13 juin 2013

Jean-Luc Mélenchon et la légitimité du Président

"Je demande que la France s'oppose à l'ouverture de négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis en vue d'un accord de marché commun. François Hollande n’a aucun mandat pour engager notre pays dans cette mauvaise aventure. Il n’en a jamais parlé dans sa campagne présidentielle alors qu’il en savait autant que moi à ce moment là." Voila ce que nous dit Jean-Luc Mélenchon sur son blog. 

François Hollande n'aurait pas la légitimité pour entamer une négociation ? Il l'a. 

Je ne veux pas parler du fond : je ne sais pas ce qu'il y aura dans cet accord. Lui non plus, d'ailleurs ! Personne ne sait. Je vais quand même lui rappeler que le commerce évolue : les gens achètent par Internet des trucs qui viennent des USA et surtout qui sont fiscalisés là-bas, avec une main d'œuvre de là-bas et avec des moyens de paiement de là-bas. Il faut faire quelque chose...

Je lui rappelle aussi que nos partenaires Européens ont des accords avec les USA et qu'ils sont libres de conclure des accords de libre échange avec les USA... 

François Hollande est président de la République et c'est Jean-Marc Ayrault qui dirige la politique de l'État. Ils ont toute la légitimité pour à peu près tout ce qui est défini par la Constitution. Jean-Luc Mélenchon ne fait que reprendre les arguments des opposants au mariage pour tous. 

Méluche voit la démocratie comme il l'entend.

Si on voulait être de parfaits démocrates, on dirait que François Hollande n'a aucune légitimité pour signer un accord sans l'avis du peuple. Mais il ne va pas faire un référendum : m'autorisez-vous à discuter avec Obama ? C'est son job. 

Mais en parfaits démocrates, on va aussi insister sur la nécessité de respecter la démocratie et les accords avec nos partenaires européens. 

S'il veut ratifier un accord pas conforme avec la loi, le Parlement aura la légitimité pour modifier la loi si nécessaire. S'il faut modifier la constitution, François Hollande pourra engager les démarches nécessaires. Et si l'accord est conforme, les états d'âmes des militants politiques pourront être mis sur leur oreille pour être fumés plus tard. Les vociférations n'ont rien à faire dans notre système et l'on pourra parler du fond : le contenu de l'accord. 

Et s'il y a un combat à mener, c'est celui pour modifier la Constitution pour empêcher le Président de signer des accords, comme l'avait fait Nicolas Sarkozy avec le traité machin truc ou pour empêcher des modifications de la Constitution sans référendum. 

Il est vrai que les militants du Front de Gauche défendent une "constituante" pour refonder la République sans se poser de questions sur sa légitimité. 

Pour dénoncer la légitimité des autres, ils sont très forts. 

Surtout, si nous avons des difficultés avec l'Europe et ses instances, il faut le dire. Pas faire de la communication politique sur des conneries. 

http://www.jean-luc-melenchon.fr/2013/06/13/faire-echouer-laccord-union-europeenne-etats-unis/




Envoyé de mon iPhone

62 commentaires:

  1. coucou Nicolas, tu peux connaitre le mandat - traduit en Français- sur cette saloperie là ici:
    http://contrelacour.over-blog.fr/article-exclusif-marche-transatlantique-le-projet-de-mandat-de-negociation-de-la-commission-europeenne-tr-117928042.html

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    1. Oui et ? Ça s'appelle : "Recommandation pour une DÉCISION DU CONSEIL autorisant l'ouverture des négociations sur un accord commercial et d'investissement global et appelant à une traité transatlantique et un partenariat d'investissement entre l'Union européenne et les États-Unis d'Amérique".

      Ça ne présume pas ce que sera l'accord et que l'on peut négocier. Et que le but est de faire bouger le commerce mondial qui est en notre défaveur.

      Pour le fond, je te rappelle que les USA marrent plus de contraintes que l'Europe à l'implantation de sociétés étrangères dans son pays. Par exemple, une banque ne peut que difficilement s'implementer là bas alors que les banques américaines peuvent parfaitement venir chez nous.

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  2. La "démocratie" de Mélenchon est juste inquiétante. Ne parlons pas de la "démocratie" défendue par ces militants...

    Enfin bon...

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    1. Ce qui n'existe pas n'est pas inquiétant ! Qu'ils nous fassent la révolution s'ils veulent !

