03 novembre 2012

Des entrepreneurs à gauche et des philosophes déjantés

Parfois, en surfant sur le web, vous tombez par hasard sur des textes libéraux ou réactionnaires qui vous laissent rêveurs. Ils paraissent totalement déconnectés de la réalité de la politique du pays, du fonctionnement de la démocratie, de l'expérience de chaque électeur et du positionnement « gauche droite » de chacun. Et je ne parle même pas du fond : l'économie et tout ça...

« Nombreux sont les chefs d’entreprise, cadres, économistes, « experts », journalistes économiques, qui votent à gauche. C’est là un sujet permanent d’étonnement pour le philosophe que je suis qui, par métier, connaît les idéologies et sait que, dans le système intellectuel du socialisme, l’économie de marché n’a pas de place. » nous dit le monsieur...

Ca fait méditer. Je vais faire de la philosophie, aussi, alors. Mais de comptoir, seulement... Comprendre le positionnement politique des gens, vaste sujet !

Quand j'étais en première année d'IUT (1983 - 1984), j'avais un "collègue" Camerounais (genre : neveu de la concierge du cousin par alliance d'un ambassadeur). J'étais alors fervent supporter du Parti Communiste. A l'époque, Yannick Noah venait de gagner Roland-Garros. La complicité entre les Camerounais et les Français était très forte et il fallait bien être plus à gauche que le Gouvernement.

Avec Timothy, on passait des heures à parler politique. Il aimait bien écouter mes théories et me faisait parler. L'été, il est parti en vacances dans son pays. Quand il est revenu, il était devenu membre de je ne sais plus quel groupe d'extrême gauche, limite terroriste et fier de ce qu'il avait fait. Prêt à prendre les armes et tout ça pour faire la révolution chez lui.

J'ai vite coupé les ponts avec lui car il devenait très chiant et j'ai bien réfléchi à mon propre engagement politique. Cet engagement n'en était pas un : je ne faisais que discuter. Par contre, constater que, en discutant, j'avais réussi à convaincre un gugusse qui n'avait pas du tout la même culture politique que nous de prendre les armes m'avait effrayé.

Je me suis rendu compte qu'avant tout engagement partisan, j'étais surtout un démocrate. J'ai arrêté de regarder le tennis à la télé. En 1988, j'ai voté pour Pierre Juquin. Ensuite, j'ai arrêté de m'intéresser au sport et je suis devenu, dès le second tour, un socialiste propre sur lui.

Je me suis à nouveau intéressé à la politique vers la fin des années 1990 : le PS était au gouvernement et je passais des heures au comptoir à défendre la réduction du temps de travail devant un parterre de types de droite, sans la moindre culture politique à moins de considérer comme tel le fait d'assimiler les chômeurs à des fainéants.

Ensuite, ma bande a changé et j'ai commencé à fréquenter mes copains actuels, vers 2002, ceux dont je parle à l'occasion dans mon blog bistro. Tous de gauche, sauf deux : Marcel le fiacre et le vieux Jacques.

Le vieux Jacques. Un vieux gaulliste persuadé que tous les maux du monde étaient dus à mai 1968. Persuadé aussi que tous les chômeurs étaient des fainéants, tout en étant lui-même au RMI.

Le vieux Marcel rentrant de bonne heure à la maison, Jacques se retrouvait toujours le seul de droite face à une brochette de types de gauche. Dans toutes les discussions, il finissait par se retrouver en minorité et à abdiquer. Quel que soit le sujet, il se rangeait toujours à chacun de nos arguments : le logement, le travail, l'entreprise, le rôle de l'état, la sécurité, la justice,... Il n'abdiquait pas, en fait, il devenait d'accord avec nos arguments et aurait été capable de les reprendre à son compte.

Il était donc dans la même situation que moi des années avant : entouré d'opposants... Sauf que c'est lui qui cherchait la conversation et qu'il finissait toujours par abdiquer.

Alors, en fin de soirée, à l'heure où les conversations se faisaient moins précises, il n'avait plus qu'un seul argument : "qu'on soit de gauche à vingt ans, je comprends, mais à 40, ce n'est plus possible, il faut être sérieux".

C'est un argument que j'ai entendu bien souvent dans les blogs, des années après.

Et, toujours, le lendemain, il était revenu à ses opinions bien à droite, oubliant de remettre ses pensées dans l'ordre.

