10 juillet 2013

N'oublions pas le peuple de gauche et le peuple de droite

Récemment, j’ai entendu ou lu, je ne sais plus quelle personnalité politique qui fustigeait la gauche (ou la droite) qui s’adressait uniquement « au peuple de gauche » (ou de droite) et pas à l’ensemble des Français. Cette expression est restée tournicoter dans mon crâne jusqu’à ce qu’au hasard de mes lectures, je tombe à nouveau sur l’expression. En l’occurrence, c’était un journaliste qui expliquait que, lundi, Nicolas Sarkozy s’était adressé au peuple de droite.

Que sont donc ces deux peuples, le peuple de droite et le peuple de gauche ?

Une recherche Google de « peuple de gauche » nous fait sombrer immédiatement dans la caricature. On voit par exemple des organes de presse de droite qui expliquent que François Hollande ne parle qu’au peuple de gauche ou, au contraire, des sites de la gauche de la gauche qui s’accapare ce peuple. Une recherche de « peuple de droite » donne des résultats légèrement différents mais parfois tout aussi ridicule, comme quand, à l’occasion des manifestations contre le mariage pour tous, certains disaient que « le peuple de droite est de retour ».

Je ne vais pas rentrer dans une théorie foireuse mais je vais proposer une définition pour mon usage personnel : le peuple de droite est composé des gens qui ne voteront à gauche pour rien au monde (sauf élections locales particulières) et vice versa. A vue de nez, le peuple de gauche représente entre 35 et 40% de la population et le peuple de droite entre 40 et 45%, ce qui nous laisse « un trou » d’une vingtaine de pourcents… qui vont faire la pluie et le beau temps dans les élections.

Je pourrais préciser comment je fais pour estimer ces chiffres. Disons que le total des voix de gauche a fait 36% en 2007 au premier tour de la présidentielle de 2007 et que le candidat de droite a fait 45% au second tour en 1988. Ce sont l’extrême depuis 1981. Peu importe.

Dans les réseaux sociaux, on va pouvoir trouver cinq ou six groupes d’individus (pour schématiser) :
  1. le type du peuple de gauche, mais qui se voit à gauche de la gauche,
  2. le type du peuple de gauche,
  3. le type qui n’est nulle part (ce qui ne veut pas dire qu’il est centriste),
  4. le type du peuple de droite,
  5. le type du peuple de droite, mais qui se voit bien à droite.

Vous me suivez ? Parce que je ne vais pas me fatiguer à faire une théorie ni de droite ni de gauche si vous commencez par ne rien comprendre. Les frontières ne sont pas étanches et il y a évidemment un tas de nuance. Un écolo ou un centriste, par exemple, pourraient ne pas se retrouver dans ce bazar. Les groupes B et D sont a priori les plus gros mais les A et E sont très actif. Les D sont assez rares. Les groupes ne sont pas liés aux partis politiques. Le E, par exemple, pourrait correspondre à l’ensemble des réacs et de l’extrême droite. De même, le A regrouperait toute la gauche qui se situe plutôt dans l’opposition au gouvernement, ce qui comporte aussi des proches de l’aile gauche du PS.

Dans les réseaux sociaux, on va trouver des gens des groupes A, B, D et E qui vont échanger uniquement avec les gens du même groupe. Les gens du groupe C sont assez absents. Souvent, d’ailleurs, ils se foutent totalement de la politique et ne sont pas à faire les cons dans les réseaux sociaux politiques.

Ceci m’amène au billet de Jean-François Kahn sur le Huffington Post.