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  3. M'en bats la nouille de Mélenchon, mais "le contenu de l'accord", ça veut dire quoi ? Qu'il y aurait déjà eu un accord ? Et de quoi d'abord ?

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  4. Tiens, as_tu vu la charge de Quatremer sur Mélenchon, invité chez les allemands conservateurs? On se demande si il va y aller?

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    1. Non. Je ne lis pas Quatremer. Il faut arrêter d'avoir la moindre considération pour lui.

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    2. Je n'ai pas de considération particulière pour lui, je me demandais si c'était vrai, comme info

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  5. Nicolas, sur le fond cet accord est une catastrophe. Avec un dollar dévalué et un coup du travail qu'il ont baissé de 15% depuis 2010, les délocatlisations vont encore être plus massives. les premiers à en souffrir seront encore et toujours les mêmes.Ne me dis pas que tu le soutiens quand même ? :(

    La méthode Mélenchon est ce qu'elle est mais sur le fond tu texte, je trouve qu'il est dans le juste. D'ailleurs les militants socialistes sont allés dans ce sens en validant l'amendement 10 de la Convention Europe.

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    1. Le sujet n'rst pas là : il s'agit de conception de la démocratie. Les militants socialistes sont pitoyables. Sincèrement.

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    2. Bien sûr qu'elle a raison la Méluche.
      Un tel accord signifierait la soumission totale de notre pays et de l'Europe aux US.
      C'est déjà un peu le cas vous me direz...
      Méluche-Le Pen même combat !

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    3. Tu as remarqué, aussi ! Même combat... Contre la démocratie.

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    4. Euhh...la démocratie je ne la vois plus trop là.
      La dernière fois que l'on nous a demandé un peu notre avis c'était en 2005. On a vu la suite.

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    5. Nicolas, pour ce qui est de la conception de la démocratie mélenchoniste, je te rejoins. Il serait d'ailleurs bien heureux de façonner une VIème République à son image. J'ai pas du tout confiance en ce gars.

      En revanche tu ne m'ôteras pas de l'idée que cet accord transatlantique présente un danger réel pour cette même démocratie que tu défends ici.

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    6. Et tu as donc voté pour Sarko au deuxième tour en 2007 et 2012.

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    7. Tenez un fil de discussion chacun, bordel !

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    8. Non.
      J'ai viré Sarko, comme beaucoup de français. J'étais très déçu que Montebourg n'ai pas gagné la primaire.

      De toute façon ces négociations sont en gestation depuis une époque où j'étais même pas né.
      Simplement, nous pouvons facilement observer que le libre échange est à la racine de l'effacement du tissu industriel français. :)

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    9. Guiĺlaume, je répondais à cet imbécile de Fredy.

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  6. Guillaume, non ! Le danger pour la démocratie est le repli sur soi. On a des accord avec des partenaires internationaux et on est en pleine mondialisation. Il faut respecter nos accords avec les partenaires. Sinon la démocratie est finie et on se replie sur soi.

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    1. Une frontière ou un contrôle des échanges n'est pas un repli sur soit incompatible avec la mondialisation. Une frontière permet des échanges, c'est une membrane avec des canaux, ce n'est pas un mur. La suppression de ces frontières empêche les "petites gens" de se défendre car la course au moins disant pèse lourd.

      Le syndrome d'Orphée, propre aux socialisme et à la gauche en général, consiste à estimer qu'une chose considérée à l'époque comme une avancé ne puisse pas aujourd'hui être criticable.
      Il ne s'agit pas d'un retour en arrière ou d'un repli sur soit : on ne peux jamais revenir en arrière. Il s'agit d'une décision politique ou dans le jeu de la mondialisation on choisit de battre les cartes soit en faveur de la finance soit en faveur du peuple.

      Je ne sais pas si les commentaires se prêtent à un pareil débat. A l'occasion je serai heureux de lire un de tes papiers sur le libre-échange si tu en fais un. :)

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    2. Les commentaires se prêtent à tous les échanges (mais je n'avais que mon iPhone pour répondre... Retour à la maison avec un vrais clavier).

      La décision politique date de 1992. On peut revenir dessus mais ça serait une erreur (à mon avis et je suis OK pour ne pas le partager). Mais ça nous envoie hors du débat : François Hollande a toute la légitimité pour négocier ou autoriser la Commission à négocier.

      Mélenchon nous amène dans le mauvais débat. S'il veut revenir sur l'Europe, qu'il le dise (il le dit) mais pas sur des conneries sur la légitimité du président.

