04 juillet 2013

Dans la famille Gattaz, demandez le fils !

Un nouveau patron des patrons, ça se fête ? A première vue, celui-ci semble encore plus gratiné que Laurence Parisot ! De là à dire qu'elle va nous manquer, c'est un pas que je ne franchirai pas ce matin.

Pierre Gattaz a déclaré qu'il n'était ni de droite ni de gauche mais qu'il était contre les 35 heures et qu'il fallait augmenter la TVA pour diminuer les cotisations sur le travail. Je veux bien croire qu'il est ni de droite ni de gauche mais je pense qu’il est surtout ni de gauche. D'ailleurs tous ceux qui se présentent comme ni de droite ni de gauche sont généralement bien à droite. C'est une constante.

Ce qu'il y a bien avec Pierre Gattaz, c'est que non seulement il a hérité de l'entreprise familiale pour nous montrer les bienfaits du libéralisme où tout le monde peut s'enrichir à condition d'être riche au départ, mais en plus, il semble avoir hérité du syndicat familial.

C'est un peu comme si le fils Krasucki reprenait les rênes de la CGT ! D'un autre côté, on n'aura pas de mal à se rappeler de son nom.

Je pense qu'on n'a pas  fini de rigoler. Ou de pleurer.

22 commentaires:

  1. Je fondais de grands espoirs en nos amis patrons, et on n'est jamais déçu.
    Je surveillais le dit Gattaz depuis quelques mois, quand il avait commis ça:
    "http://www.challenges.fr/economie/20130419.CHA8575/gattaz-prone-un-recul-de-l-age-de-depart-a-la-retraite-a-65-ans.html".
    Dans la même interview il est capable de demander la réforme des retraites (mode MEDEF de combat) et de se plaindre que:
    "les entrepreneurs sont en souffrance, ont l'impression d'être mal aimés".

    Enfin bref, on a encore touché un bon winner sur ce coup là!

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  2. mouais pour les salariés je ne sais pas si ça va vraiment rigoler

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    1. Tu crois qu'ils rigolaient avec Lolo ?

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  3. Nous retrouvons les bases du CNPF de son papa (Bon chien chasse de race). Il va peut-être nous faire regretter Laurence.

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  4. Il a hérité de l'entreprise de son père, alors en faillite, l'a remonté, a créer plus de 500 emplois, la majeur partie de la production se fait en France et exporte à l'étranger.

    C'est un président de PME, par un patron du CAC.



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  5. Maintenant si certains estiment qu'hériter d'une entreprise en faillite et en faire une activité florissante (+ de 200 millions de CA) est un scandale, je comprends mieux l'état économique de la France.

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    1. La question n'est pas de le juger en tant que "patron", ça c'est le job de ses salariés et de leurs représentants élus.

      On essaie d'imaginer ce qu'il va donner en tant que président du MEDEF:
      - qui siège dans toutes les instances paritaires et à ce titre détermine l'avenir des régimes sociaux
      - qui sera l'interlocuteur côté patron des futures évolution du code du travail puisque le gouvernement semble attaché à la méthode "négociation entre partenaires sociaux".

      Et à ce titre là, pardon, mais la hauteur de vue ne semble pas au rendez-vous... Et j'euphémise!

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    2. Je vous rejoins la dessus. Le MEDEF est un syndicat comme les autres, c'est à dire qu'il ne défend que des intérêts partisans et ne représente au final, personne.

      Parisot était une véritable idiote, j'espère que celui ci sera mieux mais j'en doute fortement.

      Le MEDEF ne sert à rien, si ce n'est négocier des accords avec d'autres syndicats qui n'ont pas plus de légitimité.

      (Promis Nicolas, je m'arrête la pour les commentaires :) )

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    3. Non ce n'est pas un syndicat comme tout les autres puisque les autres, eux, défendent les salariés.

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    4. Ce n'est effectivement pas un syndicat comme les autres.
      Comment le MEDEF peut-il être crédible dans les négociations sur l'avenir des systèmes sociaux quand sa branche "bancassurance" bave devant ce gâteau.

      Vous avez dit conflit d'intérêt?

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  6. Petit joueur, le fiston.
    D'entrée, il demande un transfert de charges de 50 milliards des entreprises vers les particuliers (CSG...).
    Chiche.
    Quand on sait que l'IR représente en gros 55 milliards et que la fraude fiscale 80 milliards auxquels il faut ajouter 15 bons milliards de fraude sociale. Le compte y est largement.

    Au lieu de transfert, il aurait pu dire redressement fiscal et social chez les fraudeurs.

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  7. Le changement ça serait que le gouvernement l'écoute moins qu'il n'a écouté Parisot.

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  8. Tiens, un nouveau mot:
    Une Gatazzerie
    Je vous laisse le définir...
    Indice: (C'est facile) il en fera plein!

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  9. Bon, en gros ça va se gattaz pour tout le monde, c'est ça ?!

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