Il se lance dans une « supplique aux internautes » que je vous invite à lire mais que je ne vais pas tenter de résumer. Il y constate que les internautes sont enfermés dans leur groupe. « Or, entre nous, recycler, à toute occasion, de façon quasi automatique, une rhétorique toute empaquetée, préenregistrée, dont nous connaissons tous par cœur paroles et musiques, en quoi cela fait-il avancer le schmilblick? Les perroquets sarkozyste, les perruches hollandaises, les moulins à prières mélenchoniens, les pianos mécaniques marinesques, les chanteurs de cantiques centristes sont là pour ça. On connaît. Sur le bout des doigts. On pourrait tout réciter à leur place. » Il en déduit qu’on aurait l’air moins con à avoir un autre usage du web, que l’on pourrait tous travailler ensemble pour réinventer le monde et la politique. « Ce que l’on attend d’un Web libre, ce n’est pas de répéter, de reproduire, de dupliquer, de ressasser, de plaquer, mais d’inventer, de réimaginer, de bousculer, d’initier des convergences possibles, des confluences salvatrices, des synthèses dynamisantes, de favoriser des émergences, des fulgurances même, d’explorer de nouveaux espaces, de construire, fût-ce à l’aide des matériaux d’hier, les monuments de demain. » Cela étant c’est un centriste.

Il confirme ma théorie du « A, B, C, D et E » (d’ailleurs, il a lui aussi les mêmes cinq catégories, presque les mêmes) mais ne connaît pas encore ma définition du peuple de droite et du peuple de gauche. Ce n’est pas grave, je l’ai faite pour un usage privatif.

Il n’empêche qu’il a parfaitement raison. A chaque fois qu’un sujet « réactionnaire » pointe dans l’actualité, je m’amuse à aller faire un tour dans les blogs de type E (ça ne veut pas dire « Front National » mais droite de la droite). Ils sont entre eux, en train de s’émuler, de se donner raison. Au moment du mariage pour tous, c’était délirant. Ils étaient là, entre eux, « oui, nous sommes le peuple de droite, nous sommes majoritaires, nous avons raison, le gouvernement doit retirer son projet ».

Je me moque du groupe E, mais on trouvera strictement les mêmes dans le groupe A. Nos camarades la vraie gauche tournent beaucoup entre eux. Les C sont inexistants et les D sont rares. Il reste les B dont je fais partie, a priori. On peut difficilement se juger soi-même.  

Revenons donc à M. Kahn. Il est exaspéré par les gens qui tournent entre eux. Pareil ! Mais, après bientôt sept ans de blogage, je suis surtout exaspéré par :
-         ceux qui ne se rendent pas compte qu’ils tournent entre eux et n’en tirent pas les conséquences,
-         ceux qui ne se rendent pas compte de cette existence des peuples de gauche et de droite.

Hier, nous avons eu une escarmouche dans la blogosphère. J’en ai fait un billet sur mon annexe. Juan revient sur cette histoire, aujourd’hui et je voudrais le « reprendre » sur quelques points.

« L’un des arguments de Babordages, le premier et à mes yeux le plus important, était d’expliquer qu’il est sain et normal de discuter entre gens qui ne sont pas d’accord, surtout quand ils ont souvent voté du même bord, en l’occurrence entre opposants (de gauche) et supporteurs (de gauche) du gouvernement Hollande. »

C’est certainement très sain et normal mais ça ne sert pas à grand-chose. On finit toujours par tourner en rond. Pire ! On finit souvent par se sentir obligé de se justifier. Pour ma part, j’ai totalement coupé les ponts avec nombre de « tourneurs en rond » car ils sont exaspérants. Et ce n’est donc plus sain… Ce qui ne m’empêche pas de lire les blogs de toutes obédiences pour tenter de ne pas tourner en rond moi-même. On peut discuter mais en aucun cas argumenter.

Sans compter que c’est un coup à se brouiller avec les gens. 

Ca me rappelle « JE » qui est parti fâché d’ici parce que je l’avais insulté sans même se rendre compte qu’il le méritait largement et qu’il aurait du s’abstenir de revenir argumenter : il n’a pas compris qu’il ne pouvait pas me convaincre et son commentaire exprimait son regret de ne pas pouvoir le faire. Encore un qui n’a rien compris à la politique. Qui n’est pas sorti de son groupe. Et parce qu’il n’a pas réussi à me convaincre, il s’en est pris à moi…

« Et ils délivrent au passage des brevets de gauchitude à certains et en excluent d’autres sans nuances. » C’est une raison valable d’éviter la discussion.

