11 juillet 2013

Huit raisons d'être contre la ratification de la charte européenne des langues régionales

Trente députés de l’ouest ont signé une proposition de loi pour modifier la constitution afin de ratifier la Charte européenne des langues minoritaires. Comme si on avait que ça à foutre. Certes ! Ca fut un des engagements de François Hollande mais ce n’est pas celui auquel je suis adapté.

Rappelons que Lionel Jospin avait signé ce texte en 1999 et que Jacques Chirac avait refusé de lancer les modifications correspondantes de la Constitution.

Des raisons d’être contre ?

Petit 1 : foutez-lui la paix !

Si j’étais une Constitution, j’aimerais bien qu’on arrête de me modifier pour un oui ou pour non. Quand je fais des billets à propos de la Constitution, dans ce blog, c’est en proposant une simplification. La Constitution doit décrire le fonctionnement des institutions de la République au niveau national (l’élection ou la désignation et le rôle ou les fonctions du Président, du gouvernement, du premier ministre, des sénateurs et des députés). Il faut arrêter d’y rajouter des cochonneries.

S’il faut défendre les langues régionales, ça doit se faire au niveau de loi (et du budget).

Petit 2 : vive la République !

Si on admet que les actes administratifs et juridiques puissent être faits en langue régionale, les fonctions régaliennes de l’Etat ne pourront plus être effectuées dans de bonnes conditions que par des fonctionnaires parlant cette langue.

Petit 3 : le breton n’est pas ma langue

Je suis fatigué que des crétins qui connaissent trois mots de bretons s’adressent à moi dans cette langue. Je suis né à Loudéac, patelin où le breton n’a « jamais » été parlé et où l’on parlait une espèce de patois, le gallo, comme dans la région de Rennes. Mes parents ne parlaient breton et si mes grands parents connaissaient quelques mots, c’était plutôt pour le folklore. Des imbéciles les ont forcé à parler le français au début du siècle dernier, à coup de torgnoles dans la tronche.

C’est absolument grotesque de réintroduire le breton par la Constitution dans un trou dont ce n’est pas la langue d’origine.

Petit 4 : le breton est-il une langue, d’ailleurs ?

Selon les mauvaises langues, le breton d’aujourd’hui serait assez récent, notamment pour ce qui concerne l’uniformisation de l’orthographe. Je ne cherche pas à raviver une polémique, je m’en fous. Mais il me semblerait un peu grotesque d’imposer un breton neuf par rapport à un vieux français, bien enraciné dans notre histoires, celle de nos arrières-grands pères qui ont été se battre à Verdun et tout ça où ils ont été mêlés avec d’autres gens parlant d’autres machins.

Petit 5 : n’oublions pas le français

Quand de nouveaux jeunes collègues travaillent avec moi, je suis horripilé par le nombre de fautes d’orthographe ou de français qu’ils font. Pour vous dire, ils en font tellement qu’ils ne pourraient même pas tenir un blog politique de gauche.

Concentrons donc l’enseignement sur le français et, malheureusement, l’anglais qui devient obligatoire avec la mondialisation et tout ça.

Un de ces jours, les mômes parleront leur langue régionale chez eux et l’anglais à l’école. Le touriste breton en corse sera obligé de s’exprimer en anglais puisqu’il aura oublié le français. Enfin, je me comprends.

Petit 6 : ne créons pas une fracture entre les Français

C’est encore un sujet sociétal qui risque de trouver une grosse opposition parmi des gens qui sont attachés à la Nation, à la République et à sa langue.

Je n’ai pas envie de voir un nouveau débat grotesque faisant resurgir des arguments nationalistes des deux côtés. Ca me fatiguerait et m’obligerait à faire des billets de blog.

Petit 7 : les Français s’en foutent

Ils attendent qu’on les rassure sur l’avenir, le boulot pour les enfants, leurs retraites, …

Si on parle trop de ce texte, ils vont finir par se demander si on ne les prend pas pour des cons.

Petit 8 : c’est le boulot du président de la République

Pépère est le garant des institutions et la mesure est à son programme. C’est à lui de faire ce qu’il pense bon pour la France (et sa réélection) en matière constitutionnelle. Pas aux parlementaires.

Une raison d’être pour

C’était dans les engagements… Même si c’est une connerie.

Et ne trollez pas : je ne suis pas contre les langues régionales mais contre l'inscription des machins dans la Constitution.

