02 février 2013

Ecole réactionnaire

« La députée socialiste Sandrine Mazetier veut rebaptiser l'école maternelle, expression qu'elle juge sexiste. Elle propose à la place "petite école" ou "première école". » Le sujet fait débat un peu partout, y compris dans les blogs. Elooooody et Sarkofrance semblent approuver alors que FalconHill trouve ça grotesque. Bah ! Par contre, j’ai trouvé sur Atlantico le texte d’un écrivain visiblement réactionnaire qui me parait d’une telle violence que je me suis demandé, à un moment, s’il ne tentait pas de vérifier la loi de Godwin pour nos beaux yeux.

Avant d’y revenir, je vais donner ma position sur le sujet en question. Tout d’abord, je m’en fous. Ce ne sont que des mots dans des textes officiels et sur des pancartes dans la rue. Je continuerai à appeler ça une école maternelle. C’est dans la langue. La cause est juste donc je ne lutterai pas contre… sauf si ça coûte trop cher à mettre en place…

Un des commentaires du billet de Sarkofrance dit : trop de féminisme tue le féminisme. Je suis entièrement d’accord. En outre, à ouvrir un tas de tiroir, on finit par trouver des conneries.

Je propose donc qu’on ne parle plus de « langue maternelle » mais de « première langue ».

Je suis d’accord avec FalconHill.

Revenons-en à mon texte d’Atlantico.

Il est écrit par Christian Combaz qui est un écrivain et polémiste français né en 54 (en Algérie, je précise ça pour la polémique et pour stigmatiser les pieds noirs réactionnaires). Sa fiche Wikipedia nous en dit plus et ne manquera pas d’intéresser certains de mes lecteurs. « Christian Combaz renoue ensuite avec la rédaction du Figaro où il tient une chronique régulière de littérature étrangère dans le Littéraire. Puis pendant une année il fait partie de l’équipe des éditorialistes du journal. Il en est écarté après la mort d’Alain Peyrefitte pour avoir signé, avec Jean-Jacques Aillagon et Pierre Bergé entre autres, la pétition en faveur de Renaud Camus accusé d'antisémitisme. » Je m’étais intéressé à cette histoire d’accusation. Connaissant certains « fanatiques » de Renaud Camus, j’en aurais probablement pris la défense également (dans cette affaire uniquement, hein !). Je m’égare.

M. Combaz écrit des textes dans Atlantico, a travaillé au Figaro et soutenu Renaud Camus. Il est donc probablement réellement réac. On va donc pouvoir étudier ce qu’il écrit. Attention, c’est du lourd !

« Après la proposition de débaptiser les écoles maternelles sous le prétexte que le mot maternel est suspect de sexisme l'Académie Française va-t-elle enfin prendre parti ? On peut toujours l'espérer, mais comme elle ne l'a pas fait lorsque François Hollande a prétendu extirper le mot race de la Constitution, autant devancer son indignation sans attendre, au nom de ceux pour qui la langue est un outil de travail. »

Laissons donc l’Académie Française à sa place. Elle n’a pas à intervenir à propos des « nomenclatures officielles ». Dès l’introduction, le volet « réactionnaire » est accentué avec ce mot, race, que François Hollande veut supprimer de la constitution.

La langue, un outil de travail ? Ceux pour qui la langue est un outil de travail « Ils méritent le même respect que les ouvriers du textile quand ils s'opposent au démontage de leurs machines, et à la mise à l'encan de leurs procédés de fabrication par des gens qui n'y connaissent rien. » C’est du lourd, je vous dis ! La nomenclature officielle des écoles ne mettra pas les écrivains à la rue. Alors qu’un ouvrier qui perd son outil de travail se retrouve au chômage. Le relativisme…

« Eh bien, pour un écrivain, ceux qui n'y connaissent rien sont incontestablement les politiques, droite et gauche confondues, à ceci près que les élus de gauche ne se contentent pas d'écrire et de parler un français qui ferait honte à leurs pères, ils prétendent sans cesse en réformer les règles. » Allons bon ! Que les blogueurs de gauche ne savent pas écrire le Français, je n’en doute pas, mais les élus, maintenant ! Les voila accusés… M. Combaz ne devait pas écouter notre ancien président de la République quand il causait dans le poste.