« J’ai autant de plaisir à pouvoir entre cet "autre", avec qui peut-être je partagerai un vote, exposer ce qu’il pense. » Tiens ! Il manque un ou deux mots. Ce n’est pas moi qui vais lui jeter la pierre. Pour exposer ce qu’il pense, il peut écrire des billets de blog. Je prendrai alors ce que je veux prendre de son argumentation et il arrivera peut-être à me convaincre à la marge mais je ne veux pas discuter en 140 caractères alors que nous ne tomberont jamais d’accord sur l’essentiel.

Enfin, nos confrères de la gauche de la gauche sont persuadés d’avoir raison (nous aussi, d’ailleurs), mais oublient totalement l’aspect électoraliste de la politique. D’ailleurs, que proposent-ils, souvent ? La révolution ou une nouvelle constitution. Je ne suis pas sûr qu’ils soient très démocrates ce qui ne les empêche pas de penser représenter le peuple.

C’est un peu comme mon « JE », ci-dessus, et tous les opposants au mariage pour tous. Il s’imagine représenter le peuple mais le confond avec le peuple de droite alors que même le peuple de droite peut contenir des individus qui ne sont pas opposés à ce mariage.

On ne peut pas discuter.

La conclusion du billet « de la vraie gauche » qu’évoque Juan est : « Un jour, peut-être, tu feras un pas vers nous. »

On ne peut pas discuter.

Jean-François Kahn est un centriste. Il veut qu’on travaille ensemble. Il a oublié le peuple de droite et le peuple de gauche, c'est-à-dire 80% de la population. Mais il a raison, il faut qu’on apprenne à discuter autrement ensemble, ce que je fais au quotidien avec Bab, Disp, FalconHill et Didier Goux (pour citer un blogueur de chacun des autres groupes). Ils n’ont jamais tenté de me convaincre sauf sur des détails précis. Je lis leurs billets. Tous.

On peut discuter.

Avec d'autres, ça ne m'intéresse plus.


21 commentaires:

  1. Quel billet !

    Je partage ton avis. Ils feraient de mieux au peuple qui s'en branle d'être étiqueté... Je pense que peu de français sont vraiment politisés, ou en tous cas de moins en moins...

    Sinon je suiś où moi ?

    (Je trouve bien le billet de JFK... C'est vrai que certaines foiśon pourrait écrire à l'avance certaines réactions... Un peu ce que je m'a amuse à faire après les interviews présidentielles...)

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    1. Tu as oublié un mot.

      Sinon JFK ne fait que comme les autres.

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  2. Les débats et échanges d'arguments entre blogueurs de camp différent ne sont pas faits pour se convaincre entre eux, mais pour convaincre ceux qui les lisent -comme tous les débats publics entre adversaires politiques en général.

    L'intérêt du débat via Internet est qu'il n'est pas possible d'utiliser des ficelles habituelles dans le débat verbal: se couper la parole, changer de sujet, répondre à côté de la question.

    Tiens, on devrait organiser le débat du 2 ème tour de la présidentielle sous forme d'un débat Internet d'une journée.

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    1. Pas du tout d'accord !

      Personne ne lit les commentaires sauf des gens déjà politisés et convaincus. En plus, la plupart des lecteurs sont des copains du taulier et seront d'accord avec lui. Le commentateur "contre" fait une double erreur. Tout d'abord, il donne l'occasion de se faire casser sans avoir la moindre chance de l'emporter : les lecteurs ont un a priori négatif. Ensuite, il donne les moyens au taulier d'affirmer qu'il est chez lui. Il n'y a que les opposants farouches qui s'offusquent quand j'insulte un quidam.

      Les gens n'ont aucun sens psychologique. Ça va même plus loin. Quand Didier Goux ou moi intervenons l'un chez l'autre, on a forcément la sympathie du taulier. Le débat est entièrement faussé.

      Quand je commente chez Didier, j'évite de rentrer dans le fond (et vice versa)(et sauf cuite, vice versa aussi). Il y a toujours des andouilles qui pensent m'enterrer. J'en sors pourtant renforcé. Mes arguments sont plus écoutés par les proches de Didier qui savent que je suis pote avec lui et qu'il y a une raison pour ça.

      Bref... La lecture des commentaires est forcément biaisée.

