03 janvier 2012

L'Elysée lit Libération

Notre équipe d’inspecteur de choc en chef, composée de David, El Camino et Melclalex s’est infiltrée dans la réunion provoquée par Nicolas Sarkozy pour décrypter le courrier adressé par François Hollande aux électeurs, dans Libération. Nous sommes en mesure de vous communiquer le verbatim inventé par mégarde.


Le Président : c’est bon ? Tout le monde est là ? Nadine, ferme la porte, je t’ai dit. Tu dois bien réussir à fermer quelque chose… C’est bon, Roger, commence à nous lire cette bavasse.

Roger, l’Huissier (lit la lettre) : Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années.

Le Président : ça ! 14 ans de Mitterrand et 12 de Chirac, on en a perdu du temps. Sont cons les français d’avoir élu ces pingouins.

L’huissier : Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ;

François Fillon : ah ! Les enfoirés ! Ils ne parlent même pas de la retraite à 60 ans, des 35 heures, …

L’huissier : l’insécurité est partout ;

Claude Guéant : hé ho ! J’y suis pour rien, moi. Faut voir le bordel qu’avaient laissé Michèle et Brice.

Le Président : bon, vous allez la fermer un peu, sinon, on n’est pas rendus au bout.

L’huissier : gnégnégné, leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ;

Le Président : ah ben : Je savais que le Montebourg avait gagné la primaire.

L’huissier : pfff, l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions,

Le Président : Hé, ho, mais c’est moi qu’il vise, là ! Qu’est-ce que je leur ai fait à ces institutions ?

Claude Guéant : mais non, te fâche pas, ça ne peut pas être toi, tu es le Président.

L’huissier : le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités.

Le Président : vous avez vu ? Il va reconnaître, je suis sûr !

L’huissier : Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation.

Le Président : et voilà, il faut pointer les responsabilités, Angéla n’y échappera pas.

L’huissier : Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Le Président : avec tout ce que je fais pour les français ? Mais quel ingrat !

L’huissier : Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance.

Le Président : les résultats sont là, il va se planter, héhé ! J’avais promis la défiscalisation des heures supplémentaires, je l’ai faite !

Jean-François Copé : t’avais pas dit un truc sur le pouvoir d’achat, aussi ?

Le Président : toi, n’en rajoute pas. Si tu tiens vraiment à garder ton poste.

L’huissier : Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué.

Le Président : ben oui, je n’ai pas eu le temps. On va pouvoir utiliser ces propos devant les français, il ignore la charge de travail et les délais pour obtenir un résultat. Héhé…

Nadine Morano : OK, je le tweete : « François Hollande n’est pas à la auteur et ignore les mécanisme internationaux ».

NKM (plongeant dans son iPhone) : Mais enfin ! Tu as encore fait deux fautes. Fais gaffe !

Le Président : bon, ça suffit, hein ! Et vous commencez à me les briser avec votre Twitter, comme si les Français savaient ce que c’est. Ou alors il faudra demander à Hadopi de surveiller ce truc là, voire de l’interdire. Que les Français regardent le journal de TF1 et lisent le Figaro, ça suffit largement à leur information.

L’huissier : Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

Le Président : oui, bon ben abrège, on n’est pas sur le blog de Pigenel, ici.

L’huissier : OK. Je vais voir. J’en étais où ? Ah ! Oui. Je reprends. La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine.

Alain Juppé : pourtant, peut-on lui donner tort ?

Le Président : je t’ai demandé ton avis, à toi ?

L’huissier : Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé…

Le Président : mais j’ai changé ! Qu’est-ce qu’il faut que je fasse pour qu’ils le comprennent ?

Brice Hortefeux : pourtant, je l’ai bien à la presse, moi.

Le Président : je sais, mon Brice.

L’huissier : Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

Le Président : hé ho ! j’ai pas fait mes 10 ans, moi.

L’huissier : C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Le Président : abrège, je t’ai dit !

