10 juin 2013

Les retraites et les "blogueurs de gouvernement"

Le rapport Moreau sur les retraites doit être remis au Premier Ministre vendredi, présentant les pistes pour ramener le régime des retraites à l’équilibre. Les syndicats commencent à menacer de mouvements sociaux… La suite pourra être chaude d’autant qu’on nous parle de bosser pendant 44 ans ! Le type qui a un bac+5, qui galère un peu et trouve un job à 26 ans, devra donc travailler jusqu’à 70 ans.

Les débats vont être chauds au niveau du Gouvernement. Marisol Touraine et Michel Sapin semblent ne pas être sur la même longueur l’onde.

Les débats pourraient aussi être chauds dans la blogosphère : je ne me vois pas défendre maintenant la position inverse de celle que je défendais au préalable. François Hollande semble savoir où il veut aller.

On l’attend. Resterons-nous des "blogueurs de Gouvernement" ?

59 commentaires:

  1. les supputations sur le rapport non encore publié vont durer toute la semaine
    l'actualité va plus vite que l'évènement

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  2. Qui vivra, verra ... mais je crains le pire.

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  3. Ah ! J'ai 44 ans justement. Je vais pouvoir m'arrêter de travailler. Merci de cette nouvelle.

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  4. On aura besoin de vitamines pour tenir.
    Le Blogueur de gouvernement (BdG) prendra peut être quelques jours (semaines) de repos une retraite anticipée...

    Note: Une retraite qui va dépendre des annuités en billets de blog.
    Wait and see...

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  5. Mon fils, Bac+5 après galères, a enfin trouvé un job à 29 ans. Autant dire qu'il sait très bien que la retraite...... s'il en décroche une, il y aura longtemps que je ne serai plus là. Il y en a sûrement beaucoup d'autres. Et tant pis pour leurs propres enfants, qui ne pourront avoir un emploi parce que papa sera toujours au turbin... à moins de se retrouver chômeur à 56 ans par exemple...

    Quel gâchis !

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  6. On va devoir casser du blogueur de droite qui ne pourra qu'être d'accord avec François Hollande s'il va dans le sens du Medef. C'est cocasse.

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  7. Je suis un blogueur naïf, j'attends sereinement les négociations avec les syndicats.

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    1. Bien naïf.....

      Hum... la suite pourrait être moins drôle ! Même si le roman est jubilatoire dans sa truculence béate.

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    2. J'étais fan de Guth quand j'étais ado.

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  8. À mon avis, Hollande va se déballonner devant les syndicats et refiler la patate chaude à son remplaçant-de-dans-quatre-ans…

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    1. Je ne sais pas. Il va probablement réussir à faire quelque chose de surprenant.

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    2. Vous dites ça pour me flanquer les chocotes ?

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  9. parce qu'on y croit encore, à la retraite pour tous?
    A mon avis, faut se mettre au régime, au sport, limiter les toxiques et prier pour avoir une bonne santé...

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  10. On pourra toujours partir à la retraite, mais elle sera d'autant plus faible qu'on partira plus tôt, c'est tout (un peu comme en Suède, où on peut la prendre, selon ce principe, entre 60 et 70 ans, au choix de chacun).

    La difficulté, pour ceux qui voudront la prendre le plus tard possible, sera de conserver un boulot jusque cet âge-là, et c'est là qu'il faut une vraie révolution: commencer à la préparer en instaurant des salaires de moins en moins élevés les dernières années (l'inverse de l'avancement à l'ancienneté, en somme) pour que les entreprises gardent leurs salariés âgés; pas sûr que les esprits soient encore murs pour ça.

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    1. J'espère qu'ils ne le seront jamais ! Bosser plus vieux n'a aucuns sens avec le chômage qu'on a. Ce qui est vrai dans la plupart des professions, saut, sans doute, la vôtre, où la formation est exceptionnellement longue. La mienne, l'informatique, est une catastrophe. On est dirigés par des gens dépassés ! Quand je dis dirigé, je ne parle pas des cadres dirigeants mais des gens en charge de préparer les évolutions.

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    2. C'est une idée fausse que de croire qu'on lutte contre le chômage en faisant libérer par les vieux du travail pour les jeunes; c'est le travail qui engendre du travail, il ne faut pas raisonner en termes d'"un certain nombre immuable et fixe d'emplois à pourvoir", mais en termes de croissance d'activité. Ce sont les pays où l'âge de la sortie effective définitive du travail est la plus précoce (en France, 57 ans) que le chômage des jeunes est le plus élevé.
      Mais bon, on ne va pas se lancer dans ça.

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    3. Connerie. Ça fait des années qu'on raisonne en croissance.

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    4. Pas seulement: en croissance du PIB, croissance de la population, croissance de la productivité et chômage...et on a raison.