Au cours de ces discussions, le vieux Jacques basait toujours son argumentation sur ses propres expériences, sa propre connaissance des sujets... Ce n'est pas une critique : je suis moi-même en train de bâtir une théorie sur un truc personnel se limitant à un seul individu !

Un seul individu ? Bof... Le vieux Jacques plus certains moins obtus que d'autres dans mes premières années de politique au comptoir : Jean, Roger, le toubib,... Tous pareil : à peu près d'accord avec moi sur tous les sujets à partir du moment où je faisais quelques concessions. Mais de droite, viscéralement de droite, par pure opposition à la gauche parce qu'ils avaient vécu à l'époque de Marchais, de l'URSS et que leurs parents leur avaient appris que les communistes mangeaient les enfants.

Ensuite, j'ai connu les blogs et... des blogueurs de droite. Certains sont devenus des copains, d'autres des "ennemis"... Un peu comme le vieux Jacques, ils sont - étaient ? - en minorité dans les blogs.

Toujours est-il que quand je découvre un nouveau blogueur de droite viscéralement opposé à la gauche et au socialisme, ça m'amuse beaucoup. Surtout quand il commence par expliquer que lui seul à une compétence politique, lui seul a étudié le sujet,...

Le dernier, je l'ai trouvé par l'intermédiaire du blog de Pierre Chappaz. Aucun fond. Que de la haine. Au moins, je crois que je regarde la plupart de mes adversaires avec une certaine sympathie, voire de l'affection, même si j'ai parfois un mauvais caractère.

Je ne vous cite que la fin du texte mis en avant par Pierre : « Bénissons le Ciel que les socialistes aient fait ces semaines-ci l’erreur tactique de s’attaquer ouvertement et méchamment à la frange intelligente, active, dynamique, inventive, et encore « riche », de la population. Il ne serait que naturel que ce soit de cette frange que naisse une résistance organisée à la collectivisation du pays. »

L'expression « Bénissons le Ciel » est amusante dans ce contexte.

J'espère que les électeurs auront compris le message : vous êtes tous des cons.

Je vais quand même citer une autre partie, pour rigoler : « Loin qu’elles puissent passer pour des erreurs et des égarements dus à l’improvisation, elles ressemblent plutôt à un début de mise en œuvre méthodique d’un programme de transformation révolutionnaire de la société. »

J'espère que les copains du Front de Gauche comprendront que François Hollande est un dangereux révolutionnaire. Vous vous rendez compte que 52% des Français ont VOTÉ pour un type qui veut faire la révolution (pour foutre dehors le pouvoir en place ?).

Je vais rappeler l'introduction : « Nombreux sont les chefs d’entreprise, cadres, économistes, « experts », journalistes économiques, qui votent à gauche. C’est là un sujet permanent d’étonnement pour le philosophe que je suis qui, par métier, connaît les idéologies et sait que, dans le système intellectuel du socialisme, l’économie de marché n’a pas de place. »

Cher Monsieur, vous pouvez par connaître, par métier, des faits qui sont des étonnements pour un philosophe que vous êtes mais vous devriez plutôt faire de la philosophie de comptoir et étudier le parcours politique de certains...

De Timothy, au vieux Jacques, en passant par moi... Et les entrepreneurs...

A part la philosophie, vous auriez pu, aussi, étudier l'histoire politique récente de ce pays et l'économie. Vous comprendriez alors aisément pourquoi certains patrons, certains entrepreneurs et la majorité des économistes voire des journalistes économiques sont ancrés à gauche, mais votre mère, certainement une Sainte Femme, vous a appris que les communistes mangent les enfants et que les socialistes sont des méchants révolutionnaires.

Vous avez donc pu développer un texte de 4650 signes de pure haine, sans la moindre proposition à part une injonction aux entrepreneurs de monter leur propre parti politique, avec leurs propres médias qui ne seraient pas aux mains des Rothschild, Bouygues, Lagardère et toute cette bande de dangereux gauchistes qui manipulent l'opinion pour forcer les socialistes à faire la révolution et à redistribuer leur pognon.

Prenez la tête de ce mouvement, créez un parti politique, que diable ! Trouvez un leader charismatique.

Tiens ! Comme Nicolas Sarkozy en 2007 ! Il allait réformer, créer de la croissance puis moraliser la finance, supprimer le chômage, diminuer la dette, les dépenses de l'état ! Tous les entrepreneurs étaient derrière lui, c'était beau.

Ah non ! Pas tous...