L’huissier : OK… bon… Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Je ne sais pas quoi abréger, moi… Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde.
 
François Fillon : ben évidement ! Avec toutes les réformes qu’on a faites…

Le Président : laisse-le finir ! Déjà qu’il n’arrive pas à abréger…

L’huissier : La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Le Président : c’est bien la preuve qu’il ne faut rien changer, non ?

L’huissier : Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

David Douillet : Giscard, destin ?

Le Président : ah ! C’est malin ! Et ne nous rappelle pas ce guignol qui n’a pas réussi à être réélu. Le seul.

L’huissier : Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

Le Président : bon, là, tu abrèges, pour les principes, ça commence à m’énerver, tout ça.

L’huissier : bon, les quatre principes : la vérité, la volonté, la justice et l’espérance.

Le Président : ben ce ne sont que des mots, s’il espère gagner avec ça.

L’huissier : ben, tu m’as dit de couper, mais il y a quelque chose derrière.

François Fillon : bah ! Tant qu’à perdre du temps autant tout écouter.

Le Président : pfff…

L’huissier : La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Henri Guaino : c’est beau ! J’aurais voulu l’avoir écrit.

Le Président : mais tu aurais pu, mon Guiton ! D’ailleurs, on a une campagne à mener tu vas pouvoir te lâcher. Et essaie de ne pas faire comme la dernière fois, me ressortir des vieux discours, comme si ces clowns de blogueurs n’allaient pas le remarquer. Continue, Roger.

L’huissier : Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté.

Le Président : mais qu’est-ce qu’ils ont tous avec cette souveraineté. De toute manière, c’est écrit : je décide tout.

L’huissier : A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose.

Le Président : ah ! Ben, il n’a pas vu quand j’ai fait l’ouverture. J’avais pourtant démontré que la gauche et la droite c’était pareil, mais ces arriérés de socialos ne veulent pas le reconnaître. Tiens ! Il est où Besson ?
François Fillon : Dans son bureau, il tweete et il n’avait plus de batterie pour son iPhone.

L’huissier : Bon, les gars, je peux continuer ? Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi.

Roselyne Bachelot : où ça, des hommes ?

Le Président : bon, Roro, reste calme.

L’huissier : je poursuis. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite.

Eric Besson, enfin arrivé : pourtant, avec tout ce qu’on a fait avec Jean-François, le débat sur l’Islam, et tout ça. Ils sont bien ingrats, ces électeurs, des traitres !

François Fillon : parole de pro.

L’huissier : Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net.

Le Président : ça tombe bien, moi, je parlerai brut. Pardon, Roger.

L’huissier : J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Le Président : ah ! Il a tout compris, diviser les ethnies pour mieux régner.

François Fillon : heu, ce n’est pas ce qu’il a voulu dire, je crois.

Le Président : Ah ? T’es sûr ?

L’huissier : Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes.

NKM : Il a du mérite…

L’huissier : Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace.

Le Président : Si tout dépend de la cohérence de la gauche et de son esprit de responsabilité, je suis encore là pour cinq ans, moi…

L’huissier : Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Jean-François Copé : ah non ! La justice et surtout le progrès et tout ça, c’est nous ! Il n’a pas encore compris ?

Xavier Bertrand : ben, avec toi à la tête du Parti…

François Fillon : bon, ça suffit, tous les deux.

L’huissier : Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

Alain Jupé : confiant, le gugusse !

Le Président : ouais, il en fait un peu trop. Bon, continue, Roger.

L’huissier : ah ben c’est fini.

Le Président : ah… Bon. Qu’est-ce qu’on fait ? Jean-François ?

Jean-François Copé : je vais demander aux jeunes pops de préparer une riposte, reprenant point par point l’argumentation.

Nadine Morano : je vais en faire la promotion dans Twitter. Mieux ! Je vais dézinguer ce texte à coup de 140 caractères. Ils vont voir ce qu’ils vont voir. T’inquiète pas Nico, on est là.

