02 juillet 2013

L'espion

Il y a des jours où on se coupe de l’actualité. Je n’ai donc suivi que de loin cette histoire d’espionnage. Je comprends tout à fait que nos dirigeants s’insurgent, je crois d’ailleurs que François Hollande a été le plus virulent. Ce qu’il y a de surprenant… c’est qu’ils ont l’air surpris. Ben oui, les Américains nous espionnent. Je suppose qu’on le leur rend bien mais pas avec les mêmes moyens.

Mon confrère Sarkofrance trouve qu’on est dans un mauvais James Bond. Je trouve les dirigeants Européens ont l’air complètement à la ramasse.

Je vais quand même résumer l’affaire. Les organismes de sécurité des Etats-Unis, la NSA, ont lancé le programme PRISM qui permet d’espionner à peu près tout à partir d’Internet. Un de leur consultant, qui cherche l’asile politique (pour avoir trahi son employeur ?) un peu partout, Edward Snowden, a dénoncé ça et la presse s’emballe, nos dirigeants font semblant d’entrer dans des grosses colères (comme s’ils pouvaient ignorer)…

La NSA a des accords avec des entreprises américaine aurait un accès direct à toutes les conneries que nous disons dans les réseaux sociaux : Facebook, Twitter, Google, … Ils analysent avec des gros ordinateurs tout ce que nous disons et en concluent que j’ai bouffé au restaurant ce midi à deux pas d’une ancienne ministre de la justice et d’un ancien ministre des affaires étrangères mais, je vous jure, monsieur l’espion, nous n’avons pas discuté ensemble.

Martin Schultz qui, comme tout le monde sait, est président d’un truc Européen a déclaré qu’il était « profondément inquiet et choqué par les allégations d'espionnage des autorités américaines dans les bureaux de l'UE. Si ces allégations sont avérées, ce serait un problème extrêmement grave qui nuirait considérablement aux relations entre l'UE et les Etats-Unis. »

D’un autre côté, si les sympathiques espions américains nous préviennent si des méchants barbus (ou pas) se préparent à commettre un attentat chez nous, ne crachons pas dans la soupe. Ce qui me fait dire que la tempête actuelle se calmera rapidement et que tout le monde rentrera bientôt à la soupe.

Je voudrais dire à M. Schultz que je suis inquiet de voir que les mauvaises décisions vont être précises par les Européens. Tout d’abord nous avons un problème industriel qui fait que je suis obligé d’avoir un smartphone Apple avec une application Twitter pour raconter des conneries au bistro, le soir, autant de produit Américain. Je lui dirai ensuite que si lui et se collègues arrivaient à faire une Europe politique à la place d’un bordel libéral, nous n’en serions pas là et pourrions espionner les américains et nous foutre de leur gueule en retour.

Si nous n’étions pas à la ramasse, côté nouvelles technologies, nous n’en serions pas là.

Je vous le laisse mais ne dites pas dans les réseaux sociaux que je vais à la Comète, ce soir, les espions américains n’ont pas besoin de le savoir. Par contre, j’aimerais bien apprendre que les services nationaux ou européens se protègent un peu mieux…

Je veux bien accorder l'asile machin à Snowden au Kremlin-Bicêtre vu que le Kremlin-Normal a refusé. Il n'empêche qu'il faudrait que ça n'attire pas trop les touristes : les bières sont déjà assez chères.

P.S. : Et François Hollande pourrait attendre que je finisse de rédiger mes billets de blog avant de virer des ministres. On en reparlera demain...

7 commentaires:

  1. Blonde ou ambrée, ta bière ? Salut au loufiat, en passant ! Et à Madame la patronne.

    Quant aux espions, ils ont toujours existé. Même du temps de César, oui, le Jules qui aimait les grands nez.

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  2. C'est quand même délirant cette histoire. Et le plus délirant peut-être, alors qu'au même instant le peuple Égyptien s'entête à se battre pour quelques droits et globalement la liberté, c'est que tout le monde s'en foute complètement, à part un vague bredouillis de circonstance de Hollande qui fait semblant d'être effarouché.
    Comme si la démocratie, l'idéal de liberté, ne valait décidément plus rien face aux business, face aux intérêts, et que tout était foutu.
    Comment tu veux croire à la politique, toi, quand on te dit qu'il n'y a plus rien à faire et que tout est faussé d'avance ? (et pendant ce temps là, l'autre courge d'Obama va essayer de coller à la cérémonie d'enterrement de Mandela pour la photo et des histoires de morale faux-cul arrangée aux marchés à chopper en Afrique sous le nez des chinois).
    Celui qui vint me parler de démocratie, je lui fous mon pied au cul. Ça n'existe plus. Quand le peuple Égyptien s'en rendra compte, il risque d'être très déçu.(en gros faudra pas s'étonner du retour des barbus)

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  3. Ça me parait l'évidence-même. Et si nos dirigeants avaient un tant soi peu de couilles ? De tripes ? De conscience ? (cocher la case correspondante):
    http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/07/03/l-europe-doit-proteger-edward-snowden_3441022_3232.html

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  4. Martin Schultz joue l'imbécile pour la galerie. Il y a bien longtemps que lorsqu'il y a des réunions un tant soit peu sensibles dans les bureaux de l'UE, on demande à chaque participant de retirer la batterie de son smartphone. Et ce depuis qu'on a découvert que les Blackberry pouvaient servir de micros à l'insu de leur propriétaire. NSA à l'écoute.

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    1. Oui. Toute cette polémique est pénible.

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