      Autre exemple : quand je commente chez vous, je m'abonne aux commentaires. J'ai naturellement tendance à vous soutenir quand vous avez des commentateur hostiles que je ne connais pas.

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    2. Je nuancerai...

      J'imagine que je ne suis pas le seul à suivre un certain nombre de blogs sans les commenter (ou très peu). Et pourtant, je lis les commentaires avec attention, car ils constituent un complément non négligeable au billet. Le blogueur, auquel ses habitués font quelques remarques, est amené à préciser sa position, et éventuellement la nuancer.

      Les commentaires que je lis ont donc bien une influence sur mon opinion de lecteur non-participant.

      Le fait que la conversation se fasse sur un ton courtois n'est pas un défaut à mes yeux. Cela permet à la pensée de se déployer avec plus d'aisance.

      Nous en arrivons cependant à la même conclusion : pour se faire une opinion éclairée d'un sujet, il vaut mieux aller lire les blogueurs "dans leur jus". Tenter de lancer un débat entre gens qui n'ont aucune référence commune n'est possible que dans des cas très particuliers.


      Vos commentaires chez Didier Goux (et les siens chez vous) montrent également une chose fondamentale à mes yeux : une opinion politique n'est jamais qu'une construction intellectuelle a fortement relativiser : l'opinion n'est qu'une part (et souvent pas bien importante) de la personne. L'un des soucis d'internet, c'est que nous "devenons" notre opinion, puisque c'est la seule chose qui apparaît de nous... Lire et commenter sur internet exige donc une capacité de recul dont tout le monde n'est pas pourvu.

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    3. Avec Didier, nous nous connaissons très bien et savons quels sujet n'aborder que par la plaisanterie. Dans la vraie vie également.

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    1. Oui. Je reviens. Ça va chier. Enfin, pour l'instant, je vais aller pisser.

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  4. Globalement d'accord, à un petit bémol près :
    "le peuple de droite est composé des gens qui ne voteront à gauche pour rien au monde (sauf élections locales particulières) et vice versa."
    2002, l'exception.

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    1. Tiens je ne t'ai pas répondu. Oui j'aurais pu être plus précis.

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  5. Tu as raison. Mais "on" a fait une connerie en votant Chirac.

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  6. 1)Ca me rappelle « JE » qui est parti fâché d’ici parce que je l’avais insulté sans même se rendre compte qu’il le méritait largement et qu’il aurait du s’abstenir de revenir argumenter : il n’a pas compris qu’il ne pouvait pas me convaincre et son commentaire exprimait son regret de ne pas pouvoir le faire. Encore un qui n’a rien compris à la politique. Qui n’est pas sorti de son groupe. Et parce qu’il n’a pas réussi à me convaincre, il s’en est pris à moi…

    2)Personne ne lit les commentaires sauf des gens déjà politisés et convaincus. En plus, la plupart des lecteurs sont des copains du taulier et seront d'accord avec lui. Le commentateur "contre" fait une double erreur. Tout d'abord, il donne l'occasion de se faire casser sans avoir la moindre chance de l'emporter : les lecteurs ont un a priori négatif. Ensuite, il donne les moyens au taulier d'affirmer qu'il est chez lui. Il n'y a que les opposants farouches qui s'offusquent quand j'insulte un quidam.

    C'est mon premier commentaire sur ce site et peut être le dernier. je vais te tutoyer n'aimant pas le vous de révérence.
    Reprise des points mentionnés plus haut:
    1) TOMÁS DE TORQUEMADA: As tu vraiment conscience de ce que tu as écrit. En dehors de mon évangile, point de vérité.
    2) Je ne suis ni politisé, ni convaincu, ni du centre. Pendant 40 ans j'ai voté PS, sauf en 2002. En 2017 je m'abstiendrai au second tour, au premier, je ne voterai plus PS, surement pour un parti marginal, marginal ne veut pas dire centre, puisque pour toi, selon tes idées démocratiques, en dehors de la gauche (voire extrême) et de la droite (voire extrême) ne subsiste que le centre flou. La vérité est ailleurs... Euh....