« Ceux qui n’y connaissent rien » ? Oui, fatalement, pour un réactionnaire, les politiciens qui font évoluer la société n’y connaissent rien… On ne sait pas trop à quoi, mais tant pis. Ca valait le coup de le dire, tiens ! Parce qu’une petite dame veut changer « l’appellation républicaine des écoles pour les petits », voila les politiciens accusés de changer les règles du français.

Ce ne sont pas les écrivains qui font la langue mais la rue. Ceux qui utilisent cette langue pour communiquer entre eux. Pas ceux qui sont à un bureau dans leur chic appartement à taper sur un clavier. Puis un jour un écrivain reprend un mot de la rue dans un de ses écrits, puis d’autres le fond, puis l’Académie, dix ou vingt ans après, en prend acte. Ainsi, si une député fait doucement modifier des textes officiels, la langue évoluera progressivement parce que les gens verront sur les écoles « Première école » à la place de « Ecole maternelle »…

« Naguère c'était l'orthographe, désormais ils essaient d'y déceler on ne sait quelle philosophie cachée comme le faisaient les agents de la Guépéou face aux auteurs qui manquaient de chaleur à l'égard de Staline. » C’est quand j’ai lu ça que j’ai pensé à la loi de Godwin. Ca devient Stalinien de changer le nom d’une école. « Ils dérivent, insensiblement, dans notre dos, au nom du bien commun, vers la tentation de légiférer sur l'usage des mots, ce qui nous promet un paradis orwellien où les élus, les parents d'élèves et la mercière du coin auront le pouvoir de réclamer l'épuration du langage, la désinfection de l'histoire et la sanction des dérapages, absolument quand ça leur chante. » Ouh là ! Z’allez-voir, ensuite on va être accusé de bruler les livres. Si…

Toujours est-il que j’aimerais bien qui m’explique qui légifère sur l’usage des mots ! Nous voila encore au cœur d’une polémique basée sur un mensonge éhonté.

« Il suffira d'appeler un numéro vert pour lancer des campagnes de type maoiste contre le vocabulaire à tendance petite-bourgeoise, les adjectifs offensants ou les connotations suspectes, comme ce fut le cas récemment lorsqu'un sénateur a demandé à son voisin en séance c'est qui cette nana ? et que l'intéressée a paru prête à le faire plaquer au sol par la Sécurité. »

Après avoir été qualifiés de staliniens, nous voila accusés d’appeler à la délation. D’un autre côté, je connais quelques réactionnaires, il leur arrive aussi d’écrire en état d’ébriété.

Je ne cite pas tout le texte. Un autre extrait : « Si l'on traque, à présent, les références au caractère principalement maternel de la première éducation, c'est tout un décor mental qu'il s'agit de remettre en cause, et donc tous les essais, recueils de poèmes, et romans où la distribution des rôles entre hommes et femmes est établie selon des règles à la fois naturelles et immémoriales […] » Nous y sommes ! Nous voila accusés de vouloir bruler les livres. Je vais rassurer le monsieur : quand je lis un livre où l’on parle de la communale ou de la classe de 10ème, je sais de quoi on parle même si la nomenclature a changé.

Ensuite il donne un extrait de Mme Bovary : « A l'encontre des tendances maternelles, il avait en tête un certain idéal viril de l'enfance, d'après lequel il tâchait de former son fils. » et termine :

« Que doit faire un professeur de français devant un passage comme celui-ci ? Caviarder le texte pour obéir aux adeptes américanolâtres de la théorie du genre ? Envoyer au diable les députés qui cherchent la petite bête pour se faire mousser au Parlement ?

Ou  faire plancher ses élèves sur le sujet suivant ?

A l'aide d'exemples précis, vous montrerez que les tentatives pour contrôler l'usage de la langue et réformer l'Histoire au nom des exigences du présent correspondent à un certain type de régime politique, à une certaine vision de la société humaine, et vous direz lesquels. »

Qui veut réformer l’histoire ?

Parce qu’une député (députée, pardon) féministe veut enlever progressivement des termes qui laissent entendre que des rôles sont plus réservés aux femmes qu’aux hommes (ce que j’ai qualifié de ridicule en introduction de ce billet), la voila – nous voila – accusée de réformer l’Histoire !

D’ailleurs MM Guizot et Ferry n’ont jamais existé. A moins qu'ils ne furent staliniens avant l'heure...