      Voir:

      http://tinyurl.com/p5r6huz

      en particulier, pages 52-53.

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    5. Sans être trop technique, il faut abandonner cette idée fausse selon laquelle les vieux qui partent à la retraite libèrent leurs emplois pour des jeunes, et que c'est une façon de lutter contre le chômage; idée qui repose sur une vision totalement statique de l'économie: nombre d'emplois figé, productivité figée, nombre de gens en âge de travailler figé.


      L'économie ne cesse d'évoluer techniquement, et ne cesse de de détruire des emplois (métiers qui disparaissent, productivité qui augmente, mécanisation, marchés qui se ferment du fait de la concurrence)et d'en créer de nouveaux (innovations techniques, apparition de nouveaux métiers, ouverture de nouveaux marchés); ce n'est qu'au dessus d'une croissance de 2% par an que la France créé plus d'emplois qu'elle n'en détruit et qu'elle fait reculer le chômage.

      L'idée d'avoir à se partager un "gâteau du travail dont la taille et la composition ne bougent pas" est celle qui a présidé aux 35 heures, qui ont été un échec ( création de seulement 300 000 emplois, à un coût délirant, alors que beaucoup plus d'emplois auraient pu être créés en consacrant la même somme à des investissements dans de nouvelles productions ou en recherche-développement).

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    6. @Elie.

      Vous avez parfaitement raison, Malthus est mort et enterré et son concept à dors et déjà été démontré comme totalement faux.

      Quand on veut donner du gâteau à tout le monde, on augmente la taille du gâteau, on ne diminue pas les parts.

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    7. Pure connerie : pour augmenter la taille du gâteau il faut des ingrédients.

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    8. Oui, et alors ?

      C'est aux gouvernants de fournir les ingrédients. C'est vrai que si on les attend, on est pas prêt de bouffer...

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    9. Magnifique ! Un libéral qui nous explique que c'est aux gouvernants de faire marcher l'économie.

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    10. Mais oui: sans l'impulsion stratégique et les financements initiaux des Etats, jamais Airbus ou Arianespace n'auraient vu le jour; et s'il ne restait aujourd'hui aux salariés qu'à se partager le gâteau de l' Aéropostale de Latécoère et de Saint-Exupéry...
      (mais, moi, je ne suis pas un "libéral"...)

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  11. Faudra peut-être que les syndicats se mettent à défendre les gens qui ont fait de longues études : pourquoi ne sont-elles pas prises en compte dans la durée de l'activité : parce qu'on n'a pas "cotisé" ? Mais quand on prend en compte le nombre d'enfants pour ajouter des trimestres en plus, on démontre qu'on ne se fonde pas que sur le fait d'avoir cotisé ou non ! Les études d'une personne contribuent à la prospérité collective : les années d'études doivent compter et nous passerons le flambeau aux jeunes plus vite !

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    1. Oui. C'est fou. On ne peut pas regarder tout ça objectivement !

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    2. C'est une revendication de la Cgt des Cadres ;)

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  12. Tant qu'il ne touche pas au mode de calcul de ma future pension-retraite de fonctionnaire, ça va
    (Sinon, ça va chier!, les pigeons à côté c'était rien...)

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  13. Et rappelons que si 'espérance de vie à la naissance est de 81 ans, elle est de 25 ans à 60 ans.

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  14. "Le type qui a un bac+5, qui galère un peu et trouve un job à 26 ans, devra donc travailler jusqu’à 70 ans."

    Non, Nicolas. Il y a quand même un âge légal du taux plein qui garantit le versement d'une retraite non minorée, quel que soit le nombre de trimestres et il est fixé à ce jour à 67 ans (65 ans avant la précédente réforme Sarkozy). Cela ne changera pas, même si on augmente la durée de cotisation. Pour que ça change, il faut toucher aux âges légaux. 44 ans de cotisations contre 41 annuités et demi aujourd'hui, ça fait quand même beaucoup... Rappelons que cette durée de cotisations, c'est ce qui permet aujourd'hui à certaines personnes qui ont commencé à travailler jeune de partir à 60 ans, comme l'avait promis Hollande. Passer à 44 ans de cotisations, cela revient à annuler indirectement ce dispositif ou à le circonscrire sérieusement.

    Par ailleurs, je trouve consternant que les syndicats commencent à gigoter dès lors qu'on parle de la retraite des fonctionnaires. Ces gens-là, il va falloir qu'ils comprennent un jour qu'ils sont aussi amenés à faire des efforts si tout le monde doit en faire. Ils renforcent en ce sens l'idée qu'ils constituent une sorte d'anachronisme.

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  15. Si on injecte pas un soupçon de retraite par capitalisation dans notre système on n'en sortira pas...