      Il n'empêche qu'il faut que les pays "riches" s'unissent "contre" ceux en voie de développement (je mets des guillemets, hein), sinon, nous allons vers un profond recul dont l'Europe et la France sortiront perdant.

      Une avancée peut être critiquable mais il faut expliquer comment revenir en arrière. L'avancée (ou le recul) est ainsi fait qu'il nous faut maintenant réfléchir avec les Américains sur l'avenir de l'économie et si on ne le fait pas, ça sera forcément en notre défaveur.

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    3. C'est malin ! Tu sorts du bistrot quand moi je vais me coucher ! :D

      Ok pour les commentaires, je voulais pas que tu ais l'impression que j'insiste.

      François Hollande grâce au suffrage universel a toute légitimité pour décider de choses qui n'étaient pas prévu dans le programme de campagne. La Vème République offre une grande souplesse au président.
      Il est d'ailleurs regrettable que Sarkozy ne se soit pas saisit de cette souplesse pour remettre en cause son bouclier fiscal quand la crise a éclaté en 2008.

      Quant à Mélenchon, il est truffé de paradoxe (c'est l'objet d'un des derniers articles sur mon blog). Il est certain qu'il faudra qu'il se positionne une bonne fois pour toute sur l'UE. Il parait que les lignes sont en train de bouger au PCF sur la question.

      Pour ce qui est des alliances, tu as une vision de grand ensemble : c'est défendable. Je fais la démonstration inverse ici même en insistant sur le thème de la diplomatie : http://ragemag.fr/union-europeenne-une-histoire-doppressions-27243/ (dsl pour le lien mais je ne me vois pas retaper un article complet).

      Enfin, il ne s'agit pas de revenir en arrière mais de faire un choix politique. Il est dommage de penser que les délocalisations, la libre concurrence, et les maux modernes sont des choses inévitables alors que c'est avant tout une histoire de choix politiques.
      C'est mon petit coté institutionnaliste ^^

      Sinon, je le répète, je suis de ton avis concernant la légitimité de Hollande qui est entière.

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  7. Ce qui m'amuse beaucoup, c'est qu'il me semblait lire il y a peu quelque chose comme "le problème de la droite, c'est qu'elle ne reconnait pas à la gauche la légitimité de gouverner". Je souriais un peu en me souvenant des discours de Bernard Thibaud en 2010.

    Et aujourd'hui, je corrige : le problème de la France, c'est qu'elle ne reconnais à personne la légitimité de gouverner...

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  8. Mélenchon perd le peu de crédibilité qui lui restait.
    Mitterrand avait-il une légitimité pour négocier le traité de Maastricht? Il n'en avait pas parlé pendant sa campagne de 1988.

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  9. Le marché libre, voilà le grand problème et l'ennemi dans la mesure où toutes les conditions ne sont pas réunies pour que les échanges soient équitables. Vis-à-vis des pays beaucoup moins développés, on est en porte-à-faux largement : et aujourd'hui à part les industries de l'armement (y compris la chimie, comme Monsanto) les USA sont sinistrés donc nous européens avons tout à perdre d'ouvrir largement nos marchés avec eux. A moins d'accepter de redescendre à leur niveau.

    Si Hollande a la possibilité légale de le faire (je déplore, mais c'est ainsi), pour la légitimité c'est une autre affaire : il n'a pas mandat pour faire une chose pareille. Si Mélenchon préconise une 6e république, donc une nouvelle Constitution, si nombres de Blogcheviks le soutiennent là-dessus, c'est pour ces raisons.

    Quant à la grande majorité des français, elle ne comprend rien à tout cela, c'est clair. D'où la nécessité d'un grand débat public comme en 2005, débat squizzé par les parlementaires de l'époque (dont les PS félons qui se sont abstenus le 8 février 2007).

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    1. Monsanto n'est pas une usine d'armement et les USA sont plus riches que nous.

      Quant à la nouvelle Constitution je doute qu'elle soit soutenue par le peuple.

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    2. Pas d'accord. Monsanto fabrique des trucs comme l'Agent Orange, qui sont des armes. Et ne mélange pas, s'il te plaît, des USA à la situation budgétaire abyssale et les banques qui en profitent.

      Pour la nouvelle Constitution, dont on ne sait encore rien, comment peux-tu penser qu'elle ne soit pas approuvée si le peuple y est largement associé ?