Je suis dorénavant pour le changement de nom des écoles maternelles, rien que pour faire chier les réactionnaires.

39 commentaires:

  1. Du moment que ça fait chier les réactionnaire, moi aussi !

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    1. Voilà. Tiens ! J'ai pas été voir si tu m'avais répondu.

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  2. Et paf!
    J'aime bien ton billet et je propose aux réacs de plancher là-dessus:

    "A l'encontre des tendances maternelles, il avait en tête un certain idéal viril de l'enfance, d'après lequel il tâchait de former son fils." En vous inspirant de ce passage, vous tâcherez de montrer en quoi les valeurs viriles imposées par la société du XIXème siècle visaient à faire des jeunes garçons des hommes parfaits à l'encontre des valeurs maternelles."

    Z'avez deux heures.

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    1. Au boulot !

      Néanmoins, je vais être sérieux deux minutes : on ne peut pas reprocher aux autres d'avoir une vision différente de la société. C'est un truc qui me gêne dans le débat pour le mariage pour tous. Des gens ont une vision différente de la notre de la famille. On ne peut pas les blâmer. On se bat pour faire évoluer la société (et on gagne), mais si les autres ont une vision différente on ne peut pas les critiquer.

      On peut faire bouger le monde sur des générations, pas les pensées immédiatement.

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    2. Je ne les blâme pas (enfin si un peu). J'essaie tant bien que mal de critiquer certains de leurs arguments.

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    3. Tu blâmes presque en rentrant dans son jeu en voulant refaire l'histoire du 19ème.

      Le côté dangereux de la philo : ça nous oblige à juger les autres, y compris nos ancêtres.

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  3. Quand j'étais enfant,trois écoles me préoccupaient :
    1. La petite école = je pense que ça se nommait l'école maternelle, mais ma grand-mère disait aux gens :"Rendez-vous compte, elle lit couramment, mais elle est jeunette, elle est encore à la petite école".
    Donc, la petite école, ça existe depuis "avant" l'école maternelle [ça serait pas Pétain qui a baptisé ça école "maternelle" ... ça y ressemble bien ! Je vais chercher = je vais demander à "Marraine" : 91 ans ! Son premier poste, à 18 ans ! ... comme dans la "P'tite maison dans la Prairie", elle y allait le dimanche après-midi pour toute la semaine, en prenant à pied dans la montagne et dans la neige, un chemin suivi par son collègue lorsqu'il était jeune, lui aussi : et à cette époque,les loups le suivaient !]
    La 2ème école dont je me souvienne très bien, c'était : la "grande école" : j'avais une peur bleue, c'est qu'on m'y envoie précipitamment car je savais lire ... mais cela m'aurait séparé de mon jumeau qui, lui, grimpait comme un singe aux arbres et s'en foutait bien de lire !
    La 3ème école m'a ouverte à la sérénité et à la tolérance [car les héros, c'est une chose, mais dans les familles, ça n'est que douleur et terreur pour les enfants qui naissent après ! ]Cette 3ème école, c'était "L'Ecolette" ! Tes amis du mas perdu à St Jean du Gard, te diront ce que c'est !
    En conclusion : Si on renomme l'école "maternelle", "Petite Ecole" ou "Ecoles des Petits" (ce qui serait plus mignon), ch'suis pas contre.
    Faut pas en faire quand même une "fixette", mais elle a pas tort finalement la camarade : le Changement, y'a aussi les mots pour le dire !
    Plein de bisous de ouikende !

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    1. Chacun a ses souvenirs de l'école. Moi je suis un enfant de la réforme Haby (j'ai oublié l'orthographe). J'étais dans la première "année" à suivre ces réformes. Comme mes père tes étaient enseignants, j'en garde un souvenir spécial, d'autant que, parallèlement, je suis entré en première section de maternelle dans une école l'année de son ouverture.

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  4. Je pense qu'un certain féminisme est davantage réactionnaire que les réacs qui effraient tant de nos bons amis.
    Ce féminisme qui voulait supprimer "mademoiselle", qui manifester devant l'académie française pour exiger qu'on ne dise plus "il fait beau" (trop sexiste), ou qui aujourd'hui sort ce genre de saucisse sur les écoles maternelles.