27 commentaires:

  1. Je ne dirai qu'un mot: bravo!
    (ça y est, je l'ai dit).

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  2. En plus, si les Bretons se mettent à parler breton et les Corses corse, ils vont devenir des étrangers. Et, du coup, François Hollande va vouloir leur accorder le droit de vote aux élections locales, ce qui flanquerait une belle pagaïe.

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  3. Du coup, j'ai oublié de dire que j'étais pleinement d'accord avec ce billet. il me semble aussi que prétendre apprendre une langue régionale inutile à des petits cons à qui on n'est même plus capable d'enseigner le français, ça revient à installer le Père Ubu à l'Élysée. (Ah, on me souffle qu'il y serait déjà…)

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    1. Arrêtez d'être d'accord avec moi quand je fais un billet politique, bordel ! Ma réputation.

      Vous pourriez tenter un truc du genre : ah mais pas du tout ! Les langues Régionales font partie de nos traditions, de notre culture et tout ça. Sus aux progressistes qui veulent les supprimer.

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    2. Et faudrait peut-être aussi que je fasse la promotion des danses flokloriques à la con pour arranger Môssieur Jégou ?

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    3. Oui. Mais pas la musique, tout de même. Vous n'êtes jamais obligé de danser : vous pouvez aller à la buvette. Par contre, vous ne pouvez pas couper le son.

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    4. Non mais vous avez déjà vu de près la tronche et le look des filles (les garçons ne sont pas mieux, cela dit) qui s'adonnent à ces pratiques grotesques ? C'est un vrai encouragement à la masturbation !

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    5. Mais je m'en branle de la masturbation. On est à la buvette pour boire pas pour baiser.

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  4. Je suis complètement d'accord même si globalement je suis capable de demander une bière dans n'importe quel pays civilisé du monde.

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  5. Malheureusement le passage par la Constitution est obligatoire il me semble car le français y est inscrit. Du coup les lois éventuelles qui permettraient la promotion des langues régionales (écoles diwan par exemple) risqueraient d'être inconstitutionnelles. Et crois-moi, il y aurait toujours des jacobins hardcore à la Mélenchon pour faire chier le monde.

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    1. Mais il n'y a pas à faire la promotion des langues régionales dans le cadre de la République : leur enseignement est déjà autorisé.

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  6. Pour être en Belgique, je suis contre les langues régionales tout court. Qu'une région laisse se développer ce genre d'anachronisme, passe encore mais l'Etat ?
    Je vois l'exemple ici ou d'une multitude de patois locaux, les flamands s'érigent en "grand peuple historique" imposant sa langue à la minorité francophone. Le parler devient identitaire et il n'y a nul besoin de sous-divisé le bien commun.
    #MonAvis

    PS : pour les municipales à Toulouse, j'avais quand même croisé le président du parti occitan qui nous avait dit : «Toulouse est occupée depuis trop longtemps par les Français». Les langues régionales, ça rend fou ! :-)

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    1. Oui, c'est un truc qui ravive le nationalisme...

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  7. J'ai quelques remarques à faire sur tous ces différents points. Pas pour troller mais faire avancer le débat.

    Point 1 :
    Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France. C'est pas moi qui le dit mais la constitution (article 75-1). Tout ça pour dire qu'elles y sont déjà.

    Oui, la défense des langues régionales doit se faire au niveau de la loi. Tout à fait.

    Point 2 :
    Faux, les défenseurs des langues régionales défendent le bilinguisme donc des textes bilingues. Aucun soucis pour les fonctionnaires monolingues.

    Point 3 :
    On peut se poser la question effectivement de la pertinence du breton en territoire gallo, mais le gallo sera autant reconnu que le breton, n'ayez crainte.

    Point 4 :
    Je ne parle pas breton mais je me doute que le breton scolaire doit être comme le français scolaire, un peu normalisé, et qu'il diffère un peu du breton familier, comme le français scolaire du français familier. De là à dire que le français scolaire n'est pas une langue ou n'est pas la même que ce qui se parle à la maison...

    Point 5 :
    Ce n'est pas en réduisant le nombre de matières qu'on arrivera à renforcer le niveau des élèves. Ou alors c'est avoir une vision utilitariste de l'école (faire de nos enfants de bons soldats de la mondialisation).

    Un jour les mômes parleront anglais et que anglais parce que nos élites auront considérés que le français n'est plus qu'un patois dans le village mondial et qu'il ne sert à rien, comme leurs prédécesseurs l'ont fait pour nos langues populaires (dites régionales).

