04 juin 2013

Quand la droite invente des mensonges présidentiels !

Nos amis blogueurs de droite (ici Pierre Parillo, là FalconHill) aiment à dire François Hollande a dit qu’il n’y aurait pas de nouvelle hausse d’impôt lors de son intervention télévisée du 28 mars. Je ne vais pas stigmatiser mes copains blogueurs. Je peux donc chercher "mensonge hollande quotient familial" dans Google News, je tombe sur les propos de Valérie Pécresse et Laurent Wauquiez.

Il faut rétablir la vérité, le script de l’échange avec David Pujadas est disponible sur le site web de l’Elysée.

« François HOLLANDE : Non, cela, c'est pour 2014. 2014 ! J'ai annoncé, depuis la fin du mois de décembre dernier, qu'il y aurait une augmentation de la TVA en 2014 pour financer le pacte de compétitivité et la baisse des 20 milliards sur la masse salariale des entreprises pour leur permettre d'embaucher. Donc ces 20 milliards, je dois trouver à les financer. Donc j'ai dit : une partie en économies ; une autre, cela sera l'augmentation de la TVA au taux supérieur, le taux intermédiaire et une baisse de la TVA ...

David PUJADAS : Sur les produits de première nécessité ...

François HOLLANDE : ...pour que le pouvoir d'achat des Français ne soit pas affecté trop. Donc j'ai déjà annoncé cela. Eh bien, pour 2014 en dehors de cette disposition pour les ménages, il n'y aura aucune autre augmentation d'impôt.

David PUJADAS : Ni de taxe ?

François HOLLANDE : Ni de taxe... Pour financer la Sécurité sociale, nous en reparlerons. Je parle de l'Etat : il n'y aura pas d'augmentation d'un autre impôt que celui que j'ai annoncé. »

Ainsi François Hollande a dit très précisément qu’il n’y aurait pas d’impôt et de taxe pour financer l’Etat, laissant entendre TRES CLAIREMENT qu’il y aurait un dispositif pour financer la Sécu…

Non mais sans blague…

Peu importe, mais il a dit « nous en reparlerons » et il en a reparlé plus tard.

« François HOLLANDE : Nous avons, depuis des années et des années, le plus fort taux de natalité d'Europe, la fécondité la plus prospère si je puis dire. Donc c'est quand même un sujet de satisfaction. Cela tient en partie à la politique familiale. Alors qu'il faille faire des réajustements, aider mieux la garde des enfants, je le ferai. Mais il y a deux milliards de déficits, c'est-à-dire que nous n'équilibrons plus, depuis plusieurs années, la branche famille. Les recettes sont inférieures aux dépenses de deux milliards. On fera donc des économies. Mais il y a deux principes que je vais fixer tout de suite pour que cela soit bien au clair : il n'y aura pas de fiscalisation des prestations familiales parce que c'est absurde. On ne va pas donner d'un côté pour reprendre de l'autre, non !

David PUJADAS : Et une réduction ?

François HOLLANDE : Deuxièmement, on va garder l'universalité des prestations familiales, des allocations familiales pour être précis. Mais que les plus hauts revenus aient les mêmes allocations familiales que les plus bas, non, cela sera revu. »

Ca avait fait jaser à l’époque. Je crois me souvenir avoir fait un billet pour défendre la fiscalisation des prestations familiales mais Seb Musset en parlait dans un billet qu’il a mis chez lui en lien ce matin.

Toujours est-il que ce n’est pas cette voie qui a été choisi mais la baisse du plafonnement du quotient familial.

Ainsi, François Hollande a annoncé en mars qu'il n'y aurait pas d'impôt ou de taxe supplémentaire pour le budget de l'Etat et que les efforts pour le financement de la branche famille de la Sécurité Sociale seraient assurés par les parents avec des hauts revenus.

2 commentaires:

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