    Enfin, si ces féministes là veulent se ridiculiser par ces combats là, grand bien leur en fasse... (la cause des femmes n'en sortira pas grandie, mais je me demande si c'est vraiment ce qu'elles désirent...). Des fois, c'est pas un drame d'être considéré comme "réactionnaire" devant un certain ridicule...

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    1. Ce n'est pas réac ! On est d'accord pour dire que certains combats sont ridicules.

      Par contre le "mademoiselle" doit être replacé dans son contexte. Le mot n'est pas supprimé de la langue mais de formulaires administratifs.

      Les hommes n'avaient pas à dire obligatoirement en se présentant qu'ils n'étaient pas mariés.

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  5. Depuis quand l'ECOLE est faite pour le confort sémantique de certaines enseignantes ?
    C'est l'ECOLE qui est MATERNELLE. Ce n'est qu'un mot, et qui se trouve être en phase parfaite avec le rôle de l'ECOLE des tout-petits : n'en déplaise aux enseignants il est important pour les enfants qu'il y ait dans cette première socialisation des traces du MATER, avant le saut dans le primaire.
    PRIMAIRE ne désigne pas les enseignants que je sache ! mais le PREMIER cercle, avant le COLLEGE comme cercle plus étendu, et les UNIVERSITE, cercle élargi alors au monde.
    Apparemment certaines n'ont pas encore réussi à se décentrer du cercle où on ne voit pas plus loin que le bout de son nez.
    Entre les primaires pour municipales, la pétition contre les cathos et le nimpostequisme j'ai ma dose de futilités.

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    1. Oui. La futilité est lassante.

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    2. "il est important pour les enfants qu'il y ait dans cette première socialisation des traces du MATER, avant le saut dans le primaire".

      Argument d'autorité. Vous n'expliquez rien. Et surtout pas pourquoi il ne devrait pas y avoir des traces du "pater".

      Gilbert

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    3. Geneviève, je te le laisse...

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  6. "" école libre "" ça dérange pas le réac,
    bon c'est pas le sujet non plus
    Fidel

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  7. Constat d'un papa d'une petite fille de 2ans et 1/2 qui est rentrée à l'école "maternelle" en septembre dernier : j'ai des fois le sentiment que le qualificatif maternelle n'est plus approprié. Pour la propreté, les enseignants refusent de toucher aux enfants. Pour ceux à qui un accident de propreté arrive, nécessitant que l'enfant soit douché, cette douche ne s'effectue quand présence d'un adulte "témoin".....
    Voilà, on en est là. Il n'y a plus d'école "maternelle" au sens littéral du mot.

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    1. Oui. Mais arrête le politiquement correct. Tu n'est pas un papa mais un père. Ce n'est pas un accident de propreté mais un gamin qui chie dans son froc. Comment veux-tu que la société évolue dans le bon sens si on devient neuneu ?

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    2. ""Pour la propreté, les enseignants refusent de toucher aux enfants"".
      1 C'est pas leur taf, les enseignants disposent d'ATSEM , titulaires de la fonction territoriale (mais très souvent des CES ) payées au lance pierre.
      2. Il est de bon aloi que les mômes rentrent à l' école lorsqu'ils sont propres.
      Fidddddddd

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    3. Putain de bordel ! Personne n'a dit que le boulot des profs était de torcher des mômes.

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  8. Oups ! J'ai supprimé par mégarde (abruti d'iPhone) un commentaire de "Marco Polo". Le voila :

    Bon. Vous n'avez pas compris le texte de Combaz, et vos reproches tombent à l'eau. Je pourrais vous convaincre en dix minutes, si nous discutions ensemble autour d'une bière, mais il faudrait beaucoup plus de temps par écrit, alors je ne vais pas me lancer. Reste que Combaz balance ici des évidences, que vous seriez d'accord avec lui si vous faisiez l'effort de comprendre et que vouloir changer les noms traditionnels pour des raisons idéologiques, ben oui, c'est totalitaire, point Godwin ou pas.

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    1. L'imbécile me dit que j'ai tort et qu'il pourrait me convaincre mais n'ose pas essayer. Un con pareil, fallait le faire. Qui parle de changer les noms traditionnels ? On parle de moderniser une appellation. Quand Le Crédit Lyonnais a changé son nom en LCL, ça fut totalitaire ?