    Point 6:
    C'est vrai que ca peut réveiller les penchants nationalistes des jacobins, et d'une partie de la gauche. On aurait un nouveau magnifique débat sur l'identité nationale française qui passe immanquablement par l'aliénation culturelle (à coup de torgnoles dans la tronche comme vous dites). Mais ca peut aussi valoir le coup pour enfin avoir des arguments non nationaliste sur les identités.

    Point 7 :
    On est d'accord sur ce point.

    Point 8 :
    Ca peut être aux parlementaires ou au peuple de rappeler Pépère à ces engagements, non ?

    Pour finir, une petite citation de Pier Paolo Pasolini :

    "les jeunes dont tu parles, qui font usage du dialecte le font parce que, eux aussi, il leur est arrivé d'éprouver, pas chez tous de manière extrêmement lucide mais existentiellement, la nécessité de lutter contre ce nouveau fascisme qu'est la centralisation, la centralisation linguistique et culturelle de la société de consommation".

    Pier Paolo Pasolini - La langue vulgaire - Éditions La Lenteur

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  8. Ce billet dénote un manque total d'ouverture d'esprit et une fois de plus on voit ressurgir le vieux démon du "nationalisme = fachisme" qui sert tant de faire valoir à nos incultes hommes politiques....

    Alors que je suis tout en accord avec la trame de votre billet je trouve votre ton et votre manque total de respect pour l'autre écoeurant. Pourquoi utiler des superlatifs du genre " on s'en fout, y a autre chose à foutre" ..ect.. pourquoi tant de vulgarité.
    Au final pour moi, ca donne l'effet inverse, alors qu'au départ l'idée n'est pas mauvaise. Mais on a choisi l'Europe, ou du moins les politiques ont choisis pour nous, donc tout doit passer par la constitution.
    Et non; les Français ne s'en foutent pas: mes enfants sont en classes bilingues catalan-Français. Alors oui, on me répondra que contrairement au Breton, le Catalan est une langue Européenne. N'empèche, c'est une question de respect de l'autre et surtout de nos anciens, que de ne pas oublier notre patrimoine culturel à l'heure où toutes nos valeurs morales sont battues en breche par ces gouvernements successifs (qq soit le bord d'ailleurs)

    Pour ma part je parle Français anglais allemand catalan couramment, et je me débrouille en arabe. (le tout en autodidacte grace à une pratique sur le terrain - je vivais en Syrie)

    La première valeure du nationalisme c'est une culture générale de son pays et de ses langues (au contraire de l'autodestruction systématique de la grammaire et de lorthographe française que l'oin voit en ce moment)
    Le meilleur moyen de faire barrière au fachisme politique-religieux et autres tarés de tout bord, c'est l'instruction des masses, et cela passe par la maitrise de sa langue maternelle et des nos vieux dialectes.

    Eric (50% Breton/50% Allemand mais avant tout Français !

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    1. Avant de me parler de l'autodestruction systématique de la grammaire et de l'orthographe et de parler d'instruction de masse, relis dont ton commentaire.

      Ton premier paragraphe ne m'a pas donné envie de lire, je ne parle pas de fascisme. Tu commences ton commentaires par vérifier la loi de Godwin. Pauvre garçon.

      Et la suite est truffé d'erreurs et de fautes. Par exemple, tu ne sais pas ce qu'est un superlatif. Tu ne maîtrise pas une langue et tu te vantes d'en connaitre plusieurs...

