30 mars 2010

Rendez-nous nos bistros !

Jeudi, se tenait l’apéro géant, à Rennes. J’y avais été convié par une petite cousine, via Facebook. Je ne rechigne pas devant l’apéro mais me taper 300 km pour boire un coup est au dessus de mes forces.

La presse en a un peu parlé, ce week-end, mais c’est le billet de Rimbus, dont je parlais hier, qui me l’a remis en mémoire… jusqu’à ce que je reçoive un mail d’un follower twitter qui me présente les dessous des cartes, vu de son côté. Avec un lien vers cet article.

« Martin, un étudiant de 19 ans, intervient à son tour : « Si la ville ne fermait pas les bars, comme le 1929 récemment, on n’en serait sans doute pas là. » Sans trop arguer, le maire de Rennes explose : « Jeune homme, vous êtes d’une profonde stupidité et dans la démagogie la plus totale. » Ambiance… » L’apéro géant avait pour mot d’ordre, « On veut fermer notre Rue de la Soif, nous n’arrêterons pas pour autant de faire la fête ». Cette phrase figurait dans l’appel sur Facebook et était reprise sur des banderoles. Le maire s’afficherait donc déconnecté de la réalité et du quotidien de ses administrés.

Je ne connais pas spécialement Rennes contrairement à la plupart des Bretons qui y font des études mais le sujet me tient à cœur et je l’évoque souvent dans le blog. La sur-réglementation des bistros et autres lieux de débauche guillerette est souvent une catastrophe.

A Loudéac, par exemple, on se retrouve avec des bars de nuit qui ferment à deux heures du matin. Les jeunes n’ont donc plus d’autre choix : soit faire la fête chez eux et boire deux fois plus, entrainant les bistros dans un marasme économique déboussolant, soit prendre la bagnole pour aller en boite à quelques kilomètres, …  

Le maire de Rennes appelle ça de la démagogie. Il n’empêche que des gouvernements successifs s’inquiète de l’évolution de la consommation d’alcool chez les jeunes et le « binge drinking » se développe.

Rendez-nous nos bistros.

14 commentaires:

  1. Qu'on le veuille ou non, le marché des bistrot est soumis à la loi de l'offre et de la demande... Si les bistrots disparaissent, c'est en partie du à la réglementation mais surtout bcp d'entre eux n'ont pas su s'adapter aux attentes de nos convitoyens (et "consommateurs")... Ta comète est magique mais attire-t-elle bcp de jeunes pour renouveler sa "clientèle vieillissante" ?!?

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  2. Plus de monde aux apéros géants qu'au NSD. Samedi prochain apéro géant à Lannion.

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  3. Dada,

    J'ai récemment fait un billet sur ce thème, là il s'agit d'autre chose : ces gouvernements ou municipalités qui réglementent en étant contre productifs.

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  4. Yann,

    Oui ! Apéro géant partout !

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  5. Chez nous, dans les petits villages de l'arrière pays provençal, il reste les "Cercles", "républicains" ou "de la fraternité", qui fonctionnent encore bien et même animent en partie la vie locale… On y consomme à prix réduit, à la condition théorique d'être membre du Cercle… Mais je n'ai jamais vu demander la carte d'adhérent à quelqu'un…

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  6. Le Coucou,

    C'est un cercle ouvert...

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  7. Le 1929 a fermé ? Encore un coup de la grande Crise.

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  8. Il faut rouvrir les bistrots clos et remettre à l'œuvre les tireuses !
    :-))

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  9. Christophe,

    C'est un jeudi noir !

    Poireau,

    Oui, je pensais à cette histoire de maisons closes, en rédigeant ce billet... La similitude est flagrante...

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  10. D'un autre côté, si les gens ne sont plus capables de faire 300 km pour siffler une mousse, il ne faut pas s'étonner que les bistrots ferment...

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  11. Mon chauvinisme tient à préciser que à Nantes on est encore plus balèze quand on veut réunir des courageux comme ça :)

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  12. Didier,

    Des petits joueurs !

    Océane,

    Ivrogne !

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  13. Pas évidente, la question des bistrots... chez nous, certains arrondissent leurs fins de mois en proposant des paquets de cigarettes et des jeux de hasard électroniques, mais cela est régulièrement remis en question. Ajoutons à cela les lois contre la fumée et l'alcoolisme au volant et les cafetiers font la gueule... sans compter que les repas d'affaires sont de moins en moins copieux et de moins en moins généreusement arrosés - évolution des habitudes...

    ... d'un autre côté, pas sûr que les solutions parfois préconisées (vendre plus cher - les bistrots où l'on trouve encore un déci de rouge à trois francs sont de plus en plus rares en Suisse) soient idéales...

    ... et en France, je suppose que l'addition du restaurant a senti passer le passage à l'euro. Je me trompe?

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  14. DF,

    Je fais souvent des billets sur les bistros ! Celui porte sur les contraintes réglementaires qui peuvent paraitre abusives et qui pèsent sur les bistros.

    C'est le cas que je cite des heures de fermeture qu'on impose pour réduire un problème de tapage nocturne et un problème d'alcoolisme (en général et au volant). Or ça ne résout rien car ce n'est pas le bon problème qui est traité.

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