    Tu intitules ton billet , "...le peuple de droite, le peuple de gauche" mais ces deux peuples n'existent pas, il faudrait cesser de les opposer. Tout dépend du catéchisme auxquels ils se réfèrent -influence, éducation, environnement-...
    Il n'y a qu'un seul peuple, aux mêmes besoins de base, et si possible un peu plus. On leur a asséner que pour les obtenir, il fallait soit être de gauche, soit être de droite, notions qui se rejoignent de plus en plus dans le cadre d'une mondialisation néo-libérale (néo-libérale, je ne sais pas ce que cela veut dire, sauf que cela fait mal).
    Il serait temps de dire, que nous connaissons nos limites et que celles ci ne peuvent excéder, en notre temps, les surfaces et profondeurs de la terre. Que leur vie et leur bien être dépend de la surface et profondeur de le terre. Que la surface et la profondeur de la terre n'appartiennent à personne, c'est à dire à tout le monde et que tous doivent pouvoir le gérer...Le temps qu'elle pourra donner.... foin de la propriété privé, des sociétés spoliatrices, la terre n'appartient pas à l'homme, nous sommes simples locataires et avons souvent oublier de payer le loyer (NB:je ne suis pas écolo au sens politique du terme, ce qui ne veut rien dire).
    N'est-il pas temps d'oublier nos catéchismes, d'envisager la globalisation inéluctable comme un révélateur de notre position sur cette (notre) sphère....
    Droite, gauche, centre, extrèmes, je m'en fout... Ce que je voudrais c'est que mes arrières petits enfants soient heureux.


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    1. Tu n'as donc rien compris.

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    2. « mais ces deux peuples n'existent pas, il faudrait cesser de les opposer. »

      Il faudrait nous expliquer comment on arrive à opposer deux choses qui n'existent pas.

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  7. Fastueux billet. La politique, c'est très difficile à canaliser, étiqueter à moins d'oublier plein de gens qui n'entrent pas dans les cases.

    En 67-68, c'est chez les jeunes gaullistes (du moins à Poitiers) qu'on pouvait trouver un équivalent du militant PS d'aujourd'hui. Pendant que les types se réclamant de gauche braillaient des slogans comme "Un bateau pour le Viêt Nam", avec les copains nous discutions de dignité humaine, de condition du travailleur, de pouvoir d'achat, etc... Le secrétaire du mouvement local, légèrement plus âgé, était un ancien SFIO. On en revient à la porosité entre les catégories, qui en rend souvent l'étiquette obsolète.

    Aujourd'hui, la grande question est l'allégeance au $¥$T€M€, ou pas. A mon avis cela conditionne tout le reste. Cela n'empêche pas qu'il y ait des différences à l'intérieur de ces deux grandes catégories, selon des données sociales ou sociétales.J'ai un copain anar avec qui, sur certains points j'ai des positions différentes en degré. Exemple : entre la base liberté, et la base égalité. Ce n'est pas une opposition, mais un sens des priorités différent.

    En revanche, étant contre £€ $¥$T€M€, je ne peux qu'être dans l'opposition. Malgré de grandes phrases, le FdG sera plus nuancé, ce qui le rend moins crédible. Dès qu'on a des élus selon la législation actuelle, la tentation est de protéger ceux-ci au détriment de l'engagement. Comment combattre efficacement une donnée politique, si l'on en est dépendant d'une certaine façon ?

    Il y a encore bien des données à discuter, n'est-ce pas ?

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    1. Mais tu ne représente qu'une infime minorité

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    2. J'en suis parfaitement conscient......

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  8. Ton billet me fait penser aux propos de JL Mélenchon il y a quelques semaines face à Pujadas qui lui demandait ce qu'il ferait en premier s'il devenait Premier Ministre:

    "Ma première action serait de rassurer les nôtres"

    On ne peut pas discuter avec des gens qui s'approprient ainsi le peuple (de gauche ou de droite).

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    1. Bah ! Il ne définit pas ce que sont "les leurs".

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  9. Ce pauvre Kahn a toujours été un esprit fumeux et brouillon, qui adore s'écouter faire de belles phrases et de ronflantes théories. Je constate que ça ne s'arrange pas avec l'âge.

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    1. Je n'ai pas été méchant avec lui, je l'ai traité de centriste !

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