22 septembre 2009

Tu étais où, il y a vingt ans ?

« Ma vie de toute façon ça a toujours été une histoire de trains. » C’est ainsi que Trublyonne finit son billet « Tu étais où, il y a vingt ans ? » Trub rebondit sur un billet de Juan, comme Mip et Abadinte : nous allons considérer ça comme une chaîne ! Tiens ! Je vais taguer Louis et Gularu. Et Olympe, Hypos et tous ceux qui voudront…

Ma vie a longtemps été une histoire de train, aussi. Jusqu’à ce que la SNCF décide de ne plus être un service public et supprime les trains permettant aux types bossant à Paris d’aller voir leur mère en Centre Bretagne.

D’octobre 1987 à fin 1990, tous les week-ends, je sautais dans le train, à Montparnasse, direction la Bretagne. Le 25 septembre 1989 était inauguré le TGV Atlantique. Il y a des dates comme ça qu’on se rappelle ou qu’on croit se rappeler, ce n’est pas très important. J’ai oublié la date de l’élection de Giscard mais je me rappelle de la date de l’inauguration du TGV Atlantique.

En fait, j’aurais du le prendre, quelques jours plus tard, puisque je finissais mon service militaire, au Mont Valérien, à Suresnes. J’allais devenir, quelques jours plus tard, un enfant de Puteaux où mon ancien employeur m’avait trouvé une mission si j’acceptais de revenir chez lui ! Elle était bien, cette période, pour les informaticiens : on avait peu de risques de se retrouver au chômage (deux ou trois ans plus tard, ça basculait…). J’avais accepté. Non seulement, le patron m’avait téléphoné pendant mon service mais, en plus, il me proposait un salaire largement supérieur à ce que je voulais… Epoque bénie.

J’avais accepté, aussi, parce que je crois que je devais à mon patron un super piston, pour ce service. Je n’en ai jamais eu la confirmation mais le Mont Valérien avait plein de pistonnés, de « fils de… » ou « copains de … ». Moi pas. J’étais parmi la piétaille. Un jour, un copain qui bossait dans le service en charge de gérer administrativement les troupes avait consulté mon dossier. Ca nous amusait toujours de se foutre de la gueule des potes et de leurs pistons bidon. Il a regardé le mien. C’était marqué « confidentiel ». Il a demandé à un gradé qui passait par là dans quels cas le piston était « confidentiel ». Réponse : « ça vient de quelqu’un de très haut placé, probablement un ministre ».

Dans ma boite, la rumeur courrait que le patron était un copain de Gérard Longuet qui était encore Ministre trois mois et demi avant le début de mon service. Qui sait ? Même pas peur d’avoir été pistonné par un Ministre de droite, Secrétaire Général d’un des grands partis de l’époque !

Ce ne nuira pas à ma carrière de blogueur zinfluent gauchisssse, j’espère. D’ailleurs, en 1988, j’avais voté pour Pierre Juquin car je considérais les socialos de l’époque comme de méchants libéraux.

Voilà où et comment j’étais, il y a vingt ans. Entrant dans la vie active, rappelé par un patron pour du boulot, insouciant et gauchiste, me réjouissant de l’arrivée du TGV en Bretagne…

11 commentaires:

  1. "Jusqu’à ce que la SNCF décide de ne plus être un service public et supprime les trains permettant aux types bossant à Paris d’aller voir leur mère en Centre Bretagne."

    et "me réjouissant de l’arrivée du TGV en Bretagne…"

    Faut savoir là... :-)

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  2. Justement... Jusqu'en 2005 ou 2006, je pouvais prendre un TGV à Paris à 17h10 avec un changement à St Brieux à 20h qui me poussait à Loudéac vers 20h40. Ca me laissait le temps de dîner en famille puis de sortir avec les potes.

    Maintenant c'est impossible mais c'est très récent. Par contre, à l'époque de mon service, les trains étaient si "lents" que je n'arrivais pas à Loudéac avant 23h ou minuit.

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  3. Moi, en 1989 (année précédent ma "rencontre" avec Catherine), je n'ai quasiment pas dessaoulé. Donc, inutile de me demander des détails.

    En revanche, je me souviens que j'ai appris la chute du mur, dans le hall du théâtre du Châtelet où je m'apprêtais à aller entendre un opéra. Mais lequel ? Peut-être Lulu, d'Alban Berg. Ou La Dame de pique de Tchaïkowski.

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  4. Je n'ai que très peu de souvenirs "politiques" de cette période (en tant que militaire, on n'a pas l'accès à l'information très facile) : la chute du mur n'évoque pas grand chose pour moi.

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  5. Il y a vingt ans, je me promenais dans Paris, avec mon fils unique et miraculeux — j'avais 38 ans quand il s'est invité au monde... — dans les bras. Et oui, cette année-là, avec lui, j'ai pris mon premier TGV pour la Bretagne...
    Salut et fraternité à tous !

    Alexandria

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  6. Il y a 20 ans... olàlà, j'étais jeune ! j'avais 8 ans, j'allais à l'école primaire (à pied !) et je me faisais déjà tirer les oreilles par l'instit'. Ceci explique cela.

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  7. Alexandria,

    Merci pour ta visite...

    Homer,

    Tant qu'il se limitait aux oreilles...

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  8. Il y a 20 ans, à quelques jours près, je quittai définitivement l'école après 14 années de bons et loyaux sévices. Ceussi ossi esplikan peutete sela.

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  9. Je ne sais pas précisèment. Il y a vingt ans, je devais être quelque part à Lille mais bon... La mémoire est un trou auquel il reste quelques bords !
    :-)

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  10. Il y a vingt ans, il me semble que j'étais à peu près dans le même coin, mais perché sur une colline à trois kilomètres de mon domicile actuel. Quelle question bizarre aussi! J'ai passé plus de trois fois vingt ans, jeune homme, ça fait beaucoup de choses à oublier.

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