Certains avaient bien vu que le Pacte Présidentiel de Ségolène Royal, comme en 2012, les 60 engagements de François Hollande, étaient bien meilleurs pour la France... On a vu le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy. J'espère qu'encore plus d'entrepreneurs ont voté à gauche en 2012, ne serait-ce que pour la nouvelle phase de décentralisation, la politique pour les PME, la banque publique d'investissement, ...

Ou pour éviter une augmentation de la TVA qui aurait été terrible pour leurs affaires, avec la réduction du pouvoir d'achat de leurs clients...

Vous êtes philosophe, pas politicien. Continuez à philosopher.

Ou alors, ne concluez pas vos textes en démontrant que les gens sont tous des cons, ça va vite lasser les électeurs, chacun avec son opinion politique basée sur expérience, son vécu, sa réflexion, son éducation, … et pas sur idéologie enseignée de force par des enseignants marxistes...

Ca finit par devenir risible.

Peut-être que des gens sont à gauche que parce que rien ne convainc dans les propositions de la droite. Peut-être que des gens sont à droite uniquement par pure tradition.

Va savoir, mon gars... L'idéologie est parfois très loin.

39 commentaires:

  1. Moi, le truc qui me fait marrer c'est la "résistance organisée à la collectivisation du pays". Tout de suite j'imagine François Hollande ne couteau entre les dents, les hordes roses déferlant sur la France pour s'emparer, au nom du peuple, des biens des "résistants", et autres scènes amusantes. Ce philosophe-là semble délaisser l'amour de la sagesse pour l'hyperbole.

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  2. Très très bien pour un samedi.

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  3. Apparemment, Philippe Nemo n'est pas seulement un spécialiste de Hayek : il en est aussi un disciple.

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    1. Probablement mais je n'ai pas voulu faire de recherche sur la personne, il est visiblement libéral !

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  4. Je pense que l'organisation dont tu parles et où s'est inscrit ton pote est l'UPC, une organisation légale aujourd'hui et divisée en fractions mais à l'époque interdite. Il est beaucoup question de ce parti dans remember ruben, célèbre roman de Mongo Béti ou dans Kamerun, un livre qui analyse les luttes d'indépendances puis le nouvel ordre au Cameroun.

    Effectivement le mec était ici loin du militantisme révolutionnaire purement verbal comme le fait l'extrême-gauche des blogs politiques français et bourgeois.

    Pour le texte je l'avais vu.Je m'étais dit: soit Chappaz trolle soit il a définitivement perdu pied avec la réalité à nous transférer cela sur son blog.

    Le texte est en tous cas rigolo et deux choses
    1 il montre le peu de sérieux d'un bonne frange de l'opposition aux sociaux-démocrates.
    2 Il donnerait presque envie de se radicaliser un peu.Quitte à se faire traiter de rouge....

    Un dingue m'avait fait le même coup d'ailleurs dans mon texte pro entrepreneurs sur le monde et il m'avait traité de stalinien...y'a des barges partout, dommage que certains cherchent à leur donner une audience.

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    1. Je l'ai perdu de vue depuis 86.

      Pour le reste, oui, c'est rigolo.

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    2. Je viens d'alleurs commenter chez Pierre. Fou comme ses commentateurs se montent la tête au delà de tout élément concret...

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  5. Très beau texte. Cynique, mais bien écrit. Je m'étonne toujours du ton pris par les bien pensants, raillant leurs opposants devant tout le monde, comme pour se sentir plus fort face à l'adversité, surtout quand les arguments manquent. Mais qu'importe, là n'est pas le sujet.
    Monsieur Jegoun, niez-vous les arguments calomnieux (ou risibles pour reprendre votre sens de la dérision) utilisés par les idéologistes de gauche venus défendre le PLF2013 face à des journalistes, à la télé, dans des éditos écrits à la va-vite ou je ne sais à quel comptoir où ils devraient officier ?
    Lisez les tribunes et les humeurs publiées sur twitter de Jean-David Chamboredon, Frédéric Montagnon, Olivier Bernasson et Patrick robin, pour ne citer que les Pigeons les plus célèbres. Reprenez les commentaires qu'ils citent, comme le "nous n'allons pas faire une loi rien que pour vous" de M. Eckaert, rapporteur du budget à l'Assemblée (pour info, les startups représentent plus de la moitié des emplois créés chaque année...)
    Vous connaissez cette stratégie de tourner en ridicule ou de calomnier pour mieux affaiblir un mouvement non politisé, fragile puisqu'il n'utilise pas ces ficelles. Vous les connaissez puisque vous les utilisez, encore aujourd'hui dans ce billet de blog. J'ai beaucoup aimé la tribune de Romain Blachier, un de vos supporters, appelant les diverses parties concernées au dialogue. Je vous apprécierais plus en défenseur de vos convictions, que l'on peut partager même si nos parents nous ont appris que les méchants socialistes mangeaient les enfants.
    Calomnier ou ridiculiser quelqu'un ne grandit personne, monsieur Jegoun. Pas même un bien-pensant

