22 novembre 2012

UMProbable

Je tiens à présenter mes excuses à mes honorables lecteurs, y compris ceux qui arrivent par News Republic et ceux qui sont déjà à l'apéro. Je n'arrive pas à suivre tous les rebondissements dans les histoires de l'UMP et à fournir une analyse objective pour leur éviter d'avoir à penser. J'ai un métier qui m'occupe huit heures par jour : je ne suis pas journaliste dans une chaîne télé en continue. Je n'arrive pas à créer de l'information (une chaîne a annoncé hier que 100 parlementaires allaient quitter l'UMP). 

Tiens ! Ce midi, je suis parti déjeuner sans regarder les informations. J'ai néanmoins reçu une alerte du Figaro pour dire que Jean-François Copé allait lui-même saisir la commission de recours. Je ne sais pas trop pourquoi ? Pour expliquer au public que les élections qu'il avait en charge d'organiser étaient faciles à truquer, probablement, mais qu'il n'a pas réussi à truquer en sa faveur et que son parti est incapable de compter des voix dans des élections ? Il a donc ainsi toutes les compétences pour le diriger. 

Je suis donc entrain de manger un sandwich mixte de la main gauche et de taper un billet de blog sur mon iPhone, au comptoir.

A côté de moi, il y a deux clients qui parlent de tout ça. Ils sont visiblement des partisans de François Fillon (vu le quartier où je bosse rien de surprenant). Ils n'arrêtent pas de critiquer Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy tout en saluant la grandeur de Fillon qui a renoncé à la présidence au profit d’Alain Juppé. 

D'une manière générale, ils déplorent l'abaissement de la classe politique française. Il y en a qui m'a fait rire en déclarant qu'on avait l'air malin à aller imposer notre modèle de démocratie à des pays Africains alors qu'on est incapable d'avoir un fonctionnement démocratique dans nos propres partis. Il n'a pas tort. 

De fait, j'espère que Jeff Copé va déposer son recours en espérant que l'élection sera annulée globalement et qu'on reprenne à zéro. Même si écouter encore ces loustics pendant plusieurs semaines ne me plait pas trop. 

Toujours est-il que je vais pomper la conclusion de mon confrère et néanmoins ami Seb Musset qui semble se préparer à devenir blogueur de gouvernement

"Le vainqueur immédiat du carnage n'est donc pas Marine Le Pen, ni Nicolas Sarkozy (entendu ce jour par la justice), mais bien François Hollande, lauréat de primaires ouvertes dont chacun a salué l'avancée démocratique qu'elles constituaient, le sérieux des débats et l'organisation, un François Hollande encore accusé d'amateurisme hier. Mais c'était hier. Les critères du sérieux politique viennent d'être durablement redéfinis. Et c'est la plus grande leçon de la semaine. "

Et paf !

8 commentaires:

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