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    3. Je suis levé ! J'ai un clavier... Voir ma réponse ci-dessous, on ne peut pas dire que nous perdrons avant d'avoir vu le résultat des négociations. Et n'oublions pas que nous sommes sinistrés, aussi...

      Pour ce qui concerne la légitimité, Hollande l'a. Ce que je dis dans mon billet c'est qu'il n'a pas la légitimité pour ratifier des accords. Mais il l'a pour négocier.

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    4. Nos commentaires se sont croisés : j'ai rédigé le deuxième avant de lire le tien.

      L'armement n'est pas au coeur de Monsanto et le dire fait oublier l'essentiel : Monsanto a quasiment le monopole des semences et c'est bien plus grave.

      Pour la Constitution, le peuple n'y sera pas associé : le peuple s'en fout. Seuls quelques militants politiques y seront associés. Et au moment de la valider, le peuple dira non.

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  10. Sur son blog G.Filoche, membre du bureau national du PS,decortique ce "cadre" et ça laisse perplexe quand aux conséquences d'un éventuel accord.
    Parlant démocratie au PS le même Filoche nous narre les turpitudes de la direction du parti relatives à la convention nationale sur l’Europe et le vote des motions et s'indigne "Pourquoi donner ce mauvais exemple anti-démocratique et donner autour de nous, à nos adversaires, une occasion de se gausser ?"
    bonne journée

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    1. Filoche part du principe que toutes les négociations seront en notre défaveur, ce qui pourrait ne pas être le cas. Par exemple, comme je le disais plus haut, le marché bancaire américain est fermé alors que les banques américaines ont tous les droits de s'implanter chez nous. Par exemple, dans la carte bancaire, les flux financiers européens passent par Visa, Mastercard et American Express. Les banques européennes n'ont pas la possibilité de développer de l'activé outre Atlantique.

      Par ailleurs, Gérard se trompe dans sa conclusion. Les précédents machins négociés en douce ont été rejetés. Si ce truc est mauvais, il sera rejeté.

      Mais nous sommes hors sujet : la Commission Européenne et le président de la République ont toute légitimité pour discuter ensemble.

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  11. Il reste qu'en français on ne dit pas "USA" mais États-Unis. Sinon, ça veut dire qu'on cède à l'impérialisme linguistique du Grand Satan ; et ça, c'est très vilain.

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  12. Mélenchon, le mec qui pendant 20 ans s'est servi du PS comme un tremplin, et qui en plein vol décide d'atterrir sur une autre piste. Un peu curieux comme méthode...

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    1. @ JP Madère
      On peut avoir des précisions sur cette interprétation ?

      Sachant que je ne suis pas fan de Mélenchon, mais que je lui reconnais une bonne méthode de vulgarisation.

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    2. Je précise volontiers mon interprétation BabelOuest.
      Les faits évoqués et dénoncés par Mélenchon durent depuis des lustres. Comment est-il arrivé à ne pas le voir et le dénoncer pendant tout ce temps-là? Le mec est malin, semble plutôt sincère dans ses propos. Alors pourquoi pendant 20 ans il s'est tu et aujourd'hui il beugle?

      Je trouve qu'il y a quelque chose qui cloche. cependant, J'aurai une petite explication. le PS ne lui aurait, je pense, jamais permis de s'accomplir comme un acteur principal dans le paysage politique. Pour s'accomplir, être reconnu comme le chef d'un courant, il fallait gueuler. Pourquoi n'a t-il rien dit pendant 20 ans?

      20 ans dans l'ombre des socialistes, il était temps pour lui qu'il prenne son envol. Selon moi, ce sont ses 20 années passées au PS qui lui donnent du crédit. Niveau cohérence, ll a encore quelques lacunes.

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    3. JP, c'est ridicule. Il a essayé de faire bouger le PS en interne et a échoué. Il s'est cassé.

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    4. Voilà qui corrige ce que je pensais à son sujet. J'avais une vision fantasmée à son sujet.
      Je trouve qu'il est quand même dur avec eux, mais bon..

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  13. Cet accord n'a aucun intérêt s'il se contente de toucher les droits de douanes. Actuellement, les droits de douanes avec les USA sont dans la gamme 1-5% selon les produits. ça n'a strictement aucune influence sur le commerce avec les USA, vu que nous ne sommes pas dans la même zone monétaire, et que donc ces 1 à 5% sont totalement effacés par les fluctuations du dollars, qui peuvent être de +-20% par JOUR.