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    1. David, un peu d'objectivité devrait vous amener à analyser le ton du texte du gars, particulièrement insultants pour tout le monde. Je préfère réagir par l'humour.

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    2. David, mon texte, d'ami (supporter on est pas au foot) de Nicolas dans Le Monde appelle au dialogue mais le texte (que vous n'avez sans doute pas sinon difficile de proner le dialogue et de soutenir un pamphlet même plus insultant tant il est en dehors de la réalité) est justement l'un des textes les plus sectaires que j'ai lu.

      Libre à certains de s'y reconnaitre. Libre à d'autres de discuter et d'ironiser sur la crédibilité d'un texte qui assimile Hollande à Cauecescu...

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    3. Je ne sais pas lequel des 2 est le plus insultant...
      Je dénonce toute forme de terrorisme idéologique, et ce texte est une attaque non conventionnelle qu'il faut combattre

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    4. En quoi mon texte est insultant ? Je dis qu'un type que je ne connais pas est complètement déconnecté des réalités politiques et économiques du pays. Il insulte les électeurs et les militants politiques. Il se positionne comme faisant partie d'une caste supérieur.

      Quel terrorisme idéologique ? Je ne force personne à voter pour mon camp.

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    5. Non, mais vous leur indiquez ce qu'il faut penser (cf la conclusion)...
      Sur le fond, que pensez-vous des réactions publiques d'Audrey Pulvar, Arnaud Montebourg, Karine Berger et de tous ceux qui se sont empressés de dénigrer dans les medias les prises de positions des Pigeons (fragiles puisque non politisés) sans jamais leur poser une seule question, qui leur aurait permis de comprendre l'injustice créé par l'article 6 du PLF2013 et d'éviter l'usine à gaz fiscale qui a résulté des "négociations" et qui tuera l'investissement dans les startups françaises ?

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    6. J'indique ce qu'il faut penser dans la conclusion ? Mais vous êtes fou. Je dis uniquement que le positionnement politique des gens n'est pas une idéologie.

      Pour le reste, ça n'est que de la connerie : le gouvernement est revenu dessus rapidement. C'est la logique de la construction de la loi : sans l'intervention des pigeons, les députés ou les sénateurs, alertés par les entrepreneurs de leur circonscription auraient naturellement corrigé ce qui était manifestement une erreur.

      Le gouvernement a été obligé de répondre en urgence aux pigeons parce que ces crétins se tiraient eux-mêmes une balle dans le pied en disant au monde entier qu'il ne fallait pas investir en France.

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    7. David: ce que dit Nicolas est exact.Par exemple moi partisan de la révision des dispositifs de taxation de plus value, j'ai été surpris de la haine et de la violence des pigeons (je disais pourtant la même chose qu'eux sur le points précis) et le côté dingue des propos tenus où 1-Ils pensaient être les seuls entrepreneurs (j'ai d'ailleurs vu des billets écrits par des pigeons insulter des épiciers...)
      2-Une fois obtenu ce qu'ils demandaient au départ, ils ont tenté d'attaquer le gouvernement sur le reste.
      3-La peur irrationnelle balancée partout que le gouvernement était anti entreprise alors que rien objectivement ne le montre...

      Je pense, comme d'autres (Olivier Bernasson par exemple, que vous citez) que les pigeons sur la forme ont affecté en partie la sympathie qu'à l'opinion sur les créateurs de start ups.

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    8. Tu as raison à propos de la sympathie : ils se sont grillés. Dès qu'on voit une startup, plutôt que de l'encourager on a envié de téléphoner aux investisseurs pour leur dire qu'ils se font baiser (j'abuse un peu, hein !).

