes politiques pour leur samedi après midi : relire les communiqués de presse du Parti Socialiste et de l’UMP depuis le 1er janvier pour vérifier qui était plus violent.

25 commentaires:

  1. C'est fou comme on peut dire tout et son contraire: Notre mou de président aurait des supporters violents?
    A moins que la période de l'angélisme, dont ils se plaignent encore, soit révolu?

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    1. Je crois qu'ils ne sont pas conscients (cela dit sans méchanceté : on est peut-être pareil pour certains aspects, par exemple, moi, j'oublie souvent qu'on a failli perdre alors que je pensais qu'on aurait eu 10 points d'avance).

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  2. Brice a tourné bouddhiste-zen ?

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  4. La fonction présidentielle n'a jamais été autant piétinée que lors de la présidence de Nicolas Sarkozy, et ce, par une opposition pathologique. Je n'ai jamais lu et entendu autant de discours haineux de la part de l'opposition qu'à cette période-là. Principalement des attaques ad hominem. La gauche est effectivement intolérante et mesquine. C'est un fait, reconnaissez-le ça vous grandira un peu.

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    1. Vlad,

      Prend du recul, un peu !

      D'une part, internet et les blogs ont explosé pendant ces cinq ans.

      D'autre part, la fonction Présidentielle n'a jamais été aussi avilie que pendant ces cinq ans. Le "casse toi pauvre con" n'a pas été inventé par la gauche.

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    2. Pas faux ce que tu dis à propos d'internet et des blogs.

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    3. NS a voulu rendre plus simple la fonction présidentielle au début de son quinquennat. Ca lui pendat un poeu au nez.
      D'autant plus que rapidement il s'est laissé aller.
      Pour ma part, je n'ai jamais vu chez un Président autant de vulgarité ("elle est belle ma femme hein ?) jamais entendu de gros mots (pov con, casse toi, "hollande est nul", je vais le pendre à un croc de boucher).
      Ilm a joué en 2007 sur la déconfiture du couple Hollande alors que le sien était pis encore (Besson est un bel enc ...)

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  5. La droite ne fait jamais de mea culpa, sur rien, c'est flagrant dans tous le commentaires que je lis.
    A gauche c'est l'inverse : presque on défend plus l'autre camp que le nôtre. (qui a élu Chirac en 2002 ? Moi, entre autres. Qui n'a pas voté pour Jospin en 2002 parce qu'on pinaille au lieu de "foncer" ? Moi, entre autres.)
    Les accusations de violence ne tiennent pas non plus (et c'est là qu'un étude comparative serait la bienvenue) : Sarkozy n'a pas été détesté/vilipendé et la fonction présidentielle piétinée dés l'élection : si cela s'est fait, ce n'est fait qu'au fur et à mesure de sa propre violence à lui, de sa propre manière d'habiter la fonction.

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  6. Le commentaire de Geneviève a tout pour me faire réfléchir sérieusement ce week-end.
    Zut alors, j'avais prévu autre chose !
    Tu rebondiras sur son commentaire, Nicolas ?

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    1. Non. J'ai répondu. On est d'accord, en gros.

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  7. Je viens de lire ton billet.
    Tu as raison !

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  8. Exactement, Sarkozy montait la haine comme la mayonnaise alors que depuis Hollande c'est l'apaisement. Il n'y a que la droite qui continue a provoquer, dans le vide et tant mieux.

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  9. Toi, Nico, mon ami, si t'étais pas là, on t'inventerait ! ... Sur ce coup-là - comme sur d'autres, il est vrai ! - merciiii !
    Bz

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  10. AntiSarkozyste? Moi, je suis AntiConnerie
    L'AntiSarkozysme est un concept inventé par l'UMP pour justifier les prétendus violences sur l'homme et faire fi de son bilan.

    Je ne suis pas "AntiSarkozyste'' mais, "AntiConnerie". Et, comme il a incarné 5 ans de connerie...

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    1. L’avocat du diable
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      Sarkozy vulgaire ; Sarkozy violent ; Sarkozy (..) ?
      Bon, moi : je ne comprends rien.
      D'abord ; et d'un : le libéralisme à outrance est un système économique violent, politiquement vulgaire et ... faux.
      Qu'un président puisse l'incarner, c'est souhaitable en ce sens où il n'st dès lors à sa fonction que pour palier aux effets pervers (l'on doit s'y attendre) et faire le sale boulot : soit ramasser en un minimum de temps l'argent nécessaire au redressement d'une Europe balbutiante.
      Sarkozy, c'est la rue ; la rue un abandon politique voulu _ la rue : c'est violent.
      Sarkozy, c'est le langage des contraires, des oppositions : c'est "casse - toi pauv'con". D'ailleurs que répondre à l'en - deçà d'une France culturelle sans aucune noblesse d'esprit ou de cœur sinon par la vulgarité ?
      Sarkozy, c'est le fric ; l'économie passive. C'est un jeu faux, faussé d'avance.
      Mais Sarkozy, c'est aussi la franchise. Plus, peut- être que celle d'une gauche bedonnante ; une gauche embourgeoisée qui nous aurait tranquillement amené par le bout du nez jusqu'à l'ornière. Nous aurions gentiment babillé comme de charmants bambins ... alors qu'on était en train de morceler, disloquer un monde.
      Sarko : c'est exactement un seul mot : loyalisme.
      Etre loyal envers un peuple et non, comme je le rencontre ici ou là, simplement "bas". Du style : "on attend, on les laisse faire _ tant pis ... on dit rien ; et on verra. De toutes façons : c'est le travail qui compte. Nous, on est au boulot".
      Sarko n'st pas Pétain (hein ?)_ Il incarne une situation absurde, fait de bric et de broc, la barre d'un bateau attachée de force et ballotée par les remous. Les siens.
      Sarkozy, c'est nous tous ... dans la m... tout simplement.
      Ce que je trouve bizarre, c'est qu'on conçoive que notre république en soit encore une.
      Ce que je trouve bien, sommes toutes, c'est qu'elle le reste malgré tout ... parce qu'on le veut.
      De gauche ou de droite ; du centre ou des extrêmes.
      Moi, je suis ringard. J'attends qu'elle le soit vraiment républicaine la république et que la France parle Français. C'est tout.
      Un monde devenu sclérosé qui éclate ; on le redresse et on le rend à sa destinée. On aura perdu des idées, c'est certains, des valeurs humanistes sans doute. On se sera trempé la panse à des montagnes gigantesques en apparence et si petites : elles nous ramènent à nous- mêmes.
      Alors Sarkozy, c'est peut- être celui qui nous aura rabaissé à nos yeux orgueilleux ; et on aura découvert ce que l'on souhaite rester. Pas ce que l'on veut devenir quand on sera grand.
      J'espère.
      Krizchateau.

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  11. Pour ma part, je resterai même antisarkozyiste jusqu'à la fin de ma vie !

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