21 novembre 2012

Jean-François Copé, le pire stratège électoral ?

 « Le retour à l'horreur que fut le RPR et l'UDF. » « Je ne laisserai pas refaire l'UDF et j'y déploierai une énergie dont vous n'avez même pas idée » ! Ainsi, la première action politique de Jean-François est de se battre contre les alliés historiques de sa formation politique à un moment qui ne me semble pas spécialement opportun et me faisant douter du sens politique du Monsieur. 

Le coup du parti unique n'a fonctionné qu'en 2007. Les électeurs ont besoin de se disperser. S’il a réussi en 2007, c’est pour des raisons que chacun analysera mais surtout pour le talent de Nicolas Sarkozy, même si ça me fait mal au cul de le dire. Mais c’est aussi parce que le Parti Socialiste était la seule force de poids, à gauche.

On peut aller chercher loin !

En 1965, 1974, 1995, la gauche présente un seul candidat costaud alors que la droite en a deux susceptibles de faire plus de 10 ou 15% : elle se vautre. En 2012, la droite présente un seul candidat costaud alors que la gauche en a deux susceptibles de faire plus de 10 ou 15% : elle se vautre.

On me rétorquera en trouvant des cas particuliers… 1965, il y avait de Gaulle, par exemple. On ne bat pas de Gaulle. Soit… Et je n’ai pas cité 1988, il y avait Mitterrand opposé à son Premier Ministre… On ne bat pas Mitterrand quand on est Premier Ministre et que c’est le bordel dans le pays. Ce qui nous fait donc une exception : 1988.

Ne retenons que 1974, 1995 et 2012… La stratégie du Parti Unique ? Ca ne fonctionne ni à gauche, ni à droite.

L’autre stratégie de Jean-François Copé ? La droitisation ?

Un de mes commentateurs me disait hier qu’il y avait réellement une porosité entre les électeurs de l’extrême droite avec ceux de « la droite de la droite ». Je ne sais pas ce que ça veut dire. Le thème de mon billet était de dire que l’électeur du Front National au premier tour ne vote pas nécessairement pour le candidat de droite.

1981, 1988 et 2012 : Victoire du candidat du Parti socialiste. François Mitterrand.
1995 : Victoire de Jacques Chirac sur le thème de la fracture sociale (oublions 2002…).
2007 : Victoire de Nicolas Sarkozy sur des thèmes économiques, le travailler plus pour gagner plus (rappelons qu’il proposait le droit de vote des immigrés aux élections locales).

Jamais un candidat qui n’a fait campagne sur les thèmes qu’on prête au Front National n’a été élu. Même le meilleur score obtenu par un candidat du Front National, 18%, obtenus en 2012 par Marine Le Pen, a été fait alors que la candidate a mené sa campagne essentiellement sur des thèmes sociaux et économiques.

Le pain au chocolat de Jean-François Copé et son parti unique lui feront tout perdre…

12 commentaires:

  1. J'adore quand nous avons la même analyse politique, quand bien même sur le fond elle ne m'arrange vraiment pas du tout...

    (ils sont vraiment nuls... Et les prétendus militants le remettent en place... terrifiant)

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    1. « J'adore quand nous avons la même analyse politique »

      On le savait…

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    2. Ben oui, Didier, et alors. Le Faucon et moi sommes très proches comme vous et moi d'ailleurs.

      Où est le problème ?

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    3. On se donnera tous la main, et on fera une ronde.

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    4. Ça s'arrose. Je suis persuadé que devant quelques produits du terroir, vous seriez copains comme cochon tous les deux. Sauf s'il on n'a pas de tire bouchon.

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    5. Où est le problème ? Mais nulle part ! On n'a plus le droit de se moquer, maintenant ?

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  2. Vous dites n'importe quoi : le parti unique ça fonctionne très bien. Mais à condition qu'il soit vraiment unique : URSS, Birmanie, ensemble de l'Europe de l'Est entre 1945 et 1989, la plupart des pays africains, dictature d'Amérique latine des années soixante et soixante-dix, Chine…

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  3. Le courant "dur" de l'UMP a gagné, c'est un fait. Je suis moins certain que vous sur le fait que Copé ait tout perdu. Une chose plus sûre me semble être que Borloo voit là une chance inespérée d'accélérer l'essor de son parti, car des fillonistes déçus vont le rejoindre (si ce n'est les militants, au moins les sympathisants).

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  4. La crise de l'u.m.p lamentable.Ces politiciens ne sont que des véreux à leur service avant tout,des carriéristes pour arrondir leur salaire,mais rarement dans l'intérêt de la France et des français.J'espère que le non cumul des mandats sera bien réel.Mais je doute fort que les députés de droite comme de gauche se tireront une balle dans le pied.La suite des évènements me donnera peut-être tort,je l'espère mais n'y crois guère.
    yannick

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