      Bon ! Un peu de sérieux ! Pauvre con, tu dégages de ce blog. Tu seras le bienvenu le jour où tu auras le tien...

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    2. Merci, c'est un honneur.
      Mais s'il faut que je dise des conneries sur mon blog pour avoir le droit de commenter les vôtres, ça devient un peu compliqué, non ?

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    3. Non. Ca te permettra seulement d'être obligé d'assumer les tiennes.

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    4. Alors là, le nommé Nicolas, tu devrais faire attention parce que la prétendue connerie de Combaz elle tient la route dans les index Google pour l'éternité, mais la tienne fait un peu tache et tu ne te rends pas compte que tu ne pourras pas effacer le témoignage de ton vide totalitaire,il restera dans les annales. Marco Polo, je lirai ton blog dès qu'il sera créé.

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    5. Qu'est ce que j'en ai à foutre ? Je n'ai pas le talent d'écrivain de Cambaz, je ne suis pas écrivain mais blogueur. Quand des idées me déplaisent, je le dis. Et quand un type me dit que je suis totalitaire quand je dis qu'on peut changer la loi, j'ai envie de le gifler. Nous sommes en démocratie et l'école dépend de l'état donc de tous.

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  9. Putain de bordel !
    j'réponds à jves :)

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  10. Bizarre, y a pas Didier Goux.
    Il va bien le reac-en-chef? Bizarre...

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  11. Les mots et leur usage...vaste débat, mais je crois qu'on ne peut pas gagner sur l'usage par la loi...C'est pas parce qu'une loi décide qu'on va dire "jeune pousse" pour start-up que ça se produit...On dit maternelle sans tellement penser à la mère, me semble-t-il...Je suis d'accord, les mots ont un sens, une étymologie, mais l'usage est toujours plus fort...C'est comme ce fichu mariage civil qui n'est pas du tout un sacrement, mais qui s'appelle quand même mariage !

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    1. On est d'accord. On ne parle d'ailleurs pas de lois mais de circulaires et documents administratifs... L'usage viendra ensuite, dans 10 ans, dans 20 ans... On ne change pas un mot mais des pancartes...

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  12. hello Nicolas
    assez d'accord avec toi sur le droit de tous de critiquer la question – ce n’est que cela - de S Mazetier.
    Son propos était-il si extremiste ?
    Elle tendait d’abord, si je reprends ses termes, à rappeler à tous que l'école n'est pas qu'affaire de femmes mais de tous, là dessus je ne puis que la suivre.
    Par ailleurs, ça m'a plus rappelé immédiatement ce qu'avait dit X Darcos voilà quelques années, en début de mandat sarkozyste.
    http://www.rue89.com/2008/09/15/darcos-les-profs-de-maternelle-ne-changent-que-les-couches
    C'est plus je crois dans une logique de rappeler l’importance de cette étape de scolarisation des enfants et la responsabilité des 2 parents.

    Donc c’est certes “genré” comme argumentation, mais pas “que” pour le sexe féminin.

    J’ai trouvé l’un des arguments de AG Zimmerman/La Peste, très convaincant
    http://www.acontrario.net/2013/02/01/ecole-maternelle-sexisme-patriarcat-lutte/
    Combien de pères se voient raillés vire empêchés quand ils disent à leur boss devoir aller chercher leurs enfants...

    Enfin (je sais je fais de trop long comm’), mon attention a été attiré par autre chose.

    La réacosphère qui tombe sur S Mazetier 1 mois après que cette question ait été posée,
    tout ça en pleine réforme des rythmes scolaires et secousses à l’Assemblée où les réacs ont leur tribune,
    j’ai trouvé ça curieux.

    Je vais creuser....

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    1. Ca ne vaut pas le coup de creuser. C'est la vie...

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    2. ah bah tiens
      http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/chroniques-articles-section/chroniques/2539-changer-nom-ecole-maternelle-pourquoi-pas-

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    3. Je suis pas complotiste pour un sou
      - et encore une fois on peut très bien en faire abstraction et trouver critiquable ce que demandait S Mazetier -
      le classieux syndicat UNI (et ses canaux de distribution d’information superprogressistes) seraient “bizarrement” à l’origine du buzz.
      http://www.uni.asso.fr/spip.php?article10707

      Mouais... les réacs qui gueulent après avoir créé un buzz, ça s'est vu !

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