Le Président : justement…

23 commentaires:

  1. Putain, t'as pris combien de bières ?

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  2. Sacré boulot! Très drôle mais combien de temps pour écrire un tel billet?

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  3. Bien vu ; ça doit pas être loin de la vérité en plus^^

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  4. Captain,

    Aucune.

    Deef, oui ça doit pas être trop loin.

    Cyril,

    Pas un quart d'heure. Il suffit d'avoir eu l'idée de billet avant de commencer la lecture, ce n'est que ce soir que j'ai trouvé le temps et comme je voulais le relayer vu que pour mon billet de ce matin j'ai oublié.

    Bref : conseil de blogage : avant de lire un machin long il faut toujours commencer par penser au blog. Après ça vient tout seul.

    Deef,

    À propos de conseil, je parle de toi dans mon blog geek.

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  5. «J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine»
    J'en suis sûr Hollande lit mon blog ! (enfin le rédacteur de Hollande… ! :-) ).

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  6. Quel boulot ! Bravo !
    Bon, les répliques de l'UMP sont plus intéressantes que la tartine hollandaise que je trouve d'un ennui crasse. Ce qui me choque le plus c'est qu'il parle des français et du peuple en disant "ils". Mais il est où, lui, François Holande ?
    M'énerve…
    :-)

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  7. Euh !... I'll be back soon !
    Beaucoup trop court ce billet !!!
    :)

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  8. Poireau, reste calme.
    Gildan, ah te voilà.

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  9. Trop fort !!

    Bravo, super boulot et j'ai bien rigolé :)

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  10. Hollande bénéficie des effets répulsifs de Sarkozy et de Le Pen...et il n'est même pas sûr de l'emporter. Autrement dit, le PS est mort, et après les élections, ce sera évident.
    Jard.

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  11. "bon ben abrège, on n’est pas sur le blog de Pigenel, ici."

    Supercherie : le vrai Sarko aurait dit Pij'nel.

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  12. Beau défilé de brochettes, Bravo !!!
    Avoue, Rachida Dati t'a servi de taupe à l'Elysée afin de d'espionner la droite pour la décrédibiliser, tout ça pour gratter un poste dans le futur gouvernement socialiste d'ouverture !!!

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  13. Tres drôle et juste notamment sur Morano !

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  14. Victor,

    La pauvre...

    Mike,

    Pas du tout.

    Romain,

    Ah oui, tiens. Mais ils ont pris ça en sténo.

    Jard,

    Arrête de pleurer et de raconter n'importe quoi. J'en ai expulsés pour moins que ça.

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  15. Magistral… démonstration est faite qu'on peut être un peu gros et très fin tout à la fois. Respect.

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  16. Triplement intéressant (dans l'ordre croissant de l'intérêt) :
    - on se (re)farcit la déclaration de FH
    - on s'esbaudit avec e débriefing élyséen
    - on imagine, au détour d'un commentaire, avoir enfin découvert qui est le père de l'enfant de Rachida ! :)

    Y'en fallait pas plus pour enchanter ma matinée !

    Signé : PMF

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  17. Beau billet, j'ai bien rigolé!!!!J'aime bcp le commentaire de Rimbus,continuez NANOUGK33

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  18. Hop, mis d'office dans mes favoris, quelle rigolade!
    Giscard, destin :)
    Superbe et gros beau boulot, ça mérite une tournée!

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  19. PMF,

    Merci.

    Nanougk,

    Merci.

    El Camino,

    Au bistro !

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La modération des commentaires est activée. JE SUIS LE SEUL à décider des commentaires qui sont supprimés et ils ne le sont jamais pour divergence politique sauf si les propos tiennent du harcèlement de la part d'imbéciles qui ne savent pas prendre acte d'un constat de désaccord.

Je supprime les commentaires qui n'apportent rien à l'esprit de ce blog, tel que je me l'imagine. Tant pis pour les andouilles qui voient autre chose...