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    9. Nicolas : Je résume. Si on n'est pas d'accord avec vous, on est soit fou, soit crétin ou con (je ne fais que reprendre vos termes, vous m'excuserez pour le ton que je ne cautionne pas). Mais je remarque une chose. Lorsque vous discutez avec un "ami" qui vous sert la soupe, votre ton est beaucoup plus cordial.
      Au passage, vous n'avez pas répondu à ma question. En donneur de leçons qui ne s'applique pas les règles à lui-même, vous vous posez là... Respect !
      Romain : merci pour vos arguments posés. J'aime votre sens du débat ouvert. Vos conclusions sont discutables, mais ailleurs que sur ce blog haineux envers les contradicteurs. Nicolas, vous devriez en prendre de la graine. Je dis ça, je dis rien...

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    10. Non. Tu me casses les couilles, je ne vois pas pourquoi je te répondrais. Analyse donc ton comportement. Tu entres chez quelqu'un et tu lui fais comprendre qu'il écrit de la merde. Pourquoi serait il poli ?

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    11. C'est ce qu'on appelle l'ouverture d'esprit, que vous reprochez à vos opposants de ne pas avoir. Vous m'avez brûlé les yeux, je vous l'ai fait savoir. Désolé d'être entré chez vous et d'avoir tenté d'élever le débat. Je vous laisse à votre bassesse, votre tutoiement et votre entêtement

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    12. Élevé le débat ? C'est bien ce que je dis : tu es fou.

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  6. 1. l'opposition théorie/pragmatisme est le fond de commerce de la droite, du poujadisme
    2.la théorie, la pensée en même temps qu'elles se fondent sur l'observation de la réalité, elles permettent d'en créer de nouvelles puisque souvent elles ont permis de donner le jour à d'autres sociétés ( Montesquieu, Rousseau )
    3. Oui le socialisme est incompatible avec l'économie de marché. Maintenant il est vrai que le sport actuel est de dévoyer les mots. Mais ça chacun le sait depuis Orwell.
    A part ça j'espère que tu nous feras un billet sur Aurore MARTIN

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    1. Je ferai un billet sur Aurore Martin quand j'aurai de l'information à ce sujet.

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    2. "Oui le socialisme est incompatible avec l'économie de marché."

      C'est précisément ce qui fait certains dire du PS, qui a officialisé son ralliement à l'économie de marché en 2008, qu'il n'a plus rien de socialiste. Du coup, je ne peux retenir mon hilarité quand on parle de collectivisme à propos de ce parti. Il est vrai que pour bien des Libéraux, Sarkozy lui-même est un collectiviste forcené.

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  7. J'ai compris: les électeurs communistes ne mangent pas les enfants, ils se saoulent la gueule au bistro. Merci.

    www.blog-agri.com/beretvert/
    (je ne sais pas pourquoi, votre robot me signale que l'URL que je lui soumet se termine par une extension de domaine incorrecte. Il a bu ?)

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  8. Monsieur veut la jouer finaud ?

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    1. Non. Tu parles de ce que tu ne connais pas. Je n'ai aucun robot.

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  9. Super je kiffe, une battle dans les commentaires un samedi soir, moi qui pensait la soirée pourrie. Vous êtes jumpstyle ou shuffle ?
    Sans déc, vous prenez toujours tout au pied de la lettre ? Vous êtes "degauche" c'est ça ? Faut-il vraiment vous expliquer que j'appelle robot une fenêtre interactive située sous votre nez pendant que vous me lisez ? N'avez-vous pas remarqué que j'utilise le profil "anonyme" à mon corps défendant, puisque je publie mon URL ? Que le mot "robot" me sert à introduire ma petite blague de 20H22, et qu'on se fiche qu'il y ait un robot ou non, enfin en ce qui me concerne ? Nannn, je n'y crois pas.

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    1. Non mais je me contrefiche des plaisanteries qu'essaient de faire des andouilles dans les commentaires de mon blog en s'imaginant que je n'ai que ça à foutre d'essayer de les comprendre ainsi que leur problèmes pour signer les commentaires d'un blog hébergé par la première plateforme mondiales de blogs.

      Vas finir ta bière dans un autre blog.

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    2. Nicolas: tu as des gens qui s'emmmerdent

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  10. Et en plus, vulgaire.

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    1. Pourquoi en plus ?

      Un type m'emmerde avec des commentaires incompréhensibles parce qu'il n'arrive pas à avoir une URL correcte pour son blog.

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  11. "la majorité des économistes voire des journalistes économiques sont ancrés à gauche"

    Je ne suis pas d'accord. Un économiste verra forcément sa matière comme capable de s'auto réguler.
    En plus j'ai l'impression que Keynes n'est plus qu'un économiste parmi d'autres dont Milton Friedman.

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