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  16. La retraite par capitalisation (j'utilise rarement les gros mots, rien que quand ils sont nécessaires) est une connerie. Il n'y a que deux difficultés pour que la retraite par répartition fonctionne mieux (car elle fonctionne bien, n'en déplaise à ceux qui voudraient la voir s'écrouler), qu'il y ait moins de chômeurs, donc plus de cotisants ; et surtout que les patrons (y compris l'État) acquittent leurs cotisations en temps et heure. C'est tout.

    Le reste n'est qu'éructations de néolibéraux qui veulent gagner de l'argent sur le salaire différé des salariés.

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    1. La retraite par répartition fonctionne bien ???

      Ce doit être pour cela qu'il faut la réformer...

      Ce système ne marche comptablement pas. Soit on introduit de la capitalisation, soit effectivement on fait de la justice sociale, de l'égalité et de la fraternité et on aligne le publique sur le privé.

      Si la répartition marchait si bien, les caisses ne seraient pas en déficit et les réformes ne serait pas nécessaires.

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    2. Ce qu'on dit est qu'il fait faire les bonnes réformes. L'alignement privé public est une question de principe : de toute manière c'est payé par le budget de l'Etat.

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    3. On est d'accord !!! Comme quoi...

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    4. Sur le fait que ça ne soit qu'une question de principe. Merci de le reconnaître. Sujet suivant.

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  17. Dorham,

    J’ai confondu ! Tant pis. Pour les syndicats, ils sont affligeants, en effet… Et ça va être rigolo quand ils vont se ringardiser.

    François,

    Non, la capitalisation ne résoudra rien.

    Elie,

    Jamais aucune mesure n’a créé autant d’emplois… Le verre est-il a moitié plein ou à moitié vide. Et bien sûr que l’économie n’est pas figée, les métiers changent, … Il n’empêche que ça reste idiot de faire travailler plus vieux alors qu’il y a tant de chômeurs et que les jeunes sont mieux « armés » vis-à-vis des nouveaux métiers.

    Bab,

    On est d'accord !

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    1. Je ne voudrais pas doucher votre enthousiasme mais même en situation de plein emploi, les caisses ne se rempliraient, toutes les études du COR le démontrent et on le sait depuis plus de 10 ans. Évidemment, ça se viderait moins vite, plus lentement mais sûrement. Une dose de capitalisation ne serait pas si sot et beaucoup de français s'y sont mis, mais c'est trop tard et cela intervient dans un climat tendu. En réalité, la situation est l'héritage de politiques imprévoyantes. Une légère hausse des cotisations il y a 20 ans et la constitution de réserves : voilà ce qui aurait permis de ne pas en arriver là. Il y a du reste des caisses complémentaires en France qui ont fait ce type de réformes structurelles, bien avant tout le monde et aujourd'hui, ces caisses annoncent une pérennisation de leur régime jusque l'horizon 2050, y compris dans des cas de crise financière prolongée...

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    2. Je n'ai pas dit que ça boucherait les trous mais qu'il est fou de ne pas considérer le tout d'une manière globale. Et tu as raison, l'augmentation des cotisations est une belle piste.

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  18. En période de poussée capitalistique forcenée, et parce que la triche au plus haut niveau fleurit la retraite par capitalisation est un leurre : des millions d'Étatsuniens prévoyants en ont fait cruellement les frais. Sans solidarité, rien n'est possible.

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    1. Les ex Enron Murdoch and co sont là pour en témoigner

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    2. Une combinaison des deux (capitalisation + répartition) est la meilleur solution. Mathématiquement, le système 100% répartition est impossible sans une forte hausse des cotisations (ou de la durée de cotisation ou une forte baisse des pensions) ou alors une baisse drastique du chômage et une croissance de 5% (on peut tjrs rêver...)

      Ensuite, ou est ce qu'on place le curseur, ça c'est un autre problème...

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  19. Skandal oublie que le plus souvent ds patrons peu scrupuleux préfèrent laisser fabriquer des pacotilles vite remplaçables, fabriquées avec l'emploi massif de machines hyper standardisantes, plutôt que de la belle ouvrage qui leur rapporterait moins, à eux. A eux seulement. Eux, les inutiles.

    Cela implique bien entendu une toute autre façon de concevoir les objets utiles (et non que l'on rend nécessaires à coups de pubs chères et polluantes). Mais allez donc expliquer ce genre de concept pourtant évident à qui réfléchit un peu, à des personnages qui sont accros au mode consumériste...

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    1. Ha ba voila, nous avons notre réponse, la faillite du système des retraites, c'est de la faute des patrons et des types qui achètent des Iphones tous les ans...

      Et pas du tout parce que les gens censé nous diriger ne veulent pas prévoir et ne savent pas compter.

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    2. Non. La mauvaise santé de l'industrie française est liée à une mauvaise gestion des entreprises en partie.

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