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  9. Comment croire qu'un pays qui a peur de sa propre régionalisation pourrait être capable de s'en tirer dans la mondialisation ?
    Cela serait d'un comique si des cultures n'étaient pas en jeu.
    Ce marronnier est la parfaite illustration d'un pays qui a peur ! Un pays a l'ambition inexistante... Pauvre République ! Quel est donc ce pays qui a peur d'une soi-disante balkanisation ? Quelle région prétend de manière réaliste à l'indépendance ? Aucune. La question deviendrait envisageable en cas d'effondrement. Et c'est parce que ce pays a peur dans l'avenir et croit cet effondrement possible qu'il est sclérosé sur une question aussi simple. Comment une langue comme le français peut-elle se sentir fragilisé par les langues régionales, si ce n'est par un manque total de confiance en elle ? Si le niveau de français s'écroule, ce n'est certes pas à cause des langues régionales !
    C'est la tristesse récurrente de cette question du régionalisme. Elle ne représente un danger ni pour la cohésion territoriale, ni pour la cohésion culturelle. Mais elle est inaudible à cause du manque de confiance de la République en elle-même. Celle-ci ne s'effondrera qu'à la suite de ces propres scléroses et non par une menace des provinces.
    Aucun régionaliste ne demande que sa langue devienne prioritaire face au français. Quels nationalistes peuvent être pris au sérieux ? Il n'y a bien que la Corse qui a une certaine cohérence sur la question mais qui peut sérieusement penser que cela peut arriver ? Et combien de frustrations, menant aux extrêmes, s’apaiseraient ?
    Ce refus de ce qui n'a jamais conduit à une révolution dans les dizaines d'exemples internationaux (la Catalogne ? 30 ans après Franco, l'Espagne est toujours là et vu sa situation actuelle, il faudra du temps avant un éclatement ? l'Ecosse ? tout le monde n'a pas la chance d'avoir du pétrole et rien n'est gagné pour les indépendantistes, comme l'Espagne, surtout en période de crise), ce refus est symptomatique de l'état du pays.
    La questions régionale (et sa décentralisation qui n'en finit pas, mené sans cohérence depuis plus de 30 ans, sans débat démocratique) ne présente aucun danger pour le pays. C'est surtout malheureux de constater qu'un pays qui a si peur de s'écrouler préfère s'assurer qu'il entrainera toutes ses composantes avec lui.
    Cette ratification n'est RIEN pour la République française mais TOUT pour des personnes désireuses de sauvegarder des richesses immatérielles. Les régions ne sont pas une menace pour la France mais la France, qui n'a pourtant rien à craindre depuis la fin de l'exode rural, est une menace pour elles.
    Quelle petitesse, quelle misère d'un pays qui n'aime pas ce qui le compose... Un pays pervers qui a trop conscience de sa fragilité et préfère réserver ce sort à ses provinces en espérant que cela recule sa propre échéance.
    Ce refus est basé sur la peur. L'acceptation d'un changement et des (tous petits, ridicules pour un Etat capable) efforts à fournir serait pourtant la marque d'une confiance en ses régions, sa population, en cette République une et indivisible.
    Je ne souhaite aucunement que la France s'effondre de mon vivant, vu que ce ne peut-être qu'après de très graves événements mais la France dans 20, 100 ou 500 ans, finira bien par disparaître. Je ne sais comment mais je suis convaincu que ce ne sera pas à cause du bilinguisme régional.
    Cette question aurait dû être réglée depuis longtemps. On en parle encore. Je vous le dis, symptomatique d'un pays qui n'avance pas !

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    1. Mon pauvre ami. Tu confonds la langue et la région. Moi qui suis originaire du Centre Bretagne, je constate que le breton n'a jamais été majoritaire en Bretagne. Je suis un régionaliste, la majorité des billets de fond que je fais dans ce blog concerne la réforme territoriale.

      Je pense que tu confonds tout : tu abaisses "ma" région, la Bretagne, au niveau d'une langue régionale. Mais je suis aussi un Républicain. Un salarié de la République doit pouvoir travailler dans toute la République. UN citoyen de la République doit pouvoir vivre dans toute la République.

      Si mon voisin, à Loudéac porte plainte contre moi en breton, je ne peux pas y répondre (Loudéac n'est pas dans un pays bretonnant) et un juge de mon État, la France, ne peut pas juger l'affaire s'il ne parle pas Breton.

      La langue de la République n'est pas une question de folklore. J'ai lu la charte en question. Pas toi, probablement. Tu défends un truc pour le folklore. Moi pas. J'aime ma région et veut son développement, pas pour sa langue, cette fausse langue développée dans tous les sens par des militants qui n'ont même pas conscience que le breton n'est pas la langue de la Bretagne mais d'une petite partie de ses habitants.

      Des cons comme toi, qui n'ont pas lu la charte, nuisent à la Bretagne (ou à toute autre région). D'ailleurs tu ne sais même pas qu'il n'a jamais été question de signer toute la charte, mais une partie seulement.

      Et tu n'as jamais réfléchi aux conséquences. Tiens ! Un gendarme né à Loudéac ne pourrait pas être gendarme à Loudéac s'il ne connait pas le breton alors que Loudéac n'a jamais été dans un pays bretonnant.

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    2. Qui confond quoi ? Ai-je parlé de la Bretagne en particulier ? Le but de mon commentaire est plus d'évoqué les, justement, fantasmes des opposants à la ratification de cette charte, que j'ai lu.