    Si vous voulez augmenter le niveau et la facilité du commerce avec les USA, il faut stabiliser le taux de change, pas diminuer les droits de douane. C'est ce qu'on appelle penser en ordre de grandeur...

    Ce que cet accord fait sans le dire, c'est unifier les normes industrielles. Or les normes US sont globalement plus basses, moins précises et moins contraignantes que les normes UE. Il n'y a pas de mystère à cela: les normes UE sont issues de la fusion des normes des 27 pays, et on a eu tendance à prendre la règle la plus restrictive à chaque fois (même si pas toujours). Donc chez nous, un produit non OGM (par ex), c'est moins de 1% de pollution par de l'OGM. Pas aux USA.

    Si on négocie nos normes avec les US, on tombera forcément dans un entre-deux. Comme on part d'une position où nos normes sont meilleures, plus précises et plus fiables que les normes US, nous aurons forcément une dégradation du niveau de qualité des produits disponibles sur le marché (cependant que les américains bénéficieront partiellement de normes supérieures).

    D'autre part, l'UE, prise globalement, est actuellement la première puissance économique mondiale, devant les USA. L'UE a donc un pouvoir normatif extrêmement fort, et probablement au moins aussi puissant que celui des USA. Cet accord permettrait aux USA de vassaliser l'UE dans le seul domaine (le pouvoir normatif) où ils sont en situation de faiblesse, sachant que le domaine militaire ou politique n'est pas le fort de notre continent.

    Cet accord est donc totalement perdant pour l'Europe, et totalement gagnant pour les USA, de ce point de vue, c'est une forfaiture -et ce n'est pas un hasard à mon sens si Barroso pousse ce projet: il a fini son mandant UE, et ses perspectives de carrière sont désormais dans des institutions internationales où il aura besoin du vote des représentants US-

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    1. Tu racontes aussi n'importe quoi : il n'y a pas encore d'accord, il ne peut pas être perdant.

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    2. Je dis que, à mon sens, l'accord, quel qu'il soit, ne peut être que perdant pour les raisons évoquées plus haut...

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    3. Je dis que tu vas arrêter de me casser les burnes : être contre un accord dont ne connait pas le contenu releve d'une profonde connerie.

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    4. Mais on en connait le contenu!
      Ce sera un accord de libre échange entre deux zones économiques qui ont DÉJÀ très peu de droits de douanes entre elles, et où l'objectif est d'unifier les normes.
      Ce contenu là est connu.

      Après, savoir exactement que ce sera la sécurité alimentaire ou la sécurité électriques des matériels vendus dans l'UE qui baissera, c'est effectivement un détail qu'on aura dans le texte final.
      Mais on sait déjà que des normes européennes devront être sacrifiées, car, comme tout traité, ce sera un compromis.

      La grande question est: que gagne-t-on en échange. La réponse, me semble-t-il, est: un poste en vue pour Barroso à la fin de son mandat à la tête de la commission.
      Économiquement, ce texte ne peut rien apporter, car les barrières au commerce entre l'UE et les USA ne sont pas des barrières douanières.

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    5. Article de Quatremer aujourd'hui sur le sujet.
      Extrait:


      "«Il est sidérant que ce futur accord de libre-échange ne fasse pas davantage débat, confie une source diplomatique, alors que cette harmonisation risque de se faire par le bas, les Américains étant bien moins protecteurs que nous dans tous les domaines. Bref, un compromis se soldera forcément par un alignement du modèle européen sur le modèle américain.»

      Et cet alignement ira très loin. Le futur accord prévoit de mettre en place un «organe de règlement des différends» euro-américain, afin de juger si les normes adoptées à l’avenir des deux côtés de l’Atlantique sont conformes au futur traité(page 4). Ce qui signifie que l’Union acceptera de limiter sa souveraineté, celle-ci étant encadrée par l’accord et les décisions des arbitres désignés pour trancher les conflits."

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    6. Ah ! Les gauchistes qui citent Quatremer... On frisé le ridicule.

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    7. Je ne suis pas toujours d'accord avec Quatremer, mais je lui reconnais être bon dans les comptes-rendus des débat UE.

      Quant à mon positionnement politique... je ne vois pas où il interviendrait dans cette analyse, purement factuelle.

