15 juin 2012

Le gros du changement, c'est maintenant

Dans deux jours et quelques heures, allez !, trois jours le temps de faire youplaboum après la victoire, nous allons pouvoir redevenir des cons ordinaires après avoir été des cons militants. On pouvoir continuer à se foutre de la gueule de l’UMP, probablement, s’engueuler avec les blogueurs Front de Gauche, mais, surtout, on va pouvoir regarder avec un peu plus d’objectivité les actions des socialos. On va pouvoir dire de quoi on n’a pas été content. On va pouvoir dire que telle ou telle mesure est mauvaise ou pourquoi on n’approuve pas tel ou tel engagement.

La campagne se termine ce soir à minuit. J’en profite pour rappeler aux blogueurs qui n’ont pas vraiment le droit de faire de billets de « propagande » après. Jouer au rebelle est facile et ne portera pas à conséquences mais, pour moi, la loi est la loi, surtout quand il s’agit d’élire ceux qui la font…

A peu près 10 ans qu’on attend ça. Depuis un soir de 21 avril maudit.

Il y a autre chose qu’on attend, aussi et qui arrive maintenant, comme le changement : la levée de l’immunité parlementaire de Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas que je sois partisan de l’acharnement judiciaire, j’avais même dit, dans un billet, qu’on pouvait lâcher la grappe à Jacques Chirac… Mais je crois qu’on a le droit de savoir. Ces histoires de Karachigate, de financement de la campagne de 2007, … Je crois aussi que des familles de victimes attendent la vérité, aussi. J’ai souvent pensé à elles, non pas comme un faux cul, mais en tombant sur des noms ou des pseudos Twitter, des espèces de personnages qui me sont devenus familiers comme sont devenus familiers à mes lecteurs des personnages de mon blog bistro.

On ne saura rien rapidement. Les affaires vont durer des mois, des années. On aura des tonnes de révélations plus ou moins farfelues, souvent fausse. On aura une instruction puis, peut-être, un procès, un procès en appel, … 

Le Sarkozysme et tout ce qu’il représente ne sera pas mort dimanche soir.

On aura une opposition incohérente qui tentera d’exister, de ne pas exploser, … On aura des engueulades, des coups bas, …

On aura toujours Jean-François Copé, Nadine Morano et tous les autres.

On aura aussi un Parti Socialiste où tout ne sera pas simple à gérer. On aura gagné toutes les élections mais il y aura encore des congrès, des élections à préparer. On aura aussi des engueulades, des coups bas, …

Les blogs auront toujours du grain à moudre.

18 commentaires:

  1. Bon débarras.
    L'UMP ne veut plus de 'disciples de satan' à la tête du parti.

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  2. Et peut-être (hélas) des députés du FN pour tenir des discours sordides à l"Assemblée...

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    1. Il y en aura moins qu'en 86.

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    2. 1986 = scrutin proportionnel. Si dimanche le FN a des députés malgré un scrutin majoritaire très pénalisant pour eux, il y aura de quoi se manger les doigts.

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    3. Bah ! Vaut mieux des députés FN que des députés UMP à discours FN.

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  3. J'en profite donc pour laisser mon lien pour la der des campagnes:
    Ta Région a besoin de la Gauche! http://bit.ly/LLC6Ru
    Oui, on va pouvoir observer, critiquer si besoin, disséquer.
    Je me réjouis car j'ai attendu un sacré moment.
    Mais avant: Chaque voix compte!

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    1. Fais moi penser demain à te montrer comment faire un lien sur lequel on puisse cliquer.

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  4. Et sinon au fait, c'est qui, le gros du changement ? Non pardon, j'ai rien dit....

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  5. Vous devez vous paluchez en attendant la levée de son immunitée mais il ne se passera rien. Tant mieux.

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    1. Il y a du vécu dans cette remarque ?! :D

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  6. Je découvre ce blog, et franchement : "S'il fallait connaître quelque chose en politique pour en parler, ça limiterait l'intérêt de la démocratie et la recette des bistros", je suis complètement fan de ce délicieux slogan !! :)

    A part ça, oui, c'est bien dans le comptage des points et l'examen des travaux finis que réside la démocratie. La conjugaison de la critique (souvent facile, souvent justifiée aussi, tel est le paradoxe), et de l'hypomnésie (le fait que ce terme n'existe pas ne me dérangeant absolument pas) du corps électoral moyen qui a la mémoire d'un poisson rouge, nous assure du doux balancement de l'alternance, toutes les une à trois élections.

    C'est l'avantage de la démocratie : si l'un des chemins proposés est particulièrement mauvais, on est assuré de ne pas le suivre trop longtemps. Idem pour le meilleur des chemins : on ne le suivra pas longtemps non plus. Mais comme on n'est capable (ici, le "on" englobe réellement tout le monde) d'en distinguer aucun, restons moyens ! :)

    Donc après les critiques de la droite au pouvoir, puis de la gauche, de la coabitation, de re-la droite, recohabitation, re-full-droite (j'ai dû perdre le fil, là, tiens), attachons-nous à présent à critiquer le full-gauche.

    Ah, oui, et un ballon de blanc, s'il te plaît. :)

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    1. Ah non ! Un petit blanc suffira.

      (merci)

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  7. Beau billet qui résume bien la situation. Mais t'as juste un étron au milieu de tes commentaires, et ça nuit un peu à l'harmonie.

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