      Ton exemple au sujet du fonctionnement juridique... Trouve un pays ayant ratifié cette charte qui suit cette logique qui t'effraie. Bon courage, car ton épouvantail ne tient pas. N'ai pas peur comme disaient JPII et Yoda...

      Quant à la question du folklore, nous aurons certainement du mal à être d'accord, vu que j'accorde à ce mot une estime plus anglo-saxonne que française. Espérer qu'un enseignement supplémentaire d'une langue régionale favorise l'apprentissage d'une future langue étrangère n'est pas à exclure. Mais moi-même n'ayant pas d'héritage d'une quelconque autre langue que le français, mon romantisme affectionne l'idée de la sauvegarde culturelle pour des motifs autres que marchands, au contraire de la logique actuelle, l'apprentissage de l'anglais par exemple.
      Les exemples de régions bilingues dans le monde pullulent. Le vrai problème du français et du médiocre niveau en anglais dans ce pays n'a rien à voir avec les langues régionales.

      Alors oui, je suis folkloriste. Et au niveau de la Bretagne dont la culture celte ne survit qu'au travers de la musique, elle n'a rien à envier à la France quand un Denez Prigent travaille avec Lisa Gerrard pour une chanson choisit par Ridley Scott, ou des Plantec qui travaille avec des producteurs internationaux, ou une Cécile Corbel qui a été n°1 au Japon. La musique française dans le monde s'est arrêté à Piaf et ce n'est que l'électro française (et son anglais dans le texte) qui trouve grâce à ce niveau.
      Et ce n'est pas à cause des langues régionales qu'il n'y a plus de chanteurs français capables de remplir des salles d'une élite intellectuelle new-yorkaise (Carla Bruni, sans doute ? pas très rassurant).

      Quant à parler d'une fausse langue... Si je trouve effectivement le breton de diwan moche à l'oreille avec l'accent français qui ressort, les langues évoluent (l'Académie française a d'ailleurs été créée pour instituer un français officiel, processus semblable au breton unifié et aux des centaines d'autres langues -pourquoi refuser aux antres langues la voie que le français a choisie ?), c'est ainsi. Mais quand elles meurent, désolé de trouver cela dommage.
      Et puis les lignes changent aussi. Une fois la génération d'irréductibles bas-bretons mortes, c'est en Haute-Bretagne (où le Breton n'a "jamais" été parlé etc etc) qu'on trouvera le plus de locuteurs (bien que très peu nombreux).

      Je suis Républicain également. Mais je ne m'enferme pas dans un dogme (et puis la République... il y a 2 Républiques pour la Chine, aucune ne me tente vraiment, il faut faire attention aux mantras et de ne pas confondre Liberté-Egalité-Fraternité avec Jésus-Marie-Joseph -mes enfants n'ont reçu ni le baptême catholique, ni le républicain).
      La France n'a aucune leçon d’égalité ou d'équité à donner aux pays ayant ratifier la charte.

      En suivant ta logique, un candidat à la fonction publique pour un poste lié à l'international est discriminé s'il ne maîtrise pas l'anglais face à un autre candidat.
      Encore une fois, je ne crois pas qu'un Gallois anglophone se soit retrouvé assigné en justice par un Gallois gallophone sans pouvoir utiliser l'anglais.

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    3. Tout ça pour dire que j'ai une vision qui dépasse un peu le folklorique. Pour moi, les régionalistes proposent au moins quelque chose de différent. Et puis cette sacro-sainte Ecriture qu'est la Constitution, à part l'UMP et le PS, toutes les autres mouvances veulent la changer. Mouvances qui représentent plus de 50% à un 1er tour de présidentiel. Mais effectivement, cette Constitution est assez efficace pour s'en protéger.

      Je l'ai dit, beaucoup de choses ont changé depuis l'exode rural. Où tu vois un paradigme menaçant, je n'y vois qu'un investissement relatif pour ouvrir de nouvelles perspectives. Perspectives qui finiraient par être positives, ou négatives mais au moins une volonté d'action, de changement qui manque cruellement dans l'Hexagone.
      De mon point de vue, je n'y vois aucune révolution et rien de bien lourd à mener. Surtout quand on voit les factures des agences de com' adressés aux collectivités locales pour des slogans minables, bien souvent mâtinés d'anglais d'ailleurs, donner du travail à des gens qui ont de vrais compétences, les locuteurs de langues régionales, ne me semblent pas révoltant.
      Si tu as peur que cela menace la République, tu dois t'en faire une image bien médiocre.