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    8. PS: question au passage: je crois que c'est mon premier commentaire sur votre blog, vous êtes toujours aussi, disons, direct, dans vos réponses?

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    9. C'est simplement très drôle.

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    10. Pourquoi ne serais-je pas direct avec un type qui s'impose chez moi ? Vas chier ! Je suis direct.

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  14. Hollande est moins courageux que Chirac. Chirac a fait un référendum en 2005 pour une constitution dont l'impact, si le référendum l'avait approuvée, aurait été moindre (en bien ou en mal) que les énormes conséquences du Grand Marché Transatlantique. Pour Hollande, il n'est évidemment pas question de référendum mais de discussions secrètes entre puissants européens, le peuple étant tenu à l'écart. C'est en ce sens que je trouve qu'effectivement la démarche d'Hollande n'est pas légitime.

    Pour un bouleversement aussi important, le minimum est de s'en expliquer avec les Français et de leur demander leur avis.

    Hollande déshonore ainsi une fois de plus la république. Il l'a déjà fait récemment avec la loi sur les cours en anglais à l'université.

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    1. Du courage, Chirac ? Celui de ne pas prendre une décision ! Il y avait trois solutions :
      - négocier avec l'Europe pour un autre traité,
      - entériner ce traité par voie parlementaire,
      - faire le referendum.

      Il a choisi la seule solution qui ne l'engageait pas.

      Tu racontes n'importe quoi : avant d'expliquer aux Français, il faut savoir quoi expliquer et donc avoir entamé les discussion.

      Tu n'es qu'un gros con.

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    2. C'est au contraire faire preuve de courage politique que de prendre le risque de se faire désavouer par référendum. Il est parfaitement ridicule de dire que Chirac ne s'engageait pas personnellement avec le référendum.

      Pour preuve, sa perte de crédibilité après l'échec, aux yeux de tous les europhiles c'est-à-dire d'une bonne partie des politiques en France ou en Europe. Faire voter par voie parlementaire (comme le ferait certainement le couard Hollande) alors qu'il avait à l'époque le soutien de la majorité des socialistes, aurait été moins risqué pour Chirac.

      Quant au pathétique Hollande, on repère déjà sa méthode : l'hypocrisie. Faire croire qu'il résiste avec l'exception culturelle, exception qui ne doit représenter qu'une petite part des échanges économiques. Alors qu'il accepte les discussions pour tout le reste ! La voilà l'explication à la Hollande : une entourloupe concocté par son équipe de communication.

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    3. Tu n'as aucun sens politique ! Qui a désavoué Chirac ? Sels les socialistes ont pris dans la gueule pour l'échec du référendum ! Pauvre garçon.

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    4. Qui a désavoué Chirac ? Oh, rien de plus que l'ensemble des éditocrates de l'époque, tous les Alain Duhamel et Cohn-Bendit de la terre, tous les commissaires européens qui ont pris de très haut son "erreur historique qui mettait en danger la construction européenne" ! Quel rétrograde, quel homme dépassé Chirac était-il devenu à l'époque, qui avait "isolé la France de l'Europe". Relis les oeuvres de Serge July et tu comprendras

      Ce qu'ont surtout retenu le nain puis les socialistes : de la com à fond et plus jamais de référendum. Mais je suis persuadé que le traité transatlantique va être un énorme handicap pour le pathétique Hollande aux européennes de 2014 parce que Mélenchon et d'autres peut-être (genre droite forte) ne vont pas le lâcher la-dessus

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    5. Ton premier paragraphe est grotesque : tout le monde de soit des braves gens que tu cites.

      Oui. Mélenchon sera l'allié de la droite. Et il en sera fier.

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  15. Pour parler du fond, c'est-à-dire cette question de légitimité, j'ai l'impression que Méluche en a une vision très restrictive, corollaire de sa vision fantasmée du "peuple", et qui s'apparente au mandat impératif. Autrement dit, un élu devrait se restreindre à son seul programme de campagne et consulter le peuple sur tout le reste. Hors de ce cadre restreint toute action serait donc illégitime. La recette parfaite pour un blocage institutionnel généralisé.

    En entreprise on appelle ça la réunionite. On passe son temps à organiser des réunions de pilotage et de coordination sans jamais décider de quoi que ce soit.

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    1. Attention ! Je suis aussi attaché à cette légitimité mais il faut savoir de quoi on parle. Hollande a toute légitimité pour négocier ce machin mais pas nécessairement pour le ratifier.

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