      Je l'ai dit, je ne vois pas d'un bon oeil tout ce qui pourrait affaiblir l'unité et la stabilité de mon pays. J'ai la naïveté de croire que la République s'en sortirait très bien.
      Je me demande qui est le plus républicain de nous deux.
      Par contre, pour ce qui est du plus con, je n'ai pas de doute, l'invective gratuite étant une excellente manière de repérer la bêtise.

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    4. Pauvre con. Désolé, c'est mon style d'insulter les commentateurs. Tu refuses de raisonner à charge contre toi. Tu refuse de réfléchit aux arguments contre toi. Tu vis contre toi. Je vais t'expliquer calmement. Ton rolexpuvtô but dans les réseaux sociaux ne doit pas être de convaincre les gens mais de comprendre leurs arguments.

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  10. Tiens ? Une partie de ma tartine n'est pas passée ? Je retente...

    "Tu fantasmes dans la peur. Laisse moi fantasmer en pensant qu'une reconnaissance de ces langues puisse être positive. Surtout en ces temps de sinistrose, merci.
    De plus, tu es contradictoire. As-tu un quelconque intérêt pour la Bretagne ou non ? Réjouis-toi, la Bretagne devient une des régions les plus dynamiques. Dynamisme qui a d'ailleurs été accompagné par un renouveau de la culture celtique minoritaire. Je ne crois pas que l'économie bretonne rechigne à mettre du gwen ah du pour vendre du cola. Ou acquérir une reconnaissance relative à l'internationale dans un pays Paris-Chateaux de la Loire-Riviera.

    Et puis, quand il y aura le Grand-Ouest, son nom sera retiré des cartes officielles. Pas la peine de fantasmer sur les militants bas-du-front. Beaucoup sont conscients que la Bretagne n'a jamais existé autrement que bilingue britto-roman (les Brittophones n'ayant jamais été unifié en un seul territoire sans les Gallos).
    Petit couplet historique que tu voudrais certainement balayer du "mais c'est le passé". Le royaume de Bretagne a vu le jour grâce à la trahison de l'élite franque de Nantes. Après les invasions vikings, un duché a pu en naître à partir de la reconquête de Nantes. Ce n'est pas par hasard que le 44 est été séparé du reste de la Bretagne et que son arrêt de mort passe par un Grand-Ouest avec Nantes pour capitale. Si tu penses qu'un territoire à la particularité maritime s'épanouisse dans un Grand-Ouest, grand bien t'en fasse. Permets-moi d'en douter, spécialement pour le centre Bretagne (NDDL lui fera d'ailleurs du mal alors que développé les aéroports locaux est le meilleur moyen de l'aider). Ou demande aux Sarthois ce qu'ils en pensent.
    Les opposants à la Bretagne ont bien compris le passé pour mieux l'utiliser en tout cas.
    Cette logique est celle d'un Fillon et d'un Ayrault sur le modèle d'un Guichard. Bref, une logique conduite par un système qui n'arrête pas de prouver qu'il est à bout de souffle.

    Le débat est là aussi. Quel redécoupage (puisqu'il doit avoir lieu, tu dois être au courant) sera le plus efficace ? Quel degré accordé à la démocratie dans celui-ci ? Car en plus d'être un Républicain, contrairement aux Chinois, je suis un démocrate et je souhaiterais que cette question soit réglée par les urnes. Pour TOUTES les régions de France, quel que soit leurs particularismes régionaux.
    On peut s'en foutre mais s'en réjouir, j'ai plus de mal à le concevoir.
    Et puis, si tu vis en Bretagne, lamente-toi que ce soient des élus de la République qui demandent cette ratification.

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    1. Je vais répondre assez rapidement parce que je n'ai pas que que ça à foutre que de tergiverser avec des connards comme toi qui pensent représenter tout le monde mais ne représentent que toi.

      A part ça, tu peux sucer la bite à La Fur si tu veux tu finiras enculer par la République. Je ne suis pas grossier, je constate.

      Pour le reste, tu montres que tu ne connais rien à l'histoire de la Bretagne, ou, plutot, que tu ne connais que celle de connards qui l'ont reconstitué.à partir de faux événements. Tu es un con qui refait l'histoire, on appelle ça un révisionniste et tu mérites de te retrouver en prison.

      Connard.

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  11. Dans les spams, le dernier commentaire du connard.

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